La Garde (Var)
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| La Garde | ||
La Garde, vue de nuit. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Var | |
| Arrondissement | Toulon | |
| Canton | La Garde chef-lieu | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée | |
| Maire Mandat |
Jean-Louis Masson 2008-2014 |
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| Code postal | 83130 | |
| Code commune | 83062 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Gardéens | |
| Population municipale |
26 064 hab. (2009) | |
| Densité | 1 677 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 206 m | |
| Superficie | 15,54 km2 | |
| Localisation | ||
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La Garde est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Gardéens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La Garde se situe dans le Var, à l'est de Toulon, entre Marseille et Nice, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Relief [modifier]
La Garde est une commune du littoral varois, ayant une façade maritime sur la Rade de Toulon. Elle s'étale depuis le lieu-dit « Pierrascas » au nord, où se situe son culmen (206 m), jusqu'à la mer au sud, sa façade maritime étant délimitée par les anses de Magaud et de San Peyre.
Son territoire qui s'étend sur 1 554 hectares, comprend :
- 3 km de côte
- 75 km de voirie
- 642,5 hectares d’urbanisation
- 21,4 hectares de forêts
- 400 hectares d’espaces verts urbains.
Hydrologie [modifier]
L'Eygoutier[1], est le principal cours d'eau. Long de 15,2 km, il prend sa source sur La Crau et traverse la commune puis celle du Pradet, avant de se jeter à la mer au Mourillon (Toulon), à l'est du Fort La Croix. Il est canalisé en partie au sud de La Garde, sépare la commune avec le Pradet. À l'est du territoire communal, il reçoit les eaux du ruisseau de Réganas[2] (ou Regana), et du ruisseau de Lambert[3].
Climat et végétation [modifier]
Voies d'accès et transports [modifier]
Accès routiers [modifier]
L'autoroute A57 traverse la commune au nord où existe un échangeur (A5702) à la jonction de l'A7 avec la A570. Plusieurs routes départementales traversent également La Garde. Elles sont, du nord au sud : la D97, D67, D98, D29, D559 et D42.
Transports [modifier]
Des lignes de la SNCF traversent la commune, la desservant par deux gares :
Le port de commerce le plus proche est celui de Toulon, l'aéroport le plus proche, celui de Toulon Hyères à 12,63 km[4].
Communes limitrophes [modifier]
Urbanisation [modifier]
Le territoire communal, proche de la métropole toulonnaise, est divisé en deux dans un axe orienté NE-SO et représenté géographiquement par une ligne de la SNCF. La moitié Nord-ouest est fortement urbanisée alors que la zone au sud de la voie des chemins de fer nationaux, à partir du lieu-dit « Le petit pont », ne l'est pas car elle est en zone inondable.
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
La commune de la Garde tient son nom de son rocher qui, dès l'Antiquité, a servi de poste de guet.
La Garde possède des vestiges de l'Antiquité et de la période romaine. Saint Maur, patron de la commune, est en fait un dénommé Maur qui passa par là en 542. Affamé lorsqu'il entra dans le village, une vieille femme lui donna pour du pain et des oignons. Maur les bénit et décida qu'à partir de ce jour, les oignons de La Garde auraient la douceur de la pomme.
Moyen Âge [modifier]
Cité en 1056 sous le nom de Guarda, le château fut fief des évêques de Toulon au XIIIe siècle, des Castellanes au XVe, puis seigneurie des Glandevès puis des Thomas. Aujourd'hui, il n'en reste que la chapelle et une tour d'angle.
Temps modernes [modifier]
Vigie de Toulon au Moyen Âge, La Garde a subi de nombreuses invasions mais aussi les guerres de religion. Elle fut saccagée en 1707 par les troupes de Savoie alors qu'elle était connue sous le nom de La Garde lès Toulon.
Ancien centre agricole prospère, la Garde est devenue banlieue urbaine de Toulon. Du rocher d'andésite on a extrait les pavés de Toulon.
Plus récemment[Quand ?], pour « punir » la ville de Toulon de s'être livrée aux Anglais, Napoléon Bonaparte transféra le quartier de Ste Marguerite au village de La Garde. C'est pourquoi il y a une mairie annexe dans ce quartier, un peu éloigné du centre-ville administratif de la commune.
Héraldique [modifier]
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Blasonnement : Coupé : au premier de gueules à une rose de cinq feuilles d'argent accostée de deux étoiles d'or, au second aussi d'or à un D et un T de sable en chef et une étoile de gueules en pointe; le tout sous un chef d'argent chargé du mot GARDE en lettres capitales de sable. Le blason daterait de l'an 1200. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 25 930 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
En 2010, la commune de La Garde a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ » et par le label « Ville Fleurie » avec ses 3 fleurs.
Elle est aussi récompensée par les labels « Bien vieillir, vivre ensemble » et « Ville amie des enfants ».
Éducation [modifier]
- Le campus de l'Université du Sud Toulon-Var est situé dans la commune de La Garde
- Le lycée général et technologique du Coudon est situé dans la commune de La Garde
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine naturel [modifier]
La commune est concernée par deux ZNIEFF de 2e génération :
- Plans de la Garde et du Pradet
Le plan de La Garde constitue en fait une vaste cuvette ceinturée par un ensemble de petits massifs. Ce site validé en 2010 couvre 277 ha. La zone qui concerne les communes de Garde et du Pradet, fait l'objet de la fiche ZNIEFF 930012494 - Plans de la Garde et du Pradet[9] à l'Inventaire national du patrimoine naturel.
- Pointe Sainte-Marguerite
La zone qui bénéficie d’un microclimat particulier, est un lieu privilégié ayant permis l’installation et le maintien d’une végétation à affinités thermophiles tant spontanée qu’exotique. Le site validé en 2010 couvre 3 ha de la commune de Garde. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 930020237 - Pointe Sainte-Marguerite[10] à l'Inventaire national du patrimoine naturel.
Patrimoine civil [modifier]
Le vieux village de La Garde est en partie construit sur un éperon rocheux de 63 m d'altitude, de nature volcanique (neck d'andésite, ou peut-être de basalte andésitique). Au Moyen Âge, ce rocher servait de promontoire au château de l'époque. Il était ceint, et comportait plusieurs portes :
- au nord, la porte de Sainte-Anne,
- à l'est, la porte de la Vieille Calade et la porte du Puys de Hyères
- au sud les portes du Bon Puits, de Sainte-Agathe et du Pigeonnier Carré
- à l'ouest la porte de Saint-Maur.
À l'intérieur se trouvait une autre enceinte, celle du castrum, avec deux portes :
- à l'ouest, la porte Ouest des premiers remparts
- à l'est, la porte Est des premiers remparts dite « porte du soleil levant ».
Puis la Révolution est passée par là, le château a été détruit, et le rocher a servi de carrière. Aujourd'hui, il ne subsiste du château que l'église romane et une tour.
Un circuit touristique a été mis en place. Il démarre Place Voltaire, passe par la porte Saint-Maur, donne l'accès à l'ancienne carrière de roche andésique, la tour sud-ouest du château, l'ancienne église Notre-Dame au sommet du promontoire. Il redescend vers la ville par le chemin de la Chapelle.
Bourg castral de Sainte-Marguerite [modifier]
Ce petit castrum moyenâgeux, situé au lieu-dit « Fort Sainte-Marguerite », n'est pas mentionné dans les listes de localités de 1232-1244 et de 1252. « Il existait pourtant dès 1212, lorsque l'évêque de Toulon fit l'acquisition du "Castrum Novum alias Sancte Margarete" auparavant tenu par un seigneur nommé Raimond Datil »[11].
Le bourg castral de Sainte-Marguerite est repris à l'Inventaire national du patrimoine culturel[11].
Coopérative vinicole Le Rocher [modifier]
La coopérative, construite dés 1908 et agrandie à plusieurs reprises, est reprise à l'Inventaire national du patrimoine culturel[12].
Station balnéaire [modifier]
La station balnéaire de Sainte-Marguerite occupe la partie sud de la commune. Dès la fin du XIXe siècle, début du XXe siècle, de grosses villas ont été construites sur le littoral, le long de la RD 42. Mais c'est surtout après la Deuxième Guerre mondiale que s'est développée Sainte-Marguerite.
La station balnéaire est reprise à l'Inventaire national du patrimoine culturel[13].
Patrimoine religieux [modifier]
Ancienne église Notre-Dame [modifier]
C'est une ancienne église romane de transition datant du XIIe siècle, remaniée en 1480 par l'ajout au nord, de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, et au sud de la chapelle Notre-Dame de l'Annonciade où une chapellenie fut fondée par Élisabeth de Forbin en 1567. Ancienne église paroissiale de La Garde jusqu'en 1782, elle a été restaurée en 1866. Au cours de celle-ci, son clocher qui menaçait ruine a été abattu. En 1973, lors du siège de Toulon, elle a été entièrement dévastée[14].
La chapelle romane est classée Monument historique par arrêté du 4 août 1916[15] sous le vocable « Chapelle de style roman (vieille) ».
Petit oratoire [modifier]
L'oratoire Saint-Maur se situe au bas du château. Il est classé Monument historique par arrêté du 5 janvier 1925[16] dans la base Mérimée où il est repris sous le vocable « petit oratoire ».
Chapelle Saint-Charles-Borromée de la Pauline [modifier]
Cette chapelle funéraire de style néo-gothique, construite de 1850 à 1852, a été consacrée par l'évêque de Fréjus. était devenue église paroissiale. Elle est inscrite Monument historique par arrêté du 2 décembre 1988[17].
Autres [modifier]
- Chapelle Sainte-Agathe
La petite chapelle Sainte-Agathe se situe au sud de la vieille cité, peu au nord de la porte éponyme. Devant la façace principale, est une minuscule place.
- Église de la Nativité de la Vierge
L'édifice religieux se situe Place Eugène Blanc, proche de la porte de Saint-Maur, en limite de la vieille cité.
- Chapelle Saint-Maur
La chapelle se situe à l'ouest de la vieille cité.
Personnages célèbres [modifier]
- Jean Aicard (Toulon 1848 - Paris 1921). Poète et auteur dramatique, membre de l'Académie française a résidé dans la commune à la villa "Les Lauriers roses" à partir de 1864. Il a légué cette maison à Julia Pillore, alias Léon de Saint-Valéry, critique d'art, et par ailleurs marraine de Marcel Duchamp, mariée au peintre Paulin Bertrand[18].
La maison devint le rendez-vous des célébrités de l'époque : Michelet, Émile Ollivier, Frédéric Mistral, Edouard Schuré, Ernest Reyer, Gaston Bonnier, Pierre Loti, Juliette Adam, Charles Richet, Antoine Albalat, Monseigneur Jean Calvet, Paul Gaultier et Edme Tassy.
Au mois d’août 1926, la troupe avait émigré à La Garde (Toulon). Le tournage de Napoléon d'Abel Gance (cinéaste) pouvait continuer.
Jumelage [modifier]
Pour approfondir [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Eygoutier (Y4530500) ». Consulté le 16 avril 2013
- Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Réganas (Y4530520) ». Consulté le 16 avril 2013
- Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Réganas (Y4531000) ». Consulté le 16 avril 2013
- PagesJaunes.fr
- [1] Site de la ville de La Garde
- Parti Socialiste de La Garde
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- ZNIEFF 930012494 Plans de la Garde et du Pradet sur le site de l'INPN
- ZNIEFF 930020237 - Pointe Sainte-Marguerite sur le site de l'INPN
- Notice no IA83001249, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA83001340, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA83000440, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Panneau d'information apposé sur la façade principale de l'édifice
- Notice no PA00081627, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00081629, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00081628, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Marc Décimo, Marcel Duchamp mis à nu, Dijon, Les presses du réel, 2004
