Jean-Marie Le Chevallier

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Jean-Marie Le Chevallier
Image illustrative de l'article Jean-Marie Le Chevallier
Fonctions
Maire de Toulon
19952001
Prédécesseur François Trucy
Successeur Hubert Falco
Député de la 1re circonscription du Var
1er juin 19976 février 1998
Législature XIe législature
Prédécesseur Daniel Colin
Député européen
20 juillet 198920 juillet 1999
Élection 15 juin 1989
Réélection 12 juin 1994
Législature IIIe et IVe Parlements européens
Biographie
Date de naissance 22 novembre 1936 (1936-11-22) (76 ans)
Lieu de naissance Sceaux (Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Parti politique FN
Conjoint Cendrine Chéreil de La Rivière
Religion Catholique

Jean-Marie Le Chevallier, né le 22 novembre 1936 à Sceaux (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Biographie [modifier]

Ancien assistant technique à la chambre de commerce de Rennes, il commence par adhérer aux Républicains indépendants (droite non gaulliste). Il est secrétaire général des RI en Ille-et-Vilaine de 1971 à 1975, puis, de 1975 à 1976, directeur de cabinet de Jacques Dominati, secrétaire d'État aux Rapatriés pendant la présidence de Valéry Giscard d'Estaing.

Il adhère au Front national en 1984 et devient député européen en juin de cette année. Il rencontre sa seconde épouse, Cendrine Chéreil de la Rivière[1], alors candidate sur la liste Le Pen, qui se présente alors aux élections municipales dans le XXe arrondissement de Paris.

Jean-Marie Le Chevallier est élu maire de Toulon lors des municipales de 1995, à la faveur d'une triangulaire contre un candidat UDF et contre un candidat PS, sous l'étiquette Front national. C'est Guy Nachin qui devient alors son premier adjoint. Son mandat est caractérisé par plusieurs scissions au sein de sa propre majorité.

Élu député de la 1re circonscription du Var en 1997 à l'issue d'un duel au second tour de scrutin avec 53,2 % des voix [2], son élection est invalidée en février 1998, pour triple infraction au financement des campagnes. Sa femme est battue de 33 voix par Odette Casanova (PS) lors de l'élection législative partielle qui suit, en mai 1998.

Paru en 1998, un ouvrage de Jean-Pierre Thiollet lui est consacré sous le titre Le Chevallier à découvert — Portrait vérité par son ex-conseiller (éditions Laurens, Paris) [3].

En 1999, Jean-Marie Le Chevallier quitte le Front national. Deux ans plus tard, il perd son mandat de maire, battu par Hubert Falco, président UDF du conseil général du Var.

Suite à cette défaite, il quitte la politique[4]. Il s'installe à Marrakech, avec son épouse et ses deux filles, jusqu'en 2007, avant de revenir en France, à Paris[5]. Il affirme n'avoir plus aucun contact avec Jean-Marie Le Pen[5].

Jean-Marie Le Chevallier est condamné, le 19 janvier 2001, à un an de prison avec sursis et à 100 000 francs d'amende pour détournement de fonds publics et complicité d'abus de confiance, dans l'affaire de la Jeunesse toulonnaise, qui concernait la création d'un emploi fictif au sein d'une association para-municipale. Le 6 avril 2001, il est également condamné à un an de prison avec sursis, cinq ans d'inéligibilité et 30 000 francs d'amende, pour subornation de témoins, dans l'affaire Poulet-Dachary.

Lors des élections législatives de 2012, son épouse se présente comme candidate suppléante de Yvan Blot, sous l'étiquette du RIF dans la deuxième circonscription de Paris [6]. Cette candidature obtient 76 voix soit 0,17 % des suffrages exprimés[7].

Sources [modifier]

  • Who'who in France, 24e édition, 1993-1994

Articles connexes [modifier]

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Blason ville fr Toulon (Var).svg
Maire de Toulon
1995 - 2001
Hubert Falco