Congis-sur-Thérouanne

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Congis-sur-Thérouanne
L'église Saint-Remi après rénovation de la tour-clocher en 2005.
L'église Saint-Remi après rénovation de la tour-clocher en 2005.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton La Ferté-sous-Jouarre
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Ourcq
Maire
Mandat
Francis Élu
2014-2020
Code postal 77440
Code commune 77126
Démographie
Gentilé Congissois
Population
municipale
1 789 hab. (2014 en augmentation de 2,11 % par rapport à 2009)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 28″ nord, 2° 58′ 34″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 122 m
Superficie 15,12 km2
Localisation

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Congis-sur-Thérouanne

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Congis-sur-Thérouanne
Liens
Site web congis-sur-therouanne.fr

Congis-sur-Thérouanne est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Congissois, ils étaient, naguère, surnommés les guernouilleux. Au dernier recensement de 2014, la commune comptait 1 789 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est sur le cours de la Thérouanne. Elle est desservie par une gare (Isles - Armentières - Congis) de la ligne Paris - La Ferté-Milon (TransilienLigne P du Transilien).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Trocy-en-Multien Le Plessis-Placy Lizy-sur-Ourcq Rose des vents
Étrépilly
Varreddes
N Mary-sur-Marne
O    Congis-sur-Thérouanne    E
S
Germigny-l'Évêque Isles-les-Meldeuses

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Congis-sur-Thérouanne est un nom d'origine gallo-romaine. Il vient du latin congiacum qui signifie « courbe » ou « confluent »[réf. nécessaire], et de la divinité Tarvos qui signifie « Taureau » et onna qui signifie « cours d’eau ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné pour la première fois dans un acte de 1135, par lequel Manassès Ier, évêque de Meaux, donne au chapitre de sa cathédrale l’église Saint-Rémi[1]. En 1200, Anseau, évêque de Meaux, offre l’église paroissiale Saint-Rémi de Congis aux religieux de Chambre-Fontaine. Le village, situé dans les états du comte de Brie et de Champagne, a l’avantage de rester sous sa suzeraineté immédiate. À cette époque, les habitants jouissent momentanément de plusieurs privilèges considérables comme la pêche dans la Thérouanne, le droit de franc alleu, c’est-à-dire d’exemption des droits féodaux, et divers autres immunités, grâce à une charte du comte de Champagne[1].

Villers-lès-Rigault[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Villers-lès-Rigault est donnée, au début du XIVe siècle par Jeanne, reine de France et femme de Charles IV, à l’église de Neuilly-Saint-Front, dépendante de l’abbaye d’Essômes. Le hameau de Villers-lès-Rigault, réunit au village en 1801, est la patrie de Jehan de Brie, surnommé le bon berger pour avoir composé, à la fin du XIVe siècle sur ordre de Charles VI, le Traité de l’État, science et pratique de l’art de la bergerie et de garder ouilles et bêtes à laine.

Gué-à-Tresmes[modifier | modifier le code]

Le Gué-à-Tresmes, hameau autrefois traversé par la voie romaine de Paris à Reims, est situé sur la rive gauche de la Thérouanne. Son château est appelé Gué-Thérouanne ou Trouanne, Gué-Mory, et enfin Gué-à-Tresmes, du nom du duc de Tresmes, qui en était le seigneur[1]. En 1773, une chapelle dédiée à sainte Geneviève, actuellement disparue, est construite afin que le comte de Mory puisse y faire célébrer la messe tous les jours de l’année. En 1830, la commune comprend plusieurs moulins, dont cinq au Gué-à-Tresmes, au bord de la Thérouanne. L’un deux est plus tard transformé en caoutchouterie. En 1876, la subdivision des pompiers de la commune est réorganisée. Équipée d’une pompe à bras, elle regroupe pour la plupart des artisans et des ouvriers du bâtiment. Quelques exploitations agricoles, qui pratiquent également l’élevage de moutons et de bovins, sont répartis dans le village et les hameaux[1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 28 février 1814 eut lieu le combat de Gué-à-Tresmes entre les troupes napoléoniennes du général Joseph Christiani, victorieuses, et les troupes prussiennes du maréchal Blücher menées par Friedrich Kleist von Nollendorf, feld-maréchal prussien.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1948 Maxime Prévost    
1948 mai 1953 Louis Gozard    
mai 1953 mars 1965 Fernand Coutelet    
mars 1965 mars 1977 Marcel Pinault    
mars 1977 mars 1983 Robert Vavasseur-Desperriers    
mars 1983 juin 1995 Guy Piercourt    
juin 1995 en cours Francis Élu PS Retraité
conseiller général
(1982-1983 et 2004-2011)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2014, la commune comptait 1 789 habitants[Note 1], en augmentation de 2,11 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : +4,91 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
698 635 768 818 970 945 945 924 990
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
907 915 912 888 902 824 811 778 735
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698 715 640 674 728 735 714 694 805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
652 679 787 1 026 1 277 1 516 1 755 1 765 1 789
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Baillet[modifier | modifier le code]

Né à Paris vers 1447, mort à Auxerre avant 1513, a été seigneur de Villers-lès-Rigault dans les XVe et XVIe siècle. Il repose dans la chapelle Saint-Alexandre, derrière le chœur, en compagnie de son frère, Jean III Baillet, évêque d'Auxerre, qu'il avait aidé à financer la tenture de la Nativité pour la cathédrale d'Auxerre, et où il fut inhumé, avant l'an 1513. L'ancienne commune de Villiers-les-Rigault a été fusionnée à Congis-sur-Thérouanne en 1807.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Benoist, Notice historique et statistique sur Congis et les hameaux Villiers-les-Rigault et le Gué-à-Tresmes, Impr. administrative et commerciale A. Radenez, Montdidier, 1887.
  • Robert Vavasseur-Desperriers et Pierre Mimmas, Chronique de Congis-sur-Thérouanne et ses Hameaux, réédition 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Congis-sur-Thérouanne, hier », sur Congis-sur-Thérouanne, site officiel (consulté le 24 septembre 2012)
  2. Liste des maires d'après MairesGenWeb, le .
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  7. Bâtiments classés d'après Base de données Mérimée du Ministère de la Culture, le .
  8. Mobilier classé d'après Base de données Palissy du Ministère de la Culture, le .