La Chapelle-Iger

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La Chapelle-Iger
Le monument aux morts.
Le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes les Sources de l'Yerres
Maire
Mandat
Hervé Campenon
2014-2020
Code postal 77540
Code commune 77087
Démographie
Gentilé Capalligérois
Population
municipale
155 hab. (2012)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 10″ N 2° 59′ 23″ E / 48.6528, 2.989748° 39′ 10″ Nord 2° 59′ 23″ Est / 48.6528, 2.9897
Altitude Min. 86 m – Max. 123 m
Superficie 8,73 km2
Localisation

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La Chapelle-Iger

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La Chapelle-Iger

La Chapelle-Iger est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Capalligérois. Au dernier recensement de 2012, la commune comptait 155 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Iger est un village située au sud-est de Paris à une distance d'une cinquantaine de kilomètres. On y accède soit par l'A4, sortie 13 en direction de Provins, soit par la N4 en direction de Rozay-en-Brie.

Ce village est situé dans l'arrondissement de Provins et dans le canton de Fontenay-Trésigny. Le village appartenait auparavant au canton de Rozay-en-Brie. Il fait partie de la Communauté de communes les Sources de l'Yerres.

La Chapelle Iger est bâtie au flanc d'un coteau incliné au sud au pied duquel coule le ru de Vallière qui se jette dans l'Yvron. Les habitations sont principalement localisées sur ce coteau au plus près des édifices religieux et civils élevés sur des terres-pleins. En haut l'église et en dessous une halle en bois entourée de hauts marronniers, un espace appelé « la place du village ». Au pied du coteau, le long de l'artère principale, se trouvent un pédiluve, un lavoir et une fontaine. Le pédiluve, le plus grand de Seine-et-Marne, reconstruit en 1998, était utilisé à l'origine pour le lavage des animaux et comme abreuvoir. Le lavoir public, qui était en activité jusqu'à la fin des années 1970, et la fontaine, ont été restaurés en 1993.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bernay-Vilbert Voinsles Vaudoy-en-Brie Rose des vents
Courpalay N Pécy
O    La Chapelle-Iger    E
S
Quiers Gastins Gastins

Lieux dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Haut-Grès, Le Plessis-Mallet, Champgueffier, La Fouine, Le Moulin Bel-Air, Le hameau de Prévent...

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce lieu est mentionné au XIIe siècle ainsi : Capella Hugeri, Capella Igerii, Capella igier[1].

Le nom évolue, passant de La Chappelle-Ligier[2] à La Chapelle-Iger[3], en passant par La Chapelle Ygier ou La Chapelle Yger.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mentionné au XIIe siècle (Capella igier), la toponymie évolue, passant de La Chapelle Ygier, La Chapelle Yger, à La Chapelle Léger sous la période révolutionnaire.

Le village et les terres alentour dépendaient autrefois de la seigneurie de Rozay-en-Brie, possession du chapitre de l'Église de Paris. Église à la collation plus récente du Séminaire des Missions étrangères.

Les bâtiments de la mairie actuelle remonte au 18 février 1840 et servaient également d'école.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1962 Jacqueline Van de Kherkove    
1967 1977 Carle Dubern    
1977 1983 Charles Planquette    
1983 2001 Éric Van de Kerkhove   Cultivateur
mars 2001 2008 Éric Jennepin    
mars 2008 en cours Hervé Campenon   Chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 155 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200 215 206 212 248 282 273 275 250
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
234 233 225 190 187 198 187 204 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
189 158 163 156 142 159 122 175 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
150 111 85 107 134 152 169 157 155
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une ancienne église abbatiale dont on peut encore voir les dépendances à l'arrière, notamment la cour de l'ancienne abbaye bénédictine (privée) et un espace vert, situé à gauche de l'entrée de l'église, qui était autrefois le cimetière.

Le corps principal du bâtiment a beaucoup souffert durant la Révolution française et sans doute en 1914 (le front n'était qu'à une vingtaine de kilomètres). Abattue pour prévenir son effondrement à la fin des années 1920, l'église fut reconstruite dans les années 1950 grâce à une souscription lancée en 1932 et ne présente désormais qu'un faible intérêt architectural : ne demeure qu'une partie du grand porche originel, incrusté dans la masse, et la cloche, placée dans une niche au-dessus de l'entrée.

Parmi le mobilier, on peut admirer une vierge à l'Enfant en pierre (XIVe siècle), une statuette de bois polychrome représentant saint Léger (XVIe siècle), et trois grandes pierres tombales (début XVIe et milieu du XVIIe siècle) (MH, 1907). Ces trois pierres, dont deux sont remarquablement bien conservées, témoignent de l'art funéraire de cette époque et des familles Verdelot et Laistre qui possédaient le fief de La Chapelle Iger et le château de Champgueffier. En 1893, un document notarial datant du 2 mai 1524 a été retrouvé et précise le « marché » entre Charles Demoré, seigneur de La Motte d'Ormeaux en Brie, exécuteur testamentaire de la veuve Verdelot, et Mathieu Le Moine, maître tombier, bourgeois de Paris, demeurant en la rue Saint-Jacques, au Lion d'Or (sans doute dessinateur et graveur car ce quartier en regorgeait). Les monuments sont ainsi décrits : « 1° une tombe pour [Jean] Tristan de Verdelot, en son vivant : escuyer, 6 pieds sur 3, avec l'effigie du défunt en écuyer, délai pour l'exécution et texte de l'inscription : « Cy gist noble homme Tristan de Verdelot, en son vivant escuier, Sr de Champgueffier, de Maigny, de Villiers-Saint-Georges et de la Chapelle-Ygier partie, qui trespassa en son chastel dud. Champgueffier le XXI, jour de juing l'an mil Ve XVIII, etc. ; 2° une tombe semblable pour Jacques de Verdelot, décédé le 20 août 1522 ; 3° une troisième pour Marie de Folenfant, 7 pieds sur 3 et demi, garnie de plusieurs images et des armes de la défunte avec son effigie en damoiselle, on y verra les douze apôtres « autant au tabernacle que piliers ainsi qu'ils se pourront estandre et le plus richement que faire ce pourra a, les quatre évangélistes au coin et les armes de chaque côté, avec l'inscription : « Cy gist noble damoiselle Marie de Folenfant, en son vivant dame de Loisel et veuve de feu noble homme Tristan de Verdelot, sieur de Champgueftier et de la Chapelle-Ygier, laquelle trespassa le jeudi XXIIIe jour de juillet l'an mil Ve XXIII. Priez Dieu pour elle. Pater noster, etc. » Ces pierres furent livrées en l'église de La Chapelle-Iger et coutèrent le prix de 30 livres tournois[6].

La pierre tombale de Jean Tristan de Verdelot n'a pas été conservée. En revanche, une troisième pierre représentant un couple peut être admirée. L'inscription précise que « Ci gist Jean Delaistre, écuyer seigneur de Champgueffier de Haultbois de Maulny du Coudray du Grancey des Bordes de Boisguio et de La Chapelle Iger en partie lequel décéda le [illisible] et dame Edmée Dantienville son épouse laquelle décéda le IIIe jour de février 1640. Priez Dieu pour eux ».

Pour visiter l'église, il faut demander à la mairie en prenant rendez-vous ou venir les jours de messe.

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Longnon, Rôles des vassaux du comté de Champagne, n° 2101.
  2. 1390, Registre criminel du Châtelet de Paris
  3. 1788, Traité sur les tailles, élection de Rozoy
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  6. [Comte de Marsy], in Revue de Champagne et de Brie : histoire, biographie, archéologie, documents inédits, bibliographie, beaux-arts, L. Frémont (Arcis-sur-Aube), Tome 5, 1893, p. 918-919.