Chalautre-la-Grande

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Chalautre-la-Grande
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Michèle Pannier
2014-2020
Code postal 77171
Code commune 77072
Démographie
Gentilé Chalautriers
Population
municipale
721 hab. (2014 en augmentation de 3,59 % par rapport à 2009)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 32″ nord, 3° 27′ 39″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 183 m
Superficie 18,33 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-chalautre-la-grande.com

Chalautre-la-Grande (prononciation) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chalautriers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 13 km à l'est de Provins et à 8 km au nord-ouest de Nogent-sur-Seine.

Communes limitrophes de Chalautre-la-Grande
Léchelle Beauchery
Sourdun Chalautre-la-Grande La Saulsotte
(Aube)
Le Mériot
(Aube)
Saint-Nicolas-la-Chapelle
(Aube)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Puits Froux, Puits Jolly, les Chaises, Fouchères.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Chalautre est situé au creux d’un vallon, à mi-pente de la côte d'Île de France. Il est partagé entre deux « pays » incluant le Provinois (plateau de la Brie) et le Morvois (vallée de la Seine)[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Ru.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Chalautre-la-Grande provient du mot latin calix, signifiant « calice », par allusion à la topographie du site du village. « La Grande » évoque l’étendue du territoire et l’importance du village durant le Moyen Âge.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l’an mil (vers 980), la charte dite de Letgarde octroie la seigneurie de Chalautre-la-Grande et ses dépendances, y compris un tiers de la forêt de Sourdun, au chapitre de l’église Saint-Martin-de-Tours. Le chapitre se fait représenter sur place par un prévôt doté de tous pouvoirs de justice et par un "maire", parallèlement agréé par le comte de Champagne.

Une autre influence ecclésiastique se fera également rapidement sentir, celle de l’abbaye du Paraclet fondée par Abélard. Ce dernier y installe Héloïse et ses moniales en 1129[1].

Le pouvoir sous toutes ses formes mais surtout celui de Saint-Martin-de-Tours, fut toujours contesté par les Chalautriers. Contestataires, c’était d’ailleurs une de leurs réputations. Les biens communaux surtout, furent l’objet de différends qui ont duré jusqu’au XXe siècle.

De nos jours, malgré les limites administratives qui font dépendre Chalautre-la-Grande de Provins, la commune se tourne également spontanément et culturellement vers Nogent-sur-Seine et la vallée de la Seine. Chalautre fut par le passé plus peuplée qu’elle ne l’est actuellement. La vigne, que le phylloxéra a décimé, ainsi que la production d’huile de noix ont été des activités importantes du site. L’abri naturel que constitue la forêt de Sourdun, l’eau de la source Saint-Martin et la pierre abondante ont été le terreau de l’implantation humaine. Les hommes y ont trouvé et y trouveront pour encore longtemps le havre d’une vie sereine[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Roger Patenere    
mars 2008 16 septembre 2011[2] Isabelle Gobron SE Décédée en fonction
novembre 2011 mars 2014 Roger Patenere    
mars 2014[3] en cours Michèle Pannier    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2014, la commune comptait 721 habitants[Note 1], en augmentation de 3,59 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : +4,91 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
909 954 989 1 019 1 089 1 101 1 130 1 065 1 067
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 054 1 066 1 065 1 035 995 939 914 818 754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
729 683 619 518 516 522 526 507 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
463 446 377 383 570 610 674 683 692
2013 2014 - - - - - - -
715 721 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église dédiée à saint Georges inscrite au titre des monuments historiques en 1971[8],[9] est particulièrement remarquable. Une église plus ancienne a probablement existé puisque la charte de Letgarde en parle déjà mais l’actuelle église est du XIIe siècle et fut probablement plus grande. Des ruines sur l’arrière ont longtemps subsisté. Pour construire l’école, certaines pierres y ont été prélevées.

Elle fut restaurée au XVe et le cœur réaménagé au XVIIe en recevant le retable magnifique qui comprend un tableau de Séjourné. Ce tableau date de 1663 et représente la Vierge au Temple. Il a lui-même été restauré en 1998. L'église est l'une des plus anciennes de la région et à elle seule méritera un article dédié[1].

La carte de Cassini indique que Chalautre disposa de fortifications. Les anciens "fossés" en sont les vestiges. La rue de l’arrêt aurait été ainsi baptisée en face de la rue aux morts pour témoigner des luttes menées et des "remparts" qui firent face aux assaillants. La Cour de Salles constitua une des demeures des comtes de Champagne et accueillit le roi de France quand il chassait dans la forêt de Sourdun. À la veille de la Révolution, le château de la Tour, possession de la famille Challemaison, seigneur du lieu, avait déjà été détruit. La tour féodale devait originellement se trouver à l’emplacement de l’actuelle école mais le château aurait ensuite été déplacé dans le faubourg[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Gobron (1946-2011), maire de la commune de 2008 à 2011. Le , elle trouve la mort dans un accident de la route à proximité de la mairie[10]. Sa voiture a été heurtée violemment par un véhicule qui lui a refusé la priorité. Grièvement blessée, elle est héliportée au centre hospitalier Henri-Mondor de Créteil, où elle décède des suites de ses blessures. Le conducteur du véhicule en cause et sa passagère sont sortis indemnes de l'accident.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e François Verdier, « Brève histoire de Chalautre », sur Chalautre-la-Grande, site officiel (consulté le 5 septembre 2012)
  2. Louis Moulin, « Election partielle après le décès du maire », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  3. « Les élus », Vie municipale, sur http://www.mairie-chalautre-la-grande.com (consulté le 19 juin 2016).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. « l'église Saint-Georges », notice no PA00086853, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Le mobilier classé de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « Une élue tuée dans un accident », sur le Figaro, (consulté le 5 septembre 2012)