Chalautre-la-Grande

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Chalautre-la-Grande
Image illustrative de l'article Chalautre-la-Grande
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Villiers-Saint-Georges
Intercommunalité Communauté de Communes du Provinois
Maire
Mandat
Michèle Pannier
2014-2020
Code postal 77171
Code commune 77072
Démographie
Gentilé Chalautriers
Population
municipale
706 hab. (2012)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 32″ N 3° 27′ 39″ E / 48.5422, 3.460848° 32′ 32″ Nord 3° 27′ 39″ Est / 48.5422, 3.4608  
Altitude Min. 89 m – Max. 183 m
Superficie 18,33 km2
Localisation

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Chalautre-la-Grande

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Chalautre-la-Grande

Chalautre-la-Grande (prononciation) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.


Ses habitants sont appelés les Chalautriers. Au dernier recensement de 2012, la commune comptait 706 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom Chalautre-la-Grande provient du mot latin calix, signifiant « calice », par allusion à la topographie du site du village. « La Grande » évoque l’étendue du territoire et l’importance du village durant le Moyen Âge. Chalautre est situé au creux d’un vallon, à mi-pente de la "côte" ou "fracture géologique" d’Île-de-France. Il est partagé entre deux « pays » incluant le Provinois (Plateau briard) et le Morvois (Vallée de la Seine). Avant l’an mille (vers 980), la charte dite de Letgarde octroie la seigneurie de Chalautre-la-Grande et ses dépendances, y compris un tiers de la forêt de Sourdun, au Chapitre de l’église Saint-Martin-de-Tours. Le Chapitre se fait représenter sur place par un prévôt doté de tous pouvoirs de justice et par un "maire", parallèlement agréé par le Comte de Champagne. Une autre influence ecclésiastique se fera également rapidement sentir, celle de l’Abbaye du Paraclet fondée par Abélard. Ce dernier y installe Héloïse et ses moniales en 1129[1].

L’église dédiée à Saint-Georges est particulièrement remarquable. Une église plus ancienne a probablement existé puisque la charte de Letgarde en parle déjà mais l’actuelle église est du XIIe siècle et fut probablement plus grande. Des ruines sur l’arrière ont longtemps subsisté. Pour construire l’école, certaines pierres y ont été prélevées. Elle fut restaurée au XVe et le cœur réaménagé au XVIIe en recevant le retable magnifique qui comprend un tableau de Séjourné. Ce tableau date de 1663 et représente la Vierge au Temple. Il a lui-même été restauré en 1998[1]. L'église est l'une des plus anciennes de la région et à elle seule méritera un article dédié[1]. La carte de Cassini indique que Chalautre disposa de fortifications. Les anciens "fossés" en sont les vestiges. La rue de l’arrêt aurait été ainsi baptisée en face de la rue aux morts pour témoigner des luttes menées et des "remparts" qui firent face aux assaillants. La Cour de Salles constitua une des demeures des Comtes de Champagne et accueillit le Roi de France quand il chassait dans la forêt de Sourdun. À la veille de la Révolution, le Château de la Tour, possession de la famille Challemaison, seigneur du lieu, avait déjà été détruit. La Tour féodale devait originellement se trouver à l’emplacement de l’actuelle école mais le Château aurait ensuite été déplacé dans le Faubourg[1].

Le Pouvoir sous toutes ses formes mais surtout celui de Saint-Martin-de-Tour, fut toujours contesté par les Chalautriers. Contestataires, c’était d’ailleurs une de leur réputation. Les biens communaux surtout, furent l’objet de différents qui ont duré jusqu’au XXe siècle. Peut être perdurent ils encore… De nos jours, malgré les limites administratives qui font dépendre Chalautre la Grande de Provins, la Commune se tourne également spontanément et culturellement vers Nogent-sur-Seine et la Vallée-de-la-Seine[1]. Chalautre fut par le passé plus peuplé qu’elle ne l’est actuellement. La vigne, que le phylloxéra a décimée, ainsi que la production d’huile de noix ont été des activités importantes du site. L’abri naturel que constitue la forêt de Sourdun, l’eau de la source Saint-Martin et la pierre abondante ont été le terreau de l’implantation humaine. Les hommes y ont trouvé et y trouveront pour encore longtemps le havre d’une vie sereine[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Roger Patenere    
mars 2008 16 septembre 2011 Isabelle Gobron SE  
16 septembre 2011 octobre 2011 Henri Arnou   1er adjoint au maire, assure l'intérim après le décès d'Isabelle Gobron
novembre 2011 en cours Roger Patenere    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 706 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
909 954 989 1 019 1 089 1 101 1 130 1 065 1 067
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 054 1 066 1 065 1 035 995 939 914 818 754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
729 683 619 518 516 522 526 507 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
463 446 377 383 570 610 674 692 706
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Gobron (1946-2011), maire de la commune de 2008 à 2011. Le 16 septembre 2011, elle trouve la mort dans un accident de la route à proximité de la mairie[4]. Sa voiture a été heurtée violemment par un véhicule qui lui a refusé la priorité. Grièvement blessée, elle est héliportée au centre hospitalier Henri Mondor de Créteil, où elle décède des suites de ses blessures. Le conducteur du véhicule en cause et sa passagère sont sortis indemnes de l'accident.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f François Verdier, « Brève histoire de Chalautre », sur Chalautre-la-Grande, site officiel (consulté le 5 septembre 2012)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  4. « Une élue tuée dans un accident », sur le Figaro,‎ 17 septembre 2011 (consulté le 5 septembre 2012)