Livry-Gargan

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Livry-Gargan
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Livry-Gargan
Blason
Livry-Gargan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Livry-Gargan
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Grand Paris - Grand Est
Maire
Mandat
Pierre-Yves Martin
2014-2020
Code postal 93190
Code commune 93046
Démographie
Gentilé Livryens
Population
municipale
43 798 hab. (2014)
Densité 5 935 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 09″ nord, 2° 32′ 10″ est
Altitude Min. 54 m – Max. 125 m
Superficie 7,38 km2
Localisation

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Liens
Site web livry-gargan.fr

Livry-Gargan (anciennement Livry-en-Aulnoye) est une commune située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France, à environ douze kilomètres au nord-est de Paris. Au dernier recensement de population de 2014, la commune comptait 43 798 habitants. Ses habitants sont appelés les Livryens.

Lieu de séjour de Madame de Sévigné à l’abbaye de Livry durant le XVIIe siècle, la commune a connu depuis 1875 une forte urbanisation pavillonnaire et est ainsi devenue une ville majoritairement pavillonnaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte de la petite couronne parisienne, avec le territoire de Livry-Gargan en rouge.
Localisation de Livry-Gargan dans la petite couronne.

Livry-Gargan s’étend sur 738 hectares, soit environ cinq kilomètres du sud-ouest au nord-est (des Pavillons-sous-Bois à Vaujours) sur 2,8 kilomètres du nord-ouest au sud-est (d’Aulnay-sous-Bois à Clichy-sous-Bois). La commune est bâtie sur le flanc septentrional du coteau gypseux portant la forêt de Bondy et s’étend au nord vers la partie méridionale de la plaine de France, aujourd’hui largement urbanisée.

La commune est limitrophe de :

Livry vers 1870 - carte de France dite d’état-major.

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune fait partie du département de Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

L’habitat pavillonnaire est largement prédominant à Livry-Gargan, constituant pas moins de 57,7 % de la surface communale, cependant le type d’urbanisation est variable selon les quartiers. La commune ne comporte que de petits collectifs, ne représentant que 6 % de la surface occupée et aucune tour ni « grand ensemble » ce qui la différencie de la plupart des communes qui l’entourent.

Le centre-ville est caractérisé par un mélange de constructions continues basses, de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et de petits immeubles collectifs de quatre étages le plus souvent, mais atteignant parfois huit étages. Ces immeubles sont pour la plupart le résultat de la rénovation du centre-ville engagée durant les années 1960 et 1970. La quasi-totalité du reste de la surface communale est constituée de rues pavillonnaires, loties à partir de la fin du XIXe siècle.

La route nationale 3 en direction de Meaux.

Les zones d’activités économiques et commerciales se concentrent aux abords de la route nationale 3, essentiellement à la sortie est de la ville en direction de Meaux[2].

La ville comporte cinq quartiers depuis 2014 et l’instauration des conseils de quartier :

Le quartier du Centre-Ville, le quartier Danton au nord-ouest, le quartier Gargan au sud-ouest, le quartier Jacob situé à l'est du Centre-Ville et le quartier Livry-Poudrerie à l'est du quartier Jacob[3]

Une piste cyclable est en cours d’aménagement entre la RN 3 et le parc de la Poudrerie. Fin 2006, cette piste est réalisée à 80 %. La création d’une autre piste cyclable est en cours d’étude, le long de la ligne T4. À noter qu’une piste cyclable de 108 km de longueur est aménagée sur les berges du canal de l’Ourcq du parc de la Villette au département de l’Aisne. Une fraction de cette piste passe sur le territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme toute l'Île-de-France, la ville de Livry-Gargan est soumise à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne entraîne une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est celui de janvier avec 4,7 °C ; les mois les plus chauds étant ceux de juillet et août, avec une moyenne journalière de 20 °C. Sur l'année, le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 43, dont 9 au-delà de 30 °C. Au Bourget, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1 719 heures[4].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France
Neige à Livry-Gargan.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Hier[modifier | modifier le code]

Le terminus du tramway à Livry, au début du XXe siècle.
  • La ligne des Coquetiers

La Llgne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers), fut construite à l’initiative de Louis-Xavier Gargan pour desservir son usine. D’abord limitée au trafic des marchandises, la ligne fut ouverte au trafic des voyageurs en 1875 à la demande des habitants du nouveau quartier dit de « Gargan » alors en pleine expansion autour de l’usine. À cette même date fut créée la « Compagnie du chemin de fer de Bondy à Aulnay-lès-Bondy[5] ».

  • Le tramway Gargan - Livry

La ligne de tramway à vapeur de Gargan à Livry a fonctionné de 1890 à 1930 entre la gare de Gargan et le centre de Livry. Jusqu’en 1914, le trajet, de trois kilomètres et six arrêts intermédiaires, était effectué en 18 ou 19 minutes par 17 navettes quotidiennes. Elle avait son origine à la gare de Gargan, et terminait rue de Meaux, après le carrefour de la rue Jean-Jacques-Rousseau. Pour aller d’un bout à l’autre de la ligne, les habitants payaient 0,65 franc en première classe, 0,45 franc en seconde classe, 0,30 franc en troisième classe.

Rame des tramways électriques au terminus de Gargan (Chemins de fer nogentais).

En 1912, le nombre de voyageurs transportés était de 353 000 pour atteindre 516 000 voyageurs en 1928.

Le 28 août 1930, à la suite de la réfection du pavage de la route nationale, et l’exploitation de la ligne se révélant par ailleurs très déficitaire, la municipalité décida avec la Compagnie des chemins de fer de l’Est la substitution d’autobus au train qui encombrait la route, et qui occasionnait trop fréquemment des accidents d’où son surnom d’« écraseur » donné par les usagers et les riverains[6].

  • Les Chemins de fer nogentais

La gare de Gargan était également l’un des terminus des tramways électriques exploités par la compagnie des Chemins de fer nogentais (CFN).

  • La voie Schaecher

À hauteur du boulevard Berteaux et de l’avenue Turgot, la ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers) était coupée par une voie édifiée par la compagnie Schaecher et Letellier afin de relier la plâtrière de la Fosse-Maussoin qu’ils exploitaient à Clichy-sous-Bois au canal de l’Ourcq afin d’acheminer leur production.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan est desservie par la ligne B du RER à la gare de Sevran-Livry (branche B5 terminus Mitry - Claye), située sur le territoire de la commune voisine de Sevran. La ville est également desservie depuis 1875 par la ligne dite des Coquetiers, devenue en novembre 2006, après trente-cinq mois de fermeture et de travaux d’adaptation, la ligne (T)(4). C’est également la première ligne de tram-train entièrement française. Trois stations de cette ligne desservent la commune :

Un débranchement du (T)(4) vers le plateau de Clichy-Montfermeil est projeté, il emprunterait une partie de la voirie communale dans le quartier de Gargan ainsi que la route nationale 3. Mais ce tracé suscite l’opposition du maire de Livry-Gargan, semble-t-il soucieux de ne pas se mettre à dos des riverains farouchement opposés à cette extension à proximité des prochaines échéances municipales. Au cœur des enjeux électoraux de 2007, le projet a en revanche le soutien des socialistes Claude Dilain, Gilbert Roger, Pascal Popelin (qui était alors adjoint au maire) comme des UMP Xavier Lemoine et Éric Raoult[7].

La ville est également desservie par les lignes de (BUS) RATP 146 147 234 347 et Noctilien (N) N41 de la RATP, les bus TRA (Transdev) lignes (BUS) TRA 601 605 613 623. Une navette municipale parcourt par ailleurs la ville.

Le territoire de la commune est traversé dans toute sa longueur (sud-ouest/nord-est) par la route nationale 3 (Paris - Meaux - Sarrebruck), à quatre voies de Paris à Claye-Souilly (Seine-et-Marne).

La route nationale 370 dont les travaux ont débuté en novembre 1997 (Ézanville - Aulnay-sous-Bois - Noisy-le-Grand) la traverse également, dans le sens nord-ouest/sud-est.

La commune a adhéré à l'« Association des maires pour la défense de la ligne du RER B et la promotion du transport public », proposition faite par Alain Calmat[8]. Cette association, qui compte quinze communes, réclame 500 millions d'euros pour la rénovation de la ligne B du RER, ligne sur laquelle devrait passer le CDG Express à partir de 2012.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le quartier Bellevue.
Immeuble rue du Château.

Livry-Gargan comptait en 2006 17 955 logements. L’âge moyen du parc immobilier est proche des tendances régionales, cependant les constructions neuves sont un peu plus présentes que la moyenne de la région : en 2006, 15,7 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre seulement 12,6 % en Île-de-France. De même, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 23,6 % du parc contre 31,1 % pour la moyenne régionale francilienne.

95,7 % des logements sont des résidences principales. Ils sont répartis à 43,2 % en maisons individuelles et à 56,4 % en appartements (respectivement 26,9 % et 70,1 % dans la région). 62,5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 34,5 % qui ne sont que locataires (respectivement 47,2 % et 49,3 % dans la région)[9],[10].

En 1996, le programme PLH (programme local de l'habitat) a été voté : il avait pour but de préserver l'habitat pavillonnaire de la commune et de répondre à la demande croissante des logements sociaux. Ce programme a été maintenu pendant cinq ans.

À noter qu’avec 1 874 logements HLM soit 12,2 % du parc en 1999 (23,4 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. Ce taux de logement social est nettement supérieur dans la plupart des communes environnantes : 30,2 % à Clichy-sous-Bois et jusqu’à 38,8 % à Sevran, a contrario seulement 4,8 % au Raincy, montrant ainsi la situation sociale de Livry-Gargan : une commune à la population plus modeste que sa voisine bourgeoise Le Raincy mais plus aisée que la moyenne de ce secteur de la Seine-Saint-Denis.

La plupart des habitations possèdent trois pièces (29,6 %), ou quatre pièces (23 %), puis deux pièces (21 %). Les petits et grands logements restent minoritaires (studios : 7,2 % ; logements de cinq pièces ou plus : 19 %). La ville possède par conséquent des habitations légèrement plus grandes que la moyenne régionale.

En 1999, les résidences principales ne possédant ni baignoire, ni douche représentent 2,6 % du parc régional, mais seulement 1,2 % à Livry-Gargan. Les logements de la commune possèdent également plus de garages et de boxes qu’ailleurs, avec 68,1 % de logements équipés contre 49,8 % en moyenne régionale.

Livry-Gargan est ainsi une commune à l’habitat pavillonnaire largement majoritaire, caractérisée par un niveau élevé de propriété privée et un confort des logements globalement supérieur à la moyenne régionale[11],[12].

En 2006, près de 556 logements sociaux ont été bâtis dans la commune.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan tire son nom soit de Livriacum, villa gallo-romaine d’un certain [13]

Le nom de Gargan, patronyme du premier industriel de la ville, fut accolé en 1912 car désignant les nouveaux quartiers créés à partir de sa propriété [14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Aucun objet antique n'a été découvert dans la région de Livry. Il est donc difficile de savoir si le territoire fut occupé avant la conquête de la Gaule [15].

Mais l'origine du peuplement de la ville est certaine : elle remonte au défrichement de la forêt de Bondy.

Le village se serait développé le long d'une route ancienne, construite par les Gaulois et aménagée par les Romains, qui traversait Livry : l'actuelle route nationale 3. Cette route passait devant une clairière de la forêt de Bondy, où une exploitation agricole était installée : la villa gallo-romaine de Liberius[16].

L’historien Camille Jullian, du Collège de France, fit des travaux de recherche sur les villas romaines de la forêt et notamment sur cette villa et sur son vaste domaine gallo-romain qui se nommait *Liberiacum, du nom de son propriétaire Liberius, suivi du suffixe d'origine gauloise -acum qui marque la propriété.

Comme tant d’autres, le domaine fut saccagé lors des invasions barbares du Ve siècle et ce n’est qu’à la fin du XIe siècle que l’on trouve les traces de Livriacus et que le nom est attesté sous cette latinisation médiévale. C'est à ce moment précis, que commence l’histoire connue de Livry[16].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La maison seigneuriale de Livry (gravure de 1648).

À la fin du XIe siècle, une communauté religieuse y est mentionnée: Notre-Dame-du Breuil, ou Notre-Dame des Brûlis. Le mot "Brûlis", signifiant "bois incendiés", indique que le défrichement de la forêt de Bondy s'effectuait déjà au profit d'une agriculture extensive.

Au XIIe siècle, Livry était sous régime féodal, mais contrairement à certains villages de la région, le terroir n’était pas morcelé en plusieurs fiefs. Guillaume de Garlande, chancelier de France, et seigneur de Livry et de Garlande-en-Brie [17], y construisit un manoir. Quelques habitations de serfs se regroupèrent alors autour du château. Le seigneur était très apprécié du peuple, grâce aux donations qu'il fit en 1111 au monastère de Saint-Martin-des-Champs.

Guillaume de Garlande eut quatre fils, dont Étienne de Garlande, qui prit part à un des événements les plus marquants de Livry, alors mentionné Livry-en-l'Aulnoye par l'abbé Lebeuf, au XIIIe siècle. Sénéchal et chancelier de France, il était une des personnalités les plus importantes à la Cour de Louis VI le Gros. En 1127, il tomba en disgrâce, quitta la Cour à la demande de la reine Alix de Savoie. Il transmit alors sa dignité de sénéchal à son neveu. En désaccord, Louis VI assiégea son château puis le fit raser. Étienne de Garlande le fit reconstruire et entoura le village de murs [18].

L'abbaye de Livry, fondée en 1186, fut détruite à la Révolution.

En 1200, Guillaume IV de Garlande, fils d'Étienne de Garlande, vainqueur des Anglais à Mantes en 1188, aidé par les donations de Philippe Auguste, fit bâtir près de la tombe de son père, l’abbaye Notre-Dame de Livry. Cette dernière fut desservie par les chanoines réguliers de Saint Augustin en 1197. L’église fut dédiée à Notre-Dame.

En 1213, Mahaut de Garlande (dernière titulaire du nom), épousa le comte Henri IV de Grandpré. La châtellenie de Livry devint la propriété de la famille Grandpré pendant une soixantaine d'années. En 1285, le roi de France, Philippe le Hardi leur acheta le château et la terre, alors laissés à l'abandon. Il les offrit à un fidèle serviteur, Pierre de Chambly, accompagnés de la concession de Coubron et d'Aulnay.

Philippe le Bel était à Livry en 1305 et 1311, et Philippe le Long en 1317.

En 1317, le fils aîné, Pierre de Chambly hérita des biens. C'est donc au tout début du XIVe siècle, que les terres de Coubron et d'Aulnay furent rattachées à celles de Livry.

Du XVe siècle à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Abbaye de Livry vers 1900.
Livry vers 1780 (carte de Cassini).

Propriété des Chambly au XVe siècle, la seigneurie de Livry et de Coubron fut donnée à Guiot de Chambly, seul héritier en 1412.

Onze ans plus tard, ce dernier céda une partie à maître Hugues Rapiot, alors président des requêtes du Palais. En 1425, il posséda l'ensemble de la seigneurie.

En 1473, le comte de Dammartin reprit le domaine, alors pillé et détruit par la guerre de Cent Ans. Ne pouvant s'occuper de ses biens, il confia la gestion au seigneur de Villemomble à partir de 1479.

En 1499, à sa mort, les biens furent cédés au fils du seigneur gestionnaire, Simon Sanguin, bourgeois de Paris.

En 1510, cette terre passa à la famille Sanguin de Paris, qui y fit construire un château.

En 1518, Nicolas Sanguin, fils de Simon Sanguin, ne mentionna, devant la Cour des comptes, que les terres de Livry et omit de parler de Coubron. C'est à partir de cette époque, que la scission entre les deux domaines se fit.

En 1574, le domaine connut deux seigneurs : Jacques Sanguin, qui fut Échevin de Paris en 1567, et Georges le Picart, un de ses neveux. Ce partage entraîna de nombreux conflits qui ne furent résolus par la mort de Jacques Sanguin. Un de ses fils, Jacques II Sanguin hérita d'une moitié du domaine, et Anne de Picart, de l'autre moitié. Mais en 1620, Jacques II Sanguin réussit à récupérer le domaine entier, grâce au soutien de Louis XIII [19].

De 1624 à 1686, Christophe de Coulanges fut titulaire de l’abbaye. Il était l’oncle et tuteur de Marie de Rabutin-Chantal, devenue en 1644, marquise de Sévigné. Madame de Sévigné, passa sa jeunesse à l’abbaye et revint souvent après la mort de son mari. Elle y écrivit de nombreuses lettres (Lettres de la Marquise de Sévigné), dans lesquelles elle ne tarissait pas d’éloges sur Livry [8]. Il est vrai que ce petit village, qui s’appelait encore Livry en Aulnoye, situé sur le vieux chemin d’Allemagne, au cœur de l’antique forêt de Bondy et du Pays d’Aulnoye, devait être bien sympathique au XVIIe siècle. Sa situation élevée, offrait alors aux visiteurs quelques beaux panoramas.

En 1661, le comte Godefroi d'Estrades, ambassadeur de France en Angleterre, acquit la seigneurie. Il la revendit en 1663, au marquis de Mailly, capitaine de chasse de Livry et Bondy. Le marquis établit alors un plan terrier de la ville, ce qui permettait une visite touristique de la seigneurie. Mais le marquis finit par démissionner, et Jacques Sanguin retrouva ses terres. En 1676, il devint maître d'hôtel de Louis XIV et entretint une relation amicale avec Madame de Sévigné qui l'avait en estime. Il mourut en 1680. Ce fut son fils, Louis Sanguin qui hérita du patrimoine. En 1688, il obtint du roi que ses terres deviennent un marquisat. Ce fut à cette époque que le Dauphin séjourna brièvement au château, le temps d'une splendide fête en son honneur.

Six ans plus tard, Louis Sanguin acquit le domaine du Raincy, obtint du roi l'union des terres de Livry et celles du Raincy et vendit le château de Livry. Il mourut en 1723, et son fils, Louis Sanguin, deuxième du nom hérita. Lieutenant général des armées du roi, il obtint la charge de son père : maître d'hôtel du roi. Il vécut à Livry-le-Château, où il reçut d'illustres personnages, tels que le tsar Pierre le Grand, le poète Alexis Piron. Il mourut en 1717, et ses enfants dilapidèrent sa fortune. Le dernier petit-fils céda le domaine au Duc d'Orléans, le futur Philippe-Égalité, en 1769. En 1784, la seigneurie appartenait à Louis-Philippe, duc d’Orléans, qui résidait au château du Raincy. Antoinette Sanguin fille de Antoine Sanguin et de Marie Simon, grand prévôt de Chablis[20], co-seigneur de Livry (avec son frère Jacques) épouse Nicolas de Pardieu [21].

En 1789, Louis XVI promit la réunion des États Généraux. Le 16 avril, l'assemblée municipale rédigea le Cahier de Doléances [22], sur lequel vingt-six signataires apposèrent leur nom. Ce cahier réclamait l'abolition des capitaineries de chasse, revendiquait la propriété des arbres le long des chemins, les droits des habitants sur la forêt, la destruction du gibier, le droit du colombier, la nécessité d'avoir un vicaire, et un marché qui satisfasse le public. Quelques mois plus tard, la Révolution éclata. Le 19 novembre de la même année, un décret ordonna la vente des biens du clergé. Celle-ci eut lieu un an plus tard. Le 7 janvier 1790, un décret créa le canton de Livry au sein du département de la Seine et de l'Oise. Cette même année, la ville connut son premier maire, Joseph Dufaut.

De la Révolution française à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Livry - rue de l’église et la mairie, vers 1900.
L'avenue Victor-Hugo, vers 1904.
Les rails sont ceux de la compagnie des tramways de l'Est parisien.

À la Révolution, le village se présente comme une petite agglomération de 1 500 âmes à l’orée de la forêt et entourée de quatre grandes propriétés : l’abbaye, le domaine seigneurial, l’Écu de France et le Grand Berceau. La paroisse de Livry dépend alors du doyenné de Chelles et de la généralité de Paris. Ses habitants vivent pour l’essentiel de l’agriculture sur de petites parcelles, de petits labours, de l’élevage laitier et de la viticulture en particulier. Une plâtrière apporte également un complément d’activité non négligeable.

Le 25 juin 1791, le cortège ramenant Louis XVI de Varennes traversa Livry par la grande route de Meaux à Paris. Les Livryens, curieux, se massèrent sur le parcours, et regardèrent le cortège passer, « le chapeau sur la tête, tout en gardant un lugubre silence, conformément à cet ordre affiché et répété sur tout le passage du roi » (Mémoires du général Paul Thiébault) [23], [24].

En 1792, Blaquière succéda au premier maire de la commune.
Quelques mois plus tard, la Convention s'établit dans le pays.
Le 26 août 1792, neuf citoyens (dont trois Livryens) furent élus à l'assemblée cantonale de Livry.
En 1793, de nouvelles élections ont lieu. Mais les municipalités virent leurs existences abrégées, sans doute, par la chute de Robespierre.
De nouvelles élections eurent lieu, et certains membres des assemblées précédentes y participèrent.
Parallèlement, la disette fit de nombreux dégâts dans les campagnes.

Le 9 septembre 1795 (22 fructidor an III), de nouvelles élections cantonales amenèrent le Directoire. Peltier, alors maire de la commune, en désaccord avec les idées prônées, démissionna et fut remplacé par Blondel, procureur de Livry et réélu aux élections de 1797. Le coup d'état du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) entraîna des élections, qui furent annulées successivement. En 1798, Grivellé fut élu et stabilisa la situation tant politique qu'économique de la ville.

À cette période, la nouvelle assemblée obligea les membres du clergé à prêter serment à la Constitution. Puis la Convention tenta de remplacer le culte catholique par celui de la Déesse de la Raison, puis par le culte de l'Être Suprême. Sans succès. Parallèlement, les bâtiments conventuels de l’abbaye furent détruits et les biens nationaux vendus (les meubles, les cloches, les livres, l’horloge, etc.) ; seule la maison abbatiale fut épargnée et achetée par l’amiral Jacob, ministre de la Marine, où il se retira en 1842 et y mourut en 1854. La maison fut démolie en 1924 et les derniers restes de l’abbaye disparurent en 1962.

En 1800, la vie politique de Livry changea radicalement. Le 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), la loi divisa le département en arrondissements, créant ainsi l'arrondissement de Pontoise. Le canton de Livry en fit partie mais ses communes (Livry, Tremblay, Villepinte, Sevran, Vaujours, Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Gagny, Neuilly-sur-Marne, Gournay, Noisy-le-Grand) furent réunies au canton de Gonesse.

En 1802, débuta le creusement du canal de l'Ourcq. L'idée de ce canal remonterait au XVIe siècle, sous le règne de [[François Ier]], puis reprise sous le règne de Louis XIV, en 1673. Napoléon Ier confia les travaux à Pierre-Simon Girard, ingénieur en chef des Ponts-et-chaussées. Les travaux commencèrent le 23 septembre 1802. Le 2 décembre 1808, les eaux arrivèrent à Paris. Le canal fut terminé en 1822 [25].

En 1805, le comte Dillon fut élu maire de Livry et résida au château. Il devint maréchal de camp.

Le comte d’Artois, futur Charles X, y arriva le 11 avril 1814, et s'arrêta au château du comte Damas.

En 1860, un industriel, Louis-Xavier Gargan, acheta un terrain boisé le long de la route de Meaux où il édifia une scierie mécanique, à l’angle des actuels boulevards de la République et Marx-Dormoy. Autour, apparut rapidement un nouveau quartier.

En 1869, le territoire de la commune fut amputé par la création de la commune du Raincy. Dès lors, une rivalité s’établit entre les deux communes. De nombreuses notabilités désertèrent Livry, dénoncées par « Les lamentations de Tardu[26] ».

Les carrières de gypse de Livry-Gargan, au tout début du XXe siècle.

En 1870, l’invasion prussienne débuta : Livry souffrit beaucoup et vit les usines Gargan saccagées et ses arbres coupés. L'occupation dura du 19 septembre 1870 au 24 septembre 1871. La voie ferrée de la ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers) [27] vit le jour en 1875 et desservit le nouveau quartier de Gargan.

En juillet 1912, un décret ministériel institua le nom de « Livry-Gargan », officialisant un nom entré dans le langage local pour désigner les lotissements édifiés autour de l’usine de l’industriel de la ville Louis-Xavier Gargan. Ce choix ne fit pas l’unanimité, beaucoup ayant préféré le nom de « Livry-Sévigné ».
Mais la Première Guerre mondiale effaça momentanément cette dissension...

Le 3 septembre 1914, 250 hommes de réserve appartenant au 10e régiment de hussards passèrent par Livry-Gargan et se dirigèrent vers Aulnay. Dans la nuit du 7 au 8 septembre, les Livryens furent réveillés par 500 taxis parisiens, les célèbres «taxis de la Marne» [28] qui, partis de Gagny, transportaient chacun 500 combattants jusqu’à Nanteuil-le-Haudouin. Le 13 septembre, les Allemands se replièrent.

De la Première Guerre mondiale à nos jours[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, le nombre des maisons doubla passant de 2 822 en 1921 à 4 751 en 1931. De même, la population augmenta considérablement passant de 11 752 habitants en 1921 à 21 213 habitants en 1931 [29]. À cette époque, Livry-Gargan était déjà une vraie ville de banlieue, avec ses lotissements, ses écoles, ses travaux de voirie, etc. Mais la guerre de 1939 ralentit considérablement cette progression.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l’été 1940, quelques Livryens résolus, dont Camille Nicolas, décidèrent de résister à l’occupant allemand. Ils créèrent le réseau M-4.

En 1942, les réseaux de résistance étaient bien organisés, jusqu’en décembre 1943, où certains résistants furent arrêtés par la Gestapo. Plusieurs élus communistes ont été fusillés dont Lucien Michard au Mont-Valérien en 1942[30], ancien président du groupe communiste avant la guerre et Eugène Massé secrétaire de la section du PCF.

En juillet 1944, Maurice Carité, ancien rédacteur à L’Aube et chef de la résistance de Livry, organisa plusieurs réunions du C.N.R. (Conseil national de la Résistance, présidé par Jean Moulin, jusqu’en 1943) à Livry, au bureau de la Maison de Famille (à l’angle du boulevard Jean-Jaurès et de l’avenue Vauban). Les résistants de la compagnie Robespierre menèrent assez tardivement, en juin 1944, des actions de sabotage à Sevran et Livry-Gargan notamment. Ces jeunes francs-tireurs et partisans (FTP) commandés par Louis Hême, animateur de la résistance locale, menèrent à la suite de ces actions un combat armé contre les troupes allemandes qui facilita l’arrivée des premiers Américains. Les combats de la libération des 27, 28 et 29 août 1944 firent plusieurs victimes ; ils eurent lieu sur le site de l’actuel hypermarché Cora à la sortie Est de la ville. Livry-Gargan fut ainsi libérée par les Américains le 27 août 1944[31].

De 1945 à 1947 le comité de libération présidé par Gabriel Beillon assura la gestion municipale à laquelle participait le champion cycliste Antonin Magne. Mais l’alliance de la gauche (SFIO) avec la droite (MRP) redonna alors le pouvoir à la SFIO. En 1971 la droite locale rompit son alliance et mena sous le sigle « UCMPT » une violente campagne contre la gestion municipale du maire socialiste Alfred-Marcel Vincent. Depuis lors, la ville fut gérée par l’union de la gauche (majorité socialiste).

Après la Seconde Guerre mondiale, la commune s’urbanisa fortement, par le lotissement de ses grandes propriétés en particulier celle de l’Abbaye. En 1954, le quartier de l’Abbaye avait encore un caractère de hameau. Néanmoins, la ville conserva un caractère vert par la présence de nombreux parcs et jardins, et son urbanisation, essentiellement pavillonnaire, n’ayant pas été bouleversée par l’édification de « grands ensembles » comme dans de nombreuses communes voisines.

Lors des émeutes de novembre 2005 les trois jeunes poursuivis par la police ont été signalés par un habitant de la ville rôdant autour d’un chantier[32],[33], à proximité du stade Alfred Marcel Vincent dont ils revenaient à pied vers leurs domiciles de Clichy-sous-Bois, la commune voisine. Durant ces émeutes urbaines, les deux collèges de la ville ainsi que le gymnase A.-M. Vincent et un autre bâtiment municipal[réf. nécessaire] ont subi quelques dégâts restés relativement « mineurs » (de l’ordre de quelques dizaines de milliers d’euros selon la commune[réf. nécessaire]), en particulier en comparaison avec la plupart des villes voisines (Sevran, Aulnay-sous-Bois ou Clichy-sous-Bois) qui ont comptabilisé de nombreuses destructions de biens publics ou privés.

Seigneurs de Livry[modifier | modifier le code]


Livry-Gargan regroupe une caserne de pompiers (rue Voltaire), un commissariat de police (place François-Mitterrand) et une police municipale (vieux Chemin de Meaux).

En 2005, le taux de criminalité de la commune est de 81,63 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres incluant Coubron et Vaujours dépendant de la même circonscription de police) [52], avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 26,13 %, ce qui est très légèrement inférieur à la moyenne nationale (83 ‰), et nettement inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis : 95,67 ‰.

Le taux de criminalité des principales villes voisines est supérieur : Aulnay-sous-Bois et Sevran atteignent 89,16 ‰ ; Le Raincy et Clichy-sous-Bois 84 ‰ et Saint-Denis près du double avec 150,71 ‰.

Ce taux est néanmoins nettement supérieur à celui de Gagny et Montfermeil avec 59,78 ‰ [53] ou Neuilly-sur-Marne et Neuilly-Plaisance avec 68,41 ‰ [54].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan a connu plusieurs phases successives d’urbanisation qui amenèrent une augmentation notable de la population.

Une première vague fait suite à l’industrialisation de la commune dans les années 1870 et à la construction de lotissements afin de loger la population ouvrière. Ainsi, la commune a vu sa population décupler en à peine cinquante ans, de 2 195 habitants en 1876 à 21 366 en 1931. Après une stabilisation durant une vingtaine d’années, une seconde phase d’augmentation après la Seconde Guerre mondiale fait suite à la poursuite de l’urbanisation de la commune avec des immeubles collectifs, comme la plupart des communes urbaines de l’agglomération parisienne. Cette « modernisation » de la ville selon les idées de l’époque, sous l’impulsion du maire César Collavéri, fait passer la population de 20 698 habitants en 1946 à 32 063 en 1968. Après vingt années de stabilisation, une troisième phase d’augmentation a lieu depuis les années 1980. Elle est la conséquence du remplacement de pavillons individuels ou de friches industrielles par de petits collectifs, et a fait augmenter la population de la ville de 32 778 habitants en 1982 à 41 893 en 2007 [55].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[56],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 43 798 habitants, en augmentation de 6,29 % par rapport à 2009 (Seine-Saint-Denis : 3,5 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
912 796 853 720 975 1 022 1 012 1 078 1 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 369 2 207 2 918 1 792 2 195 2 825 3 062 3 238 4 056
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 188 6 673 8 872 11 573 16 869 21 366 20 970 20 698 25 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
29 679 32 063 32 917 32 778 35 387 37 288 41 556 42 036 43 798
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

La pyramide des âges de la commune suit globalement la tendance régionale, avec cependant quelques légères nuances. La ville, comme la région Île-de-France dans son ensemble, voit la part des adolescents et jeunes adultes (15 à 29 ans) régresser entre les deux recensements de 1999 et 2006. Le nombre d’enfants en revanche reste stable. A contrario, la part des 45 à 75 ans a connu une augmentation de deux points en moyenne entre les deux recensements, tout à fait conforme à la moyenne régionale. Seule la tranche des 60 à 74 ans est surreprésentée par rapport à la moyenne de la région, à raison d'un point supplémentaire (10,2 % des hommes et 12 % des femmes à Livry-Gargan, contre respectivement 10,2 % et 10,9 % en Île-de-France).

En 1999, la pyramide des âges de la population de Livry-Gargan est à peu près conforme à la moyenne régionale pour la part des moins de 15 ans, mais connaît un léger déficit dans la tranche des 15 à 44 ans, et une surreprésentation des plus de 60 ans [59], [60].

La population au recensement de 2006 comptait 52 % de femmes et 48 % d’hommes.

Répartition par âge en 1975 :

  • de 0 à 19 ans : 27,6 % ;
  • de 20 à 64 ans : 59,7 % ;
  • de 65 ans et plus : 12,7 %.

Répartition par âge en 2006 :

  • de 0 à 19 ans : 24,9 % ;
  • de 20 à 64 ans : 60,9 % ;
  • de 65 ans et plus : 14,2 %.

Immigration[modifier | modifier le code]

C'est au XXe siècle, que les mouvements de population s'intensifient, occasionnés par les guerres, les transports nouveaux, la demande de main-d'œuvre saisonnière, etc. La Seine-et-Oise et notamment Livry-Gargan accueillent alors une forte communauté arménienne, exilée après le génocide de 1915[61] ; et une communauté italienne entre les années 1930 et années 1950[62],[63]. Elle accueille également une forte population d'origine africaine à Pierre Mendès-France (l'Abbaye)[réf. nécessaire].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école Jacob.
L’ESPE.

Enseignement public

La ville de Livry-Gargan relève de l’académie de Créteil[64].

Grâce à la générosité du vice-amiral Jacob, Livry construit un groupe scolaire très important à partir de 1888. En 1902, les écoles Jacob comptaient 184 garçons et 108 filles. Les groupes scolaires Jacob et Gutenberg (anciennement « Abbaye ») devenant insuffisants pour accueillir tous les enfants, d’autres écoles furent construites : « Sévigné-Rougemont » (future école « Jean-Jaurès »).

De 1932 à 1935, d’autres écoles virent le jour : « Bayard », « Gutenberg », « Vauban ». Livry-Gargan compte deux collèges en 2006, mais un troisième établissement sera mis en chantier début 2007 à hauteur du golf de la Poudrerie. Le 10 décembre 2006, la première pierre d'un nouvel établissement franco-arménien a été posée (« dans le cadre de l'amitié qui lie les deux pays[65] »). Cet établissement offrira un enseignement primaire et secondaire.

Ces écoles sont gérées par l’Inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale, boulevard Roger-Salengro.