Bezons

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Bezons
Bezons
Le nouvel hôtel de ville
inauguré en 2015
Blason de Bezons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Argenteuil
Canton Argenteuil-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint Germain Boucles de Seine
Maire
Mandat
Dominique Lesparre (PCF)
2014-2020
Code postal 95870
Code commune 95063
Démographie
Gentilé Bezonnais
Population
municipale
28 674 hab. (2015 en augmentation de 2,45 % par rapport à 2010)
Densité 6 893 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ nord, 2° 13′ 00″ est
Altitude 41 m
Min. 22 m
Max. 52 m
Superficie 4,16 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-bezons.fr

Bezons est une commune du département du Val-d'Oise, en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Bezonnais. Cette commune est située sur la rive droite de la Seine.

Bezons a la particularité d'être limitrophe de deux départements : les Hauts-de-Seine et les Yvelines. C'est la 312e ville la plus peuplée de France[1].

Selon le schéma régional de coopération intercommunale, Bezons doit intégrer une communauté d'agglomération du département des Yvelines, tout en restant dans le département du Val d'Oise, au 1er janvier 2016[2]. Elle intègre finalement la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Bezons en Île-de-France.

Situation[modifier | modifier le code]

Bezons se situe sur la rive droite de la Seine, à dix kilomètres au Nord-Ouest des portes de Paris. La commune est la plus méridionale des communes du département du Val-d'Oise.

Située aux limites de trois départements, Val-d'Oise, Hauts-de-Seine et Yvelines, Bezons se trouve à proximité des pôles de La Défense (à 3,5 km) et de Cergy-Pontoise.

Comme toute la région Île-de-France, Bezons fait partie du Bassin parisien.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est limitrophe d'une seule commune du Val-d'Oise, Argenteuil et de deux autres départements :

Communes limitrophes de Bezons[3]
               Sartrouville (78) Argenteuil
Houilles (78) Bezons
Carrières-sur-Seine (78) Nanterre (92) Colombes (92)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bezons, panorama de la Seine.

Le territoire communal est longé sur toute sa longueur méridionale par la Seine, qui constitue également sa limite communale avec Colombes et Nanterre. La ville n'est traversée par aucun autre cours d'eau notable[4]. Le bras de Marly, de la Seine, prend naissance sur le territoire de Bezons[5].

Bezons est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution[6]. L'eau distribuée est d'origine fluviale, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[7],[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Bezons comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1 719 heures[9].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 13 15 19 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[10]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Bezons est traversée par un tronçon de la RD 392 depuis le pont de Bezons jusqu'au carrefour du Val-Notre-Dame. Un réseau de voies communales forme un maillage de la ville.

Bezons bénéficie d’une desserte routière importante et de la proximité des autoroutes A15, A86 et A14.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le tramway (depuis 2012)[modifier | modifier le code]
Un tramway à son terminus de Bezons.

Les travaux du prolongement de la ligne de tramway T2, de La Défense vers le pont de Bezons, ont démarré en 2008. Le démontage de l'autopont a été effectué en novembre 2008[11].

Mis en service le 19 novembre 2012, le T2 met la ville à douze minutes de la Gare de la Défense, et de ses correspondances avec le métro 1, la RER A, la ligne SNCF vers Gare de Versailles-Rive-Droite, Gare de Saint-Nom-la-Bretèche, Versailles-Chantiers et La Verrière (Saint-Quentin-en-Yvelines). Le tramway a pour terminus la station Porte de Versailles au sud de Paris, qu'il atteint après avoir traversé la majeure partie du département des Hauts-de-Seine.

À La Garenne-Colombes (station Charlebourg), le tramway est en correspondance avec la ligne L du Transilien pour aller à Saint-Lazare (métros 3, 9, 12, 13, 14 et RER E) dans le 8e arrondissement de Paris ou à Cergy-le Haut.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Bezons est composée de quartiers aux caractères bien distincts :

  • Le Centre, vieux Bezons
  • Le Quartier de l'Agriculture, à l'est anciens champs urbanisés
  • Les bords de Seine au sud de la ville
  • Le quartier Chênes-Val-Notre-Dame à l'ouest sur le plateau
  • La Zone Industrielle Ouest vers Carrières-sur-Seine
  • La Zone Industrielle Est vers Argenteuil.

Logement[modifier | modifier le code]

Les logements sociaux sont très présents au sein de la commune de Bezons. L'Office Public Intercommunal d'Argenteuil-Bezons gère environ 2 000 logements sur les 42 % qui appartiennent à des organismes sociaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bisunciae, Bezons XVe siècle, Bezunz[12].

Sous les Mérovingiens, on battait monnaie à Bezons, et peut-être son nom en dérive-t-il[13]. [pas clair]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le maréchal de Bezons (1646-1733).

Du Haut Moyen Âge à la Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1470, Bezons compte douze maisons[14] habitées par des paysans, comme en témoigne la consécration en 1507 de l'église dédiée à saint Fiacre, saint protecteur des jardiniers.

En 1580, Marie Chanterel, dame de Bezons, épouse Claude Bazin, un médecin champenois. Le couple, est à l'origine de la famille Bazin de Bezons anoblie par la régente Marie de Médicis en 1611.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Sous Louis XIV, Bezons était la propriété de la famille Bazin, les personnages les plus célèbres de cette famille furent l'académicien Claude Bazin de Bezons (1643) et son fils Jacques Bazin de Bezons, maréchal de France en 1709 qui prit part aux dernières campagnes de Louis XIV. Son frère, Armand Bazin de Bezons, archevêque de Rouen, fit partie du conseil de régence, et autorisa l'ordination de l'abbé Dubois.

La ville avait une foire très réputée au XVIIe siècle, qui a d'ailleurs inspiré deux pièces de théâtre au cours de la seule année 1695 : La foire de Bezons, par Dancourt[15], qui fut jouée devant Louis XIV, et Retour de la foire de Bezons, d'Évariste Gherardi, créé par les comédiens italiens du roi à l'Hôtel de Bourgogne.
Même si elle est moins réputée à présent, la foire de Bezons a toujours lieu, tous les ans en septembre.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1740, une inondation détruit la quasi-totalité du village. Puis, en 1791, ont lieu les premières élections municipales.

Durant la Révolution française, Bezons, village de 468 habitants, ne fut pas très touchée.

Sous le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Napoléon inaugura le premier pont de Bezons en 1811.

Outre ce « joli pont de pierre » que Bezons possédait, il y avait un pont de bois qui fut brûlé le par les troupes françaises pour empêcher l'ennemi d'approcher de la capitale.

XIXe siècle : la naissance d'une ville industrielle[modifier | modifier le code]

L'ancien dépôt de tramways du Grand Cerf à Bezons, au début du XXe siècle.

Bezons attire les artistes : Guy de Maupassant y séjourne souvent dans un hôtel des bords de Seine et mentionne fréquemment le village dans ses écrits ; Daubigny[Lequel ?] y peint.

L’urbanisation de Bezons commence avec son industrialisation sur les bords de Seine : d'abord à l'Est à la limite d'Argenteuil avec Rattier, une première usine de fabrication de caoutchouc en 1863 devenue en 1877 la Société Industrielle des Téléphones. Un chantier naval de 200 à 300 ouvriers, une usine de moteurs, les ascenseurs Otis-Pifre, les Câbles de Lyon. À l'ouest de la ville, La Bakélite, La Cellophane, Le Joint français, Rhône-Poulenc, la Viscose en 1914.

Entre 1871 et 1891, la population s’accroît de 60 %. Bezons connaît alors la construction d’une école et d’une mairie, l’installation du gaz ainsi que d’un bureau de postes et de télégraphes. Bezons devient une ville.

La première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Vue du monument aux morts de la guerre 1914-1918 dans l'ancien cimetière rue de La Paix.
Bezons, sortie de l'usine des Câbles télégraphiques.

En 1919, Bezons élit une municipalité socialiste, composée aux trois quarts d’ouvriers, qui refuse l’édification d’un monument aux morts. Il est finalement édifié selon des initiatives privées au cimetière. Au congrès de Tours, Bezons rejoint l’Internationale communiste et la ville devient municipalité communiste. Elle l'est restée depuis. En 1930, la ville accueillit ainsi la première Fête de l'Humanité au square Sacco et Vanzetti. Aux élections de 1935, elle publie une brochure bilan de son activité, préfacée par Marcel Cachin sous le titre de Salut, Bezons la Rouge.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville, ardemment anti-fasciste, supporte mal l’occupation allemande. Très vite, au lendemain de la défaite, elle connaît la répression, mais aussi la lutte contre l’occupant : ce sont distributions de tracts, prises de parole au cinéma, sabotages, etc.

Le député de la circonscription Gabriel Péri est arrêté et fusillé au Mont Valérien. Dix résistants bezonnais sont exécutés de 1940 à 1944. Parmi eux, Louis Champion qui avait combattu dans les Brigades internationales en Espagne.

Gabriel Péri, député fusillé en 1941.

En 1944, beaucoup de jeunes, dans les rangs des FFI, combattent l’armée d'occupation dans les localités voisines, quelques-uns s’enrôlent pour la durée de la guerre dans l’armée.

L’épuration menée dans l’administration par l’occupant nazi amène également son lot de personnalités rendues tristement célèbres par leurs exactions : le nouveau médecin du dispensaire, le docteur Destouches, plus connu sous son nom de plume de Louis-Ferdinand Céline, « assure le régime de Vichy de sa fidélité au nom de la lutte antijuive », des habitants seront même déportés parce que juif à Bezons arrêtés par la police française. (des jeunes filles à l'école Louise Michel notamment).

La libération, le , est vécue dans un immense enthousiasme[16].

Aujourd'hui : un territoire en mutation[modifier | modifier le code]

La mise en circulation du tramway T2 le 19 novembre 2012 a créé un effet de stimulation de l'immobilier à proximité du terminus actuel, en particulier l'immobilier de bureaux. Un centre d'affaires « Les Rives de Seine » a été construit à l'est à proximité du pont de Bezons, en bordure de la Seine.

La mise en œuvre d'une zone d'aménagement concertée à partir de 2018 permettra de doter la commune d'un réel centre-ville, avec la création de 130 000 m2 répartis en 60 % de logements, 30 % de commerces et 10 % d’équipements publics[17],[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vue du nouvel hôtel de ville de Bezons.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[19], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement d'Argenteuil, après un transfert administratif effectif au .

La commune faisait partie de 1793 à 1964 du canton d'Argenteuil, année où celui-ci est scindé et Bezons rattaché au canton d'Argenteuil-Sud.constituait historiquement le canton de Bezons. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, elle est devient en 1967 le chef-lieu du canton de Bezons. En 1976, elle intègre le canton d'Argenteuil-Bezons, puis redevient en 1985 le chef-lieu du canton de Bezons[20]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton d'Argenteuil-3.

La commune fait partie de la juridiction d’instance de Sannois, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[21],[22].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune avait créé en 2006 avec Argenteuil la communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons. À la suite notamment d'un désaccord entre les communes lors de l'élection du président de l'intercommunalité à la suite des élections municipales de 2014 dans le Val-d'Oise, qui ont vu le basculement politique d'Argenteuil, son nouveau maire, Georges Mothron a annoncé en 2014 sa volonté de quitter la communauté d'agglomération[23],[24]. De ce fait, Argenteuil a adhéré à la métropole du Grand Paris et à l'établissement public territorial Boucle Nord de Seine[25], entrainant la dissolution de la communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons le .

La commune, ne pouvant légalement demeurer isolée, a été rattachée à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine le [26], conformément au schéma régional de coopération intercommunale approuvé par le préfet de la région d'Île-de-France le 4 mars 2015[27].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Bezons est une municipalité communiste depuis 1920, époque de création du PCF[28].

Depuis l'élection municipale du 18 mars 2001, le maire de Bezons est Dominique Lesparre (PCF). Il a également remporté celles de 2008[29] et de 2014. L'équipe actuelle est composée également de Républicains, socialistes, verts et écologistes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Louis Péronnet et son épouse, 1934, colonie de la Luzière.
Liste des maires successifs[30],[31]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1807 Jean Baptiste Jacques Robineau   Premier maire de Bezons
1807 1808 Henry Chevallier    
1808 1811 Gabriel Thomas Lemoine de Nanteuil    
1811 1821 Jean Marie Vital Ramey   Comte de Sugny
1821 1824 Henry Chevallier    
1824 1831 M. Fouquet    
1831 1834 M. Bodin    
1834 1843 M. Borde    
1843 1849 Achille Nicolas Lemaire    
1849 1850 Honoré Marie Dappe    
1850 1865 Pierre François Borde    
1865 1870 Thomas Nicolas Catherine    
1870 1878 Auguste Antoine Forest    
1878 1882 Henri Foulard    
1882 1889 Édouard Napoléon Sainte    
1889 1901 Auguste Antoine Forest    
1901 1915 Ambroise Octave Delille    
1915 1919 Georges Lavinay    
1919 1921 Henri Luziau[Note 1] PCF Première municipalité ouvrière
1922 1926 Eugène Branchard PCF  
1926 1940 Louis Peronnet PCF  
1940 1944     Délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy
août 1944 1945 Henri Barrau PCF Reprise de la mairie avec le Comité de Libération
1945 1961 Louis Péronnet PCF  
1961 1979 Albert Bettencourt PCF Conseiller général de Bezons (1964 → 1976)
1979 mars 2001 Jacques Leser PCF Conseiller général de Bezons (1982 → 2001)
mars 2001 en cours
(au 19 janvier 2016)
Dominique Lesparre PCF Conseiller général de Bezons (2008 → 2015)
Vice-président de la CA SGBS (2016[26] → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[32],[33]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2007[34].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Bezons est jumelée avec[35] :

Depuis février 2002, le conseil municipal a décidé de renforcer les liens d'amitié et de solidarité avec la ville de Drapeau du Nicaragua Chaguitillo (Nicaragua).

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune a reçu sa première fleur au label « Villes et villages fleuris ».[réf. nécessaire]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[38],[Note 2].

En 2015, la commune comptait 28 674 habitants[Note 3], en augmentation de 2,45 % par rapport à 2010 (Val-d'Oise : +3,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468459482554584608643667629
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6268341 2371 3501 5801 8632 0012 4062 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5213 6164 9807 73510 71514 31013 96412 68416 993
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
22 06124 47525 19324 01925 68026 26327 65228 33028 674
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la population de Bezons est estimée à 28 023 habitants, ce qui en fait la 312e commune de France la plus peuplée. Elle est ainsi l'une des villes les plus habitées du Val-d'Oise[40].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement à Bezons n'est que public.

Lycées[modifier | modifier le code]

Il existe actuellement[Quand ?] deux lycées à Bezons.

Collèges[modifier | modifier le code]

Bezons, groupe scolaire Gabriel-Péri (1958), bâtiment des primaires, filles à droite et garçons à gauche.

Deux collèges existent actuellement[Quand ?] à Bezons gérés par le département :

  • Le collège Henri-Wallon.
  • Le collège Gabriel- Péri (inauguré le 14 septembre 1958 comme école primaire de filles et de garçons).

Élémentaires et Maternelles[modifier | modifier le code]

La ville est dotée en 2018 de 8 écoles maternelles, de 8 écoles élémentaires et d'une école primaire[41].

Les écoles maternelles : Gabriel-Péri, Jacques-Prévert, Paul-Langevin, Karl-Marx, Louise-Michel, Paul-Vaillant-Couturier, Marcel-Cachin, Victor-Hugo.

Les écoles élémentaires : Paul-Langevin, Karl-Marx, Louise-Michel 1, Louise-Michel 2, Marie-Claude et Paul Vaillant-Couturier, Marcel-Cachin, Victor-Hugo 1, Victor-Hugo 2

L'école primaire : Angela-Davis

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le théâtre Paul-Éluard (TPE) rénové, a rouvert en 1995. Équipement culturel phare de la ville, c’est également la première scène, en Île-de-France, à avoir obtenu le conventionnement danse[C'est-à-dire ?], en 1995[réf. nécessaire]. En plus d'être un théâtre, le TPE possède également une salle de cinéma « Les écrans Éluard ».

L'École de musique et de danse propose divers cours[réf. nécessaire] : de la danse contemporaine et classique, éveil pluridisciplinaire dès 3 ans, apprentissage musical et des cours de chorale.

La médiathèque Guy-de-Maupassant[42] a été rénovée en 2013. Elle possède une collection variée de livres, documentaires, DVD, CD, partitions, un espace informatique ouvert à tous, ainsi qu'une ludothèque et une artothèque.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Bezons dispose en 2018 de deux complexes sportifs[43] : la Maison des Sports inaugurée en 2017, avec tribunes et un terrain de foot synthétique, des salles de boxe, taekwondo, karaté, judo, 5 terrains de tennis, et le complexe sportif Jean-Moulin avec une piscine couverte, un gymnase, des courts de tennis couverts, et un terrain de football en stabilisé.

Santé[modifier | modifier le code]

Bezons dispose en 2018 d'un centre municipal de santé[44].

Les deux cliniques de Bezons sont[Quand ?] :

  • Polyclinique du Plateau : toutes spécialités, chirurgie de la main et dialyse ;
  • Clinique Newco : maison de convalescence et suites opératoires.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les deux ans, Bezons propose une exposition gratuite d'art contemporain « REV'Arts ». Ceci dans le but de « démocratiser la culture à Bezons »[réf. nécessaire].

Cultes[modifier | modifier le code]

Vue de l'église Saint-Martin.

L'église catholique Saint-Martin, construite en 1937-1938, située rue Édouard-Vaillant, 16 chemin de la Pelouse[45], en face de l'arrêt d'autobus Grâce de Dieu, est l'église paroissiale de Bezons, dépendant du doyenné d'Argenteuil. Elle remplace une église du XVIe siècle qui était sur les bords de Seine et qui a été fermée dans les années 1930, puis démolie en 1965 pour insalubrité. L'église actuelle Saint-Martin a eu son intérieur rénové en 2011 par des bénévoles, et est desservie par les Fils de la charité.

Il existe aussi un petit oratoire, dit chapelle du Val-Notre-Dame, avec une petite tour octogonale[46], rue de La Berthie, rue Alphonse-Cornaille, inscrit aux monuments historiques en 1984.

La communauté musulmane ne dispose plus d'aucun lieu de culte depuis la fermeture[Quand ?] de l'unique mosquée située auparavant rue Édouard Vaillant[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 712 , ce qui plaçait Bezons au 16 392e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[47].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 2014, pour la commune s'élève à 16 %, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale (10,4 %)[48].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'activités performant comptant de nombreuses entreprises industrielles et de services de qualité[réf. nécessaire] : Le Joint Français, Rhône-Poulenc Bidim, Groupe Alès, SFR, Eratome, Darty, Hispano-Suiza, Activision, Atos, Atos WorldGrid, EMC[49].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Buste de la République (1905), détruit sous l'Occupation.

Le 30 juillet 1905, le député de Seine-et-Oise, Maurice Berteaux (1852-1911), inaugure le buste de la République. Cette statue est enlevée par l'armée allemande sous l'Occupation aux fins de récupération de métal.

Dans l'entrée de la mairie, un panneau commémoratif des morts à la guerre est l'un des seuls de France à posséder l'inscription « Guerre à la guerre et haine à la haine ».

Les espaces verts[50][modifier | modifier le code]

Panorama de Bezons côté maisons avec, au fond, les tours du Val-d'Argenteuil et la butte de Cormeilles.
  • Le parc Bettencourt, rue Francis-de-Pressensé et rue des Barentins (dans le cadre de la ZAC cœur de ville le parc sera réaménagé)
  • Le parc Sacco-et-Vanzetti, rue de la Berthie et rue Prudence
  • Le square de la République, avenue Gabriel-Péri
  • Le square Cécile-Duparc, angle des rues Cécile-Duparc et Rouget-de-l'Isle  
  • Le square de la Grenouillère, place des Impressionnistes
  • Le chemin de Halage (berges de la Seine), rue de la Pâture et rue des Carrossiers  
  • Le parc Nelson Mandela, rue Jean-Carasso
  • Le square Camille-Desmoulin, rue Camillle-Desmoulin
  • Le square Julian-Grimau, rue Claude-Bernard
  • Le mail et square Marcel-Langlois, rue Émile-Zola et rue Jean Carasso
  • Le square du Colombier, rue Jean-Jaurès (près du tram)

Bezons et la littérature[modifier | modifier le code]

La ville connaît un certain renom littéraire : Guy de Maupassant, qui a régulièrement séjourné dans un hôtel en bords de Seine aujourd'hui disparu, a situé à Bezons l'action de sa nouvelle Une partie de campagne.
La médiathèque de Bezons, qui porte d'ailleurs son nom, dispose de 60 000 livres et de 5 000 disques à louer[51].

Le séjour de Louis-Ferdinand Céline à Bezons, de 1940 à 1944, a mis l'écrivain en contact avec le bibliothécaire de la ville, Albert Sérouille. Ce dernier obtient de l'écrivain une préface pour son livre, Bezons à travers les âges (1944). Cette préface commence par la phrase célèbre : « Pauvre banlieue parisienne, paillasson devant la ville où chacun s'essuie les pieds, crache un bon coup, passe, qui songe à elle ? Personne ».

La présence de Bezons dans la littérature est mise en évidence dans le livre de Daniel Renard, Ils ont chanté Bezons (2012)[52].

Bezons au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Bezons.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison de Gabrielle d'Estrées.
Guy de Maupassant.

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Bezons

Les armes de Bezons se blasonnent ainsi :

De gueules à la roue d'engrenage d'or enfermant une fontaine fascée ondée d'argent et d'azur de six pièces, ladite roue tenue par deux dextrochères et un senestrochère nus d'argent posés en pairle mouvant de la pointe et des angles supérieurs de l'écu ; au chef cousu d'azur chargé de trois couronnes ducales d'or

La commune a pour devise « La ville pour tous ».

Elle est inscrite sur le logo de Bezons réalisé en 2004.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

[réf. incomplète]

Albert Serouille, Bezons à travers les âges, 1944.jpg
  • Albert Serouille (bibliothécaire de la ville de Bezons), Bezons à travers les âges, préface de Louis-Ferdinand Céline, éd. Denoël, Paris, 1944[53].
  • Gérard Arthus, Jean-Pierre Barlier, Émile Breton, Pierre Petremann, Daniel Renard, Bezons, du village à la ville, éd. du Valhermeil, 1994[54].
  • Daniel Renard, Bezons et la guerre 1914-1918, éd. du Valhermeil, 1999.
  • Daniel Renard, Bezons, mémoire en images, éd. Alan Sutton, 2001.
  • Daniel Renard, Ils ont chanté Bezons. Bezons et ses écrivains, éd. Le Temps des Cerises, 2012.
  • Daniel Alliot et Daniel Renard, Céline à Bezons, 1940-1944, éd. du Rocher, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'orthographe est bien "Luziau" et non "Luzau" ni "Luzeau".
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capretraite.fr/annuaire-maison-de-retraite/maison-de-retraite-les-parenteles-de-bezons_ville-3574-m.html
  2. Le Parisien : Argenteuil-Bezons, le casse-tête de la dissolution d'une agglomération
  3. Bezons sur Géoportail, consulté le 30 mars 2018.
  4. SANDRE - Fleuve : la Seine
  5. SANDRE - Bras de Marly
  6. Site de la DDASS95
  7. Voir l'Atlas de l'eau en Val-d'Oise
  8. SEDIF - Méry-sur-Oise
  9. Météo France - Climatologie
  10. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 20 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  11. Le Parisien du 8 novembre 2008
  12. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  13. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  14. ville-bezons.fr
  15. « La Foire de Besons », sur théâtre-classique.fr
  16. Source : Site officiel de la ville
  17. Laurence Boccara, « Bezons reconfigure son centre-ville », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  18. « Altarea Cogedim et Imestia créent un nouveau centre-ville à Bezons », Le journal du Grand Paris,‎ (lire en ligne).
  19. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  20. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  22. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  23. Daniel Chollet, « Vers quelle agglo Argenteuil va-t-elle se tourner ? : Écarté du poste de président, bien qu'élu maire de la plus importante commune de cette agglomération, Georges Mothron se dit prêt à quitter et donc à dissoudre la Caab », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  24. Alain Auffray, « Le retour par l’agglo des virés par les urnes », Libération,‎ (lire en ligne).
  25. Anne-Sophie Damecour, « Sept villes s’unissent sans passion dans la Boucle nord de Seine », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine,‎ (lire en ligne).
  26. a et b « Bezons : Lesparre devient vice-président de la nouvelle agglo », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  27. « Arrêté du Préfet de la région Île-de-France du 4 mars 2015 portant adoption du schéma régional de coopération intercommunale » [PDF], sur http://www.marneetgondoire.fr (consulté le 14 janvier 2016).
  28. Cahier spécial du journal Le Monde, édition du 11 mars 2008
  29. « Elections municipales - Ile-de-France Val-d'Oise », Le Monde,‎ (lire en ligne)« Le Parti communiste conserve ses positions dans le Val d'Oise. Bezons, communiste depuis les années 1920, reste aux mains de Dominique Lesparre réélu au premier tour »
  30. http://www.ville-bezons.fr/content/heading3738222/content1757293.html
  31. "Les maires de Bezons", Michel Renard.
  32. lgodart, « Dominique Lesparre réélu », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  33. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  34. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Bezons, consultée le 27 octobre 2017
  35. Comité de jumelage et relations internationales
  36. Leon, Eli. Paris suburb honors Palestinian assassin of Israeli minister. Israel Hayom. 2013-03-11.
  37. French town honours Israeli minister 'killer'. Al Jazeera English. 2013-03-11.
  38. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  40. Voir Liste des communes du Val-d'Oise.
  41. « Scolarité des 3-11 ans », sur www.ville-bezons.fr (consulté le 21 juin 2018)
  42. La médiathèque Guy-de-Maupassant
  43. « Équipements sportifs », sur www.ville-bezons.fr (consulté le 21 juin 2018)
  44. « CMS Maurice et Liliane Bourstyn », sur www.ville-bezons.fr (consulté le 21 juin 2018)
  45. Patrimoine religieux
  46. Oratoire du Val-Notre-Dame
  47. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 14 septembre 2017)
  48. « Comparateur de territoires−Commune de Bezons (95063) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 14 septembre 2017)
  49. http://france.emc.com/contact-us/contact-us.esp
  50. « Les parcs, les promenades et les jardins », sur www.ville-bezons.fr (consulté le 21 juin 2018)
  51. http://www.ville-bezons.fr/heading/heading3598342.html
  52. Éd. Le Temps des cerises, 2012.
  53. Extrait de la préface de Céline : "Pauvre banlieue parisienne, paillasson devant la ville où chacun s'essuie les pieds..."
  54. "Daniel Renard, Bezons, du village à la ville", Libération, 9 janvier 1995.