Bezons

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Bezons
Une rame du tramway T2devant l'ancien hôtel de ville.
Une rame du tramway T2
devant l'ancien hôtel de ville.
Blason de Bezons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Argenteuil
Canton Argenteuil-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine
Maire
Mandat
Dominique Lesparre (PCF)
2014-2020
Code postal 95870
Code commune 95063
Démographie
Gentilé Bezonnais
Population
municipale
28 431 hab. (2014)
Densité 6 834 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ nord, 2° 13′ 00″ est
Altitude 41 m
Min. 22 m
Max. 52 m
Superficie 4,16 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-bezons.fr

Bezons est une commune du département du Val-d'Oise, en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Bezonnais. Cette commune est située sur la rive droite de la Seine.

Bezons a la particularité d'être limitrophe de deux départements : les Hauts-de-Seine et les Yvelines. C'est la 312e ville la plus peuplée de France[1].

Selon le schéma régional de coopération intercommunale, Bezons doit intégrer une communauté d'agglomération du département des Yvelines, tout en restant dans le département du Val d'Oise, au 1er janvier 2016[2]. Elle intègre finalement la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bezons se situe sur la rive droite de la Seine, à dix kilomètres au Nord-Ouest des portes de Paris. La commune est la plus méridionale des communes du département du Val-d'Oise.

Située aux limites de trois départements, Val-d'Oise, Hauts-de-Seine et Yvelines, Bezons se trouve à proximité des pôles de La Défense3,5 km) et de Cergy-Pontoise.

Comme toute la région Île-de-France, Bezons fait partie du Bassin parisien.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de Bezons est limitrophe de ceux de deux départements et de cinq villes : Carrières-sur-Seine, Houilles, Sartrouville, Argenteuil, et elle est reliée à Colombes et Nanterre par le Pont de Bezons.

Communes limitrophes de Bezons
Sartrouville Sartrouville Argenteuil
Houilles Bezons Argenteuil
Carrières-sur-Seine Colombes Nanterre Colombes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bezons, panorama de la Seine.

Le territoire communal est longé sur toute sa longueur méridionale par la Seine, qui constitue également sa limite communale avec Colombes et Nanterre. La ville n'est traversée par aucun autre cours d'eau notable[3]. Le bras de Marly, de la Seine, prend naissance sur le territoire de Bezons[4].

Bezons est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution[5]. L'eau distribuée est d'origine fluviale, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[6],[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Bezons comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1 719 heures[8].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 13 15 19 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[9]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Bezons est traversée par un tronçon de la RD 392 depuis le pont de Bezons jusqu'au carrefour du Val-Notre-Dame. Un réseau de voies communales forme un maillage de la ville.

Bezons bénéficie d’une desserte routière importante et de la proximité des autoroutes A15, A86 et A14.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le tramway (depuis 2012)[modifier | modifier le code]
Un tramway à son terminus de Bezons.

Les travaux du prolongement de la ligne de tramway T2, de La Défense vers le pont de Bezons, ont démarré en 2008. Le démontage de l'autopont a été effectué en novembre 2008[10].

Mis en service le 19 novembre 2012, le T2 met la ville à douze minutes de la Gare de la Défense, et de ses correspondances avec le métro 1, la RER A, la ligne SNCF vers Gare de Versailles-Rive-Droite, Gare de Saint-Nom-la-Bretèche, Versailles-Chantiers et La Verrière (Saint-Quentin-en-Yvelines). Le tramway a pour terminus la station Porte de Versailles au sud de Paris, qu'il atteint après avoir traversé la majeure partie du département des Hauts-de-Seine.

À La Garenne-Colombes (station Charlebourg), le tramway est en correspondance avec la ligne L du Transilien pour aller à Saint-Lazare (métros 3, 9, 12, 13, 14 et RER E) dans le 8e arrondissement de Paris ou à Nanterre Université.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Bezons est composée de quartiers aux caractères bien distincts :

  • Le Centre, vieux Bezons
  • Les Chênes, à l'ouest zone essentiellement pavillonnaire
  • Le Quartier de l'Agriculture, à l'est anciens champs urbanisés
  • Le Nouveau Bezons au sud-ouest de la ville
  • Le Val Notre Dame au nord-ouest sur le plateau
  • La Zone Industrielle Ouest vers Carrières-sur-Seine
  • La Zone Industrielle Est vers Argenteuil.

Logement[modifier | modifier le code]

Les logements sociaux sont très présents au sein de la commune de Bezons. L'Office Public Intercommunal d'Argenteuil-Bezons gère environ 2 000 logements sur les 42 % qui appartiennent à des organismes sociaux[11].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bisunciae, Bezons XVe siècle, Bezunz[12].

Sous les Mérovingiens, on battait monnaie à Bezons, et peut-être son nom en dérive-t-il[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le maréchal de Bezons (1646-1733).

Du Haut Moyen Âge à la Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1470, Bezons compte douze maisons[14] habitées par des paysans, comme en témoigne la consécration en 1507 de l'église dédiée à saint Fiacre, saint protecteur des jardiniers.

En 1580, Marie Chanterel, dame de Bezons, épouse Claude Bazin, un médecin champenois. Le couple, est à l'origine de la famille Bazin de Bezons anoblie par la régente Marie de Médicis en 1611.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Sous Louis XIV, Bezons était la propriété de la famille Bazin, les personnages les plus célèbres de cette famille furent l'académicien Claude Bazin de Bezons (1643) et son fils Jacques Bazin de Bezons, maréchal de France en 1709 qui prit part aux dernières campagnes de Louis XIV. Son frère, Armand Bazin de Bezons, archevêque de Rouen, fit partie du conseil de régence, et autorisa l'ordination de l'abbé Dubois.

La ville avait une foire très réputée au XVIIe siècle. Il existe d'ailleurs une pièce de théâtre de l'époque, de Dancourt, intitulée La Foire de Bezons, qui a été jouée devant Louis XIV. Même si elle est moins réputée, la foire de Bezons a toujours lieu, tous les ans en septembre.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1740, une inondation détruit la quasi-totalité du village. Puis, en 1791, ont lieu les premières élections municipales.

Durant la Révolution Française, Bezons, village de 468 habitants, ne fut pas très touchée.

Sous le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Napoléon inaugura le premier pont de Bezons en 1811.

Outre ce « joli pont de pierre » que Bezons possédait, il y avait un pont de bois qui fut brûlé le par les troupes françaises pour empêcher l'ennemi d'approcher de la capitale.

XIXe siècle : la naissance d'une ville industrielle[modifier | modifier le code]

L'ancien dépôt de tramways du Grand Cerf à Bezons, au début du XXe siècle.

Bezons attire les artistes : Guy de Maupassant y séjourne souvent dans un hôtel des bords de Seine et mentionne fréquemment le village dans ses écrits ; Daubigny y peint.

L’urbanisation de Bezons commence avec son industrialisation sur les bords de Seine : d'abord à l'Est à la limite d'Argenteuil avec Rattier, une première usine de fabrication de caoutchouc en 1863 devenue en 1877 la Société Industrielle des Téléphones. Un chantier naval de 200 à 300 ouvriers, une usine de moteurs, les ascenseurs Otis-Pifre, les Câbles de Lyon. À l'ouest de la ville, La Bakélite, La Cellophane, Le Joint français, Rhône-Poulenc, la Viscose en 1914.

Entre 1871 et 1891, la population s’accroît de 60 %. Bezons connaît alors la construction d’une école et d’une mairie, l’installation du gaz ainsi que d’un bureau de postes et de télégraphes. Bezons devient une ville.

La première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Vue du monument aux morts de la guerre 1914-1918 dans l'ancien cimetière rue de La Paix.
Bezons, sortie de l'usine des Câbles télégraphiques.

En 1919, Bezons élit une municipalité socialiste, composée aux trois quarts d’ouvriers, qui refuse l’édification d’un monument aux morts. Il est finalement édifié selon des initiatives privées au cimetière. Au congrès de Tours, Bezons rejoint l’Internationale communiste et la ville devient municipalité communiste. Elle l'est restée depuis. En 1930, la ville accueillit ainsi la première Fête de l’Humanité au square Sacco et Vanzetti. Aux élections de 1935, elle publie une brochure bilan de son activité, préfacée par Marcel Cachin sous le titre de Salut, Bezons la Rouge.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville, ardemment anti-fasciste, supporte mal l’occupation allemande. Très vite, au lendemain de la défaite, elle connaît la répression, mais aussi la lutte contre l’occupant : ce sont distributions de tracts, prises de parole au cinéma, sabotages, etc.

Le député de la circonscription Gabriel Péri est arrêté et fusillé au Mont Valérien. Dix résistants bezonnais sont exécutés de 1940 à 1944. Parmi eux, Louis Champion qui avait combattu dans les Brigades internationales en Espagne.

Gabriel Péri, député fusillé en 1941.

En 1944, beaucoup de jeunes, dans les rangs des FFI, combattent l’armée d'occupation dans les localités voisines, quelques-uns s’enrôlent pour la durée de la guerre dans l’armée.

L’épuration menée dans l’administration par l’occupant nazi amène également son lot de personnalités rendues tristement célèbres par leurs exactions : le nouveau médecin du dispensaire, le docteur Destouches, plus connu sous son nom de plume de Louis-Ferdinand Céline, « assure le régime de Vichy de sa fidélité au nom de la lutte antijuive », affirmation discutable : Céline n'a jamais été en odeur de sainteté auprès des autorités de Vichy, qui ont interdit la parution de certains de ses pamphlets en zone libre. De plus, il n'a commis aucune « exaction », selon le sens ordinaire que l'on peut donner à ce mot, c'est-à-dire aucune action de violence physique à l'encontre des juifs, même s'il a intrigué auprès des autorités de la zone occupée pour prendre le poste de médecin à Bezons occupé jusque-là par une médecin d'origine haïtienne.

La libération, le , est vécue dans un immense enthousiasme[15].

Aujourd'hui : un territoire en mutation[modifier | modifier le code]

La mise en circulation du tramway T2 le 19 novembre 2012 a créé un effet de stimulation de l'immobilier à proximité du terminus actuel, en particulier l'immobilier de bureaux. Un centre d'affaires « Les Rives de Seine » a été construit à l'est à proximité du pont de Bezons, en bordure de la Seine.

La mise en œuvre d'une zone d'aménagement concertée à partir de 2018 permettra de doter la commune d'un réel centre-ville, avec la création de 130 000 m2 répartis en 60 % de logements, 30 % de commerces et 10 % d’équipements publics[16],[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vue du nouvel hôtel de ville de Bezons.

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance de Sannois, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[18],[19].

La commune constituait historiquement le canton de Bezons. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton d'Argenteuil-3.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune avait créé en 2006 avec Argenteuil la communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons. À la suite notamment d'un désaccord entre les communes lors de l'élection du président de l'intercommunalité à la suite des élections municipales de 2014 dans le Val-d'Oise, qui ont vu le basculement politique d'Argenteuil, son nouveau maire, Georges Mothron a annoncé en 2014 sa volonté de quitter la communauté d'agglomération[20],[21]. De ce fait, Argenteuil a adhéré à la métropole du Grand Paris et à l'établissement public territorial Boucle Nord de Seine[22], entrainant la dissolution de la communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons le .

La commune, ne pouvant légalement demeurer isolée, a été rattachée à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine le [23], conformément au schéma régional de coopération intercommunale approuvé par le préfet de la région d'Île-de-France le 4 mars 2015[24].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Bezons est une municipalité communiste depuis 1920, époque de création du PCF[25]. Elle a porté à la première des magistratures municipales[26] :

Louis Péronnet et son épouse, 1934, colonie de la Luzière.
  • Henri Luziau[27] : 1919-1922
  • Eugène Branchard : 1922-1926
  • Louis Péronnet : 1926-1940
  • de 1940 à 1944 : "délégation spéciale" nommée par le régime de Vichy
  • Henri Barrau : août 1944-1945 (reprise de la mairie avec le Comité de Libération)
  • Louis Péronnet : 1945-1961
  • Albert Bettencourt : 1961-1979
  • Jacques Leser : 1979-2001

Depuis l'élection municipale du 18 mars 2001, le maire de Bezons est Dominique Lesparre (PCF). Il a également remporté celles de 2008[28] et de 2014. L'équipe actuelle est composée également de Républicains, socialistes, verts et écologistes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1961 Louis Péronnet PCF  
1961 1979 Albert Bettencourt PCF Conseiller général de Bezons (1964 → 1976)
1979 mars 2001 Jacques Leser PCF Conseiller général de Bezons (1982 → 2001)
mars 2001 en cours
(au 19 janvier 2016)
Dominique Lesparre PCF Conseiller général de Bezons (2008 → 2015)
Vice-président de la CA SGBS (2016[23] → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[30],[31]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche Agenda 21 en 2007[32].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Bezons est jumelée avec[33] :

Depuis février 2002, le conseil municipal a décidé de renforcer les liens d'amitié et de solidarité avec la ville de Drapeau du Nicaragua Chaguitillo (Nicaragua).

Ville Internet[modifier | modifier le code]

En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet @@@ »[36].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2008, la population de Bezons est estimée à 28 023 habitants, ce qui en fait la 312e commune de France la plus peuplée. Elle est ainsi l'une des villes les plus habitées du Val-d'Oise[37].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[38],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 28 431 habitants, en augmentation de 1,5 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468 459 482 554 584 608 643 667 629
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
626 834 1 237 1 350 1 580 1 863 2 001 2 406 2 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 521 3 616 4 980 7 735 10 715 14 310 13 964 12 684 16 993
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
22 061 24 475 25 193 24 019 25 680 26 263 27 652 28 330 28 431
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement à Bezons n'est que public.

Lycées[modifier | modifier le code]

Il existe actuellement deux lycées à Bezons.

  • Le lycée Eugène-Ronceray : il propose les trois séries générales du baccalauréat (L, ES, S), ainsi que deux baccalauréats professionnels (EDPI et MEI).
  • Le lycée professionnel du Grand-Cerf : il offre les formations professionnelles suivantes : des CAP ECMS et EVSB et des baccalauréats professionnels de Gestion-administration, de Vente, de Commerce, et de ARCU.

Collèges[modifier | modifier le code]

Bezons, groupe scolaire Gabriel-Péri (1958), bâtiment des primaires, filles à droite et garçons à gauche.
École Léon-Feix.

Deux collèges existent actuellement à Bezons gérés par le conseil général.

  • Le collège Henri-Wallon.
  • Le collège Gabriel- Péri (inauguré le 14 septembre 1958 comme école primaire de filles et de garçons).

Élémentaires et Maternelles[modifier | modifier le code]

Bezons dispose de sept groupes scolaires avec classes élémentaires et maternelles:

Paul-Langevin, Marie-Claude-et-Paul-Vaillant-Couturier, Louise-Michel, Victor-Hugo, Marcel-Cachin, Karl-Marx et Angela-Davis

Trois écoles sont uniquement avec des classes maternelles, Gabriel-Péri, Léo- Feix et Jacques-Prévert.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année Bezons propose une exposition gratuite d'art contemporain. Ceci dans le but de « démocratiser la culture à Bezons »[41]

Santé[modifier | modifier le code]

Bezons dispose de deux cliniques privées avec deux hôpitaux (un à Argenteuil et l'autre à Colombes).

Les deux cliniques de Bezons sont :

  • Polyclinique du Plateau : toutes spécialités, chirurgie de la main et dialyse ;
  • Clinique Newco : maison de convalescence et suites opératoires.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Bezons dispose de deux complexes sportifs : le stade Auguste-Delaune, avec tribune et un en stabilisé, une piste d'athlétisme en synthétique, aires de lancer et sauts, un terrain de basket, des salles de boxe, de judo, de karaté, d'haltérophilie, un mur d'escalade et le complexe sportif Jean-Moulin avec une piscine couverte, un gymnase, des courts de tennis couverts, et un terrain de football en stabilisé.
  • Trois gymnases, à savoir, Gabrie- Péri, Marie-Claude-et-Paul-Vaillant-Couturier et Marcel-Cachin sont situés dans l'enceinte des groupes scolaires portant les mêmes noms.

Médias[modifier | modifier le code]

Trois arobases sur http://www.villes-internet.net/.

Cultes[modifier | modifier le code]

Vue de l'église Saint-Martin.

L'église catholique Saint-Martin, construite en 1937-1938, située rue Édouard-Vaillant, 16 chemin de la Pelouse[42], en face de l'arrêt d'autobus Grâce de Dieu, est l'église paroissiale de Bezons. Elle remplace une église du XVIe siècle qui était sur les bords de Seine et qui a été fermée dans les années 1930, puis démolie en 1965 pour insalubrité. L'église actuelle Saint-Martin a eu son intérieur rénové en 2011 par des bénévoles. Elle est desservie par les Fils de la charité. Il existe aussi un petit oratoire, dit chapelle du Val-Notre-Dame, avec une petite tour octogonale[43], rue de La Berthie, rue Alphonse-Cornaille, inscrit aux monuments historiques en 1984.

La communauté musulmane ne dispose plus d'aucun lieu de culte depuis la fermeture de l'unique mosquée située auparavant rue Edouard Vaillant.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 712 €, ce qui plaçait Bezons au 16 392e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[44].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 2014, pour la commune s'élève à 16 %, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale (10,4 %)[45].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un bassin d'activités performant comptant de nombreuses entreprises industrielles et de services de qualité : Le Joint Français, Rhône-Poulenc Bidim, Groupe Alès, SFR, Eratome, Darty, Hispano-Suiza, Activision, Atos, Atos WorldGrid, EMC[46].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Buste de la République (1905), détruit sous l'Occupation.

Le 30 juillet 1905, le député de Seine-et-Oise, Maurice Berteaux (1852-1911), inaugure le buste de la République. Cette statue est enlevée par l'armée allemande sous l'Occupation aux fins de récupération de métal.

Dans l'entrée de la mairie, un panneau commémoratif des morts à la guerre est l'un des seuls de France à posséder l'inscription « Guerre à la guerre et haine à la haine ».

Les espaces verts[modifier | modifier le code]

Panorama de Bezons côté maisons avec, au fond, les tours du Val-d'Argenteuil et la butte de Cormeilles.

Bezons est une ville très urbaine mais offre tout de même sept espaces verts et jardins publics[47].

  • Le Chemin de Halage situé sur la rive droite de la Seine, sentier de promenades du Pont de Bezons au Pont SNCF dit des Anglais.
  • Le square Julian-Grimau (supprimé par une opération immobilière) - (RD 308 - RD 392).
  • Le square de la Colombe (supprimé par une opération immobilière) - (RD 392).
  • Le parc Albert-Bettencourt aménagé dans les années 1970, porte ce nom en hommage à un ancien maire de la ville, il est situé rue Francis-de-Pressensé. Dans le cadre de la ZAC cœur de ville le parc sera réaménagé. Il sera complété par des chemins végétalisés ainsi que des allées piétonnes et cyclistes.
  • Le square de la République - (RD 392).
  • Le square de la Grenouillière - (Résidence des Impressionnistes).
  • Le parc Sacco-et-Vanzetti - (rue de la Berthie / rue Prudence).

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le théâtre Paul-Éluard (TPE) rénové, a rouvert en 1995. Il accueille des spectacles de musiques, de théâtre en famille et de cirque. En plus d'être un théâtre, le TPE possède également une salle de cinéma.

L'École de Musique et de Danse propose divers cours : de la danse contemporaine et classique, des cours de formation musicale et des cours de claquettes (pour adultes).

La médiathèque Guy-de-Maupassant a été rénovée en 2013. Elle possède une collection variée de livres, documentaires, DVD, CD, partitions, un espace informatique ouvert à tous, ainsi qu'une ludothèque et une artothèque.

Bezons et la littérature[modifier | modifier le code]

La ville connaît un certain renom littéraire : Guy de Maupassant, qui a régulièrement séjourné dans un hôtel en bords de Seine aujourd'hui disparu, a situé à Bezons l'action de sa nouvelle Une partie de campagne.
La médiathèque de Bezons, qui porte d'ailleurs son nom, dispose de 60 000 livres et de 5 000 disques à louer[48].

Le séjour de Louis-Ferdinand Céline à Bezons, de 1940 à 1944, a mis l'écrivain en contact avec le bibliothécaire de la ville, Albert Sérouille. Ce dernier obtient de l'écrivain une préface pour son livre, Bezons à travers les âges (1944). Cette préface commence par la phrase célèbre : « Pauvre banlieue parisienne, paillasson devant la ville où chacun s'essuie les pieds, crache un bon coup, passe, qui songe à elle ? Personne ».

La présence de Bezons dans la littérature est mise en évidence dans le livre de Daniel Renard, Ils ont chanté Bezons (2012)[49].

Bezons au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Bezons.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison de Gabrielle d'Estrées.
Guy de Maupassant.

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Bezons

Les armes de Bezons se blasonnent ainsi :

De gueules à la roue d'engrenage d'or enfermant une fontaine fascée ondée d'argent et d'azur de six pièces, ladite roue tenue par deux dextrochères et un senestrochère nus d'argent posés en pairle mouvant de la pointe et des angles supérieurs de l'écu ; au chef cousu d'azur chargé de trois couronnes ducales d'or

La commune a pour devise « La ville pour tous ».

Elle est inscrite sur le logo de Bezons réalisé en 2004.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

[réf. incomplète]

Albert Serouille, Bezons à travers les âges, 1944.jpg
  • Albert Serouille (bibliothécaire de la ville de Bezons), Bezons à travers les âges, préface de Louis-Ferdinand Céline, éd. Denoël, Paris, 1944[50].
  • Gérard Arthus, Jean-Pierre Barlier, Émile Breton, Pierre Petremann, Daniel Renard, Bezons, du village à la ville, éd. du Valhermeil, 1994[51].
  • Daniel Renard, Bezons et la guerre 1914-1918, éd. du Valhermeil, 1999.
  • Daniel Renard, Bezons, mémoire en images, éd. Alan Sutton, 2001.
  • Daniel Renard, Ils ont chanté Bezons. Bezons et ses écrivains, éd. Le Temps des Cerises, 2012.
  • Daniel Alliot et Daniel Renard, Céline à Bezons, 1940-1944, éd. du Rocher, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capretraite.fr/annuaire-maison-de-retraite/maison-de-retraite-les-parenteles-de-bezons_ville-3574-m.html
  2. Le Parisien : Argenteuil-Bezons, le casse-tête de la dissolution d'une agglomération
  3. SANDRE - Fleuve : la Seine
  4. SANDRE - Bras de Marly
  5. Site de la DDASS95
  6. Voir l'Atlas de l'eau en Val-d'Oise
  7. SEDIF - Méry-sur-Oise
  8. Météo France - Climatologie
  9. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 20 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  10. Le Parisien du 8 novembre 2008
  11. http://www.ville-bezons.fr/heading/heading1453912.html
  12. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  13. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  14. ville-bezons.fr
  15. Source : Site officiel de la ville
  16. Laurence Boccara, « Bezons reconfigure son centre-ville », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. « Altarea Cogedim et Imestia créent un nouveau centre-ville à Bezons », Le journal du Grand Paris,‎ (lire en ligne).
  18. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  19. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  20. Daniel Chollet, « Vers quelle agglo Argenteuil va-t-elle se tourner ? : Écarté du poste de président, bien qu'élu maire de la plus importante commune de cette agglomération, Georges Mothron se dit prêt à quitter et donc à dissoudre la Caab », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  21. Alain Auffray, « Le retour par l’agglo des virés par les urnes », Libération,‎ (lire en ligne).
  22. Anne-Sophie Damecour, « Sept villes s’unissent sans passion dans la Boucle nord de Seine », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine,‎ (lire en ligne).
  23. a et b « Bezons : Lesparre devient vice-président de la nouvelle agglo », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  24. « Arrêté du Préfet de la région Île-de-France du 4 mars 2015 portant adoption du schéma régional (le coopération intercommunale » [PDF], sur http://www.marneetgondoire.fr (consulté le 14 janvier 2016).
  25. Cahier spécial du journal Le Monde, édition du 11 mars 2008
  26. "Les maires de Bezons", Michel Renard.
  27. L'orthographe est bien "Luziau" et non "Luzau" ni "Luzeau".
  28. « Elections municipales - Ile-de-France Val-d'Oise », Le Monde,‎ (lire en ligne) :

    « Le Parti communiste conserve ses positions dans le Val d'Oise. Bezons, communiste depuis les années 1920, reste aux mains de Dominique Lesparre réélu au premier tour »

  29. http://www.ville-bezons.fr/content/heading3738222/content1757293.html
  30. lgodart, « Dominique Lesparre réélu », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  31. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  32. Agenda 21 de la ville de Bezons
  33. Comité de jumelage et relations internationales
  34. Leon, Eli. Paris suburb honors Palestinian assassin of Israeli minister. Israel Hayom. 2013-03-11.
  35. French town honours Israeli minister 'killer'. Al Jazeera English. 2013-03-11.
  36. Palmarès 2008 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  37. Voir Liste des communes du Val-d'Oise.
  38. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  41. http://www.ville-bezons.fr/content/heading1536105/content3944377.html
  42. Patrimoine religieux
  43. Oratoire du Val-Notre-Dame
  44. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 14 septembre 2017)
  45. « Comparateur de territoires−Commune de Bezons (95063) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 14 septembre 2017)
  46. http://france.emc.com/contact-us/contact-us.esp
  47. http://www.ville-bezons.fr/content/content1458679.html
  48. http://www.ville-bezons.fr/heading/heading3598342.html
  49. Éd. Le Temps des cerises, 2012.
  50. Extrait de la préface de Céline : "Pauvre banlieue parisienne, paillasson devant la ville où chacun s'essuie les pieds..."
  51. "Daniel Renard, Bezons, du village à la ville", Libération, 9 janvier 1995.