Saint-Cyr-sur-Morin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Cyr et Morin.
Saint-Cyr-sur-Morin
Maison de Pierre Mac Orlan (2007) localisée dans la commune.
Maison de Pierre Mac Orlan (2007) localisée dans la commune.
Blason de Saint-Cyr-sur-Morin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Coulommiers
Intercommunalité Communauté de communes de la Brie des Morin
Maire
Mandat
Édith Theodose
2014-2020
Code postal 77750
Code commune 77405
Démographie
Gentilé Saint-Cyriens, Saint-Cyriennes
Population
municipale
1 937 hab. (2014)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 24″ nord, 3° 10′ 57″ est
Altitude Min. 55 m – Max. 198 m
Superficie 19,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : [[Modèle:Géolocalisation/http:]]

[[Fichier:Modèle:Géolocalisation/http:|280px|Voir sur la carte topographique de la zone http:|class=noviewer]]
City locator 14.svg
Saint-Cyr-sur-Morin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Cyr-sur-Morin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Cyr-sur-Morin

Saint-Cyr-sur-Morin est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Les habitants sont appelés les Saint-Cyriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes proches de Saint-Cyr-sur-Morin incluent Saint-Ouen-sur-Morin à 0,72 km, Bussières à 4,17 km, Jouarre à 4,54 km, Doue à 4,74 km et Saâcy-sur-Marne à 6,4 km[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit pour partie son nom à saint Cyr, jeune martyr chrétien du IVe siècle, fils de sainte Julitte.

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de La Fraternité[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Malgré sa situation privilégiée, cette charmante petite commune ne peut échapper aux aléas de la guerre et de l'occupation. Des jeunes hommes du village dont Fernand Helmbacher et Roger Depiquigny sont requis et affectés sur des chantiers de la ligne Hildenburg (ils déserteront d'ailleurs dans un délai de deux à trois mois). Quatre commerçants et artisans (André Lebon, André Planche, Marcel Régnier et Lucien Devos) tous affiliés à un réseau de résistance sont obligés de fuir au cours d'une traque de la police allemande. Lucien Devos doit son salut à Louise Moucaud (future Depiquigny), receveuse des PTT[3]. L'odieux et la honte furent atteints lorsque des gendarmes français sous commandement du MdLC (maréchal des logis chef) Bonnet vinrent arrêter le docteur Vexler avec sa femme et ses deux filles aînées. Seul le docteur Vexler survécut à la déportation ; sa femme et ses deux filles[4] figurent actuellement sur le Monument aux Morts de la commune au titre de "Morts pour la France".

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Cyr-sur-Morin.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : Parti au 1) d’or à la palette de peintre d’azur tachetée du champ, traversée d’une plume aussi d’azur posée en bande, au 2) d’azur à la grappe de raisin d’or posée en bande et à l’épi de blé feuillé du même brochant en barre sur la grappe ; au listel mouvant des flancs brochant en chef de l’un en l’autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008   Jean-Georges Denizot UMP  
2001 2008 Jean-Georges Denizot UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Saint-Cyr-sur-Morin était de 1 684 au recensement de 1999, 1 772 en 2006 et de 1 802 en 2007. La densité de population est de 94,35 habitants par km². Le nombre de logements a été estimé à 827 en 2007 ; ces logements de Saint-Cyr-sur-Morin se composent de 687 résidences principales, 78 résidences secondaires ou occasionnelles ainsi que 61 logements vacants[1].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 937 habitants, en augmentation de 3,69 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 059 1 321 1 325 1 371 1 402 1 440 1 525 1 475 1 524
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 462 1 446 1 401 1 307 1 328 1 277 1 280 1 337 1 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 294 1 306 1 301 1 128 1 241 1 244 999 991 1 044
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 023 984 1 026 1 209 1 467 1 684 1 776 1 868 1 937
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte - cloche de l'église sonnant 13 h :

Ce musée de société a comme terrain d'étude l'est de l'Île-de-France. Il évoque aussi Pierre Mac Orlan qui vécut à Saint-Cyr-sur-Morin.

  • La maison de Pierre Mac-Orlan au hameau des Archets.
  • L'auberge de l'Œuf dur et du Commerce (en rénovation) ; elle recevait de nombreux artistes au début du XXe siècle.
  • L'église romane et gothique Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte a été terminée au début du XIIIe siècle, puis en partie reconstruite (la nef au XVIe siècle, la façade au XVIIe siècle). Elle possède des reliques de saint Aile, sainte Batilde, saint Blondin, sainte Fare, saint Fiacre, saint Patient et saint Vincent[9].

Événements[modifier | modifier le code]

De nombreux événements s'organisent dans la commune, tout au long de l'année, pour quelquefois, au cours de concerts, chanter Georges Brassens, Boby Lapointe, et se rappeler le temps de Pierre Mac Orlan.

Nature et environnement[modifier | modifier le code]

Saint-Cyr-sur-Morin se trouve entre une zone naturelle en cours de classement Natura 2000 et un aval plus calme, mais aussi moins sauvage.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Ribier, Un Petit village si bien caché, Saint-Cyr-sur-Morin, M. Ribier, (OCLC 461976550), p. 382

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Village de Saint-Cyr-sur-Morin », sur Cartes Frane (consulté le 15 mars 2012)
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Flâneries en Brie, édition Association Terroirs, 2008
  4. cf Denise Holstein et Guilles Plazy, Je ne vous oublierai jamais, mes enfants d'Auschwitz (Temoignage sur la deportation), Paris, Édition1, , 142 p. (ISBN 978-2-863-91672-8, OCLC 934266513)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Jean-Claude Lamy, Pierre Mac Orlan, l'aventurier immobile, Albin Michel, 2002.
  9. Page de présentation de l'église sur le site Topic Topos.