Larchant

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Larchant
L'église Saint-Mathurin.
L'église Saint-Mathurin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nemours
Maire
Mandat
Vincent Mevel
2014-2020
Code postal 77760
Code commune 77244
Démographie
Population
municipale
742 hab. (2014)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 06″ nord, 2° 35′ 51″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 141 m
Superficie 29,24 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.larchant.fr/

Larchant est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Lyricantois(es)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Larchant se trouve dans le parc naturel régional du Gâtinais français. Son finage est un des plus vastes du canton de la-Chapelle-la-Reine et s'étend sur des terroirs variés et originaux, aux confins du pays de Bière.

À l’ouest, le plateau du Gâtinais est un paysage de grande culture, avec des champs ouverts, où la couche de limon éolien a favorisé la culture du blé, mais aussi l’avoine et surtout l’orge, dont la qualité lui vaut d’être exportée vers les brasseries de l'Europe du Nord. À l’est, le plateau se découpe autour d’un « golfe » qui abrite en contrebas, le village de Larchant. La grosse ferme du Chapitre occupe une place particulière, sur un éperon du plateau[2]. À l’est, un diverticule de la forêt de Fontainebleau se prolonge vers la vallée du Loing. Au cœur de ce vaste cirque, se situe le marais de Larchant [3], un des derniers grands marais de l'Ile-de-France.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Larchant
La Chapelle-la-Reine Villiers-sous-Grez, Grez-sur-Loing
Amponville Larchant Saint-Pierre-lès-Nemours
Guercheville Chevrainvilliers

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le hameau de Bonnevault se trouve à environ 2 km à vol d’oiseau au sud-est du village. Sur une petite colline au nord de Larchant, se trouve actuellement un lotissement. Un moulin à vent, maintenant détruit, y a été construit à la fin du XVIIIe siècle, d’où l’appellation actuelle du lieu, le Moulin à Vent[4],[5]

Localités disparues[modifier | modifier le code]

À la fin du XIIe siècle, une commanderie de Templiers était établie à Beauvais-en-Gâtinais, près de Grez-sur-Loing et de Nemours. Cette commanderie était seigneur de trois fiefs sur le territoire de Larchant :

  • la commanderie de Bonnevault ou la commanderie possédait, depuis 1246, une ferme de 200 arpents de terre
  • le village de Blomont, acquit par Pierre de Beaumont en 1264 ou la commanderie de Templiers possédait une ferme de 112 arpents de terre.
  • la ferme des Coudres, achetée en 1280 à Jean de la Coudre, un bourgeois d'Yèvre-le-Châtel de 202 arpents de terre.

Ces écarts ne se relevèrent pas des ruines après la guerre de Cent Ans[6].

Des documents d’archive mentionnent également Trémainville, à la frontière entre deux finages, celui de Saint-Pierre-lès-Nemours et de Larchant. Ce site fut également partiellement abandonné après la guerre de Cent Ans. Cette grande ferme repris vie, elle figure sur le cadastre de 1744. Le dernier habitant quitta Trémainville en 1904, depuis les bâtiments se sont écroulés et la majeure partie des matériaux a disparu. Il reste actuellement un bosquet au milieu des champs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Larchant est attesté sous les formes latinisées Largus Campus en 1006, Liricantus sive Largus Campus vers 1041, Larchandum vers 1120[7]mais aussi sous la forme Saint-Mathurin-de-l'Arquan en 1634.

Les spécialistes ne s’accordent pas sur l’origine du nom de Larchant. Albert Dauzat, suivi par Ernest Nègre se basent sur la forme la plus ancienne Largus Campus pour formuler l'hypothèse d'un « large champ », dont la phonétique et le rapprochement avec d'autres noms de lieux homophones sont capables de rendre compte de la forme actuelle Larchant. En effet, le Liricantus de la mention latine Liricantus sive Largus Campus, c'est-à-dire « Liricantus ou encore Large Champ », peut difficilement aboutir à Larchant. En outre, le type toponymique Larchamp est fréquent par ailleurs, exemple : Larchamp (Mayenne, Largo Campo 1293), Larchamp (Orne, Larcamps 1287) et Larchamp (Orne, Larchant, sans date)[8],[9]. Albert Dauzat considère même que Liricantus est une « fantaisie de scribe ». En revanche, Xavier Delamarre traite Liricantus comme un toponyme gaulois en -cantus, similaire dans sa composition à Cati-cantus, aujourd'hui Cachan (Caticantus 872) et à Medio-cantus[10] (Mediocantus VIe siècle, Grégoire de Tours), nom de lieu disparu, traditionnellement situé à La Celle (Allier). Le même auteur ne relie pas Liricantus à un anthroponyme ou à un théonyme. Il n'explique pas la nature du premier élément Liri-. Par ailleurs, il n'existe pas de preuve de l'existence d'un nom de dieu gaulois *Liros, équivalent du dieu celtique insulaire Lir (irlandais) et Llyr (gallois). L'élément -cantus est issu du gaulois *cantos « cercle (de la roue), jante » > latin cantus, à l'origine des termes français chant « côté » (dans les locutions de chant, à chant « sur le côté le moins large »)[11] et canton[12].

Remarque : il n'y a pas de contradiction à voir conjointement dans les deux formes Liricantus et Largus Campus de la mention du XIe siècle, l'origine du toponyme Larchant. Il peut s'agir d'un phénomène de remotivation : la forme romane, non connue (peut-être *Lercant), étant devenue phonétiquement proche de *Large Champ, altérée par étymologie populaire. Un élément Lir- (ou Liri-) peut être reconnu dans les types toponymiques gaulois ou gallo-romans Liriacum, suivi du suffixe d'origine gauloise (-i)-acum : Léré (Cher, de Lirado 860), Léry (Eure, Liriacum 1082), Liré (Maine-et-Loire, Liriacus vers 1070). Pour Albert Dauzat, Lir- représente l'anthroponyme gaulois Lirus[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le site est un lieu mystique qui a inspiré pendant des siècles la foi des hommes et des femmes qui l’habitaient, avant même d’être un haut lieu de la spiritualité chrétienne. Il existait certainement sur ce site dans la Gaule, un sanctuaire dédié au culte de l’eau. On peut dater la destruction et l’abandon du sanctuaire de Larchant entre 350 et 378. Les autres sanctuaires proches de Larchant (Sceaux du Gâtinais, Pithiviers-le-Vieil, Châteaubleau) ont été détruits à peu près à la même époque[14].

Saint Mathurin[modifier | modifier le code]

La légende fait naître saint Mathurin à Larchant, à la fin du IIIe siècle. Mais on ne sait rien de son culte jusqu’à une brève mention dans le martyrologe d’Usuard vers la fin du IXe siècle. Un manuscrit du Xe siècle donne le récit légendaire de sa vie, qui sera repris tout au long du Moyen Âge. Son père s’appelait Marin et sa mère Eufémie. Mathurin avait été instruit dans la religion du Christ par l’évêque Polycarpe. Mathurin fut ordonné prêtre à l’âge de vingt ans. Il advint alors que Rome fut frappée de maux divers et la fille de l’empereur Maximien Hercule fut tourmentée par le démon qui, lui-même, se mit à crier qu’il fallait faire venir de Gaule, pour le chasser, un serviteur du Christ nommé Mathurin. Arrivé à Rome, Mathurin guérit les malades qui s’étaient portés à sa rencontre et sauva la fille de l’empereur, Théodora. Il resta trois ans à Rome, accomplissant de nombreux miracles et y mourut le jour des Calendes de novembre (le 1er novembre) en demandant que son corps fut ramené dans son village natal. L’empereur donna une escorte et ordonna que le corps de Mathurin soit ramené à Larchant. Sur son tombeau, de nombreux miracles se produisirent et cela fut à l’origine d’un pèlerinage très important au Moyen Âge[15].

Chapitre de Notre-Dame de Paris[modifier | modifier le code]

Elisabeth Le Riche, fille de Lisiard Le Riche, reçoit Larchant en héritage de son père vers 950. Au début du XIe siècle (1005 ?), en accord avec son fils Renaud de Vendôme, évêque de Paris, elle donne Larchant au chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris[16]. Le destin de Larchant est alors lié au chapitre de chanoines de la cathédrale jusqu'en 1789 : à partir de cette donation, le chapitre de Notre-Dame allait jouer, en tant que seigneur de Larchant, un rôle primordial à Larchant jusqu’à la Révolution française, notamment par rapport à l’église de Larchant, dédiée à saint Mathurin et siège d’un très important pèlerinage. À la Révolution, les biens du chapitre furent vendus et dispersés[17].

Pèlerinage national[modifier | modifier le code]

Un pèlerinage important se développa au Moyen Âge sur le tombeau de saint Mathurin. En 1324, le pèlerinage était si florissant que les chanoines utilisèrent une partie des offrandes pour subvenir aux besoins des clercs de Notre-Dame de Paris. Le renom de Larchant se développa au cours du Moyen Âge, et on trouve la mention de Larchant et de saint Mathurin dans plusieurs chansons de geste. C’est la foule des pèlerins qui rendit nécessaire la construction de cette grande église. L’apogée du pèlerinage culmina vers la fin du Moyen Âge, à partir du XIIe siècle. On venait demander l’intercession de saint Mathurin pour la guérison des fous et des possédés. L’ancienne route du Midi passait à côté du village et de nombreux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle s’arrêtaient auprès des reliques du saint[18]. Plusieurs rois vinrent en pèlerinage à Larchant : Charles IV en 1325, Louis XI en 1467, Charles VIII en 1486, François 1er en 1519 et 1541, Henri II en 1551, Henri III en 1587 et Henri IV en 1599[19]. Le pèlerinage disparut après la Révolution et quelques prêtres et fidèles tentèrent de le faire revivre au début du XXe siècle. La tradition fut reprise après la guerre de 1914 et, de nos jours, le lundi de Pentecôte se déroule une cérémonie pour honorer saint Mathurin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 1995 Marcel Briand
1995 mars 2001 Yvon Leporcher Ingénieur
mars 2001 mars 2008 Claude Moulliet
mars 2008 en cours Vincent Mevel[20]   Agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 742 habitants, en augmentation de 1,37 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
470 532 524 504 671 723 730 683 715
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
710 702 648 627 621 659 689 679 642
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
665 586 602 526 564 559 553 533 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
508 524 505 534 578 695 724 751 742
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations animent la vie du village et organisent des manifestations.

  • L’Association culturelle de Larchant[25] organise des concerts de musique dans l'église, des expositions sur l’histoire de Larchant et de son église, des balades historiques dans le village ancien et ses alentours, ainsi que des randonnées culturelles et de découverte du patrimoine naturel.
  • L’association « Larchant Animation »[26] organise un brocante annuelle, un fête musicale et sportive annuelle (la fête de la Baleine), un triathlon et deux grandes randonnées en VTT, « l'Hivernale » et la « Lyricantoise » (de 15, 27, 40 et 55 km), ainsi que de nombreuses bourses pour adultes et enfants.
  • L’association « Larchant en fêtes » organise, avec les autres associations du village, une grande fête ouverte sur les visiteurs extérieurs. La prochaine fête est prévue pour septembre 2011, sur le thème de la fête des fous.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Proches de Paris, les rochers de Fontainebleau et en particulier ceux de Larchant, offrent aux alpinistes et aux varappeurs de remarquables possibilités d’entraînement et aux plus jeunes, ou moins expérimentés, un terrain de jeu exceptionnel. Les rochers de grès lisse, d’environ 2 à 10 mètres de hauteur, sont constitués principalement de blocs francs, de plaques et de dalles aux prises rares et petites, de fissures étroites et courbes. Ils donnent aux grimpeurs la possibilité d’exercer plus intensément leur équilibre, leurs prises de doigt et l’adhérence des pieds. Ces rochers aux formes très variées possèdent toute une graduation de difficultés, qui vont de la simple escalade facile aux limites extrêmes des possibilités.

Depuis les débuts, l’aire et le nombre des rochers pour grimpeurs se sont accrus. On a jalonné les voies d’escalade en sériant les difficultés. Ces voies sont indiquées par un fléchage de couleur. Les premiers grimpeurs apparaissent vers 1930 sur le massif des Trois Pignons. En 1947, Fred Bernik, du Club Alpin, créa les circuits et parcours d’escalade, dont le premier fut le parcours bleu et rouge du Cuvier-Châtillon. Il s’agit là de véritables itinéraires à travers les chaos de rochers. À Larchant, la Dame-Jouanne constitue la roche d’escalade la plus haute et la plus célèbre du massif de Fontainebleau.

La grande diversité des paysages de Larchant offre au promeneur un éventail très riche de promenades : forêt, clairières, chaos rocheux, plateau… Le chemin de grande randonnée GR13 passe par Larchant, de la gare de Nemours à celle d’Avon-Fontainebleau.

Un centre équestre est établi sur le territoire de Larchant.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Mathurin[modifier | modifier le code]

Croix de chemin[modifier | modifier le code]

Le territoire comprenait plusieurs croix de chemin, dont certaines d’entre elles ont été restaurées. Le calvaire des Trois Croix, situé à la sortie du village, sur la route de la Dame-Jouanne, est daté du XIIe siècle et présente la forme d’une pyramide octogonale à huit faces et sept niveaux avec un socle qui supportait initialement cinq colonnes. La croix du Petit Homme marquait un point élevé du massif du « Rocher de la Justice ». La croix Saint-Bernard, dans la forêt, était plantée sur un rocher qui domine une ancienne source alimentée par les eaux de ruissellement. La croix de Bonnevault est située sur le plateau, à l’orée d’un bois, en haut du hameau de Bonnevault. La croix Sainte-Marie-Madeleine se trouve à la sortie de Larchant, en direction de Nemours, là où se dressait, au Moyen Âge, une chapelle dite de Sainte-Marie-Madeleine.

La croix Bardin est située près de la porte de Paris. Cette croix est sûrement très ancienne car elle figure déjà sur un plan du XVIIIe siècle.

La croix des Postes se situe sur l’ancien chemin emprunté par la poste royale.

Monuments et témoignages du Larchant ancien[modifier | modifier le code]

La fontaine Saint-Mathurin.
  • Fontaine Saint-Mathurin : Une fontaine, dont l’emplacement remonte sans doute aux origines du village de Larchant, se trouve située dans les bois à l’écart du village et à 600 mètres environ en ligne droite au nord de l’église. Elle se compose, à flanc de coteau, d’un petit édicule de pierre, reconstruit probablement plusieurs fois et en dernier lieu, il y a une centaine d’années, et qui recouvre un petit bassin dont une roche forme le fond. Ce bassin est alimenté actuellement de façon intermittente, par de l’eau qui ruisselle à faible profondeur. Cette « source » était sans doute plus abondante autrefois, lorsque la fontaine était située au milieu d’un lande, avant les plantations de pins opérées durant le XIXe siècle. Il semble qu’il faille voir en ce lieu la persistance d’un ancien culte des eaux, très populaire chez les populations locales, qui aurait été repris par le culte catholique en raison de son caractère vivace et persistant dans la mémoire et la foi des habitants de Larchant. La tradition raconte que Mathurin était berger et que, pour abreuver ses troupeaux, il avait fait jaillir la fontaine d’un coup de pied, dont on montre l’empreinte dans la roche
  • Anciennes bornes (forêt de la Commanderie) : D’anciennes bornes de limite, datées d’avant la Révolution, marquent encore le territoire de Larchant en direction de Villiers-sous-Grez. Elles sont frappées du signe du Chapitre, c’est-à-dire des ceps, avec lesquels on entravait les fous qui étaient amenés à saint Mathurin pour leur guérison.
  • Anciennes halles (XVe siècle) : L’emplacement des anciennes halles de Larchant est encore visible, rue de l'Église, par une plaque apposée en 1792.
  • Ancienne auberge des Trois Rois : Au carrefour des Trois-Rois se situe la maison ancienne la mieux conservée de Larchant, avec sa façade du XVe siècle. Il s’agit d’une ancienne auberge avec ses dépendances, comme il en existait de nombreuses aux temps florissants du pèlerinage de Larchant.
  • Grange aux dîme, colombier et puits à la ferme du Chapitre : La ferme du Chapitre domine le village de Larchant. On y voit, dans la cour, un puits du XVe siècle avec une inscription datée de 1476. Il existe aussi une grange aux dîmes, reconstruite au XVIIIe siècle, afin de recueillir la part des récoltes destinée aux chanoines, ainsi qu’un pigeonnier de la même époque.
  • Préhistoire : Larchant tient une place importante dans l’art rupestre du Bassin parisien. Cette commune possède le plus grand nombre de cavités ornées, puisqu’on en compte actuellement plus d’une centaine. Un deuxième attrait de ces cavités tient à la variété des gravures qu’elles contiennent, depuis les ensembles de sillons usés qui sont certainement les plus anciens, jusqu’aux patronymes et inscriptions du XVIIe au XIXe siècles, en passant par diverses figurations symboliques d’époques variées, mais qui font souvent partie d’un fonds commun, que l’on peut qualifier d’européen. Le massif de la Dame-Jouanne est particulièrement riche, avec 26 abris connus. Le plus célèbre est la « grotte aux Voleurs », qui présente un aspect très dégradé et pollué. On y distingue quand même des incisions assez bien conservées, plusieurs arboriformes et, çà et là, des inscriptions du XVIIIe et XIXe siècles. Sur le versant nord de la « Roche au Diable » se situe la grande grotte dite « grotte à la peinture», découverte en 1959 et très étudiée par les préhistoriens. Un intérêt majeur de cette grotte est d’avoir permis d’attribuer certaines des gravures qui s’y trouvent à l’époque mésolithique. En effet, un bloc de grès présentant des sillons gravés et un gros bloc monolithe entièrement gravé étaient en contact avec la couche mésolithique, où furent retrouvés à la fois les outils ayant servi à graver, et des restes d’activité humaine (armatures d’armes en silex, foyers, restes de faune).

Galerie (1)[modifier | modifier le code]

Paysages lyricantois
La forêt
Autour du village

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite la réserve naturelle du marais de Larchant, zone humide d'une centaine d'hectares.

Richesse de la flore[modifier | modifier le code]

En dehors du marais de Larchant, formation hygrophile, la commune de Larchant possède une grande variété de paysages, de géologie et d’hydromorphie, qui induit une diversité floristique exceptionnelle.

On distingue des formations thermophiles et xérophiles au niveau des zones de relief, des formations acidiphiles ou acidiclines, sur les affleurements stampiens (sables et grès). On trouve également des formations mésophiles, neutrophiles ou neutroclines au niveau des plateaux limoneux ou des bas de pente. On dénombre sur le territoire de la commune 586 plantes vasculaires (soit 32 % de la flore vasculaire régionale). Mais, à la suite de l’évolution du climat et du paysage, 150 espèces notées avant 2000 n’ont pas été revues. Ces espèces non revues sont, en quasi-totalité, d’intérêt patrimonial. Beaucoup sont protégées, très rares, voire considérées disparues de la région Ile-de-France.

Le territoire de la commune comprend une ZNIEFF de type II : le « massif de Fontainebleau », c'est-à-dire, la forêt, et 8 ZNIEFF de type I, qui sont : le « Marais de Larchant », la « Grotte de la Roche au Diable », la « Carrière souterraine de Larchant », le « Moulin à Vent », les « Pentes du Marchais », les « Sablières du Mont Blanc », le « Rocher de la Dame-Jouanne » et les « Sablières de Bonnevault ». Une mention spéciale doit être faite à propos des sites de carrière après la fin de leur exploitation. Il s’agit de milieux particuliers, xérophiles, de colonisation. On y recense 161 espèces végétales, dont 2 très rares, 3 espèces rares et 7 espèces assez rares. Le site de la Roche au Diable est également riche, puisqu’on y recense 336 espèces, dont 3 espèces protégées (une au niveau national et 2 au niveau régional), 9 espèces très rares et 12 espèces rares.

Personnalités liées à l'histoire de la commune[modifier | modifier le code]

  • Hugues Clément, doyen du Chapitre de Notre-Dame : Hugues Clément fut élu doyen du Chapitre de Notre-Dame de Paris en 1195. Le père de Hugues Clément, Robert III Clément, maréchal de France, s’était vu confier par le roi Louis VII le Jeune, l’éducation de son enfant Philippe, le futur Philippe Auguste, dès 1168. Or, la tradition veut que l’église de Larchant ait bénéficié, lors de son édification, de libéralités de Philippe Auguste. Sans doute, le roi reporta-t-il sur les fils de Robert III, dont Hugues, l’affection qu’il avait eue pour son précepteur.
  • Nicolas Deleau : Nicolas Deleau avait acquis vers les années 1840 la propriété du Marais, Il était déjà un personnage important de son époque. Né le 29 avril 1797 à Vézelise, il avait été chirurgien sous-aide sous l’Empire, attaché aux hôpitaux de la 24e division militaire, puis au 4e cuirassiers d’Angoulême. Il était docteur en médecine et chevalier de la légion d’honneur. Il mourut à Larchant le 30 novembre 1862. C’est Léon Deleau, son fils cadet, qui resta dans la propriété du marais et devint maire de Larchant en 1866.
  • Eugène Thoison : Eugène Cantien Thoison est né à Fontainebleau le 6 octobre 1846. Son père était natif de Larchant. Après une carrière commerciale, il revint se fixer à Larchant et se consacra alors pleinement à l’histoire de Larchant et de tous les villages des alentours. Il fut aussi correspondant du ministère. Après plusieurs années d’un travail quotidien d’érudit, avec de multiples communications aux congrès des Sociétés savantes et des Beaux-Arts, il tomba gravement malade vers 1908 et mourut le 31 mars 1910. Ses obsèques furent célébrées à Larchant le samedi 2 avril 1910. Il laisse une abondante bibliographie, riche de 77 références, où Larchant a une large place. Il faut notamment citer ses Petites notes d’histoire gâtinaise (1893 et 1894), publiées en 2 tomes (159 et 162 pages), son histoire de la viticulture en Gâtinais (1900, 344 pages) et surtout son Saint-Mathurin, publié en 1889 (316 p.).
  • Chanoine Mangou : Le chanoine Mangou arrive à Larchant le 20 octobre 1910. Il a 60 ans et vient de quitter la paroisse de Saint-Sauveur, près de Montereau, où il officiait depuis 28 ans. Avec d’autres prêtres, il met sur pied la communauté sacerdotale de Larchant. Il leur faut organiser la vie communautaire et desservir de nombreuses paroisses éloignées les unes des autres : Guercheville, Amponville, Jacqueville, Fromont, Burcy, Garentreville, Rumont, Herbeauvilliers et Buthiers.En janvier 1920, le chanoine Mangou meurt, entouré de ses amis.
  • Jacques-Louis Dumesnil : Issu d’une très ancienne famille de Larchant, Jacques-Louis Dumesnil naquit à Paris le 15 mars 1882. Avocat à la Cour d’appel, juriste publiciste, administrateur, chef de cabinet d’Aristide Briand ministre de l’Instruction, puis de la Justice, il fut élu pour la première fois en 1906 conseiller général du canton de la Chapelle-la-Reine. Réélu à de nombreuses reprises, il siégea sans interruption jusqu’en 1940. Il fut élu député de l’arrondissement de Fontainebleau en 1910, puis réélu en 1914. Appelé au ministère, d’abord comme sous-secrétaire d’État à la marine de guerre, puis comme sous-secrétaire d’État à l’aéronautique militaire et maritime dans le premier cabinet Painlevé, du 12 septembre 1917 au 16 novembre 1917, il fut ensuite sous-secrétaire d’État à la guerre dans le cabinet Herriot en 1926, ministre de la marine dans le cabinet Tardieu, du 2 mars 1930 au 23 décembre 1930 et ministre de l’air dans les cabinets Laval, du 27 janvier 1931 au 20 février 1932. Il devint maire de Fontainebleau en 1935 et fut élu sénateur la même année.
  • Jeannie Dumesnil : artiste peintre représentative de l'impressionnisme abstrait, née à Paris le 18 janvier 1926, décédée accidentellement à Ramatuelle en 2000, repose dans le caveau de la famille Dumesnil à Larchant.
  • Le peintre français Balthus (1908-2001) représenta une Vue de Larchant dans une célèbre toile de 1939.

Galerie (2)[modifier | modifier le code]

Instantanés lyricantois
Le village
Autour de la Basilique Saint-Mathurin

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos - Le guide du patrimoine Île-de-France - p. 362-367 - Hachette - Paris - 1992 - (ISBN 2-01-016811-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Habitants Larchant. Consulté le 9 décembre 2008. Habitants.fr.
  2. Claude Collin-Delavaud (1988) Milieu naturel et terroirs. In Larchant, 10000 ans d'histoire. Château-Musée de Nemours, Association Culturelle de Larchant, p. 17-23
  3. http://www.maraisdelarchant.fr
  4. Eugène Thoison (1991) Petites notes d'histoire Gâtinaise. Fontainebleau, impr. Bourges, 153 p
  5. Michel Lepage (2009) Hermand de Trouville, inventeur incompris. Bull. n° 23 Association Culturelle de Larchant, p. 17
  6. Marc Verdier (1997) Le temporel de la Commanderie de Beauvais (près de Nemours en Seine-et-Marne). Mémoires Féd. Soc. Hist. et Archéo. de Paris et I.-de-F. 48 : 151-160
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France [1]
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 387b
  9. Ernest Nègre, op. cit.
  10. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance, 2003, p. 104 - 105
  11. Site du CNRTL : étymologie de chant [2]
  12. Site du CNRTL : étymologie de canton [3]
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 396b.
  14. Aline Rousselle (1990) Croire et guérir. La foi en Gaule dans l'Antiquité tardive. Fayard, 382 pp.
  15. Pierre Morel (1988) Traduction de la plus ancienne vie de Saint Mathurin. In Larchant, 10000 ans d'histoire, Château-Musée de Nemours, Association Culturelle de Larchant, p. 106-114
  16. branche Le Riche de Paris.
  17. Marc Verdier (1969) L'église Saint-Mathurin de Larchant. Amis des Monuments et Sites de Seine-et-Marne. 140 pp.
  18. Priscille Dulin (1995) Le pèlerinage de saint Mathurin de Larchant: aspects spirituels et matériels. Mémoire de maîtrise d'histoire, Université Paris X-Nanterre, 185 pp.
  19. Eugène Thoison (1888) Les séjours des rois de France dans le Gâtinais. Paris, Picard; Orléans, Herluison, 197 pp.
  20. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en février 2014).
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. http://www.larchant.com
  26. http://www.larchantanimation.fr