Charmentray

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Charmentray
Charmentray
La mairie.
Blason de Charmentray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité communauté de communes Plaines et monts de France
Maire
Mandat
Bernard Lenfant
2020-2026
Code postal 77410
Code commune 77094
Démographie
Gentilé Carmentraciens
Population
municipale
289 hab. (2017 en augmentation de 7,04 % par rapport à 2012)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 43″ nord, 2° 46′ 35″ est
Altitude Min. 40 m
Max. 95 m
Superficie 4,67 km2
Élections
Départementales Canton de Claye-Souilly
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Charmentray
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Charmentray

Charmentray est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Carmentraciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Charmentray est situé à 9,5 km à ouest de Meaux[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Charmentray
Charny Villeroy
Charmentray Trilbardou
Fresnes-sur-Marne Précy-sur-Marne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 6,02 km[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Charmentray, comme tout le département, connaît un régime climatique tempéré, de type atlantique.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne d'autocars No 9 (MeauxMitry-Mory) du réseau de cars Transdev[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 32 lieux-dits administratifs[Note 1] répertoriés[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2018[8], le territoire de la commune se répartit[Note 2] en 82,3 % de terres arables, 12 % d’eaux continentales[Note 3], 5,7 % de zones urbanisées et < 0,5 % de forêts[5],[9].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 111 dont 81,6 % de maisons et 16,6 % d'appartements[Note 4].

Parmi ces logements, 92,8 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 6,2 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 70,1 % contre 23,4 % de locataires et 6,5 % logés gratuitement [10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a été mentionnée au Xe siècle sous le nom de Carmentundis vers 940[11] ; puis sous les formes Carmentriacum vers 1070[12] ; Charmentri en 1217[13] ; Charmentroiacum en 1222[14] ; Terra de Charmentreio en 1223[15] ; Charmentré en 1246[16] ; O. de Charmentario en 1256[17] ; Charmetreium en 1273[18] ; Charmenterium en 1291[19] ; Chermentré au XIIIe siècle[20] ; Charmentreyum en 1307[21] ; Charmentière en 1338[22] ; Chiermentré en 1418[23] ; Charmentrel en 1505[24] ; Charmentrey en 1514[25] ; Charmentré en France en 1540[26] ; Charmantré en 1569[27] ; Charmenteray en 1584[27] ; Charmantray en Brieau XVIIIe siècle[28],[29].

Ce toponyme provient de l'agglutination du nom de personne gallo-romain carmentirus et du suffixe acum qui signifie : la « terre de carmentirus », du nom de la divinité gallo-romaine carmentis.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après la tradition, un jeune prince mérovingien, peut-être l’un des fils du roi Chilpéric, est retrouvé mort, vers 570, près de la Marne, sans que la cause du décès, noyade, accident ou règlement de comptes, soit élucidée[30]. À l’emplacement de sa sépulture est élevée une première église dédiée à saint Symphorien. Disparue depuis, elle figure toutefois sur la carte de Cassini, à la fin du XVIIe siècle. À deux reprises, en 862 et en 888, des Normands, qui, sur leurs drakkars, remontent la Marne vers Meaux, dévastent le village. Des armes attestant leur passage sont mises au jour, en 1845, à l’occasion des travaux de percement du canal de l’Ourcq. À la fin du XIe siècle, en 1085, Oger, seigneur de Charmentray abandonne sa terre à l’abbaye de Saint-Faron de Meaux, alors qu’il y entre comme moine. Le fief figure dans les possessions du monastère jusqu’à la Révolution et attaché, un certain temps, à la fonction de trésorier, il est souvent désigné sous le nom de « trésorerie ». Depuis le Moyen Âge, une source, la « fontaine Sainte-Geneviève », est le but de processions auxquelles les enfants coquelucheux sont conduits pour obtenir leur guérison. Le dernier pèlerinage aurait eu lieu en 1863[30].

À partir de 1420 jusqu'au début du XIXe siècle, les Courtier, descendants d'Oger, famille de laboureurs installée dans la région de Meaux, tiennent la ferme de Charmentray.

L’un des membres de cette famille, Éléonore-Ambroise Courtier de Charmentray, né en 1772, effectue une brillante carrière militaire. Commandant de la garde nationale locale en 1790, il sert dans l’armée de Sambre et Meuse sous la 1re République, dans les armées de Hollande, de Vendée et surtout dans la Grande Armée pendant le Consulat et l’Empire. Il franchit tous les grades jusqu’à celui de colonel, que lui confère Napoléon en 1813. Il se retire en « demi-solde » à Charmentray après la bataille de Waterloo, où deux chevaux sont tués sous lui. En 1818, Louis XVIII lui confie à nouveau un commandement et le nomme « maréchal de camp ». En 1826, Charles X le fait baron, en remerciement de sa participation à la guerre menée en Espagne[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
4 mai 1974 2014 Henri Lenfant    
2014 En cours Bernard Lenfant [32]   Agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].

En 2017, la commune comptait 289 habitants[Note 5], en augmentation de 7,04 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
223243219214216205208200212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
213219197174170169164196209
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
216229215162153143154147127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
133135148190236234255258270
2017 - - - - - - - -
289--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La Fête de l'oignon (vers septembre).
  • La Kermesse (vers mai/juin).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 100, représentant 269 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 25 590 euros[37].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 48, occupant 152 actifs résidants.

Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 78,2 % contre un taux de chômage de 5,7 %.

Les 16,1 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 8,8 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 3,6 % de retraités ou préretraités et 3,6 % pour les autres inactifs[38].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d'établissements actifs était de 25 dont 4 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 3 dans la construction, 15 dans le commerce-transports-services divers et 3 étaient relatifs au secteur administratif[39].

Ces établissements ont pourvu 36 postes salariés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église de la Sainte-Trinité.
Le canal de l'Ourcq.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église placée sous le vocable de la Sainte-Trinité, reconstruite au XVIIe siècle contient plusieurs éléments classés au titre d'objet dont le retable du maître-autel avec un tableau de Jean Bardin[40].
  • Les berges du canal de l'Ourcq.
  • La rivière la Marne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Caroline-Eugénie Weber (1867-1945), actrice française a résidé de 1906 à sa mort dans la propriété des « Feuilles » au bord du canal de l'Ourcq.
  • Jean Bardin (1732-1809), peintre français[30].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Charmentray Blason
De gueules à la barre d'or accompagnée d'un épi de blé en chef et d'une fleur de lis en pointe, le tout du même.
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  2. Statistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Localisation de Charmentray, » sur Géoportail (consulté le 16 mai 2020).
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Marne (F---0100) » (consulté le 16 mai 2020)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Marne (F6607501) » (consulté le 16 mai 2020)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Courset (F6604000) » (consulté le 16 mai 2020)
  5. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 10 décembre 2018
  6. Transdev, ligne 9
  7. Site territoires-fr.fr consulté le 18 février 2020 sous le code commune 77094.
  8. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  9. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  10. Statistiques officielles de l‘INSEE, section Logement consulté le 16 mai 2020
  11. Doublet, Saint-Denis, p. 738.
  12. Du Plessis, II, p. 8.
  13. Archives nationales, S 5186, fol. 30.
  14. Archives nationales, MM 894, n° 52.
  15. Layettes Trésor, II, p. 13.
  16. Archives nationales, S 408, fol. 29 v°.
  17. Archives hosp. Meaux, A 5, p. 223.
  18. Cartulaire Sainte-Geneviève, ms. 356, p. 346.
  19. Bibl. nat., ms. latin 10944, fol. 114 v°.
  20. Bibl. nat., ms. français 11571, fol. 23 v°.
  21. Archives nationales, S 5186, fol. 32 v°.
  22. Archives hosp. Meaux, IV B 2.
  23. Archives nationales, JJ 170, n° 136.
  24. (Cop. XVIIIe siècle) Arch. nat., S 1551.
  25. Archives S.-et-M., Chartes du Séminaire.
  26. Archives nationales, P 1642, n° 1508.
  27. a et b Archives nationales, S 408.
  28. Archives nationales, S 1551.
  29. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 105.
  30. a b c et d « CHARMENTRAY », sur http://www.histoireclaye77.org/ (consulté le 18 septembre 2012)
  31. Résultats de l’élection présidentielle 2017 sur le site du ministère de l’Intérieur
  32. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en janvier 2019).
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  37. Statistiques officielles de l‘INSEE, section « Revenus et pauvreté des ménages », consulté le 6 novembre 2020
  38. Statistiques officielles de l‘INSEE, section « Population active, emploi et chômage au sens du recensement en 2017 », consulté le 6 novembre 2020
  39. Statistiques officielles de l‘INSEE, section « Caractéristiques des établissements en 2015 », consulté le 6 novembre 2020
  40. « Les objets classés de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture