Montereau-Fault-Yonne

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Montereau-Fault-Yonne
Montereau-Fault-Yonne
Les ponts de Montereau et la statue équestre de Napoléon Ier vus de la rive nord avec, à droite, le centre-ville dominé par la collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup.
Blason de Montereau-Fault-Yonne
Blason
Montereau-Fault-Yonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité CC du Pays de Montereau
(siège)
Maire
Mandat
James Chéron (UDI)
2020-2026
Code postal 77130
Code commune 77305
Démographie
Gentilé Monterelais
Population
municipale
20 712 hab. (2018 en augmentation de 20,61 % par rapport à 2013)
Densité 2 276 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 07″ nord, 2° 57′ 03″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 121 m
Superficie 9,10 km2
Unité urbaine Montereau-Fault-Yonne
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montereau-Fault-Yonne
(bureau centralisateur)
Législatives 3e circonscription de Seine-et-Marne
Localisation
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Liens
Site web ville-montereau77.fr

Montereau-Fault-Yonne, prononcé [mɔ̃tʁofotjɔn], est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en grande couronne de Paris en région Île-de-France.

Couramment appelée « Montereau », elle ne doit pas être confondue avec la commune de Montereau dans le Loiret ou avec la commune de Montereau-sur-le-Jard, en Seine-et-Marne, à 6 km au nord de Melun.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située aux confins du Gâtinais au sud, de la Brie au nord, de la Bassée à l'est, la ville tient son nom de sa position géographique au confluent de l'Yonne et de la Seine. Mais le débit de l'Yonne étant supérieur à celui de la Seine à la confluence, c'est géographiquement la Seine qui se jette dans l'Yonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1]. L'altitude varie de 47 mètres à 121 mètres pour le point le plus haut, le centre de la ville se situant à environ 51 mètres d'altitude (hôtel de ville)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Montereau-Fault-Yonne.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés :

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 6,89 km[6].

Malgré plusieurs retenues sur l'Yonne et ses affluents dans le Morvan (lac des Settons mis en service en 1861, lac du Crescent mis en service en 1932, lac de Chaumeçon mis en service en 1935, lac de Pannecière mis en service en 1949), des inondations surviennent régulièrement, en particulier quand l'Yonne et la Seine sont simultanément en crue. La dernière grande inondation a lieu en .

Avec la mise en service en 1966 du réservoir Seine (le lac d'Orient), les crues diminuent en fréquence et en intensité. Elles deviennent très rares avec la mise en service du réservoir Aube en 1989 et la mise en place de mesures de suivi et de prévision performantes[7].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[8].

La commune fait partie du SAGE « Bassée Voulzie », en cours d'élaboration en décembre 2020. Le territoire de ce SAGE concerne 144 communes dont 73 en Seine-et-Marne, 50 dans l'Aube, 15 dans la Marne et 6 dans l'Yonne, pour une superficie de 1 710 km2[9],. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par Syndicat Mixte Ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), qualifié de « structure porteuse »[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 3 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4,8 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,5 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 713 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 2,2 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : -2,7 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[12]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[11]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[13]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 32 km à vol d'oiseau[14], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[15] à 11,6 °C pour 1991-2020[16].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[17].

Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[18],[Carte 1] :

  • la « Bassée », d'une superficie de 1 403 ha, une vaste plaine alluviale de la Seine. Elle abrite la plus grande et l’une des dernières forêts alluviales du Bassin parisien ainsi qu’un ensemble relictuel de prairies humides[19],[20] ;
  • la « Carrière saint Nicolas », d'une superficie de 6,51 ha, une ancienne carrière calcaire qui a été utilisée comme champignonnière au milieu du XXe siècle et aujourd’hui abandonnée et où deux espèces de chiroptères d’importance communautaire sont présentes régulièrement en période d’hivernage[21],[22] ;

un au titre de la « directive Oiseaux »[18],[Carte 1] :

  • la « Bassée et plaines adjacentes », d'une superficie de 27 643 ha, une vaste plaine alluviale de la Seine bordée par un coteau marqué au nord et par un plateau agricole au sud. Elle abrite une importante diversité de milieux qui conditionnent la présence d’une avifaune très riche[23],[24].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Montereau-Fault-Yonne comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 2],[25],[Carte 2], les « plans d'eau de Cannes-Ecluse » (237,8 ha), couvrant 3 communes du département[26] et la « Réserve Naturelle Régionale de la Colline St-Martin et des Rougeaux » (30,47 ha)[27]. et trois ZNIEFF de type 2[Note 3],[25] :

  • la « Basse vallée de l'Yonne » (1 658,38 ha), couvrant 6 communes du département[28] ;
  • la « vallée de la Seine entre Montereau et Melz-sur-Seine (Bassée) » (14 216,75 ha), couvrant 26 communes du département[29] ;
  • la « vallée de la Seine entre Vernou et Montereau » (1 626,19 ha), couvrant 8 communes du département[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Montereau-Fault-Yonne est une commune urbaine[Note 4]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Montereau-Fault-Yonne, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[31] et 28 903 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[32],[33].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire regroupe 1 929 communes[34],[35].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 43 lieux-dits administratifs[Note 6]. répertoriés[36].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville est constituée de 3 parties :

  • La ville haute qui constitue la partie nord de la ville avec plusieurs lotissements et la ZUP de Surville.
  • La ville basse qui comprend par exemple le centre-ville, le quartier de la gare et le parc des Noues.
  • La zone industrielle où l'on peut trouver plusieurs entreprises telles que la SAM, Soletanche Bachy, ..

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (70,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (42,5% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (25,2% ), eaux continentales[Note 7] (14,2% ), terres arables (9,2% ), zones agricoles hétérogènes (5,8% ), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %)[37].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[38],[39],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Seine et Loing, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) Seine et Loing rassemblant à la fois 44 communes et trois communautés de communes[40].

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision[41]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 5].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Un futur projet d'urbanisation de la ville est prévue dans le secteur ouest de la Ville Haute, un projet d'éco-quartier qui portera comme nom "La ZAC des Bords d'Eau".

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 8 432 dont 25,1 % de maisons et 74,6 % d’appartements.

Parmi ces logements, 89,6 % étaient des résidences principales, 0,7 % des résidences secondaires et 9,6 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 25,8 % contre 72,7 % de locataires[42] -[Note 8], dont 41,2 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 9] et, 1,5 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité a porté le nom gaulois de Condate « confluent » qui se réfère à la confluence des eaux de la Seine et de L'Yonne[43].

Le nom actuel est attesté sous les formes Monasteriolum au début du XIIe siècle, Musterolium en 1176, Musteriolum en 1191, Mousterel en four d'Ion en 1220, Monstrolium en 1227, Forum Musteroli en 1228, Monsterolum in furco Yone en 1236, Monsterolium en 1254[44].

L'élément Montereau s'explique apparemment par le gallo-roman *monasteriolu, diminutif du latin monasterium + suffixe -olum qui a donné notamment le type toponymique Montreuil, plus régulier. Monasterium avait en latin le sens d'église ou de couvent (même chose pour l'ancien français montier, moutier qui en est issu) et -olum était à l'origine un suffixe diminutif, devenu locatif. monasteriolu, signifie donc « [lieu de la] petite église, [du] petit couvent ». Ce nom s'est peut-être appliqué à une chapelle dédiée à saint Maurice, érigée entre Seine et Yonne. Cependant, -iolu -euil a été confondu avec le suffixe diminutif -el, d'où la forme Mousterel de 1220, devenu régulièrement -eau (cf. oisel > oiseau) peut-être à cause de l'attraction de Montereau-sur-le-Jard (Seine-et-Marne, Monsterellum 1212) à 35 km.

Le déterminant complémentaire Fault-Yonne est quant à lui mentionné sous les formes en four d'Ion en 1220, en for d'Yonne en 1235, Foris Yonam en 1255, en four de Yonne en 1288, en fourc d'Ionne en 1317, ou foulc d'Yonne en 1352, ou faut Yonne en 1388, ou fault d'Yonne en 1438[45].
L'ancien français en le four[c] de « à la fourche de, dans l'angle de », puis ou (contraction de en le) le four[c] de a été compris « où faut l'Yonne », faut ayant le sens de finit, c'est-à-dire « où finit l'Yonne »[44] (cf. Ci falt la geste que Turoldus declinet. « Ici finit la geste que Torold a rédigé. », dernière phrase de la Chanson de Roland). Ensuite, le sens de faut (issu de l'ancien français falt) s'étant perdu, articles et adverbes ont disparu.

Depuis le , l'orthographe officielle est Montereau-Fault-Yonne[46],[47]. Précédemment on écrivait Montereau-faut-Yonne[48].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le séjour des hommes est attesté depuis plus de six mille ans autour du confluent de la Seine et de l'Yonne par plusieurs sites archéologiques du Néolithique récent, de l'âge du bronze et de l'âge du fer.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Montereau appartient au diocèse de Sens et au doyenné de Marolles.

La ville doit son origine à un petit monastère construit au VIe siècle dont la chapelle est dédiée à saint Martin. La ville est alors divisée en trois paroisses : Saint-Nicolas sur la rive droite de la Seine, Saint-Maurice entre Seine et Yonne et Saint-Loup sur la rive gauche. L'économie de la ville est axée sur le commerce, grâce à ses marchés aux blés et aux cochons.

En 1015, le comte Renard de Sens (+1055) est momentanément chassé de sa capitale par une brusque irruption de soldats royaux aidés par l'archevêque. Il s'enfuit nu et va se réfugier chez le comte de Blois, déjà maître de Provins. Il lui demande de s'entremettre. Le comte de Blois est en effet le beau-fils du roi Robert le Pieux. Renard de Sens lui donne à Eudes de Blois Montereau pour prix de ce service.

Le donjon du château de Montereau par Claude Chastillon au XVIIe siècle

En 1026, Raynard, comte de Sens, construit, sur la pointe formée par la Seine et l'Yonne, un château pour rançonner les marchands qui descendent ces deux rivières. Ainsi est établie la seigneurie de Montereau.

Montereau n'est qu'un des nombreux domaines du comte de Blois, avec Troyes, Provins, Bar-sur-Aube, Château-Thierry, Vitry, Chaumont, etc. Au début du XIe siècle le comte Eudes de Blois a eu la bonne fortune de développer son autorité en Brie et en Champagne. Son père avait échoué dans la prise de contrôle de Melun. Montereau lui permet de couper la circulation fluviale sur l'Yonne, un des grands vecteurs économiques de l'époque (vin, bois, laine, etc.), et d'isoler le Sénonais pendant presque trois siècles. Du coup, le comte de Champagne consent l'effort financier de reconstruire de pierres l'ancien château à la fin du XIIe siècle. Lors des minorités comtales, Philippe Auguste demandera que Montereau lui soit confié momentanément. Militairement, la ville comtale peut s'appuyer sur le château de Marolles-sur-Seine pour contrer celui du vicomte de Sens (Vallery) et le vicomte du Gâtinais (Moret). La bourgeoisie locale a certainement développé le goût de l'aventure commerciale à en juger par les porteurs du nom « de Montereau » installés dans les villes de l'amont au XIIIe siècle. Elle cultive des liens avec la cité de Sens. La ville gagne le giron de la Couronne avec le mariage de la comtesse héritière Jeanne de Champagne (+1305) avec Philippe le Bel.

Au XIIIe siècle, Thibaut, comte de Champagne, s'étant révolté contre lui, Saint Louis, le roi de France, punit son vassal en le forçant à lui céder Montereau, qu'il réunit à son domaine. En 1359, Charles le Mauvais, roi de Navarre, qui tient la ville en raison de son ascendance champenoise, la perd devant le régent de France (le futur roi Charles V).

L'assassinat du duc de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Assassinat de Jean sans Peur au pont de Montereau.

Jean sans Peur, duc de Bourgogne est tué sur le pont de Montereau le par Tanneguy du Châtel et le sire de Barbazan (voir assassinat de Jean Ier de Bourgogne), au cours de l'entrevue qu'il a avec le dauphin, futur roi Charles VII. Cet acte a pour but d'empêcher un rapprochement du Dauphin avec le parti bourguignon et de venger l'assassinat de Louis d'Orléans en 1407. Cela s'inscrit dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui eut lieu durant la guerre de Cent Ans. Sur le pont où Jean sans Peur a été assassiné on peut lire cette inscription : « L'an mil quatre cens dix et neuf, sur un pont agencé de neuf, fut meurtri Jehan de Bourgongne, a Montereau ou fault Yonne ».

Le siège de Montereau en 1420[modifier | modifier le code]

Le , Philippe le Bon, fils et successeur du duc assassiné, reprend la ville avec l'aide du roi d'Angleterre, Henri V pour récupérer la dépouille de son père enterré huit mois dans la bière commune de l'église Notre-Dame de Montereau[49]. Le roi d’Angleterre fit mettre le siège devant Montereau le . La ville était défendue par 500 hommes d'armes qui étaient commandés par Guillaume de Chaumont, seigneur de Guitry et elle résista vaillamment aux engins de siège amenés par l'ennemi. Une fois la ville et le château pris, le roi d'Angleterre exigea que les habitants de Montereau prêtassent un serment de fidélité en sa personne, au roi de France ainsi qu'au duc de Bourgogne[50].

La ville fut reprise par Charles VII en 1428. Perdue à nouveau, elle est reprise aux Anglais le , à l'issue d'un long siège, par l'armée de Charles VII, commandée par Arthur III de Bretagne, Connétable de France. Le dauphin, le futur Louis XI participe aux opérations.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1567, pendant les guerres de religion, Condé s'empare brièvement de la ville. En 1587, les habitants de Montereau prennent le parti de la Ligue à laquelle le duc d'Epernon l'enleva pour se la voir reprendre dès par Le duc de Mayenne. Les habitants de Montereau finissent par accepter le la légitimité du nouveau roi Henri IV. En 1627 une épidémie de peste fit 146 victimes à Montereau qui fut mis en quarantaine. Une nouvelle épidémie toucha la ville en 1637 et 1638 faisant 300 victimes. Les derniers rois faisant étapes à Montereau seront Louis XIII en septembre 1632 et Louis XIV en mars 1650 et en avril 1652[51].

Les manufactures de faïence fine de Montereau[modifier | modifier le code]

Une assiette en faïence fine de Montereau

En 1755 est créée la faïencerie de Montereau. En 1796, Christophe Potter, homme politique anglais, chef d'entreprise français et agent secret, reprend la manufacture de faïence de Saint-Nicolas. Il possède successivement à Montereau, entre 1796 et 1815, pas moins de trois manufactures. En 1840, la faïencerie de Montereau fusionne avec la faïencerie de Creil. En 1920, elle est rachetée par la faïencerie de Choisy. Elle cesse ses activités en 1955.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , Montereau est le lieu d'une des dernières victoires de Napoléon contre les Autrichiens.

En 1815, entre cinq et six mille Bavarois campèrent sous les murs de la ville et pillèrent quelques habitations des environs. Les 6 et d'importantes inondations dues au débordement de l'Yonne inondèrent les rues de Montereau et provoquèrent la mort de nombreux animaux domestiques.

Statue équestre de Napoléon, placée au-dessus du confluent de la Seine et de l'Yonne.

En 1848, la ligne de Montereau à Troyes est mise en service par la Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes. Mais la ligne de Paris à Tonnerre n'étant pas achevée à cette date, la compagnie du Montereau-Troyes fut autorisée, de janvier à , à assurer temporairement l'exploitation de la portion de ligne entre Melun et Montereau permettant ainsi une liaison directe de Troyes à Paris par transbordement à Melun, par un coche d'eau, pour rejoindre à Corbeil le chemin de fer menant à Paris. En 1849, la ligne ParisLyon par Melun, Montereau et Tonnerre est mise en service. Le il en est de même pour la ligne SouppesÉgreville – Montereau. En juin 1890, la locomotive à chaudière Flaman bat le record du monde de vitesse sur rail (144 km/h) entre Sens et Montereau.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870 Montereau est occupée par les troupes prussiennes du au [52]. Le monument aux morts du cimetière de la ville comporte la liste des 43 habitants victimes de la guerre de 1870-1871. Occupée par une garnison permanente et traversée quotidiennement par des troupes, la ville fut obligée de répondre à de très nombreuses réquisitions, notamment en ce qui concerne la nourriture des hommes et des chevaux : la manutention de la farine, les fournitures de pain, viande, vin, épicerie, tabac, pommes de terre, le foin la paille et l'avoine totalisent 45 699 francs et 56 centimes. Les réquisitions diverses des chefs de corps en fer et quincaillerie, cuirs, médicaments, draperie et mercerie, chaussure et sellerie, bois et charbons, maréchalerie, chevaux et voitures, fournitures de bureau totalisent 19 619 francs et 43 centimes[52].

Au cours du XIXe siècle, Montereau devient un petit centre industriel, avec, outre la faïencerie industrielle, des usines de produits chimiques, des verreries… Ce développement se poursuit durant le XXe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , le quotidien Le Petit Journal organise un grand concours de pêche a la ligne à Montereau. Ce concours est accompagné de diverses animations. Un second concours de pêche et un festival de musique eu lieu le ; de nombreuses cartes postales photographiques de ces événements furent mises en circulation.

En janvier 1910; la ville de Montereau subit d'importantes inondations. Le le fleuve atteint 5,28 mètres. Le musée et cinématographe installé sur la place des Noues est lui aussi victime de l’inondation.

Le le pont de Seine de Montereau est barricadé par des sacs de sable et miné en prévision de l'attaque des Allemands. Le monument aux morts de la commune comporte la liste des 345 habitants de Montereau victimes de la grande guerre. Une stèle commémorative se trouvant au cimetière communal comporte la liste de 21 travailleurs nord-africains victimes du conflit.

Le à 22 heures 28, sur la ligne Paris-Marseille, peu avant la gare de Montereau, le rapide Paris-Nice déraille en heurtant un « lorry » 453 déposé par malveillance sur la voie. La machine, le fourgon et les trois voitures de tête se couchent. On dénombrera sept morts et 8 blessés graves[53].

La ville connait de lourds bombardements lors des combats de mai-juin 1940, lors de la bataille de France au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les ponts et les quartiers du centre-ville sont détruits ou subissent des dommages importants. Ils sont reconstruits au début des années 1950. Les forces américaines et les FFI terminent la libération de Montereau le soir du .

La place Jean-XXIII, au cœur du quartier de Surville.

La ville connaît une nouvelle étape à la fin des années 1950 avec le plan d'aménagement et d'organisation générale de la région parisienne (PADOG, ancêtre du schéma directeur de la région Île-de-France) qui fait de Montereau une agglomération d'équilibre, dans le cadre du plan des "3 M" de Seine-et-Marne (Meaux, Melun et Montereau). C'est dans ce contexte qu'est décidée l'extension de la ville sur le plateau de Surville. Après la construction d'une petite cité d'urgence en 1955 dans cette zone encore agricole, c'est la construction d'une nouvelle ville qui est entreprise avec 6 000 logements prévus. Une grande zone industrielle est également prévue à la confluence Seine-Yonne, ce qui occasionne le creusement d'une gigantesque darse pour permettre un accès aux péniches à grand gabarit. L'objectif est alors pour Montereau d'atteindre une population totale de 45 000 habitants. Finalement, à la suite des difficultés économiques de la zone industrielle et de la concurrence des villes nouvelles au début des années 1970, le développement de la ville est beaucoup plus limité que prévu[54].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville de Montereau, quelques semaines avant Noël.
Le bâtiment voyageurs de la gare de Montereau.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Montereau était autrefois comprise dans la Brie Champenoise; un petit pays qui dépendait de la province de Champagne et faisant partie du diocèse de Sens aux limites de la Bourgogne et de l’Île-de-France. Elle était le siège d'un bailliage ainsi que d'une élection et d'une subdélégation de l'intendance de Paris. Elle possédait deux paroisses, une église collégiale, un couvent de récollets ainsi que d'un grenier à sel. Elle était auparavant un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Fontainebleau.

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Provins du département de Seine-et-Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Montereau-Fault-Yonne[55]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est agrandi, passant de 14 à 25 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre depuis 2003 de la communauté de communes du Pays de Montereau.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), cette intercommunalité a fusionné avec d'autres pour former, le , la communauté de communes du Pays de Montereau, dont la commune est désormais le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections municipales de 2020, la liste menée par James Chéron, maire sortant élu en 2017 à la suite de la démission d'Yves Jégo, réélu député et contraint par la législation limitant le cumul des mandats en France, obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avec 53,55 % des voix, face à la liste menée par son prédécesseur qui a obtenu 46,44 % après une campagne électorale jugée très agressive. L'abstention s'est élevée à 43,12 %[56].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de maires d'Ancien régime[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1693 1707 Gattien Salmon    
1707 1707 Anne François Bretton    
1707 1708 Étienne Chineau    
1708 1709 Jacques Piot    
1709 1710 Anne François Bretton    
1710 1716 Étienne Chineau    
1734 1741 Jean Maillet    
1741 1756 Jérôme Perillaut    
février 1765 juillet 1741 Charles François Le Boux de la Bapaumerie    
1765 1769 Simon Le Coq de Landy    
1769 1772 Louis Simon Lestumier    
1772 1786 Charles François Le Boux de la Bapaumerie    
1786 1789 Louis Placide Félicité Regardin de Champrond    
Liste des maires de la Révolution à nos jours[57]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 Jean Rataud de Chalvais[58] Majorité
réformatrice
Propriétaire
Député de Seine-et-Marne à l'Assemblée législative (1791 → 1792)
puis au Conseil des Cinq-Cents (1797 → 1799)
1791 1792 Pierre Nicolas Préau    
1793 1795 Joseph Louis Darboulin
dit Varipon
   
mars avril 1795 Laurent Soule    
avril 1795 novembre 1795 Jacques Duchaussy du Coudray    
1795 1798 Louis François Joseph Lescuyer    
1798 1799 Pierre Antoine Deluze    
1799 1800 Daniel Paul Chevallier    
1800 1803 Pierre Nicolas Preau    
1803 1813 Louis Placide Félicité
Regardin de Champrond
   
1803 1815 Louis Auguste Moreau    
mai 1815 juillet 1815 Marie Louis Michel Jauvet    
juillet 1815 août 1815 Louis Auguste Moreau    
1815 1818 Jacques Guillon    
1818 1820 Marie Louis Michel Jauvet    
1820 1830 Jacques Guillon    
sept 1830 décembre 1830 Étienne Thibault    
1831 1835 Nicolas Michon    
1835 1839 Auguste Moreau    
1839 1848 Nicolas Michon    
mars 1848 1848 Pierre Grandjean    
1848 1853 M. Camille Dunod    
1853 1876 Adrien Louis Lebeuf de Montgermont    
1876 1878 Victor Antoine Benoist Sachot    
1878 février 1882 Jules Émile Lefebvre    
février 1882 avril 1883 Victor Frémont    
avril 1883 mai 1883 Jules Émile Lefebvre    
mai 1883 septembre 1883 Victor Frémont    
septembre 1883 1888 Jules Émile Lefebvre    
1888 1862 Jacques Joigneau    
1892 1896 Didier Désiré Decornoy Ferrand    
1896 1897 Charles Parisot    
1898 1904 Paul Allaire    
1904 1910 Edmond Fortin    
1910 1925 Jude Joseph Salmon   Propriétaire
Conseiller général de Montereau-Fault-Yonne (1913 → 1931)
mai 1925 octobre 1925 Charles Henri Decornoy    
1925 août 1925 Maurice Besnard    
1925 mai 1926 Arthur Bridou    
1926 1928 Jean Baptiste Chazal Liste de défense  
1928 1935 Charles Henry Decornoy Concentration
républicaine
 
1935 1944 Charles Baudry    
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1953 mars 1971 Roger Pezout[59] UD-Ve Député de Seine-et-Marne (4e circ.) (1963 → 1968)
mars 1971 mars 1977 Samuel Ettedgui PCF Conseiller général de Montereau-Fault-Yonne (1978 → 2004)
mars 1977 mars 1983 José Alvarez PCF  
mars 1983 mars 1989 Claude Eymard-Duvernay[60] UDF Médecin
Député de Seine-et-Marne (4e circ.) (1978 → 1981)
Conseiller régional d'Île-de-France ( ? → 1999)
mars 1989 juin 1995 Alain Drèze PS  
juin 1995 juin 2017[61] Yves Jégo[62],[63],[64],[65] RPR
puis UMP (Rad.)
puis UDI
Consultant en ressources humaines, avocat
Secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer (2008 → 2009)
Député de Seine-et-Marne (3e circ.) (2002 → 2008 et 2009 → )
Président de la CC des Deux Fleuves (2003 → 2016)
Président du SYTRADEM[66] 2008-2014[Quand ?]
Démissionnaire à la suite de sa réélection comme député
juillet 2017[67] 2020 James Chéron UDI Consultant, ancien directeur de cabinet de son prédécesseur
Conseiller régional d'Île-de-France (2015 → )
Vice-président de la CC du Pays de Montereau (2016 → )
Président de l'OPH Confluence Habitat (2016)
juillet 2020[68] En cours
(au 3 juillet 2020)
James Chéron UDI Consultant, ancien directeur de cabinet de son prédécesseur
Conseiller régional d'Île-de-France (2015 → )
Vice-président de la CC du Pays de Montereau (2016 → )
Président de l'OPH Confluence Habitat (2016[69] → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[70],[71]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [72],[73].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Montereau-Fault-Yonne est assurée par la communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [74],[75],[76].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[77]. La communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à la SAUR, dont le contrat arrive à échéance le 31 décembre 2026[74],[78],[79].

Eau potable[modifier | modifier le code]

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) qui en a délégué la gestion à une entreprise privée, dont le contrat expire le [74],[80].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[81],[Note 10]

En 2018, la commune comptait 20 712 habitants[Note 11], en augmentation de 20,61 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 1153 3643 4533 9454 1534 4944 4504 9425 465
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 0636 2176 7486 7147 0417 3067 7097 6728 041
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 9298 2138 6178 8539 3149 9659 3228 96210 119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
14 12119 78921 56819 41318 65717 62516 76816 57319 361
2018 - - - - - - - -
20 712--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[82].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École maternelle Victor Hugo
  • École maternelle Pierre et Marie Curie
  • École maternelle les Ormeaux
  • École maternelle Mademoiselle-Boyer
  • École maternelle Saint Exupéry
  • École maternelle Victor Hugo
  • École maternelle du Clos Dion
  • École maternelle Villa-Marie-Louise
  • École maternelle privée du Sacré Cœur

Écoles élémentaires[modifier | modifier le code]

  • École élémentaire Edmond Rostand
  • École élémentaire du Petit Vaugirard
  • École élémentaire de la Poterie[83]
  • École élémentaire les Ormeaux
  • École élémentaire du Clos Dion
  • École élémentaire Pierre et Marie Curie
  • École élémentaire Claude Sigonneau
  • École élémentaire Villa Marie-Louise
  • École élémentaire privée du Sacré Cœur

Collèges[modifier | modifier le code]

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée André-Malraux[84] (ouvert en 1958 sous le nom de lycée nationalisé mixte de Montereau, il prend son nom actuel en - 1 447 élèves), sections générale, technologique et professionnelle
  • Lycée Flora-Tristan (ouvert en - 718 élèves), sections professionnelle et technologique

Enseignement Supérieur[modifier | modifier le code]

  • La Digitale Académie[85],[86], service municipal d'aide à la réussite d'études supérieures diplômantes post bac. Elle est destinée à tous les jeunes 16 à 25 ans, habitant Montereau ou les villes alentour, qui souhaitent poursuivre leurs études mais qui ne peuvent se rendre à l’université.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Campus Numérique de Montereau[87], centre de formation professionnelle créé en .

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs événements sont liés à la commune. Ils incluent notamment :

  • les dimanches du Kiosque (tous les dimanches, au kiosque du parc des Noues),
  • la foire annuelle de la Saint-Parfait (fin avril, parc des Noues),

Santé[modifier | modifier le code]

Montereau-Fault-Yonne dispose d'un centre hospitalier, le Centre hospitalier Sud Seine et Marne.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Gymnastique, tennis, football, basket-ball, handball, natation, volley-ball, athlétisme, badminton, tir, football américain, escrime.
  • Montereau-Fault-Yonne a été trois fois la ville-départ de la dernière étape du Tour de France cycliste en 1977, 2004 et en 2009.
  • Centre sportif Jackie-Boiché, rue Pierre.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 7 439 (dont 33 % imposés), représentant 19 277 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 14 960 euros[88].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 8 627, occupant 5 866 actifs résidants.

Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 48,4 % contre un taux de chômage de 16,4 %.

Les 35,2 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 12,2 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 4,6 % de retraités ou préretraités et 18,5 % pour les autres inactifs[89].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre d'établissements actifs était de 539 dont 1 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 56 dans l’industrie, 64 dans la construction, 339 dans le commerce-transports-services divers et 79 étaient relatifs au secteur administratif[90].

Ces établissements ont pourvu 7 600 postes salariés.

En 2019, 211 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 137 individuelles.

Les principales industries de la ville sont :

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Montereau-Fault-Yonne est dans la petite région agricole dénommée la « Bassée » ou « Basse Seine », au sud-est du département[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 12] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[92].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[93]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 3 en 1988 à 2 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 18 ha en 1988 à 255 ha en 2010[92]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Montereau-Fault-Yonne, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Montereau-Fault-Yonne entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[92],[Note 13]
Nombre d’exploitations (u) 3 2 2
Travail (UTA) 3 6 2
Surface agricole utilisée (ha) 53 28 510
Cultures[94]
Terres labourables (ha) 50 s s
Céréales (ha) s s s
dont blé tendre (ha) s s s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) s s s
Tournesol (ha) s
Colza et navette (ha) 0 s
Élevage[92]
Cheptel (UGBTA[Note 14]) 8 0 0

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Martin vu depuis la réserve naturelle de Montereau.
Musée de la faïence de Montereau.
  • Le prieuré Saint-Martin : fondé en 908 sur le coteau est de la colline de Surville, il est rattaché à Saint-Laumer de Blois. Il devient une ferme qui fut abandonnée dans les années 1960. Des fouilles sont entreprises et mettent au jour dans l'ancienne chapelle des vestiges des XIe et XIIIe siècles en particulier des sarcophages dont certains réemplois sont visibles dans les contreforts.
  • La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup : elle est construite pour être le lieu de culte du chapitre de neuf chanoines fondé en 1195 par l'archevêque de Sens. Elle est édifiée du XIIe au XVIe siècle et placée sous le double vocable de Notre-Dame et de saint Loup lors de la suppression du chapitre en 1772. La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup renferme, accrochée la cinquième travée de la nef, une épée qui selon la tradition aurait appartenu à Jean sans Peur (elle daterait en réalité de l'époque de Louis XIV).
  • L'hospice de la Charité : cette maison à encorbellement est l'une des trois seules qui subsistent à Montereau-Fault-Yonne. En 1695, Jeanne Chineau, fille et épouse de notables, en fait don à la confrérie des dames de la Charité. La confrérie y recueille et y soigne les malades pauvres de la ville et des faubourgs jusqu'en 1717.
  • La statue équestre de Napoléon Ier : en 1867, sous le Second Empire, est érigée au confluent une statue équestre de Napoléon Ier, œuvre Charles Pierre Victor Pajol (1812-1896), fils aîné du général Pajol et général du Second Empire. Elle est inaugurée le . Le socle comporte deux bas-reliefs illustrant la bataille du 18 février 1814 : Napoléon pointant les canons depuis le plateau de Surville et la charge du général Pajol.
  • Le musée de la faïence de Creil-Montereau : la manufacture de faïence fine de Montereau, fondée en 1745, associée à celle de Creil de 1840 à 1895, puis à celle de Choisy en 1920, ferme ses portes en 1955. En 1985, un musée spécialisé est ouvert dans l’ancien hôtel des Postes. Il présente une sélection de 400 pièces illustrant l’évolution des formes et des décors au fil du temps.
  • Le quartier de Surville[95],[96],[97] : grand ensemble construit par les frères Luc et Xavier Arsène-Henry, prix de Rome, entre 1961 et 1974. Par arrêté ministériel du , un terrain de 114 hectares sur un plateau dominant la ville est déclarée zone à urbaniser en priorité. Il comprend un des tout premiers exemples de logements évolutifs. Finalement, ce sont 4 725 logements qui sont construits (sur un total de 6 000 prévus à l'origine). Le projet de renouvellement urbain (2004-2008) en lien avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) prévoit la destruction de 1 354 logements essentiellement dans la partie nord et ouest du quartier (quartier d'Alembert, Lavoisier, Jules-Ferry et Jean-sans-Peur). 921 logements sociaux doivent être reconstruits dans le quartier.
  • La réserve naturelle régionale de la colline Saint Martin et des Rougeaux : créée le , propriété de la ville de Montereau, la réserve naturelle de Montereau est riche de plus de 400 espèces végétales, dont plusieurs espèces protégées, fréquentée par de nombreux oiseaux, insectes et mammifères. Elle présente des milieux naturels variés (boisements, pelouses sèches, prairie…).
  • Pseudo-menhirs du Bas des Sept Grés : quatre anciennes bornes identifiées à tort comme menhirs et classées comme monument historique depuis 1889[98].
  • Le vieux château : Seul vestige de l'ancienne forteresse construite au XIe siècle par Rainard comte de Sens au confluent de l'Yonne et de la Seine.
  • Les caves Saint-Nicolas : Sur la base du versant de Surville; ces caves servaient d’entrepôts pour les vignerons et négociants jusqu'au XIXe siècle.
  • Mosquée El Mouhcinine de Montereau-Fault-Yonne.

Monuments disparus[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Surville.
  • Les éléments de la forteresse de Montereau dont le donjon et les portes protégeant les entrées sur les ponts.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Conservatoire municipal de musique Gaston-Litaize.
  • Médiathèque Gustave-Flaubert.
  • Médiathèque Alain Peyrefitte
  • Musée de la Faïence.
  • Musée Espace Gaïa

Littérature[modifier | modifier le code]

Antoine Bertin, dans Voyage en Bourgogne (1777) garde un mauvais souvenir de son repas à Montereau mais donne une vision poétique de l'Yonne et de la Seine[99].

Victor Hugo ne semble pas garder non plus un bon souvenir de son passage à Montereau. Il note dans son journal : , Montereau : Je suis parti hier matin à sept heures par le bateau à vapeur… fort contrarié de ne pas trouver de voiture, et ne sachant pas encore en ce moment si je partirai dans une heure pour Sens par la diligence ou demain matin en cabriolet pour Provins. J'ai affaire à d'affreux loueurs de voitures qui font tout ce qu'ils peuvent pour me rançonner.

Alexandre Dumas, dans Impressions de voyage (1851), donne une description de la ville et narre l'assassinat de Jean sans Peur et la bataille de 1814.

Dans L'Éducation sentimentale, de Gustave Flaubert (1869), le héros, Frédéric Moreau, quitte Paris en bateau sur le Ville de Montereau. Il fait plusieurs passages à Montereau.

Guillaume Apollinaire mentionne Montereau dans Le flâneur des deux rives[100], publié en 1918.

Camille Mulley situe dans la région de Montereau l'action de son roman, Le dernier Sainte-Hélène[101], publié en 1937.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Montereau-Faut-Yonne.svg

Les armes de la commune de Montereau-Faut-Yonne se blasonnent ainsi :
De gueules aux trois tours d’argent ouvertes du champ et maçonnées de sable, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives départementales de Seine-et-Marne, Construire la ville : L'urbanisme en Seine-et-Marne au XXe siècle, Dammarie-lès-Lys, Conseil général de Seine-et-Marne, coll. « Mémoire et documents de Seine-et-Marne », , 42 p. (ISBN 978-2860770392, lire en ligne).
  • Patrice Prin, Montereau 12 000 ans d'histoire : De Pincevent à Surville, de 10 000 avant J-C au début du XXIe siècle, Héricy, Puits Fleuri (Editions du), , 570 p. (ISBN 978-2867394836).
  • Chantal Jamet, Montereau et ses environs à livre ouvert : du gros bourg à la ville : de la cité au pays de Montereau, 1950-2017, Montereau-Fault-Yonne, Lycée André-Malraux, , 377 p. (ISBN 978-2-9556821-7-3, notice BnF no FRBNF45643686, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • « Montereau-Fault-Yonne », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 14 mars 2020).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  9. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  10. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  12. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  14. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
  1. a et b « Sites Natura2000 de Montereau-Fault-Yonne » sur Géoportail (consulté le 15 janvier 2021)..
  2. « Zones ZNIEFF de Montereau-Fault-Yonne » sur Géoportail (consulté le 15 janvier 2021)..
  3. « Montereau-Fault-Yonne - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021)
  4. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021)
  5. « Géoportail de l’urbanisme », sur https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/ (consulté le 23 janvier 2021)
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  63. Pierre Choisnet, « Yves Jégo, l'homme médiatique : À l’aune des élections municipales, La Rep vous propose un décryptage des ténors politiques du département. Cette semaine : Yves Jégo, le député maire de Montereau-Fault-Yonne. », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  64. « Yves Jégo: "le raz-de-marée n'a pas eu lieu" : Réélu maire de Montereau-Fault-Yonne, le porte-parole de l'UMP a répondu à l'occasion d'un chat à vos questions, à l'issue du premier tour des municipales. Toutes ses réponses », L'Express,‎ (lire en ligne).
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  67. Faustine Léo, « Yonne : Yves Jégo passe la main à James Chéron : Après 22 ans à la tête de l’hôtel de ville, Yves Jégo a cédé son fauteuil de maire à James Chéron, élu à la majorité absolue samedi matin lors du conseil municipal à l’hôtel de ville », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2017)
  68. Sophie Bordier et Faustine Léo, « Montereau : James Chéron élu maire dans un contexte apaisé...ou presque : James Chéron (UDI) est désormais officiellement le maire de la ville, élu cette fois par les membres de sa propre liste. Son succès épique a été salué par son adversaire Yves Jégo qui souhaite mener une opposition constructive », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juillet 2020) « les trente-cinq conseillers municipaux, dont huit de l'opposition ont procédé au vote, auquel seul James Chéron était candidat. Silence rompu par les applaudissements et les vivats de la foule debout lorsque, sans surprise donc, il a été annoncé officiellement que James Chéron est le nouveau maire de Montereau, par vingt-sept voix contre huit nuls ».
  69. « Municipales à Montereau : et maintenant, ils se chamaillent pour présider Confluence Habitat : Un nouveau conseil d’administration a été élu pour Confluence Habitat lundi soir. Son actuel président, James Chéron, estimant cette élection illégale refuse de le réunir pour élire son successeur. Prétendant à la mairie,Yves Jégo est candidat », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juillet 2020).
  70. Faustine Léo, « Montereau : James Chéron et son équipe promettent une nouvelle ère pour la ville : Elus avec 53,55 % des voix dimanche face à l’ancien député-maire de la ville Yves Jégo, les membres de la liste En Avant Montereau, pilotés par James Chéron qui a conservé son siège, veulent se mettre au service des habitants pour améliorer leur vie quotidienne », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juillet 2020) « Ce qui revient à se défaire de l'image d'héritier de son prédécesseur, Yves Jégo (SE) maire de 1995 à 2017, qu'il a battu dimanche avec 53,45 % des voix et dont il a été directeur de cabinet à partir de 2008 puis adjoint au maire en 2014. Avant de le remplacer en cours du mandat, il y a trois ans, à la tête du conseil municipal ».
  71. Sophie Bordier et Faustine Léo, « Montereau : James Chéron élu maire dans un contexte apaisé...ou presque : James Chéron (UDI) est désormais officiellement le maire de la ville, élu cette fois par les membres de sa propre liste. Son succès épique a été salué par son adversaire Yves Jégo qui souhaite mener une opposition constructive », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juillet 2020) « les trente-cinq conseillers municipaux, dont huit de l'opposition ont procédé au vote, auquel seul James Chéron était candidat. Silence rompu par les applaudissements et les vivats de la foule debout lorsque, sans surprise donc, il a été annoncé officiellement que James Chéron est le nouveau maire de Montereau, par vingt-sept voix contre huit nuls ».
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