Thomery

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Thomery
Thomery
Mairie de Thomery.
Blason de Thomery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Intercommunalité Communauté de communes Moret Seine et Loing
Maire
Mandat
Bruno Michel
2020-2026
Code postal 77810
Code commune 77463
Démographie
Gentilé Thomeryons
Population
municipale
3 467 hab. (2017 en augmentation de 0,7 % par rapport à 2012)
Densité 935 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 34″ nord, 2° 47′ 04″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 96 m
Superficie 3,710 km2
Élections
Départementales Canton de Montereau-Fault-Yonne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairiethomery.com

Thomery est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France. Située dans un méandre de la Seine, entre le fleuve et la forêt de Fontainebleau, Thomery est principalement connue pour la culture traditionnelle d'un raisin de table, le chasselas de Thomery, selon des techniques particulières le long de murs et un mode de conservation unique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située au Sud du département de la Seine-et-Marne, sur la rive droite d'un méandre de la Seine, en bordure de la forêt de Fontainebleau. Thomery est à 6 km à l'Est du centre-ville de Fontainebleau et à 60 km au Sud-Est de Paris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose d'un seul cours d'eau référencé : la Seine dont la longueur linéaire globale sur le territoire de la commune est de 3,23 km[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 52 lieux-dits administratifs répertoriés[3] dont By, ancienne commune indépendante limitrophe de Veneux-les-Sablons, Monforts, Effondré.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2018[4], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 57,1 % de zones urbanisées, 25,4 % de forêts, 10,1 % d’eaux continentales[Note 2] et 7,4 % de prairies[1].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 1 655 dont 90,9 % de maisons et 8,8 % d’appartements.

Parmi ces logements, 87 % étaient des résidences principales, 7,5 % des résidences secondaires et 5,5 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 83,4 % contre 14,7 % de locataires[5], dont 0,1 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 3] et 1,8 % logés gratuitement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Taumeriacum en 1220[6] ; Taumery en 1344[7] ; Taumery en la chastellenie de Moret en Gastinoiz en 1379[8] ; Taumery lez Moret en 1489[9] ; Thaumery en 1504[9] ; Thaumery près Moret en Gastinois en 1554[10] ; Thaumery en Biere en 1594[11] ; Thomery en Gastinois en 1725[9] ; Thomery près Fontainebleau en 1761[9].

De Talos-Maros ; talo : « terre », maros : « grande ». Thomery présente une grande surface de terre en face d'une pente très raide (au hameau) l'Effondré [12] où le vignoble couvrait la moitié des surfaces cultivables[13].
Selon la tradition locale l'origine du nom de Thomery serait liée à la venue au VIIe siècle d'un abbé bourguignon de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun appelé saint Médéric dit Médéricus ou Merry qui s'arrêta lors de son voyage vers la basilique Saint-Denis dans une demeure du lieu et guérit des malades, accompagné de Frodulphe, moine de son abbaye. La maison aurait alors été appelée « demeure de Merry », soit Domus Merry, qui aurait progressivement dérivé en Dommery, puis Tomery, et enfin Thomery[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

La tradition locale prête à Henri IV un bon mot lors de son séjour dans la zone de Champagne-sur-Seine. En voyant le coteau de Thomery il déclare : « Ici tout me rit »[15].

La ville de Thomery a subi la crue de la Seine de 1910 où furent touchées toutes les parties basses de la commune voisinant le port.

Avec l'aide financière du département et de la région, la commune devrait inaugurer un musée consacré au mode de culture de la vigne, dite à la Thomery[16]. Son inauguration était initialement prévue pour 2013.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Depuis le , Thomery est l'une des 22 communes composant la communauté de communes Moret Seine et Loing.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1818   Jean-Louis Mignonneau[17]    
1841   M. Dechambre[18]   Conseiller d'arrondissement
1854 1888 Rose Charmeux[19]    
1925 1940 René Salomon    
1945 1946 Henri Lavallée    
1946 1947 Gabriel Thouvenot    
1947 1947 Émile Codan    
1947 1951 François-Didier Gregh    
1951 1956 Gabriel Thouvenot    
1956 1962 Auguste Bisson    
1962 1970 Louis Lepreux    
1970 mars 1989 Robert Raffin    
mars 1989 mars 2008 René-Jean Réyès DVD Ingénieur-expert routier
mars 2008 mars 2014 Jean-Roger Donati   Contrôleur-général EDF
mars 2014 En cours Bruno Michel [20] DVD Médecin

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2017, la commune comptait 3 467 habitants[Note 4], en augmentation de 0,7 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0441 0141 008894782876864928918
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8448649219269439831 1341 1771 184
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1761 2761 2381 3161 3621 3181 3511 3781 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 9491 9062 2492 6473 0253 2033 2683 4253 493
2017 - - - - - - - -
3 467--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête de la Saint-Vincent, qui se déroule chaque année le samedi le plus proche du , cérémonie villageoise de désignation du nouveau bâtonnier pour l'année à venir[25]. Un bâtonnier est désigné à cette occasion parmi les habitants du village. Les écoliers sont costumés avec des tenues de vigneron et forment un cortège du domicile du bâtonnier actuel vers l'église Saint-Amand. Après la messe, le cortège repart de l'église vers le domicile du nouveau bâtonnier qui reçoit tout le village pour un traditionnel vin chaud.
  • La fête de la Saint-Patouillat anime chaque année le village pendant le week-end de l'Ascension lors duquel sont organisés un vide-greniers et une fête foraine[26].
  • La fête de la Saint-Jean est aussi célébrée tous les ans.

Économie[modifier | modifier le code]

Thomery accueille 48 artisans et commerçants. La ville était le siège de l'entreprise A.D.R. (pour les Applications du roulement). Fondée pendant l'entre-deux-guerres, cette entreprise était spécialisée dans la micromécanique et ses applications dans les domaines des roulements mécaniques pour l'aéronautique et d'autres équipements de haute technologie. Rachetée par le leader mondial du roulement, le groupe suédois SKF en 1964, elle compte jusqu'à 700 employés dans les années 1980. En 1993, le groupe SKF céda une partie de l'entreprise à ses salariés, cette partie gardant le nom A.D.R. et continuant son activité de roulements spéciaux de haute précision (gyroscopes, broches) jusqu'à nos jours avec un effectif moyen de 100 employés[27]. La partie non cédée par SKF, avec environ 300 employés, a fermé en 2003.

La culture du chasselas de Thomery sur murs fut une activité économique importante de la région, du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle pour un apogée de la production vers 1900 avec environ 800 tonnes produites. Elle est devenue de nos jours anecdotique, seulement pratiquée par quelques passionnés. Certains des murs à vigne ont en revanche été inscrits aux monuments historiques en 1993[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Joska Muszka en 1979.
  • Rosa Bonheur (1822-1899), peintre animalier, première femme artiste à recevoir la Légion d'Honneur (par décret du 8 juin 1865 de l'impératrice Eugénie), a vécu à Thomery à partir de 1859. Elle s'était installée dans une maison du coteau de By où elle aménagea son atelier et de nombreux espaces pour ses animaux.
  • Adrienne Clostre (1921-2006), compositrice, Grand prix de Rome en 1949, est née à Thomery.
  • Le peintre Francis Gruber (1912-1948), vécut à Thomery au « Vieux Château » et est enterré dans le cimetière municipal[31].
  • Le poète et académicien Fernand Gregh (1873-1960) avait une maison, appelée Bois-Billaud, à By en lisière de forêt où il recevait ses amis artistes. Il repose au cimetière communal avec son épouse la poétesse Harlette Hayem.
  • Gustave Hodebert, poète.
  • Joska Muszka, célèbre chef d'orchestre et compositeur de musique tzigane.
  • Eugène Cuvelier (1837, Arras - 1900, Thomery), photographe français. Il repose au cimetière communal.
  • Aymeric Chauprade (né en 1969), géopolitologue et homme politique, a grandi à Thomery[32].
  • Alfred Fabre-Luce (1899-1983), journaliste et écrivain. Il fut propriétaire du château de La Rivière situé sur la commune de Thomery.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Thomery

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

De gueules à la grappe de raisin d’or tigée et feuillée de deux pièces en ombre au trait aussi d’or, à la champagne fascée ondée d’azur et d’argent de quatre pièces.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Girard, À Thomery de 1910 à 1934, Thomery, 1995
  • Raymond Houdart, Thomery à travers les âges, Thomery, 1992
  • Alexandre F. Huet, Thomery ancien et moderne, Paris, 1892 (réédition 1987)
  • Les Murs de Thomery, Mémoire d'architecture de Véronique Kargerman, 1980

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 5 mai 2020
  2. Transdev, ligne 206
  3. [ https://territoires-fr.fr/lieux-list1.php Site territoires-fr.fr] consulté le 11 avril 2019 sous le code commune 77463.
  4. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  5. Statistiques officielles de l‘INSEE.
  6. Histor. France, XXIII, 662.
  7. Archives nationales, JJ 75, fol. 49 v°.
  8. Archives nationales, JJ 117, fol. 32.
  9. a b c et d Archives nationales, S 1047.
  10. Archives nationales, ZZ1 301, p. 83.
  11. Archives nationales, Q1 1404, fol. 31.
  12. Paul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne, nom de lieux, page 6.
  13. Bibliothèque nationale, 1956, Mémoires et documents - Numéro 11 - Page 30.
  14. Histoire de Thomery sur le site de la commune.
  15. Rose Charmeux, Culture du chasselas à Thomery, Thomery 1862, p. 4.
  16. GEO no 404 d'octobre 2012, p. 144.
  17. Gibiat, Samuel, Hiérarchies sociales & ennoblissement – Les commissaires des guerres de la Maison du roi au XVIIIe siècle, Paris 2006, p. 568.
  18. Almanach national, Paris 1841, p. 592. 1845: "Dechambre, anc. maire de Thomery."
  19. Le Correspondant, tome 172, Paris 1874, p. 1130.
  20. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en janvier 2015).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  25. Le chasselas de Thomery en vedette dans Le Parisien du 19 janvier 2002.
  26. La fête de la saint Patouillat sur le site de la communauté de communauté de communes Moret Seine et Loing.
  27. ADR Thomery sur www.societe.com
  28. Verger dit murs à raisins ou jardins à vignes de Thomery sur la Base Mérimée du Ministère de la Culture.
  29. Notice no PA00087295, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Notice no PA00125458, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Francis Gruber, peintre du tourment et du déséquilibre dans Le Figaro du 15 mars 2010.
  32. Le Parisien, « Chauprade (FN) défend le terroir à Coulommiers », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2020).