Guermantes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Guermantes
Guermantes
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Torcy
Intercommunalité Communauté d'agglomération Marne et Gondoire
Maire
Mandat
Denis Marchand
2020-2026
Code postal 77600
Code commune 77221
Démographie
Gentilé Guermantais
Population
municipale
1 147 hab. (2017 en diminution de 3,69 % par rapport à 2012)
Densité 910 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 19″ nord, 2° 42′ 24″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 121 m
Superficie 1,26 km2
Élections
Départementales Canton de Lagny-sur-Marne
Législatives Huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Guermantes
Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne
Voir sur la carte topographique de Seine-et-Marne
City locator 14.svg
Guermantes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guermantes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guermantes
Liens
Site web guermantes.fr

Guermantes est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Guermantais.

Son nom a été repris par l'écrivain Marcel Proust dans son œuvre principale : À la recherche du temps perdu, pour nommer le lieu d'où est originaire la famille de Guermantes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Guermantes est à 3,5 km au sud de Lagny-sur-Marne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune n’est traversée par aucun cours d'eau[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 8 lieux-dits administratifs répertoriés[2].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2018[3], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 37,9 % de zones urbanisées, 33,8 % d’espaces verts artificialisés non agricoles, 13,17 % de forêts, 11,5 % de zones agricoles hétérogènes[Note 2] et 3,1 % de terres arables[1],[4].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 465 dont 87,2 % de maisons et 12,8 % d’appartements.

Parmi ces logements, 95 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 4,1 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 85,6 % contre 12,8 % de locataires et 1,6 % logés gratuitement [5],[Note 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune de Guermantes s'appelait autrefois Le Chemin en 1344[6] ou dans certains textes « le Chemin en Brie ». Cette appellation se rapproche d'un toponyme local le « Grand Chemin de Paris » qui traversait le village ou d'un des nombreux chemins des pèlerins vers Saint Jacques de Compostelle, s'appuyant sur la dédicace de l'église à Saint Christophe et Saint Jacques, patrons des voyageurs. Dès le XIVe siècle il est fait mention dans un manuscrit de l'abbaye de Sainte Geneviève, de terres situées « in via de Guermant ». Ce n'est qu'au XVIIe siècle que le village prend définitivement le nom de Guermante.

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Guermante en 1661[7] ; Guyermante en 1720[7] ; Guermande en 1739[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Château et fief de Guermantes[modifier | modifier le code]

Il existait au XVe siècle un fief de Guermantes et un château qui se situait près de Bussy-Saint-Martin ; le village s’appelait alors Le Chemin-en-Brie et relevait au moins depuis le XIIe siècle d'une famille seigneuriale locale, les du Chemin[9]. Marguerite du Chemin est signalée en 1208, elle est la nièce d'Aubert de Lagny (il existe un Aubert de Lagny fl. de la 2e moitié du XIIe siècle jusqu'au début du XIIe siècle, un homme des comtes de Champagne et de Brie ; et un Aubert abbé de Lagny en 1220-1223). Un siècle et demi plus tard, la veuve héritière de Nicolas du Chemin, Jacqueline d'Aÿ (elle semble la sœur de Jean d'Aÿ, avocat général au Parlement en 1375 ; sa nièce homonyme Jacqueline, † 1404, fille de Jean d'Aÿ, transmit par son mariage la vicomté d'Aÿ et Claye à la famille du Drac), se remarie avec Jean Ier Baillet († 1358 ; d'où Pierre, seigneur de Sceaux)[10], puis en 1362 avec Pierre Blanchet, † av. 1395 ; ce dernier, secrétaire du roi sous les Valois Philippe, Jean et Charles, va accumuler les biens autour de sa seigneurie de La Queue[11],[12], reçue de Charles V en 1364 lors de son anoblissement : Pontault, Pontillault, Berchères (à Pontault), Noiseau, Sucy, Amboile (Ormesson), Créteil, Valenton, les Bordes, Bonneuil, le Pont de Charenton, et en partie Roissy, Ferrières, Champigny et Torcy. Jacqueline d'Aÿ est la 2° femme de Pierre Blanchet, qui était veuf d'Isabeau le Pelletier (et par cette dernière, père de : Louis, marié à Guillemette Baillet, la fille de Jacqueline d'Aÿ et Jean Baillet ; Hugues, maître des requêtes, diplomate, chapelain en 1382 et trésorier en 1399 de la Ste-Chapelle, aussi chapelain du Collège de Navarre de 1398 à sa † en 1406 ; et Renaude Blanchet, femme de François de Chanteprime, le frère de Jean)[13].

Après avoir donné son allégeance en 1431 au roi d'Angleterre, Hugues Rapiout est prévôt des marchands de Paris de 1432 à 1434, et seigneur de Torcy, Livry-en-Aulnoye et du Chemin-en-Brie (Guermantes) jusqu'à sa mort en 1436[14].

Dans la 2e moitié du XVe siècle, Pierre Poignant[15], conseiller au Parlement, maître des requêtes de l'Hôtel, est seigneur d'Athis, Louans, Aigremont, Tillières (à Poissy), Achères, Souplainville, des Granges-le-Roi, ainsi que du Chemin et Roquemont (à Bussy). Sa fille Catherine, dame d'Athis, de Guermantes et du Chemin, de Roquemont — sœur de Charlotte Poignant qui épouse Jacques du Drac sire de Claye — devient en 1474 la femme de Nicolas Viole (1440-1518), sire d'Andrezel et de Noiseau, prévôt des marchands, maître des requêtes, correcteur en la Chambre des Comptes[16].

La famille Viole est donc propriétaire du Chemin, Guermantes et Roquemont depuis la fin du XVe siècle[17].

Au début du XVIIe siècle le vieux château est en ruine, Claude Viole (1567-1638 ; fils de Pierre Ier Viole du Chemin/de Guermantes, † 1601) entreprend la construction de nouveaux bâtiments, manoir et ferme avec colombier, se rapprochant ainsi du village d’un kilomètre environ.

En 1633 Pierre II Viole (1601-1667), fils de Claude, reçoit le château et l’office de conseiller du Roi de son père en cadeau lors de son mariage avec Marie Vallée, fille de Jacques Vallée des Barreaux et Barbe Dolu. Dans ses terres il agit en seigneur, ayant obtenu du Roi en 1648 la réunion de la seigneurie du Chemin et des fiefs de Guermantes et de Roquemont en châtellenie. Pierre Viole ajoute deux pavillons au bâtiment existant et entreprend d’agrandir son parc par de nombreuses négociations foncières. Pierre Viole est promu président au Parlement de Paris et est nommé capitaine de l’île Notre-Dame durant le premier siège de Paris lors de la Fronde, mais devient après le un fidèle du prince de Condé. Le il est proscrit pour crime de félonie et de lèse-majesté. Le 27 juin 1652, le jeune Louis XIV, sa mère Anne et Mazarin avaient couché à Guermantes.

Dès le , Pierre II avait fait don de Guermantes à son neveu Nicolas Viole de L'Hervilliers, capitaine aux gardes de Sa Majesté, gardant l’usufruit pour lui et sa femme Marie Vallée des Barreaux, qu'il avait épousée en 1633/1634. De ce fait la confiscation de Guermantes au profit du comte de Grandpré (sans doute Charles-François de Joyeuse, comte de Grandpré, resté fidèle au roi et à Mazarin, ruiné par la Fronde et surendetté[18]) ne prit pas effet, ce dernier ne voulant pas se lancer dans les complications d’une procédure.

Nicolas a épousé Anne Boyer en 1652 et est mort en août 1654 laissant deux enfants en bas âge. En il retrouve son foyer et termine sa carrière politique. En 1666 Marie Vallée, sa femme établit des religieuses sur ses terres pour soigner les malades.

Le (ou le 7 septembre 1667), Pierre II Viole meurt, âgé de 67 ans, Pierre Viole III, fils de Nicolas, n’a que quinze ans. Philippe du Buisson et B. Bourgeois sont nommés ses tuteurs jusqu’en 1676. En 1678 il est reçu conseiller du roi en son Grand Conseil. Il épouse Marie Grieulet de Soisy. Il loue la ferme et une partie du château à André Frain, laboureur. Il morcelle de petits terrains autour de Guermantes, hypothèque la propriété, vend des arbres…

En 1698, criblé de dettes, Pierre Viole III vend la propriété à Paulin Pondre (1650-1723 ; dit aussi Prondre), sire de Millançay et Marcheval, receveur général des Finances de Lyon, président à la Chambre des Comptes, Grand audiencier de France. Paulin Pondre, marié à Anne-Marie Petit de Ravannes en 1694, avait reçu en cadeau de son oncle, Joachim Pondre, une somme pour acheter une terre. Pondre va entreprendre de nombreux embellissements réalisés par Mansart, Perrault, Robert de Cotte, Le Nôtre, le sculpteur Jean Hanard, le peintre Mérelle

Paulin Pondre continue d’acheter des terres aux environs — dont Bussy-Saint-Georges et son château en ruine. Il fait construire une terrasse au bout de la longue allée de Bussy-Saint-Martin et enclôt le parc. Il détient aussi Roquemont et la Rivière à Bussy.

Acquéreur, Jean Law entra en jouissance de Guermantes en 1719, qu’il ne paya pas (le prix était de 800 000 livres). Paulin Pondre fut donc renvoyé en possession de son bien en . Il expira le après deux attaques d’apoplexie. C’est son fils Paulin-Gabriel (1698-1775) qui hérita des terres et seigneurie de Guermantes; il épousa Adélaïde-Marie Camus-Destouches en 1737 (fille de Michel et nièce de Louis[19]), et fut un grand chicanier ; il obtint le titre de marquis en faisant l’acquisition de la terre de Ravenel en 1750, et son fils Emmanuel-Maurice sera titré comte de Fleurange : désormais les Pondre de Guermantes sont appelés par courtoisie comtes ou marquis de Guermantes.

En 1756 un incendie, provoqué par la foudre, détruira la bibliothèque. Paulin-Gabriel eut pour fils : Emmanuel-Maurice, sire de Guermantes et de Bussy (Bussy et Bussy), comte de Fleurange (1747-1785 ; dit le comte de Guermantes), et Louis-Ernest marquis de Ravenel (né en 1758 ; dit le marquis de Guermantes) ; en 1773 Emmanuel-Maurice[20],[21],[22] épouse Louise-Marthe de Tissart de Rouvre(s) (1754-1804 ; elle était la fille de Louis-Jacques-Noël Tissart de Rouvres, lui-même fils de Louis-Alexandre Tissart et Madeleine Brulart dame de Rouvres, fille de Noël Brulart de la Borde (1632-1694), baron de Sombernon et comte de Rouvres, et de Jeanne Gruin) ; Emmanuel-Paulin-Louis naît de cette union en 1775 peu avant le décès de son grand-père Paulin-Gabriel.

Chevalier de Saint-Louis, premier lieutenant de la compagnie Colonelle des Gardes françaises, Emmanuel-Maurice Pondre meurt à 38 ans en 1785. Son fils Emmanuel-Paulin-Louis (1775-1805 ; dit le comte de Guermantes) a alors 10 ans, il hérite de Guermantes qui est mis en location sur les conseils de son tuteur. Louise de Caradeuc de Mornay est locataire de 1785 à 1791; le comte Dumetz ne loua que quelques mois, cédant à la « principe » Barbe Schacovsky, née baronne de Stroganoff.

En 1792, les Lasteyrie du Saillant, dont la marquise de Ximenès d’Aragon, nièce de Mirabeau, louent le domaine (la marquise, épouse en 1789 de Ferdinand-François de Ximenès d'Aragon, était née Charlotte-Françoise de Lasteyrie du Saillant (1765-1810), fille de Charles marquis du Saillant et d'Elisabeth-Charlotte de Riquetti (1747-1820), la sœur du tribun ; ledit Charles de Lasteyrie du Saillant (1740-1815) avait pour frère puîné Charles-Philibert) ; les Lasteyrie du Saillant restèrent locataires jusqu’en 1800. Les Pondre de Guermantes furent arrêtés le et envoyés à Sainte-Pélagie.

Le , Emmanuel-Paulin-Louis sort de prison où il était incarcéré depuis le  ; un mois plus tard sa mère et ses deux sœurs sont libérées à Chartres. Le , après bien des démêlés il rentre dans la propriété familiale. Emmanuel-Paulin-Louis Pondre épouse le Eulalie de Brisay (1779-1866) dont il aura deux filles, Albertine (1799-1819) et Ernestine (1800-1884) Pondre de Guermantes ; il meurt le .

Le Eulalie de Brisay, veuve Pondre de Guermantes, épouse le marquis Jean-Baptiste de Tholozan (1771-1858). Le comte Louis Auguste Picot de Dampierre (1780-1841), cousin germain d’Eulalie de Brisay (car elle était fille d'Ange-René de Brisay et d'Emilie-Louise Picot de Dampierre), colonel, chevalier de Saint-Louis, épouse Ernestine Pondre de Guermantes, fille d'Eulalie de Brisay et d'Emmanuel-Paulin-Louis, en 1817. Le couple va demeurer à Guermantes, cohabitant avec Albertine de Guermantes, sœur aînée de la mariée, le marquis de Tholozan leur beau-père, leur mère Eulalie de Brisay et leurs enfants Ernest (1808-1890) et Eulalie de Tholozan (née en 1803/1804-† 1889), ainsi que le marquis de Brisay frère de Mme de Tholozan.

Mlle de Puységur (alias Julie-Marie de Chastenet de Puységur, née en 1830 et † en 1913/1914, fille de Gaspard-Jules de Chastenet de Puységur (1799-1830) et d'Eulalie de Tholozan, qui s'étaient mariés en 1829) épouse en 1849 Clément-Gustave Baillardel, baron de Lareinty (1824-1901 ; président du Conseil général et sénateur de la Loire-inférieure).

Le , Mme Émilie-Ernestine Pondre de Guermantes, comtesse Picot de Dampierre, meurt en laissant sa part de Guermantes aux Lareinty (qui donc ne descendent pas des Pondre de Guermantes). Les écarts de langage de la comtesse Ernestine Picot de Dampierre sont célèbres, elle ne pouvait s’empêcher de penser tout haut, sans indulgence… Elle s'était rendue célèbre pour avoir affublé le riche industriel et aventurier Henri Menier du surnom de « baron Cacao », ou moqué son voisin le châtelain de Ferrières, James de Rothschild. Selon Edmond de Goncourt, lui-même langue de vipère, en visite au château le 7 septembre 1873, les autres femmes de la famille (la demi-sœur d'Ernestine, Eulalie de Tholozan, sa fille Julie de Puységur et la fille de celle-ci, Guillemette de Lareinty) ne manquaient pas non plus « du plus exquis et du plus meurtrier esprit français »[23]...

Guillaume Ier de Prusse, occupant Ferrières avec Bismarck, est reçu au château en septembre 1870.

Le , Jules de Lareinty (1852-1900 ; fils de Julie de Puységur et du baron Clément-Gustave de Lareinty ; député de la Loire-Inférieure) épouse Louise (Valentine) de Sabran-Pontevès (1864-1914 ; fille du duc Elzéar de Sabran-Pontevès (1840-1894) et de Marie-Julie de Luynes). La sœur de Jules, Guillemette Baillardel de Lareinty, née en 1851, marie en 1871, avec postérité, le comte Gabriel/Georges de Pâris (1838-1916) ; en mai 1909 Proust sollicite vainement son ami Georges de Lauris (1876-1963), introduit dans ladite famille de Pâris, pour savoir s'il peut utiliser le nom de Guermantes pour la Recherche[23] ; en fait, Marcel connaissait depuis 1903 le fils de Guillemette, François de Pâris (1875-1958), dont il louait la beauté du visage[24].

Monsieur Ernest-René Marquis de Tholozan, ancien Page de Charles X, ancien officier de la Garde royale, frère d'Eulalie de Tholozan et demi-frère d'Ernestine Pondre de Guermantes, meurt au château de Guermantes, le , dans sa 82e année : ses neveux, petits-neveux, arrière-petits-neveux et cousins font part de son décès ; il avait eu pour précepteur vers 1824 François Raspail. Ses nom et titre furent relevés par Jules de Lareinty en vertu d'un décret présidentiel du et d'un jugement du Tribunal civil de Meaux du .

Après la mort de la baronne de Lareinty (Julie de Puységur) vers 1913, ses enfants Lareinty-Tholozan décidèrent de se défaire de Guermantes et, en 1920, les meubles et le château furent mis en vente ; le château et le parc furent acquis par un marchand de bois qui, ayant commencé les coupes, revendit tout après quelques mois.

M. et Mme Maurice Hottinguer (1872-1969) l’acquièrent en  ; dès 1921 ils campèrent dans l’aile nord pendant les travaux. En 1939 les cousines Maupeou et leur mère sont accueillies au château. Blanche Hottinguer (1884-1951 ; femme de Maurice ; née de Maupeou) meurt en 1951 : elle avait évité en août 1944 que le village et le château ne soient brûlés et des otages fusillés par les occupants allemands en représailles d'un attentat contre un des leurs, se proposant même comme otage. En 1942 c’est Pierre Hottinguer (1917-2006 ; fils cadet de Maurice et père de François, né en 1944 ; la sœur de Pierre, Suzanne Vernes née Hottinguer (1908-1997), est l'historienne du château de Guermantes) qui reçoit Guermantes, lors de son mariage avec Sylvie Feray.

Le château est cédé en 2008 et désormais occupé par un centre de séminaires.

Affaire Estelle Mouzin[modifier | modifier le code]

L' affaire Estelle Mouzin est une affaire criminelle française ayant commencé le avec la disparition à Guermantes en Seine-et-Marne d'Estelle Mouzin, fillette alors âgée de 9 ans qui revenait de l'école.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1908 Thiburce Gateau    
1908 1919 Louis Rigal    
1919 mars 1965 André Thierry    
mars 1965 mars 1971 Raoul Mattei    
mars 1971 mars 1977 Joseph Hild    
mars 1977 juin 1995 Christian-Jean Baney    
juin 1995 mars 2014 Guy Jelensperger    
mars 2014 En cours Denis Marchand[25]   Employé

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2017, la commune comptait 1 147 habitants[Note 4], en diminution de 3,69 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
178151187197203180188188185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
183166186184165163146164174
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173161138137167162139139176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1541692434891 1281 3921 3021 2891 276
2013 2017 - - - - - - -
1 1651 147-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 59 846 €[30].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château de Guermantes.
L'église Saint-Christophe-et-Saint-Jacques.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Oriane de Guermantes, l'un des personnages principaux d'À la recherche du temps perdu, roman de Marcel Proust. S'inspirant entre autres de la comtesse Greffulhe, il fait d'elle et de son époux, le "duc de Guermantes" des membres de la haute aristocratie, nobles de très ancienne extraction, sans rapport aucun avec les véritables propriétaires, plus modestement titrés, du château du village francilien.
  • Maurice Boitel, peintre, réalisa de nombreuses oeuvres représentant Guermantes où il allait souvent à la messe, le dimanche.
  • Émile-Gustave Cavallo-Péduzzi (1851-1917), peintre néo-impressionniste, posa son chevalet à Guermantes.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le , Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans qui revenait de l'école, disparait à Guermantes.
  • En la société Capricorne basée à Thorigny-sur-Marne a installé sur la D 35, à l'entrée de Guermantes, un radar pédagogique[33]. Les informations indiquées sont la vitesse, le coût de l'amende et le nombre de points en moins sur le permis de conduire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  3. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 28 février 2020
  2. Site territoires-fr.fr consulté le 27 février 2020 sous le code commune 77221.
  3. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  4. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  5. Statistiques officielles de l‘INSEE.
  6. Paul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne, (ISBN 2402033592).
  7. a et b Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 280.
  8. Archives nationales, S 1557.
  9. « Histoire du château de Guermantes », sur Gouvernes et environs
  10. « Famille Baillet, p. 196 », sur Dictionnaire de la Noblesse, t. II, par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois et Jacques Badier, chez Schlesinger, à Paris, 1863
  11. « La Queue-en-Brie : Seigneurs au Moyen Age », sur ACEP de La Queue-en-Brie : Association Caudacienne d'Etude des Patrimoines
  12. (en) « La famille de Girart Blanchet, p. 132 sq. », sur Translating the Past : Laurent de Premierfait, par Anne D. Hedeman, the Paul Getty Museum, Los Angeles, 2008
  13. On trouve aussi qu'en 3° noces Pierre Blanchet, devenu premier maître des Requêtes de l'Hôtel et seigneur de Luzancy, épousa Guillemette de Vitry, sœur de Michèle de Vitry, la femme de Jean Juvénal des Ursins (d'où Girart Blanchet, maître des requêtes et diplomate, marié à Ysabeau de Champeaux, la sœur de l'évêque Guillaume ; et Jeanne Blanchet de Luzancy, x 1412 Arnoul/Arnaud de Marle de Versigny, conseiller au Parlement, fils du chancelier Henri). Mais il semble qu'il existait à l'époque un autre Pierre Blanchet — apparenté ? — † en ambassade à Londres en 1400/1401, et que des confusions soient possibles ; il se pourrait bien que le sire de Luzancy époux de Guillemette de Vitry, soit plutôt l'autre Pierre Blanchet. Le Pierre Blanchet sire de La Queue et de Guermantes avait sans doute pour frère Jean Blanchet, secrétaire de Philippe d'Orléans puis du roi Jean le Bon.
  14. « Les partisans des Bourguignons », sur Histoire de Bondy et de la Seine-Saint-Denis
  15. « Famille Poignant, p. 2-3 », sur Racines & Histoire
  16. « Famille (de) Viol(l)e, p. 4, 9, 13-14 et 8 », sur Racines & Histoire
  17. Suzanne Vernes, Guermantes de Louis XIII à nos jours en 1961[réf. non conforme]
  18. « Dislocation du pouvoir nobiliaire : Dégradation des patrimoines nobiliaires ; Une noblesse en faillite, p. 14, 17 et 19 », sur Noblesse seconde et pouvoir en Champagne aux XVIe et XVIIe siècles, par Laurent Bourquin, Editions de la Sorbonne, 1994, en ligne sur OpenEditionBooks
  19. « Madame Destouches (Jeanne Mirey, femme de Michel Camus), p. 120-129, notamment p.123 », sur Les identités de d'Alembert, in Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, Diderot et les spectacles, 2012, par Françoise Launay, en ligne sur OpenEdition
  20. Le site indexé Geneanet donne Paul-Gabriel Pondre (né en 1746 ou 1747 et qui serait un frère d'Emmanuel-Maurice de Fleurange), comme le mari en 1773 de Louise-Marthe de Tissart de Rouvres. Mais dans les archives Pondre du fonds Guermantes, aussi indexé, cette dernière est bien dite comtesse de Fleurange.
  21. « Famille P(r)ondre », sur Archives départementales de Seine-et-Marne : Fonds du chartrier du château de Guermantes
  22. « Généalogie P(r)ondre, d'après Suzanne Vernes "Guermantes, de Louis XIII à nos jours", Ferenczi, à Paris, 1961 », sur Dictionary of pastellists before 1800, par Neil Jeffares, édition en ligne
  23. a et b « Les à-côtés de Guermantes, août 2010, d'après Anne Martin-Fugier, Les Salons de la IIIe République, Ed. Perrin, 2003 », sur PatBdm OverBlog
  24. « Proust, Guermantes et les Pâris, notamment p. 2, 12-26, 36 », sur Jeu de pistes autour d'un nom : Guermantes, par Martine Gantrel, Revue d'Histoire littéraire de la France, 2004/4 (Vol.104)
  25. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en février 2019).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  30. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 25 mars 2017)
  31. « Château de Guermantes », notice no PA00087025, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Le mobilier classé de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. Journal Le Parisien du 8 juillet 2008