Blennes

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Blennes
Blennes
L'Orvanne à Blennes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montereau
Maire
Mandat
Pascal Dalicieux
2014-2020
Code postal 77940
Code commune 77035
Démographie
Gentilé Blennois
Population
municipale
562 hab. (2015 en stagnation par rapport à 2010)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 30″ nord, 3° 01′ 28″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 162 m
Superficie 20,29 km2
Localisation

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Site web blennes.fr

Blennes est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Blennois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Blennes
Diant Villethierry
(Yonne)
Chevry-en-Sereine Blennes Vallery
(Yonne)
Vaux-sur-Lunain Chéroy (Yonne)

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux incluent Launoy, Villoiseau, Villemaugis, le Bouloy, Maurepas, les Chapelles, les Basses Loges, les Sorins, la Roustière, Villeneuve les Ormes, les Bergeries, Epigny et Saint-André. Les écartes incluent le Coudray (ferme), les Cent Arpents (ferme), le Petit Moulin (ancien moulin) et les Moines (ancien Moulin)[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de :

  • la rivière Orvanne, longue de 38,9 km[2], affluent du Loing, qui traverse le village ;
  • l'Orval, long de 9,4 km[3], affluent de l’ Orvanne  ;
  • la rivière le Lunain, longue de 51,4 km[4], affluent du Loing, en limite sud de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 289 en 2007 ; ces logements se composent de 198 résidences principales, 83 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 8 logements vacants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

À la suite des travaux d’Auguste Longnon, le théonyme occupa une place de choix dans la toponymie : Belisama ou Belenos, déesse et dieu gaulois furent couramment cités comme origine probable du nom du village. Actuellement, cette approche est presque oubliée. Pour Dauzat, Marie-Thérèse Morlet et Marianne Mulon le nom du village viendrait du nom d’homme gaulois Blannos latinisée en Blannus. Ce monsieur Blannus aurait donné son nom à une exploitation agricole appelée villa Blanna... Villa se serait perdu au cours des temps et serait resté Blanna qui aurait muté en Blena.

Dans les domaines de l’abbaye de Saint-Germain, au temps de Charlemagne, les noms germaniques étaient neuf fois plus nombreux que les noms romains (Auguste Longnon). Comme c’est après cette date que se stabilisent les villages, il faut aussi envisager que ce soit un nom d’homme germanique qui soit à l’origine du nom surtout que des formes très voisines sont attestées : Blaynus (987) qui apparaît dans le Recueil des chartes de l’abbaye de Cluny publié par Bernard A. et Bruel A. ; Blainus qui se trouve dans l’obituaire de Saint-Claude (IXe-XIe siècles) publié par M. Guigue. Deux autres possibilités sont fréquemment évoquées : un terme celtique ou pré-celtique voire pré-indo-européen désignant la hauteur (repéré par le breton blein, le cornique blyn, le gallois blaen) ; une racine gauloise à valeur hydronymique blann… Bien d’autres origines furent ou sont encore proposées… Contentons nous ici d’un constat d’ignorance. Mais, Blennes est en bonne compagnie : on ne sait toujours pas si c’est Athènes qui a pris le nom de la déesse Athéna ou si c’est la déesse qui a pris le nom de la ville ; on débat encore et on débattra toujours de l’origine du nom de la ville par excellence, Rome[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les travaux de Robert Fossier sur le plan général, de Thierry Bonin pour la région, montrent que la stabilisation de l’habitat fut un processus long : avant le Xe siècle, en zone rurale, on ne voit qu’un habitat incertain et flou, une nature rebelle et dominante. Les vici stables sont l’exception face à la masse des paquets de maisons jetés sur les clairières soumises aux brûlis. Le nom Blennes, sous la forme parochia Blenna, fait son entrée dans l’histoire au XIe siècle, époque où l’habitat semble se fixer. Au verso des feuillets trois et quatre d’un sacramentaire en usage dans l’église de Sens, un scribe a inscrit une liste de 145 églises. Ce document, connu sous le nom de Liber sacramentorum, se trouve aujourd’hui à la Bibliothèque royale de Stockholm. Tous les noms qui y figurent désignent des localités comprises dans les limites du pagus Senonicus, constituant, dès cette époque, l’un des archidiaconés du diocèse de Sens.

Il n’existe en France aucune commune homographe ou homophone de Blennes. Et, sous sa forme actuelle, on ne retrouve parmi les environ 2 000 000 de noms de lieu recensés par l’IGN qu’une fois ce nom : à Saint-Aubin-Château-Neuf (Yonne), une source s’appelle la Fontaine des Blennes. Au XIIe siècle, les seigneurs locaux font d’importantes donations aux abbayes de Preuilly et de Rosoy-Villechasson. Ainsi, Dans les documents qui nous sont parvenus, et dès 1115, apparaît une famille portant le patronyme de de Blennes. Vers 1200 un Adam de Blennes est vassal du comté de Champagne ; un Gilet de Blennes a participé aux croisades menées par saint Louis. Ce furent eux qui, peut-être, construisirent la motte féodale qui est dite en ruine en 1392.

En 1243, le seigneur de Blennes est Pierre, un membre de l’importante famille des de Barres. Le fief passe ensuite aux Réveillon et, en 1270, un Jean de Réveillon accompagne Erard de Vallery, connétable de Champagne, à la dernière croisade. En 1332, le seigneur de Blennes est Guillaume, sire de Réveillon. Pour ce fief dont il tient la haute et basse justice il doit 60 sols pour l’hommage au roi. En 1392, le seigneur est Johan de Lespaut qui tient le fief de sa femme Jehanne du Chesne. Le fief est ruiné et ne fournit plus qu’un revenu de 10 livres. La guerre de Cent Ans a causé la ruine de la noblesse d’épée ; presque partout en Île-de-France des gens de robe, des gens de loi au service du roi, deviennent propriétaires des seigneuries. Les nouveaux seigneurs de Blennes sont les Allegrain, de père en fils conseillers au Parlement de Paris. En 1650, par mariage, le fief passe ensuite aux Davy de la Fautrière, aussi conseillers au Parlement de Paris. Ces derniers, ruinés, vendent en 1758 la seigneurie à Jacques René Cordier de Launay, un très riche financier. Le dernier des seigneurs de Blennes fut Claude René Cordier de Launay dont une des filles épousa le fameux marquis de Sade.

Excepté une très légère modification en faveur de Vallery (3 ha, année 1831), la commune actuelle de Blennes s’étend sur le même territoire que la paroisse de Blennes telle que cette dernière existait depuis des temps immémoriaux. Sur le plan militaire, la paroisse faisait partie du gouvernement d’Ile-de-France ; sur le plan administratif de la généralité de Paris, élection et subdélégation de Montereau. Sur le plan judiciaire Blennes dépendait du bailliage de Moret qui ne jugeait plus que des affaires d’importance limitée. La Cour présidiale, le tribunal d’appel pour les affaires plus importantes, était à Melun. Le grenier à sel était à Montereau.

D’après l’Almanach du diocèse de Sens, le village comptait 115 feux et 390 communiants en 1771. En 1793, un état de la population agricole du département de Seine-et-Marne (A.D. 77, L 242) fournit, les données suivantes : Nombre de chefs de famille - 149, nombre de feux - 160 ; et population effective -645. Plusieurs seigneuries se partageaient les 2 000 ha de la paroisse dont :

  • la seigneurie de Blennes qui comprenait le bourg, le hameau des Sorins, les moulins des Moines et celui du Petit Bichot ;
  • la seigneurie de Maurepas qui dépendait de l’abbaye de Preuilly et englobait la forêt et le hameau de Maurepas, celui de Villeneuve les Ormes et la ferme du Coudray ;
  • la seigneurie de Villechasson qui dépendait de l’abbaye du même nom et englobait les hameaux de Villoiseau, de Launoy, du Bouloy et de la Roustière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie

Liste des maires[modifier | modifier le code]

liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1919 Jean Baptiste Boynard   Cultivateur
1919 1922 Maurice Hureau   Cultivateur
1922 1929 Ernest Homère Binet   Cultivateur
1929 1935 René Léon Grégoire   Cultivateur
1935 1947 Marie Billard   Cultivateur
1947 1953 René Prieur   Cultivateur
1953 1959 Camille Villain   Cultivateur
1959 1971 René Denis   Cultivateur
1971 1977 Jean Hennequart   Cultivateur
1977 1988 Francis Pierre   Cultivateur
1988 1990 Claude Fourdonnier   Cultivateur
1990 2001 André Gelé   Artisan
2001 mars 2014 François Cantérini   Technicien
mars 2014 en cours Pascal Dalicieux [8]   Ingénieur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2015, la commune comptait 562 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
632691691598691896762820766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
795798792793805747717691600
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
595577536473473456475500477
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
374321279261331477541550570
2015 - - - - - - - -
562--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En l'an 2000, le nombre d'exploitations s'élève à 18 dont un nombre d'exploitations professionnelles s'élevant à 11[13]. Le nombre de chefs d'exploitation et de coexploitants s'élève à 20. Le nombre d'actifs familiaux sur les exploitations s'élève à 25 personnes et le nombre total d'actifs sur les exploitations s'élève à 24 UTA (équivalent temps plein). La superficie agricole utilisée des exploitations s'élève à 1580 ha ; les terres labourables se comptent en 1562 ha[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Victor[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Victor.

L’église, placée sous le vocable de Saint-Victor-de-Marseille, est de forme rectangulaire, sans transept. Elle se compose d’une nef avec sanctuaire du XIIe siècle flanquée d’un bas-côté du XVe siècle. Ce bas-côté est séparé de la nef par quatre arcades retombant sur un pilier carré du côté du chœur et sur deux colonnes à chapiteaux garnis d’une simple moulure côté entrée.

La nef est plafonnée en berceau avec entraits moulurés apparents et se termine par un chevet plat percé d’un triplet dont la fenêtre du milieu, légèrement plus grande, est obstruée. Toutes les fenêtres sont de simples baies en tiers-points sauf celles situées au nord qui sont en plein cintre.

Extérieurement, l’église présente un campanile du XVIIe siècle avec couverture en ardoise à l’impériale qui contient une cloche en bronze datée de 1791 et qui a été classée monument historique par arrêté du 2 octobre 1942. Les murs périphériques sont renforcés par des contreforts.

L'église a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 18 mars 1926[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dominique Aury alias Pauline Réage (1907-1998), femme de lettres française.
  • Michel Vianey (1930-2008), écrivain, journaliste, scénariste et réalisateur français.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche signalétique de Blennes », sur Atome77 (consulté le 21 août 2012)
  2. Sandre, « L’Orvanne »
  3. Sandre, « L'Orval »
  4. Sandre, « Le Lunain »
  5. « Village de Blennes », sur Cartesfrance (consulté le 21 août 2012)
  6. Source Cassini
  7. « Blennes », sur http://www.genea77-shage.info (consulté en février 2016).
  8. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en février 2016).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. a et b Agriculture - Source : Recensement agricole 2000
  14. « Église », notice no PA00086819, base Mérimée, ministère français de la Culture