Chartrettes

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Chartrettes
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Chartrettes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Nangis
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau
Maire
Mandat
Michel Bureau
2014-2020
Code postal 77590
Code commune 77096
Démographie
Gentilé Chartrettois
Population
municipale
2 596 hab. (2014)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 24″ nord, 2° 42′ 02″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 94 m
Superficie 10,10 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-chartrettes.fr

Chartrettes est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chartrettois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située rive droite de la Seine face à Bois-le-Roi.

Communes limitrophes de Chartrettes
Livry-sur-Seine Vaux-le-Pénil Sivry-Courtry
La Rochette Chartrettes Fontaine-le-Port
Bois-le-Roi

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare de Chartrettes sur la ligne Melun - Héricy - Montereau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

Chartrettes, par sa situation exceptionnelle fut très tôt point de rencontre et d'habitation. Le fleuve a été, dès la plus haute antiquité, une voie de communication très fréquentée. D'autre part, le gué de Chartrettes permettait son franchissement avant qu'il y ait des ponts. Une voie antique venant de Maincy y aboutissait. Certainement, ce carrefour fut lieu de transbordement protégé par une forteresse construite sur la hauteur. Versant exposé au sud où les sources abondent, situé entre une forêt giboyeuse et un fleuve poissonneux, il n'y a rien d'étonnant que le site de notre village fut de tout temps recherché comme habitat. Des trouvailles faites lors de l'exploitation des carrières de l'Enfer et du Temps Perdu en témoignent : une tombe collective néolithique contenant une vingtaine de squelettes (époque Seine-Oise-Marne 2400-1700 av. J.-C.). des fosses du premier âge du fer (VIe siècle av. J.-C.)[1].

Durant l'occupation romaine, le village connut, comme le reste de la Gaule, une période de paix et de prospérité, principalement au IIe siècle, de nombreux fragments de poteries variées furent trouvés autour du clocher ; une hipposandale, des instruments agraires, dans les carrières ; des pièces de menue monnaie, aux abords du gué. C'est certainement à cette époque que remonte l'implantation de la vigne sur le coteau[1].

Renaissance et création des propriétés[modifier | modifier le code]

Lorsque, dans la deuxième moitié du XVe siècle, la vallée fut remise en culture, ce fut avec une population entièrement renouvelée, une noblesse de robe (magistrats) prit la place de nos chevaliers bannerets dans les grands châteaux, des magistrats et des notables de Melun rebâtirent les maisons de plaisance sur les ruines des maisons fortes. Après la guerre de Cent Ans, les seigneurs du Pré et des Bergeries rendaient directement hommage au seigneur de Nangis, tous les autres propriétaires au seigneur de Chartrettes qui « tenait » lui aussi du Castel de Nangis. Les guerres de religion ne donnèrent lieu qu'à quelques pillages, il n'y eut pas de grosses destructions. La Réforme eut bien peu de prise sur les Chartrettois, elle intéressait les riches bourgeois plutôt que les paysans. Pendant un temps, les protestants de Melun vinrent se réunir dans la maison encore appelé le Prêche dans la Grand'rue, ce qui souleva l'indignation du seigneur de Chartrettes[1].

Dès le XVIe siècle, les familles Clapisson du Lin, puis Frémont du Mazis, rachetèrent patiemment toutes les parcelles de leur fief, puis les terres et le château du Pré en 1635, ainsi qu'une partie de Bois-le-Roi et de Sermaize pour former une très grosse propriété. Ces très grands seigneurs, présidents du Parlement de Paris, Correcteurs en la chambre des Comptes, conseillers du Roi en ses conseils… occupaient le château du Pré. Les Bergeries dont les propriétés s'étendaient à Brolles et Bois-le-Roi (en partie) appartinrent aussi à des personnages ayant leur place à la cour. Depuis, François I qui y établit deux gardes à demeure, les rois de France possédaient le château du Buisson de Massoury à Chartrettes et ne manquaient jamais, lors de leur séjour au château de Fontainebleau de venir y chasser quelques fois, débarquant soit à Fontaine-le-Port, soit à Rouillon[1].

Aube de la modernité[modifier | modifier le code]

Ce n'est que dans la 2e partie du XIXe siècle, sous le règne de Napoléon III, que débutèrent les grands travaux à Chartrettes : barrage et écluse, 1856-1860 ; pont 1862. Pour la voie ferrée et la gare, il fallut attendre 1898. Dans le même temps, les vignes disparurent à cause des attaques par le phylloxéra mais aussi par l'arrivée massive de vins du midi en chemin de fer. Par contre, la facilité des communications avec Paris amena chez nous de nombreux touristes qui firent vivre les aubergistes, les loueurs de chambres garnies, ainsi que les ouvriers du bâtiment qui construisirent de nombreuses résidences secondaires. Cet afflux amena la nécessité d'agrandir la place et de construire une mairie plus adaptée aux besoins, ce qui fut terminé dès le début de 1913[1].

Chartrettes qui fut de tout temps un « lieu de plaisance » pour les nobles et les riches bourgeois, accueillit au milieu du siècle, en vacances et week-end, des personnes de classe moyenne. Depuis 1975, il se produit une évolution : des nouveaux lotissements abritent des résidents principaux qui n'hésitent pas à se rendre pour leur travail à Paris ou dans sa proche banlieue.En 1781, on y comptait '70 feux ", en 1886 : 637 habitants. La commune s'est développée ensuite vers les rives de la Seine. 1 065 habitants au recensement de 1962, 1 115 en 1968, 1 135 en 1975, 1 561 en 1982 et 2 114 en 1990[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 1989 Michel Dehon Parti Républicain  
mars 1989 mars 2001 Tino Petruzzi Divers Gauche  
mars 2001 mars 2008 Gilles Germain    
mars 2008 septembre 2011 Marie-Claude Gagliardi    
septembre 2011 février 2013 Margo Petruzzi Divers Gauche  
février 2013 mars 2014 Jean-Claude André   Ingénieur
mars 2014 en cours Michel Bureau[2]   Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Chartrettes est jumelée avec les communes de[3] :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 596 habitants, en augmentation de 2,65 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
506 429 494 485 508 534 512 543 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
542 587 568 604 595 610 637 664 732
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
633 619 620 574 626 747 713 791 952
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 065 1 115 1 135 1 561 2 114 2 391 2 540 2 602 2 596
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • 25 artisans et commerçants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les rives de la Seine et le pont de Chartrettes peint par Carl Fredrik Hill (1849-1911).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Corneille de Chartrettes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Chartrettes

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D'azur à trois fusées d'argent rangées en fasce.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Madame Renée Wanner-Le Quinio, « LE SITE DE CHARTRETTES », sur Chartrettes, site officiel (consulté le 18 septembre 2012)
  2. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2014).
  3. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté en janvier 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .