Grigny (Essonne)

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Grigny
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Grigny
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Viry-Châtillon
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart
Maire
Mandat
Philippe Rio (PCF)
2014-2020
Code postal 91350
Code commune 91286
Démographie
Gentilé Grignois
Population
municipale
28 295 hab. (2014)
Densité 5 810 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 22″ nord, 2° 23′ 06″ est
Altitude Min. 32 m – Max. 84 m
Superficie 4,87 km2
Localisation

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Liens
Site web grigny91.fr

Grigny[1] (prononcé [gʁiɲi] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à vingt-trois kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. faisant partie du canton de Viry-Châtillon.

Grigny fut successivement le site de l’une des plus importantes nécropole pré-mérovingienne découverte, un domaine seigneurial qui accueillit les protestants de Paris lors de la signature de l’édit de Nantes, puis un village de carriers bordé par la Seine, la route nationale 7 et la voie ferrée de Paris à Montargis. La cité ouvrière implantée en 1930 présageait d'importants bouleversements, avec en 1954 la création d’un lotissement pour les troupes de l’OTAN, en 1960 le creusement de la tranchée de l’autoroute A6 puis entre 1967 et 1971, l’édification du vaste grand ensemble de La Grande Borne et de la deuxième plus grande copropriété d’Europe, Grigny 2. Cette urbanisation presque exclusivement résidentielle, mal maîtrisée, oubliant la mixité sociale d’origine, multiplia par dix la population grignoise en dix ans et entraîna d’importantes difficultés sociales, sécuritaires et économiques, rappelées chaque année dans l’actualité de cette commune qui accueille la population à la fois la plus jeune et la plus pauvre du département.

Ses habitants sont appelés les Grignois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Grigny en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 56,4 % 281,33
Espace urbain non construit 19,2 % 95,80
Espace rural 24,5 % 122,06
Source : Iaurif[3]

Grigny est située dans la région Île-de-France, au nord-est du département de l’Essonne, totalement intégré à l’agglomération parisienne, sur la limite nord-est de la région naturelle du Hurepoix. La commune occupe un territoire approximativement trapézoïdale de quatre cent quatre-vingt-sept hectares dont 53,50 % étaient urbanisés et construits en 2003 ne laissant qu’un peu moins d’un quart pour respectivement les espaces ruraux et les espaces urbains non construits, constitués de parcs et d’espaces boisés ou de prairie autour des lacs. La plus grande diagonale du territoire courre sur trois kilomètres et huit cent mètres du nord-est au sud-ouest, la plus courte mesure deux kilomètres du nord-ouest au sud-est. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue au point central de ce territoire les coordonnées géographiques 48°39'26" N et 02°23'19" E[4]. Outre la Seine qui arrose le nord-est de la commune et l’aqueduc de la Vanne et du Loing qui la traverse du sud au nord en son milieu, une large part du territoire est occupé par les deux tiers de ce qui est appelé le lac de Viry-Châtillon au nord. La ville s’étage aujourd’hui entre le plateau au sud à une altitude approximative de cent quatre-vingt mètres, les coteaux au centre et la large vallée du fleuve à une altitude approximative de trente-cinq mètres. Cette vallée est empruntée par plusieurs axes de transports qui traversent la commune du nord au sud, les voies ferrées de la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis et de la ligne Grigny - Corbeil-Essonnes, la route départementale 931, l’ancienne route nationale 7, l’autoroute A6 et en perpendiculaire la route départementale 310. Plusieurs quartiers composent la cité, dont les grands ensembles sensibles de la Grande Borne et Grigny 2, le centre-ville ancien et le secteur pavillonnaire des Blancs Manteaux.

L’hôtel de ville, cœur de vie est aujourd’hui situé à vingt-trois kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, cinq kilomètres au nord-ouest d’Évry[6], huit kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[7], neuf kilomètres au nord-est de Montlhéry[8], treize kilomètres au sud-est de Palaiseau[9], treize kilomètres au nord-est d’Arpajon[10], dix-neuf kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais[11], vingt-neuf kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[12], trente kilomètres au nord-est d’Étampes[13] et trente et un kilomètres au nord-est de Dourdan[14]. Elle est en outre située à cent quatre-vingt-treize kilomètres au sud-est de son homonyme Grigny dans le Pas-de-Calais[15] et trois cent quatre-vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de Grigny dans le Rhône[16].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’étang de la Place Verte.

Le territoire de Grigny est largement arrosé sur sa partie nord-est par la Seine qui baigne un kilomètre de berges aménagées. Approximativement les deux tiers du lac de Viry-Châtillon soit cinquante hectares occupent en réalité le territoire de Grigny avec les subdivisions du lac de l’Arbalète, de l’étang de la Place Verte et de l’étang de la Justice. Cet ensemble est relié au fleuve par un ruisseau qui traverse la zone des Noues de Seine. Au sud de la commune, un bassin de rétention des eaux de pluie a été aménagé dans le quartier de Grigny 2 et un second à proximité de la zone d’activités des Radars. Enfin, en parallèle du tracé de l’autoroute A6 chemine en souterrain l’important aqueduc de la Vanne et du Loing qui alimente le réservoir de Montsouris et Paris en eau potable.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Grigny est implantée à l’extrême est du plateau du Hurepoix, sur le versant ouest de la vallée de la Seine. Le territoire s’étage entre une altitude de quatre-vingt-quatre mètres au sud[17] et trente-deux mètres sur les rives du fleuve au nord[18]. Deux niveaux bien distincts apparaissent avec le plateau relativement plat sur la moitié sud du territoire, puis un coteau fortement incliné en centre-ville passant de quatre-vingt-cinq mètres en bordure de l’autoroute[19] à trente-six mètres au bord du lac[20] sur une courte distance de huit cents mètres. Le sous-sol est typique du Bassin parisien avec une succession de couches de sable et de meulière sur le plateau et de marne et de gypse dans la vallée protégeant le calcaire[21].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La Seine constitue une frontière naturelle au nord-est avec la commune de Draveil, à l’est et au sud-est, le chemin latéral, le chemin des Glaises, l’avenue de la 1re armée française Rhin et Danube, la route de Corbeil et le chemin de la Tuilerie matérialisent la limite avec Ris-Orangis. Au sud et sud-ouest, se trouve Fleury-Mérogis et de l’ouest au nord Viry-Châtillon dont la longue frontière suit approximativement l’avenue Victor Schœlcher, la rue de la Ferme Neuve, le chemin des Gâtinois avant de traverser le lac de Viry-Châtillon entre le bassin de l’Amiral et l’étang de la Justice et de rejoindre la Seine.

Rose des vents Viry-Châtillon Viry-Châtillon Draveil Rose des vents
Viry-Châtillon N Ris-Orangis
O    Grigny    E
S
Fleury-Mérogis Fleury-Mérogis Ris-Orangis

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Grigny est située en Île-de-France et bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2 °C le et −19,6 °C le . Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Grigny.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[22],[23].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Grigny - Centre.

Le territoire de Grigny est traversé par de nombreux axes de communication, le premier d’entre eux est la Seine qui borde la frontière nord-est et permet un transport de marchandises grâce à la présence d’un port fluvial dans la commune voisine de Viry-Châtillon. Cette large vallée accueille en outre plusieurs infrastructures de transport. La plus proche est constituée par la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis et sa bifurcation la ligne Grigny - Corbeil-Essonnes qui démarre à proximité de l’ancienne gare de Grigny - Val-de-Seine et dessert l’actuelle gare de Grigny - Centre. Ces deux voies ferrées sont aujourd’hui principalement empruntée par la ligne D du RER d'Île-de-France.

Deux axes routiers majeurs suivent aussi le cours du fleuve, le plus proche des berges, l’ancienne route nationale 7 prend tout simplement dans la commune l’appellation « Route Nationale ». Sur le coteau, l’autoroute A6 est directement accessible via un échangeur autoroutier. Ils sont reliés par la route départementale 310 qui constitue un boulevard urbain entre le quartier du lac, le centre-ville et la Grande Borne. Au nord, la route départementale 931 s’écarte de la RN 7 pour suivre les quais de Seine.

Diverses lignes d’autobus empruntent ce réseau routier, la ligne de bus TICE 402[24] et la ligne de bus TICE 510[25], les lignes DM4[26], DM8[27] et DM22[28] du réseau de bus Daniel Meyer et les lignes N135[29] et N144[30] du réseau Noctilien assurant la continuité de service nocturne du RER. Certaines de ces lignes permettent un accès direct à l’aéroport Paris-Orly situé à seulement huit kilomètres au nord, l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est lui à quarante et un kilomètres au nord-est.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La rue du Labyrinthe à la Grande Borne.

La commune de Grigny est composée de plusieurs quartiers. À l’extrême nord, coincé entre la Seine et la route nationale se trouve la vaste zone industrielle des Noues de Seine. Sur la rive gauche des lacs se trouvent le quartier pavillonnaire des Blancs Manteaux et ce qui était autrefois le château de l’Arbalète et aujourd’hui une résidence privée, le coteau est occupé dans sa partie nord par le centre-ville historique, communément appelé le « Village », complété à proximité de la gare par le grand ensemble des Tuileries. Entre l’autoroute A6 et la RD 310 a été aménagé un autre grand ensemble baptisé Grigny 2. Au-delà de l’autoroute, le tiers sud de la commune est composé du triangle de La Grande Borne, partagé avec la commune voisine de Viry-Châtillon, la zone d'activité des Radars et l’ensemble de petit habitat collectif Les Patios. Parmi ces lieux de vie, plusieurs rencontrent des difficultés socioéconomiques conduisant au classement de La Grande Borne et de Grigny 2 comme zone urbaine sensible[31],[32], la Grande Borne conjuguant ce statut avec celui de zone franche urbaine partagé avec le Village[33]. L’Insee découpe la commune en neuf îlots regroupés pour l'information statistique soit la Plaine Basse, le Village, trois îlots pour Grigny 2, Grigny 2-Square Surcouf et trois îlots pour la Grande Borne[34].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous le blason des seigneurs locaux sous la forme Grigniacum. Le lieu est encore mentionné sous la forme Grignacum dans un manuscrit du XIIe siècle[35] et, au XIIIe siècle, dans le cartulaire du roi Philippe II.

Grigny peut être formé sur le mot d'origine germanique grigner « faire des plis, des fronces » d'où grigne « ridé » qui pourrait, ici, désigner une inégalité de terrain, suivi du suffixe -acum[36], cependant la forme initiale de l'ancien français est greigner, graingnier et il signifie à l'origine « grincer des dents, grommeler » et serait issu d'un hypothétique terme francique *grînan « faire la moue »[37]. Cela ne convient guère ici, ni pour la forme, ni pour le sens.

La plupart des toponymistes voient dans le premier élément un nom de personne, soit Grinius, anthroponyme de type latin[38] ou germanique[39], suivi du suffixe gaulois de localisation et de propriété -acum. Le suffixe -acum fait souvent référence à une villa « domaine rural » [35].

En 1793, la commune fut créée avec l’orthographe actuelle de son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Un poignard en bronze, une hache plate en cuivre et un poinçon en os remontés en 1869 au cours d’un dragage de la Seine attestent d’une présence humaine sur le lieu depuis l’âge du bronze. Des objets découverts dans les carrières de sable en 1919 remontaient à l’âge de la pierre certifiant d’autant plus l’occupation humaine depuis ces temps reculés. En 1969, des fouilles préventives organisées avant la construction de la gare de Grigny - Centre mirent au jour les restes d’une villa rustica gallo-romaine avec la présence d’un mur d’enceinte de vingt mètres de long, de poteries et d’objets métalliques de la vie courante datés du IIe et IVe siècles[40].

Du village agricole aux carrières[modifier | modifier le code]

Carte de la région de Grigny au XVIIer siècle par Cassini.

Une nécropole pré-mérovingienne fut découverte en 1937 sur le territoire de la commune avec trente-sept sépultures mises au jour. Une seconde campagne en 1948 permit de retrouver quarante-deux tombes supplémentaires du IVe siècle[41]. Au XIIIe siècle fut érigée la cure de Grigny autour de la première église du XIIe siècle[42].

En 1534 fut béni le cimetière qui entoure l’église. En 1552, Guy III de l’Arbalète, seigneur de Corbeil entama la construction d’une résidence de campagne à Grigny. De mars 1599 à janvier 1600 peu après la signature de l’édit de Nantes, le seigneur de Grigny accueillit les protestants de l’Église réformée de Paris et leur permit de pratiquer leur culte dans le château seigneurial[43].

En 1653, le couvent Saint-Lazare de Paris reçut en donation les terrains de la propriété Saint-Antoine. En 1670, l’église fut agrandie d’une sacristie. En 1685, Isaac Bigot de Morogue acheta la propriété[44].

Entre 1723 et 1753, le procureur général au Parlement de Paris et seigneur de Grigny Guillaume François Joly de Fleury fit édifier la Ferme Neuve. En 1753 fut aussi construit le château des Aiglons. En 1747 fut édifiée la demeure Saint-Antoine[42]. En 1726 et 1752 fut restaurée l’église paroissiale. Le se réunit dans l’église l’assemblée des habitants en vue des États généraux. Le 16 brumaire an II fut prononcée l’abdication volontaire du curé de Grigny[45].

En 1821, la Ferme Neuve fut vendue à l’épouse du duc de Raguse, en 1856, elle revint à la comtesse de Rigny et en 1861 à la marquise de Talhouët-Roy. En 1855 fut construite la première mairie-école. En 1873 fut édifié le lavoir municipal[42]. En 1897 fut entreprise la construction de l’aqueduc de la Vanne et du Loing qui traversait alors les champs. En 1890, l’entreprise Piketty entama l’extraction de meulière et de sable sur le plateau et dans ce qui deviendrait plus tard le lac de Viry-Châtillon[44].

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, le village de Grigny, à l’écart des grands axes de la Seine, de la voie ferrée et de la route nationale 7, était consacré à l’agriculture céréalière et à l’extraction de meulière et de sable à destination de la capitale. Relativement proche et accessible, il s’y développa un tourisme de week-end, de petits pavillons accueillant les Parisiens aux beaux jours[46].

Dans les années 1930, la compagnie d’extraction Piketty réalisa la première cité ouvrière de la commune pour loger les carriers. L’extraction prit fin en 1950 mais les nouveaux habitants restèrent. En 1931 fut édifié le groupe scolaire Gabriel-Péri, complété d’une mairie, d’une salle des fêtes et de douches municipales[44]. Durant la Seconde Guerre mondiale, la propriété Saint-Antoine servit de logement à l’état-major de l’armée allemande[44].

La révolution urbanistique[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1954, l’US Air Force occupant les terrains d’aviation de l’aéroport Paris-Orly, il fut commandé par l’OTAN à la société Thinet une cité résidentielle aux Blancs Manteaux, apte à accueillir les pilotes et leurs familles qui y vécurent entre 1955 et 1966. En 1961 s’installa aux Aiglons une école professionnelle de mécaniciens aéronautiques[42]. À partir de 1962, les militaires se retirant progressivement, les rapatriés d’Algérie emménagèrent en nombre dans ces logements modernes. Entre 1961 et 1963 furent entreprises les premières études de faisabilité d’un nouveau quartier résidentiel commun à Grigny et Viry-Châtillon.

À partir d’octobre 1967 commença l’édification de ce qui s’appelleraient la Grande Borne et les Patios, une nouvelle ville dans la ville comportant 3 981 logements sur quatre-vingt-dix hectares de plateau en bordure de l’autoroute A6 inaugurée en 1960. Ce fut l’architecte Émile Aillaud qui en dessina les plans et Bouygues Construction qui fut chargé de la réalisation[47]. À partir de 1969 fut entreprise la création du second grand ensemble de la commune, Grigny 2, deuxième plus grande copropriété d’Europe[48] et plus grande de France, équipée d’un centre commercial[49] et d’une gare financée par le promoteur et destinée à une population de cadres[50].

Le quartier de la Grande Borne fut achevé en 1971. Dès lors les difficultés sociales commencèrent, comme en témoigne le docu-fiction intitulé Le père Noël est en prison de Pierre Gautherin diffusée le sur l’ORTF, tourné à La Grande Borne[51] et les premières critiques intervinrent comme lors du documentaire La France défigurée diffusé le [52]. En 1974 fut édifiée la nouvelle mairie[44].

Concentration de population en difficultés sociales, ces quartiers faisaient régulièrement la une de l’actualité, comme lors d’émeutes urbaines en avril 1993[53],[54], novembre 1995[55], novembre 1999[56], septembre 2000[57] et septembre 2001[58] ou lors des émeutes de novembre 2005[59],[60],[61]. À ces difficultés sociales s’ajoutaient des problèmes économiques avec l’impossibilité pour la municipalité de boucler son budget en 1998, 2004[62], 2006[63] et 2009[64] totalisant cette année-là une dette cumulée de 15,5 millions d’euros obligeant les services de la préfecture à imposer pour 2010 une hausse importante des impôts locaux[65].

Pour résorber ces difficultés, en 2000, la commune bénéficia d’un « Grand projet de ville »[66], en 2001 d’un classement en Zone de redynamisation urbaine[67] et en zone urbaine sensible[68]. En juin 2002, la commune fut dotée d’un commissariat de Police. En 2004, la gare de Grigny - Centre fut entièrement rénovée. En 2007, elle obtint la signature d’une convention avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine pour les quartiers de la Grande Borne[69] et Grigny 2[70] courant jusqu’en 2011.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Lors du premier recensement des personnes intervenu en 1793, Grigny était un petit village de trois cent soixante-dix habitants. Il conserva longtemps cette caractéristique, évoluant de façon chaotique entre quatre cent et six cent habitants jusqu’au début du XXe siècle où une progression relativement continue mais contenue s’enclencha, passant d’un peu plus de sept cent résidents en 1901 à mille sept cent dix-neuf en 1962, avec une légère baisse durant les années 1930 et 1940. À partir de la deuxième moitié des années 1960, la forte poussée démographique francilienne concerna aussi Grigny qui passa en 1968 à deux mille neuf trente-huit habitants, près du double du chiffre relevé six ans auparavant. Les années 1970 entraînèrent littéralement une explosion démographique avec l’édification de nombreux grands ensembles, la population fut quasiment multipliée par dix en l’espace de sept ans, atteignant vingt-cinq mille six cent cinquante-trois Grignois. La progression se poursuivit pour atteindre vingt-six mille cent quatre-vingt personnes avant de connaître une première baisse continue entre 1982 et 2006 pour retrouver le niveau de 1975, puis en 2007 le niveau de 1982 avec vingt-six mille six cent trente-sept habitants.

Néanmoins, en 2013, Philippe Rio, le maire de 2013, redemande de nouveaux comptes de la population  : selon les calculs de la mairie de Grigny, près de 650 enfants sont "invisibles" et non pris en compte par l'INSEE pour diverses raisons (par exemple des parents vivant chez des amis, etc.) mais bel et bien domiciliés et scolarisés à Grigny. La mairie estime qu'il y a un manque à gagner de près de deux millions d'euros annuels. Par ailleurs, cette affaire révèle d'autres problèmes du décompte de la population générale grignoise, adultes et enfants compris[71]

L’immigration compte pour une part relativement importante dans cette croissance démographique puisque 23,5 % de la population était étrangère en 1999[72], avec une répartition de 3,2 % de Turcs, 3,0 % d’Algériens, de Marocains et de Portugais, 1,1 % de Tunisiens, et 0,3 % d’Espagnols et d’Italiens de la population totale[73].

En 2005, 71 % des jeunes de moins de dix-huit ans étaient d’origine étrangère (au moins un parent immigré) avec une majorité des jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque ; 31 % des jeunes étaient d’origine subsaharienne, soit trois fois plus qu’en 1990[74],[75],[76].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[77],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 28 295 habitants, en augmentation de 5,34 % par rapport à 2009 (Essonne : 4,75 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
370 527 528 449 457 443 450 458 458
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
470 515 491 488 492 504 537 583 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
704 776 797 835 1 080 1 305 1 042 1 007 1 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 719 2 938 25 653 26 180 24 920 24 512 25 981 27 179 28 295
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[78] puis Insee à partir de 2006[79].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse de la pyramide des âges communale comparée à celle du département montre une représentation des structures de population radicalement différente, la pyramide des âges de Grigny pouvant être considérée comme « exemplaire » puisque les strates de population vont en s’amenuisant proportionnellement à l’avancée en âge. Ainsi, les populations d’enfant sont largement présentes, comptant pour près d’un tiers, à l’inverse, les populations seniors sont sous-représentées, sauf pour la population féminine âgée de plus de 90 ans, conforme à celle du département. Avec 36 % de la population âgée de moins de vingt ans en 1999, Grigny était la 26e ville la plus « jeune » de France, la troisième des villes de plus de 20 000 habitants et la première du département[80]. Cette même année, 43,1 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans[81].

Pyramide des âges à Grigny en 2009 en pourcentages[82].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
1,8 
75 à 89 ans
2,8 
7,3 
60 à 74 ans
7,8 
15,4 
45 à 59 ans
14,8 
22,6 
30 à 44 ans
21,8 
22,2 
15 à 29 ans
24,0 
30,5 
0 à 14 ans
28,3 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[83].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Intégrée à la dixième circonscription de l’Essonne, représentée par le député Malek Boutih (PS) et au canton de Viry-Châtillon représenté par les conseillers départementaux Jérôme Bérenger (UMP)et Sylvie Gibert (MoDem). Le maire de la commune, Philippe Rio (PCF), assisté par dix adjoints et six conseillers municipaux délégués[84], préside le Conseil municipal composé de trente-cinq élus donc vingt-sept pour la majorité Divers gauche et huit pour les listes d'opposition dont cinq pour les Divers gauche, deux pour l'UMP et un pour le MoDem.
En 2010, la commune a reçu le label « Ville Internet @@@ »[85], récompense confirmée en 2011[86].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 44 902 000 € dont 38 177 000 € de fonctionnement et 6 725 000 € euros d’investissement[87], financés à 30,99 % par les impôts locaux[88] avec des taux d’imposition de 26,01 % pour la taxe d'habitation, 25,79 % et 142,95 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 24,01 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité[89]. La même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 47 417 000 €[90]. En 2009, Grigny accueillait sur son territoire trois mille sept cent quatre-vingt-quatorze logements sociaux gérés par cinq sociétés d’HLM[91] soit 39,38 % du parc total de logement de la commune, le double du seuil minimal fixé par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains. Cette année-là, la situation financière dégradée de la ville entraina sa mise sous tutelle du préfet, qui décida d’augmenter la taxe d’habitation de 44,25 % et la taxe foncière de 50 %[92].

Grigny est, avec sa voisine Viry-Châtillon, membre fondateur depuis 2003 de la communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne qui a désormais les compétences de développement économique, aménagement du territoire, politique de la Ville, de gestion du lac de Viry-Châtillon, de la patinoire intercommunale, de la voirie, du traitement des eaux et des ordures ménagères et de développement des transports en commun[93]. Elle adhère aussi au syndicat mixte Transport Essonne Centre[94], au syndicat mixte de la Vallée de l'Orge Aval[95], au syndicat mixte pour la revalorisation et l’élimination des déchets et ordures ménagères[96].

L’Insee attribue à la commune le code 91 2 40 286[97]. La commune de Grigny est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 102 860. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[98].

Conseil municipal de Grigny (mandature 2014-2020)[99].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Grigny j'y crois » PCF Philippe Rio 27 Majorité
« Rassembler pour changer Grigny » UMP Jean-Paul Willaume 3 Opposition
« Un nouveau maire pour changer Grigny » DVG Sidi Bendiab 3 Opposition
« PDG Parti des Grignois » DVD Kouider Oukbi 2 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[100].
Période Identité Étiquette Qualité
2012 en cours Philippe Rio PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Commune dite « populaire » dirigée depuis 1935 par le Parti communiste français, Grigny passe pour être un bastion de la gauche. De fait, presque tous les scrutins locaux ou nationaux y ont été remportés par les candidats de gauche avec des scores souvent élevés. Ainsi en 2001, le maire PCF fut réélu avec plus de 66 % des suffrages ; en outre seul candidat aux élections cantonales en 2004, il obtint, de fait, un score de 100 % des voix. Le député sortant socialiste Julien Dray obtenait 60,52 % des voix, en 2002 alors que le candidat du Parti socialiste aux élections régionales de 2004, Jean-Paul Huchon, obtint quant à lui un de ses plus hauts scores avec 65,35 % des voix, loin devant le candidat de l’UMP, Jean-François Copé, qui n’atteignait, pour sa part, que 21,76 % des suffrages exprimés. Cependant, cette tendance au vote à gauche et à l’extrême gauche tend aussi à dévier vers le vote d’extrême droite comme en 2002 où le candidat frontiste Jean-Marie Le Pen recueillit dès le premier tour 17,63 % des voix en seconde position et ne subit guère d’érosion au second tour. Cette deuxième place du Front national se renouvela en 2004 lors des élections européennes où la candidate Marine Le Pen arriva en seconde position avec 13,04 % des voix derrière le candidat socialiste Harlem Désir. En 2007, la gauche fit ici à nouveau des scores importants, Ségolène Royal obtenant 64,60 % des voix loin devant le candidat Nicolas Sarkozy quelques semaines avant que Julien Dray n'améliore son score à 63,63 % lors des élections législatives. En 2008, lors des élections municipales, ce sont deux candidats de gauche qui arrivèrent en tête malgré la présence de deux listes de droite maintenues au second tour. En 2009, la « vague bleue » des élections européennes officia aussi à Grigny puisque c’est le candidat de l’UMP Michel Barnier qui arriva en tête, sept points devant le candidat d’Europe Écologie Daniel Cohn-Bendit. Les Grignois passent aussi pour être des eurosceptiques puisqu’en 1992 ils avaient rejetés le traité de Maastricht à 54,44 %[102] et en 2005 ils ont rejeté le traité de Rome II à 63,99 %.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La maison de la Petite enfance.

Les élèves de Grigny sont rattachés à l’académie de Versailles. La commune dispose des écoles maternelles Dulcie-September, les Tilleuls, le Minotaure, le Chat botté, la Licorne, Pégase, Cendrillon, Le Petit Chaperon rouge, La Belle au bois dormant, La Petite Sirène et Angela-Davis, des écoles élémentaires Gabriel-Péri, l’Autruche, Jean-Perrin, le Renne, Elsa-Triolet, Gérard-Philipe et des écoles primaires Le Buffle, le Bélier et Jean-Moulin[123]. La commune accueille aussi les collèges Jean-Vilar, Pablo-Neruda et Sonia-Delaunay[124]. La poursuite des études se fait ensuite aux lycées de Morsang-sur-Orge ou Savigny-sur-Orge. La commune dispose aussi d’une mission locale d’information et d’orientation[125]. En dehors des périodes scolaires, les enfants sont accueillis dans les centre de loisirs Rez-de-Jardin, Chat Botté et Centaure pour les jeunes enfants et à la maison des enfants et de la nature pour les plus âgés. La commune a mis en place une maison de la petite enfance combinant au même endroit une crèche familiale, collective et une halte-garderie, elle est complétée par deux structures décentralisées dans les quartiers de la Grande Borne et Grigny 2.

Santé[modifier | modifier le code]

La maison de retraite du Bois Joli.

La commune accueille sur son territoire l’établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du Bois Joli et le foyer des Cités-Jardins. Trois centres de la protection maternelle et infantile sont implantés en centre-ville[126], à Grigny 2[127] et à la Grande Borne[128], complétés par un centre de planification familiale[129]. Quarante-six médecins[130] et quatre chirurgiens-dentistes[131] exercent dans la commune, sept pharmacies y sont localisées[132].

Services publics[modifier | modifier le code]

L’agence postale du Village.

La commune dispose sur son territoire de deux agences postales en centre-ville[133] et à la Grande Borne[134], d’un point information jeunesse[135], d’une permanence du délégué du médiateur de la République[136], d’une trésorerie principale[137], de deux antennes de la Caisse d’allocations familiales[138],[139] et d’une antenne de la Caisse primaire d'assurance maladie[140]. La sécurité du lieu est assurée par un commissariat et un centre d’îlotiers de Police[141] et par le centre de secours principal intercommunal[142]. Un avocat[143] exerce dans la commune. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables de Grigny au tribunal d’instance de Juvisy-sur-Orge et aux tribunaux de grande instance, de commerce et conseil de prud’hommes d’Évry, tous rattachés à la cour d'appel de Paris[144].

Jumelages et coopération[modifier | modifier le code]

La commune n’a développé aucune association de jumelage.

Vie quotidienne à Grigny[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Le centre culturel Sidney-Bechet.

Grigny dispose de plusieurs infrastructures à vocation culturelle dont le plus important est le centre culturel Sidney-Bechet, proposant un accès à la musique, le théâtre, le cinéma, la danse et les arts plastiques. La bibliothèque municipale dispose du site principal Victor-Hugo et de l’annexe Pablo-Picasso, tout comme le conservatoire municipal implanté rue des Petit- Pas à la Grande Borne et à la Ferme Neuve (arts plastiques). Dans la structure principale se trouvent les studios d'enregistrement permettant la création de musique assistée par ordinateur.

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Jean-Miaud.

La commune a mis en place différentes installations sportives disséminées sur le territoire, la plus importante étant le parc des sports équipé de quatre terrains de football, deux terrains de rugby et un boulodrome. S’ajoutent le stade Jean-Miaud équipé de deux terrains de football et une piste d'athlétisme, le terrain de football du Bélier, le stade de tennis des Chaulais avec huit courts dont quatre couverts, la salle des sports Jean-Louis-Henry et son annexe totalisant une salle polyvalente, quatre salles de danse, deux salles de musculation-haltérophilie et un mur d'escalade, le dojo du Haricot avec un ring et trois salles de tatami, les gymnases du Méridien et du Labyrinthe et enfin la piscine municipale. La plupart des activités sont regroupées au sein de l’Union Sportive de Grigny. La commune accueille la compétition française de street workout[145].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Grigny est rattachée au secteur pastoral de Ris-Orangis-Grigny et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l’église Saint-Antoine-et-Saint-Sulpice, de l’église Notre-Dame-de-Toute-Joie et d’un centre paroissial[146]. Ce secteur pastoral et ses paroisses ont été confiés au Fils de la Charité, une congrégation religieuse spécialisée dans l’apostolat en milieu populaire. Deux communautés de religieuses sont aussi présentes sur ce secteur. S’ajoute une église de la communauté évangélique laotienne[147] et la mosquée fréquentée par la communauté musulmane[148].

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Médias[modifier | modifier le code]

L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Grigny est intégrée par l’Insee à la zone d’emploi d’Orly qui regroupait en 2006 trente communes et 469 279 habitants[149], les Grignois représentant 5,68 % du total de la zone. Majoritairement résidentielle, la commune dispose cependant de deux importantes zones d’activités économiques avec la zone des Radars au sud et la zone industrielle des Noues de Seine au nord.

Elle accueillait aussi un centre commercial de l’enseigne Casino à proximité de la gare RER de Grigny - Centre. En septembre 2016, le groupe Casino décide néanmoins de fermer le supermarché car selon lui, « les vols, les violences récurrentes et l'explosion du budget sécurité » ont rendu le magasin « très déficitaire », alors que selon la mairie, « L'insécurité n'explique pas tout » mais que « Casino a lourdement grevé son chiffre d'affaires car il n'a "jamais adapté sa stratégie commerciale" à la réalité grignoise »[150].

Plusieurs entreprises implantées sur le territoire de la commune occasionnent des nuisances environnementales importantes et sont référencées au registre français des émissions polluantes, telle la chaufferie centrale de Grigny gérée par Elyo classée pour ces rejets de dioxyde de carbone et ses prélèvements importants en eau potable[151], le centre de conditionnement de Coca-Cola Enterprises pour ses rejets de carbone, ses consommations d’oxygène, d’eau potable et d’eau souterraine[152] et le dépôt de pétrole de la CIM pour ses prélèvements en eau potable[153], site par ailleurs classé au titre de la directive Seveso[154]. En 2008, la commune accueillait sur son territoire neuf cent quatre-vingt-quatre entreprises dont cinq cent neuf dans le seul secteur des services, totalisant six mille huit cent quatre-vingt-dix-huit postes salariés à fin 2007. Aucune exploitation agricole ne subsistait et seulement deux hôtels classés deux étoiles disposaient d’un total de cent quarante-neuf chambres. Un marché se tient les jeudis et dimanches matins à la Grande Borne[155].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

Cette présence relativement élevée d’entreprises créatrice d’emploi ne permet cependant pas de pourvoir en activité les 11 212 actifs que comptent la commune, entraînant un fort taux de chômage à 18,8 % en 2006 et obligeant 80,9 % des personnes ayant un emploi à travailler dans une autre commune que Grigny. En outre, la précarité touche une part importante de la population puisque seulement 77,6 % des salariés étaient titulaires de la fonction publique ou employés en contrat à durée indéterminée. Ces difficultés professionnelles entraînent des difficultés économiques puisque le revenu net imposable moyen des foyers de la commune ne s’élevait en 2007 qu’à 14 605 euros et seulement 38,9 % de la population était assujettie à l’impôt sur le revenu. En conséquence, seulement 36,3 % de la population grignoise était propriétaire de son logement, la même proportion que ceux locataires d’une HLM[156]. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 9 359 euros, ce qui plaçait Grigny au 30 648e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au dernier rang départemental[157].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Grigny 0,0 % 5,3 % 14,0 % 28,4 % 27,1 % 25,3 %
Zone d’emploi d’Orly 0,1 % 4,6 % 15,2 % 27,8 % 30,3 % 22,1 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Grigny 0,3 % 11,7 % 13,6 % 18,6 % 13,4 % 5,0 %
Zone d’emploi d’Orly 0,5 % 8,1 % 7,2 % 15,0 % 14,3 % 6,3 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[158]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le parc de l’Arbalète.

Grigny a été récompensée par une fleur au concours des villes et villages fleuris[159] puis deux fleurs à partir de 2011[160]. Le parc de l’Arbalète à proximité du lac du même nom constitue le plus important espace vert de la commune avec la plaine centrale aménagée dans le quartier de la Grande Borne. Ils sont complétés par le parc du Clotay et le parc des Aiglons. Dans le quartier des Blancs Manteaux ont été aménagés des jardins familiaux. La partie grignoise du lac de Viry-Châtillon et les bois de l’Arbalète et des Blancs Manteaux ont été inscrits à l’inventaire des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[161].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Les monuments du parc du château de l’Arbalète dont le bassin, le kiosque et le portail ont été inventoriés au titre des monuments historiques[162]. Les communs datant du XVIIe siècle complètent les vestiges de l’ancien château détruit[163]. L’église Saint-Antoine-et-Saint-Sulpice date du XIIe siècle et son clocher du XIVe siècle[164]. Les bâtiments de la Ferme Neuve ont été élevés entre 1723 et 1753[165]. La commune dispose encore d’un lavoir couvert construit en 1873[166].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sidney Bechet.

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Grigny.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]


Blason de Grigny

Les armes de Grigny se blasonnent : Écartelé : au premier et au quatrième de sinople aux trois chardons d’argent, au deuxième et au troisième de gueules aux trois besants d’or.[167],[168] Elle s’est en outre dotée d’un logotype.

Logotype de Grigny

Grigny dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif d'auteurs, La Grande Borne à Grigny : Ville d’Émile Aillaud, Hachette,
  • Collectif d'auteurs, Grigny : Mémoire en images, Alan Sutton,
  • Jennifer Schwartz, La campagne présidentielle n’a pas eu lieu : La politique vue de l’autre côté du périph, Robert Laffont,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Grigny dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 02/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 02/04/2009.
  3. Fiche communale d’occupation des sols en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Coordonnées géographiques communale sur le site lion1906.com Consulté le 30/01/2010.
  5. Orthodromie entre Grigny et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  6. Orthodromie entre Grigny et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  7. Orthodromie entre Grigny et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  8. Orthodromie entre Grigny et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  9. Orthodromie entre Grigny et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  10. Orthodromie entre Grigny et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  11. Orhtodromie entre Grigny et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  12. Orthodromie entre Grigny et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  13. Orthodromie entre Grigny et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  14. Orthodromie entre Grigny et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  15. Orthodromie entre Grigny et Grigny sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  16. Orthodromie entre Grigny et Grigny sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  17. Fiche de la borne géodésique W.D.K3-45 sur le site de l’Ign. Consulté le 29/01/2010.
  18. Fiche de la borne géodésique W.D.K3-5 sur le site de l’Ign. Consulté le 29/01/2010.
  19. Fiche de la borne géodésique W.D.K3-48 sur le site de l’Ign. Consulté le 29/01/2010.
  20. Fiche de la borne géodésique W.D.K3-244 sur le site de l’Ign. Consulté le 29/01/2010.
  21. %2FOR0076 Fiche géologique de Grigny sur le site du Brgm. Consulté le 21/08/2012.
  22. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  23. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  24. Fiche horaire de la ligne TICE 402 sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 30/01/2010.
  25. Fiche horaire de la ligne 510 du réseau de bus TICE sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 01/02/2013.
  26. Plan de la ligne DM4 du réseau Daniel Meyer sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 30/01/2010.
  27. Plan de la ligne DM8 du réseau Daniel Meyer sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 30/01/2010.
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  29. Plan de la ligne N135 du réseau Noctilien sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 30/01/2010.
  30. Plan de la ligne N144 du réseau Noctilien sur le site officiel de la compagnie. Consulté le 30/01/2010.
  31. Fiche de la ZUS La Grande Borne sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 30/01/2010.
  32. Fiche de la ZUS Grigny 2 sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 30/01/2010.
  33. Fiche de la ZFU Grande Borne-Village sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 30/01/2010.
  34. Carte de zonage de Grigny sur le site de l’Insee. Consulté le 26/02/2011.
  35. a et b Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de Paris et sa banlieue (91-92-93-94-95), Nouvelles Éditions Bordessoules, , 350 p. (ISBN 978-2916344416), p. 186.
  36. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  37. Site du CNRTL : étymologie de grigner [1]
  38. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 333a
  39. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 12948. ([%5Bhttp://books.google.fr/books?id=jbpVLN1tRNoC&pg=PA764&lpg=PA764&dq=Ernest+N%C3%A8gre+grigny&source=bl&ots=fhaGipSlPH&sig=MocDepMpihHoxyM9vIJBJLdBEbg&hl=fr&sa=X&ei=xegoVPH3M-TV7gbXhICQAQ&ved=0CDcQ6AEwAw#v=onepage&q=Ernest%20N%C3%A8gre%20grigny&f=false%5D lire en ligne]).
  40. Histoire des fouilles archéologiques locales sur le site officiel de la commune. Consulté le 05/02/2010.
  41. Histoire des fouilles des nécropoles sur le site officiel de la commune. Consulté le 05/02/2010.
  42. a, b, c et d Histoire du village de Grigny sur son site officiel. Consulté le 05/02/2010.
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  45. Histoire de l’église Saint-Antoine-et-Saint-Sulpice sur le site officiel de la commune. Consulté le 05/02/2010.
  46. Histoire de la commune sur son site officiel. Consulté le 05/02/2010.
  47. Histoire de La Grande Borne sur le site officiel de la commune. Consulté le 05/02/2010.
  48. Présentation de Grigny 2 sur le site du Groupement d’intérêt public de Grigny et Viry-Châtillon. Consulté le 05/02/2010.
  49. Histoire de la commune sur le site topic-topos.com Consulté le 05/02/2010.
  50. Historique de Grigny 2 sur le site officiel de la copropriété. Consulté le 05/02/2010.
  51. Vidéo du docu-fiction Le père Noël est en prison diffusé le 25 décembre 1971 sur le site de l’Ina. Consulté le 05/02/2010.
  52. Vidéo du reportage La France défigurée à La Grande Borne sur le site de l’Ina. Consulté le 05/02/2010.
  53. Vidéo du reportage diffusé au journal de 20h d’Antenne 2 le 28 avril 1993 sur le site de l’Ina. Consulté le 05/02/2010.
  54. Vidéo du reportage diffusé au journal de 20h d’Antenne 2 le 28 avril 1993 sur le site de l’Ina. Consulté le 05/02/2010.
  55. Archive de l’article « Grigny, la vengeance allume l’émeute L’étincelle: le meurtre d’un jeune la semaine dernière à la Grande Borne. » du 1er novembre 1995 sur le site liberation.fr Consulté le 05/02/2010.
  56. Archive de l’article « Grigny-la Grande Borne : violences après la mort d’un jeune » sur le site humanite.fr Consulté le 05/02/2010.
  57. Archive de l’article « La mort d’un jeune ravive les plaies de la cité de la Grande-Borne » du 21 septembre 2000 sur le site lemonde.fr Consulté le 05/02/2010.
  58. Archive de l’article « Une valise suspecte à Grigny 2 » du 16 septembre 2001 sur le site leparisien.fr Consulté le 05/02/2010.
  59. Archive de l’article « A Grigny, les habitants se mobilisent la nuit pour protéger les lieux publics » du 8 novembre 2005 sur le site lemonde.fr Consulté le 05/02/2010.
  60. Archive de l’article « A Grigny, les écoliers restent au centre de loisirs » du 21 novembre 2005 sur le site leparisien.fr Consulté le 05/02/2010.
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  62. Archive de l’article « En 1998 déjà... » du 14 mai 2004 sur le site leparisien.fr Consulté le 05/02/2010.
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