Doue

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Doue
Le village vu de la Butte.
Le village vu de la Butte.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Coulommiers
Intercommunalité Communauté de communes de la Brie des Morin
Maire
Mandat
Jean-François Delesalle
2014-2020
Code postal 77510
Code commune 77162
Démographie
Gentilé Dovinciens
Population
municipale
994 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 56″ nord, 3° 09′ 53″ est
Altitude Min. 110 m – Max. 202 m
Superficie 20,05 km2
Localisation

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Liens
Site web doue.fr

Doue est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Dovinciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Doue est située dans l'Est du bassin parisien, dans la partie de la Brie historiquement connue sous le nom de Brie Champenoise à 10 km au nord-est de Coulommiers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Doue
Jouarre Saint-Cyr-sur-Morin
Saint-Ouen-sur-Morin
Orly-sur-Morin
Doue La Trétoire
Saint-Germain-sous-Doue Rebais
Saint-Denis-lès-Rebais

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Butte de Doue, le Château, Mauroy, Mélarchez, les Taillis, Croupet.

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La plaine de Doue, vue du sommet de la Butte. On voit au premier plan des affleurements de marne, qui recèlent de nombreux fossiles de planorbes, de limnées ou de dents de requins.

La commune est situé sur une plaine agricole, dominée par une butte, la « Butte de Doue ».

Cette butte est du point de vue géologique une butte témoin. Elle résulte d'un phénomène d'érosion inégale entre les zones entourant la butte et la butte elle-même. Cette butte est donc apparue peu à peu en raison de sa moindre exposition à l'érosion naturelle, grâce au plateau calcaire qui la surmonte. Ce petit plateau est d'une composition moins tendre que la strate calcaire qui jadis s'étendait sur la région, à la même altitude que l'actuel sommet de la butte. Cette dernière nous renseigne donc sur la composition des sols dans cette partie du bassin parisien, d'où son nom. La formation est donc faite de roche calcaire (marne) au sommet, de sable en son milieu (où affleurent de nombreux fossiles marins : le plus souvent des planorbes ou des limnées, mais aussi des dents de requins), ainsi que d'autres types de roches sédimentaires. Le sable disponible a fait l'objet d'une petite exploitation.

Certaines zones de la commune sont plus humides, à l'image de la zone de l'étang de Croupet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de la commune au XIe siècle fait référence à Duensis[1]. Ce nom vient d'une dénomination du vieux français signifiant « mare ». L'orthographe du nom de la commune a par la suite évolué : en 1793, son nom s'écrit Doüe[2]. En 1801, le nom devient Douès[2]. On retrouve cette idée de marécages dans les noms des hameaux Petit Saulsoy et Grand Saulsoy, écrits depuis la Deuxième Guerre mondiale Saussoy, qui, étymologiquement désignaient des saules pleureurs cultivés en sauleraies (ou oseraies) pour faire de l'osier. Une fois assouplis et coupés, ils étaient ensuite vendus le plus souvent à la vannerie de Rebais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La commune est mentionnée dès le XIe siècle[1]. L'église qui domine toujours actuellement le village a été construite au XIIIe siècle sur l'emplacement d'un ancien temple païen[1].

L'église du village.

Au XIIe siècle, Manassès Ier, évêque de Meaux, donne l'autel à son chapitre. À la même époque, la paroisse est rattachée à la seigneurie des Juvénal des Ursins.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, l'église est remaniée. Au XVIIe siècle, la famille de Harville récupère la paroisse. Le dernier seigneur, le général d'Harville, militaire et homme politique, écuyer de l'Impératrice Joséphine, a été inhumé dans le cimetière en mai 1815. Sa tombe y est toujours visible.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Philippe Richioud   Agriculteur
mars 2008 en cours Jean-François Delesalle [3]   Ingénieur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 994 habitants, en diminution de -1,39 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
853 1 029 1 037 1 027 1 055 1 028 1 042 1 042 978
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 010 1 025 1 050 1 010 1 006 976 969 937 989
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
938 863 827 754 826 760 706 711 674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
664 628 583 723 940 1 028 1 027 1 008 994
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'une école primaire construite à la fin du XIXe siècle.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'un terrain de football en plein air, aux abords de la Butte.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux auberges, une boulangerie, un maraicher, un paysagiste (au petit Saussoy), et un entrepôt de déstockage de meubles qui se situe à la place de l'ancienne fromagerie. Cette fromagerie produisait jusqu'au milieu des années 1990 un fromage local, la « Butte de Doue », très similaire en goût au chaource, bien que de forme parallélépipèdique.

La principale activité reste l'agriculture.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Butte de Doue avec l'église en son sommet.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'édifice est située sur une butte qui domine le village.
  • La Butte de Doue : La légende dit que Gargantua, le géant du roman de Rabelais, avait du sable dans sa botte et la vida à cet endroit, ce qui aurait formé la butte de Doue. Sa position atypique la fait fréquemment référencer en tant que « Phare de la Brie » ou encore « Lanterne de la Brie ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Auguste Juvénal des Ursins d'Harville (1749-1815), général des armées du roi et de la République, est enterré dans la commune.
  • Auguste de Mornay (1798-1852), homme politique français né à Doue.
  • Durant la première moitié du XXe siècle, on fit beaucoup venir dans la région des familles belges pour travailler dans les champs de betteraves. Des documents d'archives conservés à la mairie laissent penser que le grand-père de Jacques Brel aurait vécu un moment dans le village de Doue.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr) « Commune de Doue », sur atome77.com (consulté le 14 novembre 2010)
  2. a et b (fr) « Doue », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 14 novembre 2010)
  3. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en novembre 2016).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Notice no PA00086936, base Mérimée, ministère français de la Culture