Chauconin-Neufmontiers

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Chauconin-Neufmontiers
Chauconin-Neufmontiers
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Claye-Souilly
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Meaux
Maire
Mandat
Michel Bachmann
2014-2020
Code postal 77124
Code commune 77335
Démographie
Gentilé Coconaciens-Neufmontois
Population
municipale
3 017 hab. (2015 en augmentation de 10,92 % par rapport à 2010)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 27″ nord, 2° 50′ 19″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 162 m
Superficie 17,39 km2
Localisation

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Liens
Site web chauconin-neufmontiers.fr

Chauconin-Neufmontiers Écouter est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Coconaciens-Neufmontois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Chauconin-Neufmontiers est situé à 5 km au nord-ouest de Meaux.

Communes limitrophes de Chauconin-Neufmontiers
Iverny
Le Plessis-l'Évêque
Monthyon Penchard
Villeroy Chauconin-Neufmontiers Crégy-lès-Meaux
Trilbardou Vignely, Villenoy Meaux

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

  • le ru de Rutel, long de 12,6 km [2];
  • le Ru de Viry, long de 4,4 km[3], conflue dans le ru de Rutel ;
  • le ru des Touches, long de 2,6 km[4], qui conflue dans le ru de Rutel ;
  • le ru du Bourdeau, long de 2,2 km[5].

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 10,820 km[6].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitat sur le territoire de la commune remontent à la période gallo-romaine (du Ier au IVe siècle). Lors de la construction de la prison, les fouilles archéologiques effectuées fin 2001 ont mis au jour les restes d'un petit établissement rural datant de cette époque (une cave, des fosses), et plusieurs céramiques, certaines fort belles, ont été retirées[7].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La première mention du nom du village de Chauconin apparaît dans les textes du VIIIe siècle sous la forme « Coconiacum ». L'étymologie est incertaine et le nom pourrait provenir du latin coquus (cuisinier). Quant au village de Neufmontiers, l'origine provient du mot Monasterium, ou « moustier », c'est-à-dire « monastère ». Il s'agit d'un « nouveau monastère », créé au XIIIe siècle par les abbés de Saint Faron à Meaux, dont il ne reste plus de traces, qui devint Neufmontiers[7].

Sur le territoire de la commune actuelle (à 500 mètres au sud de la route nationale 3 et jouxtant le village de Trilbardou), se trouvait au Moyen Âge le village de Saint-Saturnin, actuellement disparu, et comme englouti sous les terres cultivées. Le village une fois disparu, ses habitants se sont regroupés dans le village actuel de Chauconin. En 1135, les chanoines de la cathédrale de Meaux fondent l'abbaye de Châge dans la ville de Meaux et donnent à ce monastère la charge de l'église de Saint-Saturnin, accompagnée de ses revenus sauf en ce qui concerne la dîme que la chapitre conserve. Il est ainsi révélé qu'en 1353 le prieur du village paye 20 sols de dîme. Saint-Saturnin était donc une localité assez considérable, mais qui a été ruinée au cours de la guerre de Cent Ans[7].

Une première cause de la décadence du village de Saint-Saturnin tient à la Jacquerie de 1358, épisode célèbre du l'histoire du pays de Meaux. Cette année-là des bandes de paysans révoltés se formèrent dans la région de Beauvais et ravagèrent le pays jusqu'à Sens ; plusieurs milliers finirent par se faire massacrer dans l’actuel département de l'Oise par Charles de Navarre (dît Charles le Mauvais). Une partie des Jacques se retrouva à Meaux, pilla les environs, puis fit alliance avec les bourgeois de la ville (lesquels étaient soutenus par Étienne Marcel qui, à Paris, était à l'origine d'une révolte semblable contre le pouvoir royal). Mais ils furent finalement vaincus par les nobles, réfugiés dans le quartier fortifié du Marché (parmi ceux-ci se trouvaient la femme et la sœur du futur roi Charles V)[7].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Anniversaire de la bataille de la Marne. Pèlerinage sur les tombes du champ de bataille à la grand tombe de Neufmontiers. Deux évêques bénissent une tombe où reposent 50 hommes. Université de Caen.

Le samedi , en début d'après-midi, une troupe de soldats arrive à marche forcée à Villeroy, depuis Vémars situé une trentaine de kilomètres au nord-ouest, d'où elle est partie le matin-même. Il s'agit de la 19e compagnie du 276e régiment de réserve d'infanterie. Elle est commandée par le capitaine Guérin, un ancien des « bat d'af » âgé de 32 ans et par le lieutenant Charles Péguy, 41 ans, écrivain célèbre bien qu'impécunieux, père de 3 enfants, son épouse étant enceinte d'un quatrième. De 14 à 17 heures les soldats se reposent près du « puits Puisieux » à Villeroy (puits qui existe encore). À 17 heures, lors d'un premier bond, les soldats franchissent la route qui sert de limite avec la commune de Chauconin-Neufmontiers et se protègent derrière le talus. À 17 heures 30 a lieu un deuxième bond en avant[7].

Le souvenir de Péguy éclipse les actions des autres participants, mais il faut signaler l'action de la brigade marocaine qui, partant d'une position située sur la droite de la compagnie de Péguy, prit d'assaut la colline du Bois du Télégraphe, avant d'être obligée de se replier faute d'appui. Il s'agissait du premier jour de la bataille de Marne, appelée ici bataille de l'Ourcq ; le front allait jusqu'à Bar-le-Duc. Du côté français, les troupes engagées ici étaient composées du 5e corps d'armée du général Lamaze, comprenant les 55e et 56e divisions de réserve et la brigade marocaine. Du côté allemand, la 1re armée du général von Klück opérait un mouvement pour prendre Paris par le sud ; le 4e corps de réserve sur le front de l'Ourcq (et donc à Chauconin-Neufmontiers) constituait le flanc droit. Le 6 septembre, les troupes allemandes quittent la ligne reliant les villages de Monthyon et Penchard ; le 10 septembre, les Allemands ont reflué au-delà de Reims (grâce notamment aux appuis transportés par les « Taxis de la Marne »), c'est la victoire pour les troupes alliées, françaises et anglaises, victoire de la 1re bataille de la Marne[7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1972, la fusion des villages de Chauconin et de Neufmontiers-lès-Meaux forment le village de Chauconin-Neufmontiers.

Situé en périphérie de Meaux, le village ne cesse de s'agrandir et dépasse, à cette époque, les 2 000 habitants. Cependant sa grande superficie (1 700 hectares) lui permet, pour l'instant, de conserver sa ruralité. La mise en service d'un centre pénitentiaire sur la périphérie de son territoire (inauguré en janvier 2005) et le passage de la voie ferrée du TGV Est (à partir de 2007), n'ont pas altéré son image, ni son espace, occupé dans sa majeure partie par des terres agricoles[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[8], récompense renouvelée en 2010[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
17 octobre 2004 en cours Michel Bachmann DVG-FG[10]  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

  • Janvier 2005 : inauguration d'un nouvel établissement pénitentiaire sur la partie Est de la commune (le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin-Neufmontiers), en remplacement de l'ancienne prison située dans le centre historique de la ville de Meaux, prison définitivement fermée depuis 2005 mais dont le bâtiment, classé au patrimoine historique et datant du Second Empire, est prévu pour un reconditionnement et une réorientation vers de nouvelles fonctions.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2015, la commune comptait 3 017 habitants[Note 1], en augmentation de 10,92 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
585566607566591502512527508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
509523532573520505509546506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
477460453405423435413411390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3683376588241 4891 4941 7192 7072 990
2015 - - - - - - - -
3 017--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

De nombreuses activités culturelles sont disponibles à Chauconin-Neufmontiers, notamment la poterie, le dessin, le solfège et la musique, la sculpture, le théâtre sans oublier bien sûr la bibliothèque. La salle des jeunes organise par ailleurs de nombreuses activités au fil de l'année.

Sports[modifier | modifier le code]

De nombreuses activités sportives peuvent être pratiquées comme notamment le judo, le tennis de table, le tennis, le football et la randonnée.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélemy.
Au XVIIIe siècle, les reliques d'une ancienne église se trouvant dans le hameau appelé Saint-Saturnin (aux environs de Trilbardou) furent transférés dans l'église actuelle. Cette église sert d'exemple de transition du style gothique à celui de la Renaissance, pour un édifice religieux de campagne.

Château du Martroy[modifier | modifier le code]

Lieu de mémoire de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

La « Grande Tombe de Villeroy ».

Espaces récréatifs[modifier | modifier le code]

  • L'espace Naturel Sensible de Montassis créé en 2007 couvre un périmètre de 46 hectares (en septembre 1914, ce site fut un champ de bataille où plus de trois-cents Marocains tombèrent sous les balles allemandes).
  • Repère géodésique au sommet du bois du télégraphe (Butte de Montassis).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jeanne d'Arc serait passée par Chauconin en se rendant à Reims par le chemin s'appelant actuellement le chemin de Reims qui part de Chauconin vers Crégy-lès-Meaux.
  • Jean Thomas Guillaume Lorge (1767-1826), général des armées de la République et de l'Empire est décédé dans cette commune.
  • Maurice Utrillo (1883-1955), peintre français a peint le tableau « La ferme incendiée à Chauconin, près de Meaux » où l'église de Chauconin apparait en fond dans le contexte de la Première Guerre mondiale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]