Le Châtelet-en-Brie

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Le Châtelet-en-Brie
Le Châtelet-en-Brie
La mairie.
Blason de Le Châtelet-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Nangis
Intercommunalité Communauté de communes de la Brie des Rivières et Châteaux
Maire
Mandat
Alain Mazard
2014-2020
Code postal 77820
Code commune 77100
Démographie
Gentilé Châtelains
Population
municipale
4 455 hab. (2015 en augmentation de 0,88 % par rapport à 2010)
Densité 196 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 19″ nord, 2° 47′ 36″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 113 m
Superficie 22,71 km2
Localisation

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Liens
Site web chatelet-en-brie.fr

Le Châtelet-en-Brie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Châtelains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située entre Melun (11 km) et Montereau-Fault-Yonne (19 km), la ville est aussi à moins de 5 km de la forêt de Fontainebleau.

Communes limitrophes de Le Châtelet-en-Brie
Sivry-Courtry La Chapelle-Gauthier
Le Châtelet-en-Brie Les Écrennes
Fontaine-le-Port Féricy, Machault Pamfou

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 116 lieux-dits administratifs répertoriés[4] dont les plus importants sont Le Traveteau, Saveteux, La Gatellerie, Le Domaine.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se réparti[Note 1] en 74 % de terres arables, 15,5 % de forêts, 7,7 % de zones urbanisées, 1,7 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication et 1,1 % d’espaces verts artificialisés non agricoles[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Du latin « castellum », château.
  • Le Chatelet en 1793, Le Châtelet-en-Brie au XXe siècle[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Rue du 26-Août-1944.

Le Châtelet-en-Brie tient son nom du castelletum, ce poste militaire que les Romains établirent à mi-chemin de Condate (Montereau) et de Melodunum (Melun). Et très vraisemblablement, en arrivant sur le site, ils trouvèrent, bâties sur la colline autour de la source sacrée aujourd’hui devenue la fontaine Sainte-Reine, les huttes de quelques Gaulois chasseurs, bergers et, déjà paysans.

Le village connut ensuite le sort peu enviable des bourgades placées sur les grands chemins d’invasion. L’établissement des Francs, au Ve siècle, n’apporta pas d’amélioration à la vie quotidienne d’une population parvenant difficilement à assurer sa subsistance et quasiment privée de tout droit.

Malgré le joug féodal, les XIIe et XIIIe siècles furent une période de relative prospérité, la disparition du servage ayant permis à des paysans de s’installer sur les terres les plus arides des domaines seigneuriaux ou ecclésiaux.

Avec la guerre de Cent ans, les guerres de religion et les troubles de la Ligue, les siècles suivants apportèrent calamités et pillages, contraignant les maîtres des lieux et les habitants à renforcer leurs défenses : ils durent ainsi subir, dans la terreur, en 1358, le passage des troupes de Charles le Mauvais, roi de Navarre, et de ses alliés les anglais ; en 1420, ce fut la ruée des armées de Henri V d’Angleterre et de son allié Philippe, duc de Bourgogne ; en 1590, c’est Henri IV, venu de son Béarn, qui traversait Le Châtelet pour aller s’emparer de Melun.

Il y eut aussi des visites plus plaisantes : ainsi, le 24 octobre 1284, celle du futur roi Philippe IV le Bel qui fit escale dans le village. C’est ce même roi qui, après avoir fondé à Poissy le monastère de Saint-Louis pour y accueillir des religieuses dominicaines, leur accorda, en 1314, le droit de justice et certains droits féodaux sur la paroisse du Châtelet et de ses environs, depuis les Ecrennes jusqu’à Héricy.

En 1384, ces Dames de Poissy acquirent la seigneurie du Châtelet et la maison fortifiée que l’on commença à appeler le « Château des dames. » Ce château, plusieurs fois reconstruit ou aménagé, est aujourd’hui propriété communale.

La Révolution mit fin aux droits et privilèges des religieuses de Poissy. Les habitants du Châtelet firent connaître leurs doléances avec un bel espoir de changement. Ils plantèrent leur arbre de la liberté, manifestèrent pour défendre leur liberté de culte et vécurent, sans heurts excessifs, cette période agitée.

Sous l’Empire, les Châtelains eurent plusieurs occasions d’accueillir Napoléon Ier sur le chemin de la chasse ; en 1809, ils acclamèrent les glorieux soldats de Suchet en route vers l’Espagne ; en 1814, ils retrouvèrent ces mêmes troupes, rappelées cette fois pour stopper l’invasion des Wurtembourgeois et des Russes et ils prêtèrent main forte au général Pajol qui parvint à stopper l’avance ennemie à Montereau. Mais ce ne fut que provisoire. La Commune fut alors pour quatre ans, soumise à l’occupation et au pillage.

Elle connut encore les malheurs de la guerre : en 1870, un groupe de francs-tireurs châtelains s’opposa à l’avance des Prussiens, perdant trois des siens. Le monument élevé en 1919, après la Grande Guerre, porte les noms de 52 disparus; on en ajouta 9 après la tragédie de 1940-45.

La population du Châtelet fut, évidemment, très touchée par les guerres, les épidémies ou les hivers trop rigoureux comme celui de 1709 qui fit 96 morts ; elle se maintint pourtant, pendant plusieurs siècles, proche du millier d’habitants.

En 1850, la commune manqua l’occasion d’un essor économique et démographique en refusant le passage du train sur son territoire. Mais un siècle plus tard le développement de l’habitat pavillonnaire en Ile-de-France et le développement du réseau routier et autoroutier transformèrent le petit village agricole en une bourgade de près de quatre mille cinq cents habitants bien décidés à écrire leur propre page d'histoire …

  • Le Châtelet-en-Brie est libéré de l'occupation allemande par l'armée américaine le . Le nom de la « rue du 26-Août-1944 » conserve la mémoire de cet évènement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791   Coudou    
XXXX   Lependry Jean-Jacques    
1792   Place François    
1793 An II   Marsault Simon    
1794 An III   Dufestel    
1799 An VIII   Carnot    
1808   Dallee Pierre    
1814   Montagne François    
1815   Tournade Jean-Charles (26 mai)    
XXXX   Dallée Pierre (30 juillet)    
1817   Tournade Jean-Charles    
1825   Alloïnd Bessand Jean-François    
1844   Leloutre Adrien    
1848   Popu Claude    
1849   Fleurent Nicolas    
1852   Thierry Louis Claude    
XXXX   Dubois Jean Augustin    
1865   Lajoie Pierre Félix    
1869   Mathe Pierre Julien   Faisant fonction de maire
XXXX   Chapelot Pierre Étienne    
1870 1874 Jean-Auguste Lamoureux    
1874 1878 Jean Augustin Dubois    
1878 1888 Paul Odenot    
1888 1890 Julien Alfred Drigny    
1890 1904 Célestine Chaillot    
1904 1906 Georges Ernest Granger    
1906 1919 Émile Foiret    
1919 1929 Auguste Vilpelle    
1929 mars 1971 Pierre Brun Rad.Ind. puis UDR Industriel
Sénateur de la Seine-et-Marne (1968 → 1976)
Conseiller général du canton du Châtelet-en-Brie (1945 → 1976)
Président du conseil général de Seine-et-Marne (1953 → 1958)
mars 1971 1979 Richard Brun
Fils de Pierre Brun
   
1979 février 2003
(décès)
Michel Dionnet DVG[7]  
mars 2003 en cours Alain Mazard [8] DVD Comptable retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2015, la commune comptait 4 455 habitants[Note 2], en augmentation de 0,88 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0411 0101 0391 0561 0061 1131 1151 1371 105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0231 0211 006987968905915928938
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9069309539249339919431 0221 051
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1701 2082 1933 7243 9804 5324 4734 4164 455
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Marie-Madeleine.
Le château des Dames.
La chapelle Sainte-Reine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au cœur du village, l'église, sous le vocable de la pénitente de Magdala, Sainte Marie-Madeleine, dresse fièrement son clocher jusqu'à 42 mètres du sol. La construction de l'édifice s'échelonne du XIIIe siècle pour les parties les plus anciennes (sanctuaire, chœur, transept), à la fin du Moyen Âge. Le clocher, point de mire de nombreuses routes des environs, est carré, à trois étages et couvert par une toiture briarde en double bâtière surmonté d'une flèche de charpente couverte d'ardoises. Le plan de l'église est relativement simple. L'ensemble paraît remonter à la première moitié du XIIIe siècle, malgré l'archaïsme des voûtes sexpartites du chœur. La nef, beaucoup plus sobre, à charpente apparente, témoigne d'une construction en plusieurs étapes relevant de commanditaires différents. Le chœur comprend deux travées voutées bordées au sud par une ancienne chapelle seigneuriale.
La charpente qui la couvre est un bel exemple de charpente médiévale, anciennement ornée d'un lambris remplacé aujourd'hui par un enduit de plâtre. La nef est bordée, au sud, par une galerie de bois qui fait office de porche et, au nord, par un bas-côté actuellement désaffecté. Contre le côté nord du chœur, s'élève le clocher de l'église dont les premiers étages paraissent dater du XIIIe siècle alors que les niveaux supérieurs n'ont été construits qu'à la fin de l'époque médiévale ou peut-être même durant l'époque classique.
  • Le « Château des Dames » restauré au XIXe siècle et son domaine transformé en centre culturel.
  • Parc Sainte-Reine et chapelle Sainte-Reine.
  • Le château du Bois-Louis.
  • Le lavoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Rodin (1840 - 1917) : célèbre sculpteur, il nous a laissé de nombreuses œuvres dont "Le Penseur", "Les Bourgeois de Calais", "Le Baiser". Il venait au 3 rue du 26 août 1944 (à l’époque route de Melun). Cette maison était habitée par le docteur Vivier. Ce médecin ami de Rodin, soignait la compagne de celui-ci, Rose Beurret. Ayant le cœur fragile, elle venait se reposer au Châtelet.
  • Louis Puissant (22 septembre 1769 - 08 janvier 1843) : né le 22 septembre 1769, à la ferme de la Gatellerie, commune du Châtelet-en-Brie, dans une famille de cultivateurs. Ayant perdu ses parents très jeune, il fut recueilli par une famille de Château-Thierry. Par son désir d’apprendre, et plus tard par le succès de ses études, en 1792 il est nommé Ingénieur géographe à l’armée des Pyrénées occidentales, puis professeur en 1795 à l’école centrale du département du Lot-et-Garonne. Entre octobre 1802 et août 1803, il fut chargé du lever de la carte de l’île d’Elbe. En octobre 1803, il est professeur de mathématiques à l’école spéciale de Fontainebleau, transférée en 1808 à Saint-Cyr, où il exerce jusqu’en 1809. Il est élu membre de la Société philomathique de Paris en 1810, membre de l’Académie des Sciences, section géométrie le 3 novembre 1828. Il est décoré au titre de chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1814, chevalier de la Légion d’honneur en 1821 et officier en 1826. Il publia plusieurs ouvrages, mémoires, recueils et cours. Il meurt le 10 janvier 1843 à Paris, âgé de 73 ans. Colonel d’état major au corps royal des Ingénieurs géographes militaires en retraite, il fut inhumé le 12 janvier au cimetière Montparnasse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Le châtelet-en-Brie.svg

De gueules à la tour d’argent maçonnée de sable, mantelé d’azur à la fleurs de lys d’or à dextre et l’épi du même à senestre, au chevron aussi d’or brochant sur la partition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]