Perthes (Seine-et-Marne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Perthes
Perthes (Seine-et-Marne)
L'hôtel de ville.
Blason de Perthes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau
Maire
Mandat
Fabrice Larché
2020-2026
Code postal 77930
Code commune 77359
Démographie
Gentilé Perthois
Population
municipale
1 986 hab. (2018 en diminution de 7,07 % par rapport à 2013)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 40″ nord, 2° 33′ 13″ est
Superficie 12,22 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fontainebleau
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Perthes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Perthes
Liens
Site web perthes-en-gatinais.fr

Perthes est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France. En 2018, elle compte 1 986 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Perthes dans le département de Seine-et-Marne.

La commune de Perthes est située au sud-ouest du département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France[1], et au nord-est de la région naturelle le Gâtinais.

Elle se situe à 12,25 km par la route[Note 1] de Melun[2], préfecture du département et à 15,39 km de Fontainebleau[3], sous-préfecture. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Paris[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte des communes limitrophes de Perthes.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Saint-Sauveur-sur-École (2,2 km), Cély (2,7 km), Fleury-en-Bière (3,3 km), Saint-Germain-sur-École (3,4 km), Villiers-en-Bière (3,8 km), Chailly-en-Bière (4,0 km), Soisy-sur-École (4,5 km), Saint-Martin-en-Bière (4,6 km).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte montrant en couleurs le zonage géologique simplifié d'une commune
Carte géologique vectorisée et harmonisée de Perthes.

Le territoire de la commune se situe dans la partie nord-ouest de la plaine de la Bière qui constitue la partie nord-est de la région naturelle du Gâtinais et qui est délimitée au nord et à l'ouest par la rivière École ; à l'est, par la Seine et au sud par la forêt de Fontainebleau.

Son territoire s'inscrit approximativement dans un rectangle, d'une largeur de 5,8 km et d’une hauteur de 3,4 km. L'altitude moyenne du territoire est de 80 m dans l'ensemble de la plaine, elle est de 49 m au hameau de la Planche au niveau de la rivière École et de 76 m au hameau du Monceau sur la rive gauche de l'École.

Géologiquement intégré au bassin parisien, qui est une région géologique sédimentaire, l'ensemble des terrains affleurants de la commune sont issus de l'ère géologique Cénozoïque (des périodes géologiques s'étageant du Paléogène au Quaternaire)[5],[6].

Le sol de toute la partie est et centrale de la commune, correspondant à la plaine de la Bière, ainsi que la partie nord-ouest, date du Quaternaire et est formé d'un complexe de limon des plateaux (LP), consistant en limon, argiles et sables dominants sur une épaisseur estimée à 1,5 m ou plus, sur un substrat de calcaire, et de meulière de Brie (g1CB). Le sol du haut des coteaux des vallées de la rivière École et du ru de Rebais, en bordure des plaines, date du Sannoisien (ou Stampien inférieur) et est composé de calcaires et de meulière de Brie (g1CB). La partie médiane des coteaux des rivières date aussi du Stampien inférieur ; elle est formée de marnes vertes (g1AR). Les parties basses des coteaux datent du Bartonien supérieur, elles sont composées de marnes supragypseuses (e7MS), ou marnes de Pantin, en flanc des vallées et de calcaires de Champigny (e7C) dans la bande aux abords des rivières. Le sol des lits des rivières est composé d'alluvions actuels ou subactuels (Fz), d'argiles ou de sables[7],[8].

Géologie de la commune de Perthes selon l'échelle des temps géologiques[5],[6].
Ères Périodes géologiques Époques géologiques Nature des sols
Cénozoïque Quaternaire Holocène
OE C : Loess calcaire, limon calcaire.
LP : Limon des plateaux de composition argilo-marneuse.
Fz : Alluvions récentes : limons, argiles, sables, tourbes localement.
Pléistocène
Néogène Pliocène non présent.
Miocène non présent.
Paléogène Oligocène
g1AR : Argile verte, Glaises à Cyrènes et/ou Marnes vertes et blanches (Argile verte de Romainville) .
g1CB : Calcaire de Brie stampien et meulières plio-quaternaire indifférenciées.
Éocène
e7C : Calcaire de Champigny, Calcaire de Château-Landon, Marnes de Nemours.
e7MS : Marnes supragypseuses : Marnes blanches de Pantin Marnes bleues d'Argenteuil
Paléocène non présent.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Perthes.

Le système hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés :

  • la rivière École, longue de 26,73 km, qui prend sa source dans la commune du Vaudoué, traverse Perthes dans la partie nord-ouest de son territoire, d'ouest en est, pour se diriger vers Saint-Fargeau-Ponthierry où elle se jette dans la Seine ;
    • le ru de Rebais[9], affluent de l'École, d’une longueur de 9,27 km, prend sa source dans les marais d'Arbonne-la-Forêt, au sud de Perthes. Il se déverse dans la rivière École au niveau du hameau du Petit-Moulin[10] ;
  • le fossé 01 des Petits Rousseaux, 1,72 km[11] ;
  • le canal 01 de la Pièce de Mémorant, 0,37 km[12] ;
  • le canal 01 des Pommeraies, 1,50 km[13].

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 5,77 km[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Perthes, située au sud-ouest du département de Seine-et-Marne, bénéficie d'un climat semi-océanique tempéré dit aussi « océanique dégradé » ou « de transition »[15], c'est-à-dire influencé tout à la fois par l'océan Atlantique et les masses d'air continentales venues d'Europe de l'Est. Les hivers sont en général relativement doux et humides et les étés modérément chauds. Les températures varient de 0,4 °C en hiver (moyenne du mois de janvier) à 24,3 °C en été (moyenne du mois de juillet). La pluviosité est assez faible, les précipitations, bien réparties tout au long de l'année, ne dépassant pas 700 mm par an[16].

Le tableau ci-dessous indique les valeurs normales de l'ensoleillement, des températures et des précipitations, observées par Météo-France à Melun, où se trouve la station météorologique de référence pour le département.

Données climatiques à Perthes.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8 11 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Température moyenne (°C) 3 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Ensoleillement (h) 56,3 81,7 134,4 172,2 200,7 219,8 241,3 216,5 175,9 125,8 74,5 49,6 1 748,8
Précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun de 1948 à 2002[16].


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[17],[18]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional du Gâtinais français, créé en 1999 et d'une superficie de 75 567 ha. D’une grande richesse en termes d’habitats naturels, de flore et de faune, il est un maillon essentiel de l’Arc sud-francilien des continuités écologiques (notamment pour les espaces naturels ouverts et la circulation de la grande faune)[19],[20].

Deux autres espaces protégés sont présent sur la commune :

  • la zone de transition de la réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais », créée en 1998 et d'une superficie totale de 150 544 ha (95 595 ha pour la zone de transition). Cette réserve de biosphère, d'une grande biodiversité, comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La structure de coordination est l'Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, qui comprend un conseil scientifique et un Conseil Éducation, unique parmi les Réserves de biosphère françaises[21],[22].
  • la zone tampon de la réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais », créée en 1998 et d'une superficie totale de 150 544 ha (16 102 ha pour la zone tampon). Cette réserve de biosphère, d'une grande biodiversité, comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La structure de coordination est l'Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, qui comprend un conseil scientifique et un Conseil Éducation, unique parmi les Réserves de biosphère françaises[21],[23].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Perthes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[24],[25],[26].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire regroupe 1 929 communes[27],[28].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,38 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (69,67 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,60 %), forêts (20,08 %), zones agricoles hétérogènes (15,78 %), zones urbanisées (8,54 %)[29].

Occupation des sols en 1990 et 2018[29].
Type d’occupation 1990 2018 Bilan
Territoires artificialisés
(zones urbanisées, zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication, mines, décharges et chantiers, espaces verts artificialisés ou non agricoles)
125,21 ha 10,25% 104,33 ha 8,54% −20,88 ha en diminution
Territoires agricoles
(terres arables, cultures permanentes, prairies, zones agricoles hétérogènes)
851,28 ha 69,67% 872,16 ha 71,38% 20,88 ha en augmentation
Forêts et milieux semi-naturels
(forêts, milieux à végétation arbustive et/ou herbacée, espaces ouverts sans ou avec peu de végétation)
245,33 ha 20,08% 245,33 ha 20,08% 0,00 ha en stagnation

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[30],[31],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Carte du cadastre de la commune de Perthes.

La commune compte 97 lieux-dits administratifs répertoriés[32] .

Outre le village en lui-même, établi au centre de la commune, Perthes a deux lieux-dits principaux : la Planche et le Monceau, tous deux situés au nord-est, sur la rive gauche de la rivière École. Le nom du hameau de la Planche a pour origine l'existence d'une planche en bois qui permettait autrefois le passage de la rivière en cet endroit. Le hameau du Monceau doit son nom à sa position sur le point culminant de la colline où il se situe[33]. Les autres lieux-dits ou hameaux sont : le Petit-Moulin, Le Grand-Moulin et Les-Belles-Vues, sur la rive droite de l'École ; et les Sablons, à la lisière nord du village.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 899 dont 90,5 % de maisons (maisons de ville, corps de ferme, pavillons, etc.) et 8,8 % d'appartements dans des immeubles d'habitation de petites hauteurs[Note 5].

Parmi ces logements, 89 % étaient des résidences principales, 4,8 % des résidences secondaires et 6,2 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 81,4 % contre 16,1 % de locataires[34] dont, 3,7 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 6] et, 2,5 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

L'autoroute A6, qui traverse le territoire de la commune dans sa partie nord-ouest, est accessible par l'échangeur entre la D 372 et la route nationale 37 (reliant l'A6 à la RN 7) qui se situe au sud de la commune de Perthes et par le diffuseur no 13 (Cély) situé à 3 km au sud-est de la commune.

Plusieurs routes départementales relient Perthes aux communes voisines :

  • la D 50, vers le nord en direction de Saint-Sauveur-sur-École et vers le sud en direction de Fleury-en-Bière ;
  • la D 24, vers le nord-est en direction de Saint-Sauveur-sur-École et vers l'ouest en direction de Saint-Germain-sur-École ;
  • la D 372, vers le nord-est en direction de Villiers-en-Bière et vers le sud-ouest en direction de Cély.

Transports[modifier | modifier le code]

Un arrêt de bus au hameau de la Planche.

Deux gares se situent à proximité de Perthes : la gare de Boissise-le-Roi (à 7,5 km) et la gare de Ponthierry - Pringy (à 8 km). Toutes deux sont situées sur la ligne de Corbeil-Essonnes à Montereau et permettent l'accès à Melun ou à Paris.

La commune est desservie par sept lignes du réseau de bus Transdev Saint-Fargeau-Ponthierry[35] :

  • la ligne no 14 qui relie Saint-Martin-en-Bière à Melun (gare de Melun) ;
  • la ligne no 23 qui relie Saint-Fargeau-Ponthierry à Avon ;
  • la ligne no 111 qui relie Boissise-le-Roi à Perthes ;
  • la ligne no 112 qui relie Villiers-en-Bière à Perthes ;
  • la ligne no 113 qui relie Saint-Sauveur-sur-École à Perthes ;
  • la ligne no 114 qui relie Saint-Martin-en-Bière à Perthes ;
  • la ligne no 115 qui relie Chailly-en-Bière à Perthes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Perthes est mentionné dans des écrits du XIe siècle sous la forme Pertœ en latin médiéval[36], le graphe œ représentant à la désinence féminine du latin classique ae (au nominatif pluriel).

Le village est aussi attesté sous les formes Parthes ou même la cacographie Spartes. En gaulois *pert- avait probablement le même sens que le mot gallois apparenté perth « buisson, haie », hypothèse suggérée par le nom de la déesse gauloise Perta, divinité des jardins clos[37].

Selon une légende locale, Perthes s'appelait anciennement « Ville Joyeuse » mais aurait changé de nom pour la raison suivante : « Le pays fut nommé Perte, car trois frères autrefois, à peine la chasse ouverte, s'entretuèrent tous trois ; en apprenant la nouvelle, leur mère alors s'écria : Ah ! Quelle perte cruelle. Le nom de Perte en resta. ». Une autre légende indique : « La guerre jadis aux environs fut si grande qu’on détruisit le pays. Dans cette plaine déserte une étrangère passa qui dit aussi : Quelle perte !!! Dès lors Perte on le nomma. »[38].

Au XXIe siècle, la commune dont le nom officiel est Perthes[39] est également appelée localement « Perthes en Gâtinais » ou « Perthes-en-Gâtinais »[40].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, sous le règne de roi Robert II le Pieux, le village est rattaché au chapitre de Notre-Dame de Melun dont les chanoines sont en partie seigneurs de Perthes. Au XIIe siècle, Jean de Mémorant, neveu de Pierre de Corbeil (archevêque de Sens, dont dépendait la paroisse de Perthes) est le seigneur du village et il y possède un château, le château de Mémorant. Les chanoines de Notre-Dame de Melun exerçaient la basse et moyenne justice, tandis que les seigneurs de Mémorant exerçaient la haute justice sur toute la paroisse[36],[10].

Christine de Pisan.

Le , le village et le château sont dévastés lors des ravages de la Brie et du Gâtinais par les troupes Navaraises et les mercenaires anglais de Charles le Mauvais, roi de Navarre, pendant son conflit contre Charles V[41]. Le château est alors partiellement détruit, notamment ses défenses.

Vers 1380, Thomas de Pisan, médecin et astrologue du roi Charles V, acquiert et habite le château de Mémorant devenu un manoir. Sa fille, Christine de Pisan, historienne de Charles V, y demeure ensuite une dizaine d'années.

Le , Philippe de Mézières, conseiller de Charles V, achète à Christine de Pisan le domaine du château de Mémorant. Outre le manoir, il achète aussi un petit hôtel, appelé le Petit-Mémorant, ainsi que 120 arpents de terre à Perthes. Philippe, qui s'était retiré au monastère des Célestins de Paris en 1380, fait don de ses domaines aux Célestins le . Ceux-ci transforment le vieux manoir de Mémorant en une métairie qui perd alors son statut de résidence seigneuriale.

Carte de la région de Perthes au XVIIIe siècle par Cassini.

La guerre de Cent Ans ayant ravagé le pays, les limites des seigneuries ont peu à peu été estompées. En 1478, un bornage des terres du village de Perthes est effectué entre les seigneurs du chapitre de Notre-Dame de Melun et Claude Vidal, alors seigneur de Fleury. En 1479, les Célestins vendent le château du Petit-Mémorant à un laboureur, Jean Brisset, lequel le revend à son tour, en 1492, à Guy de Vitry, novice aux Célestins de Paris. L'année suivante, Guy de Vitry, redonne le Petit-Mémorant aux Célestins.

En 1578, les Célestins établissent un terrier de leurs domaines à Perthes. Le , ils vendent une partie de leur seigneurie à Henry Clausse de Fleury, fils ainé de Côme Clausse, ne conservant que le Petit et le Grand Mémorant. Les chanoines du chapitre de Melun, autres seigneurs de Perthes, dressent eux aussi un terrier de leur seigneurie, entre 1600 et 1601, dont ils vendent la plus grande partie à Henry Clausse le . Les seigneurs de Fleury deviennent alors seigneurs de Perthes de 1588 à 1789.

Le , un incendie consécutif à un feu de grange détruit les trois quart du village de Perthes. Le seigneur de Fleury donne gratuitement aux Perthois la charpente nécessaire à la reconstruction des maisons détruites.

La gare de Perthes de la ligne du Tramway Sud de Seine-et-Marne, vers 1917.

À la veille de la Révolution, Perthes dépend du bailliage de Melun. En 1790, à la création des districts, Perthes devient chef-lieu de canton.

Au cours du XIXe siècle, une école communale est construite au centre du village. Le bâtiment est l’actuelle mairie. C'est aussi au XIXe siècle que le château de Mémorant est reconstruit sur les vestiges de l'ancien manoir[42].

De 1899 à 1938, la commune de Perthes est desservie par le Tramway Sud de Seine-et-Marne (TSM). Cette ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique, surnommée le « Tacot » de Barbizon, reliait Melun à Barbizon via Chailly-en-Bière et Milly-la-Forêt à Chailly-en-Bière[43]. Outre le transport de voyageurs, qui permettait en 1935 aux Perthois de se rendre à Melun en quarante-cinq minutes environ, le « Tacot » assurait aussi le transport des marchandises et les produits agricoles, dont les mahonias cultivés par les agriculteurs de Perthes[44]. La ligne a officiellement cessé de fonctionner le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Perthes est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau[45], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Fontainebleau. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[46].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Fontainebleau, à la circonscription administrative de l'État de Seine-et-Marne et à la région Île-de-France[45].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Fontainebleau pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[45], et de la première circonscription de Seine-et-Marne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[47].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Perthes, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[48],[49]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 19[50].

La totalité des 19 candidats en lice est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 31,96 %[51]. Fabrice Larché est élu maire de la commune par le conseil municipal de Perthes le [52].

Dans les communes de 1 000 habitants et plus, les conseillers communautaires sont élus au scrutin direct dans le cadre des élections municipales[53], le bulletin de vote de chaque liste comprenant, dans sa partie gauche, la liste des candidats au conseil municipal, et, dans sa partie droite, la liste des candidats au conseil communautaire[54].

Deux sièges étant attribués à la commune au sein de la communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau, c'est le maire, Fabrice Larché, et son adjointe, Cécile Porte, qui représentent la commune au conseil communautaire[55].

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1945[56]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mai 1953 Gaston Vrillonneau    
mai 1953 mars 1959 Arthur Poignard    
mars 1959 mars 1977 Roger Mullot   Maire honoraire
mars 1977 mars 1989 Raymonde Fache    
mars 1989 mars 2001 Martine Namy    
mars 2001 mars 2014 Robert Mattioda DVD-UMP[57] Retraité
mars 2014 mai 2020 Alain Chambron UMPLR Chef d'entreprise
mai 2020 En cours
(au 8 septembre 2020)
Fabrice Larché   Secrétaire général du CNESER, inspecteur d'académie
6e vice-président de la CA du Pays de Fontainebleau (2020 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Autres élections[modifier | modifier le code]

L’analyse des derniers résultats électoraux de Perthes montrent une tendance au vote à droite des électeurs de la commune avec des victoires systématiques des candidats de l'UMP ou divers droite aux élections majeures.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

  • Élections municipales de 2001 : données manquantes.
  • Élections municipales de 2008 : 784 voix pour Françoise Kramp, 779 voix pour Marc Charpy, 774 voix pour Marc Le Roux, 774 voix pour Didier Perrot, 766 voix pour Alain Bordin, 766 voix pour Josette Girard, 765 voix pour Jacky Laroche, 764 voix pour Emmanuelle Jaigu, 761 voix pour Roland de Phily, 760 voix pour Pascal Catte, 751 voix pour Valérie Corons-Ducluzeau, 750 voix pour Éric Mintrer, 744 voix pour Bruno Malecamp, 739 voix pour Sylvie Catte, 720 voix pour Caroline Marquot, 717 voix pour Désiré Bottarel, 716 voix pour Gérard Poirier, 709 voix pour Pierre Pelletier, 670 voix pour Robert Mattioda ; 62,63 % de participation[65].
  • Élections municipales de 2014 : 539 voix (51,97 %) pour la liste « L'avenir Perthois » conduite par Alain Chambron, 498 voix (48,02 %) pour la liste « Perthes 2014-2020, un engagement ! » conduite par Gérard Poirier ; 69,21 % de participation[66].

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

L’Insee attribue à la commune le code 77 2 32 359[39]. La commune de Perthes est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 217 703 594. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[67].

En 2011, la commune disposait d’un budget de 1 627 000 € dont 1 431 000 € de fonctionnement et 196 000 € d’investissement[68] financés à 44,61 % par les impôts locaux avec des taux d’imposition fixés à 9,03 % pour la taxe d'habitation et 16,22 % et 36,16 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[69]. Cette même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 546 000 €[70].

Services publics[modifier | modifier le code]

La Poste de Perthes.

La commune dispose d’un bureau de poste[71].

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie nationale de Cély[72]. Perthes dispose d’un centre de première intervention composé de huit pompiers volontaires[73].

Perthes relève du tribunal d'instance de Melun, du tribunal de grande instance de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Melun, du conseil de prud'hommes de Melun, du tribunal de commerce de Melun, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[74].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Perthois[75].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[76]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[77].

En 2018, la commune comptait 1 986 habitants[Note 7], en diminution de 7,07 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
666767846860802836875857860
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
779820847751718700710719756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
721703680669636730743840944
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9299371 2971 5371 7071 8962 0632 1272 004
2018 - - - - - - - -
1 986--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[78] puis Insee à partir de 2006[79].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges de la population de Perthes en 2009 est sensiblement différente de celle du département de Seine-et-Marne. Notamment la tranche d’âges de 15 à 29 ans qui est sous-représentée et la tranche d’âges 60 à 74 ans qui, a contrario, est sur-représentée. Cette situation dénote une faible présence de jeunes adultes dans la commune et, en opposition, une plus grande présence de jeunes séniors.

Pyramide des âges à Perthes en 2009 en pourcentages[80].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,6 
4,7 
75 à 89 ans
5,2 
17,3 
60 à 74 ans
17,2 
22,1 
45 à 59 ans
22,9 
19,1 
30 à 44 ans
21,4 
16,1 
15 à 29 ans
15,3 
20,6 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges en Seine-et-Marne en 2009 en pourcentage[81].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
3,9 
75 à 89 ans
6,2 
10,6 
60 à 74 ans
10,8 
20,5 
45 à 59 ans
20,2 
21,9 
30 à 44 ans
21,9 
20,5 
15 à 29 ans
19,6 
22,2 
0 à 14 ans
20,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Perthes est située dans l'académie de Créteil. La ville administre une école maternelle et une école élémentaire, l'école des Tilleuls[82]. Le département gère le collège Christine-de-Pisan situé à Perthes[82]. Les lycéens ont accès au lycée polyvalent Frédéric-Joliot-Curie de Dammarie-les-Lys, au lycée professionnel Benjamin-Franklin de La Rochette et au lycée des métiers de l'hôtellerie et de la restauration Antonin-Carême de Savigny-le-Temple.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La salle polyvalente Raymonde-Fache.

La ville dispose d'une salle polyvalente, la salle Raymonde-Fache, et d’une médiathèque permettant la consultation ou l'emprunt de livres, de documents, de CD audio, ou de DVD vidéo[83].

Plusieurs manifestations locales sont organisées à Perthes dont la « fête du Village » le dernier week-end du mois de juin. En 2012, une vingtaine d'associations participaient à l’animation culturelle de la commune[84].

Chaque année, au mois de septembre, Perthes accueille le « Concert du Pays de Bière » sur la pelouse du stade de la ville[85]. Cette manifestation musicale est organisée depuis 2001 par une association de commerçants, d’artisans et professions libérales ou agricoles du Pays de Bière. Le concert avait lieu initialement dans une commune différente chaque année, elle a lieu désormais à Perthes depuis 2006[86].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux de Champcueil, de Melun et de Fontainebleau. Trois médecins[87], un chirurgien-dentiste[88] et une pharmacie[89] sont installés dans la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

Perthes dispose d'un complexe sportif comprenant un stade, un gymnase et un espace polyvalent permettant notamment la pratique d'arts martiaux ainsi qu'un terrain de boules.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que l’hebdomadaire La République de Seine-et-Marne, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France et d'IDF1. L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : A Perthes de Vue, journal municipal d’information diffusé par la ville ; Pays de Bière, magazine d’information de la Communauté de communes du pays de Bière[90] ; l’Abeille du Parc, magazine d’information du parc naturel régional du Gâtinais français[91] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[92] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[93].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune de Perthes fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Fontainebleau » au sein du diocèse de Meaux. Elle dispose de l'église Saints-Gervais-et-Protais[94].

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active de Perthes est de 1 037 personnes pour une population totale de 2 101 habitants, soit 74,7 % de la population. La population active occupée (ayant un emploi) est de 955 personnes et la population active inoccupée (au chômage) est de 82 personnes. Le taux de chômage étant de 7,9 % de la population active[95].

Parmi la population active de Perthes, la catégorie des cadres et professions intellectuelles supérieures est la catégorie socioprofessionnelle la plus représentée avec 26,8 % de la population. Puis, viennent les employés (25,5 %), les professions intermédiaires (18,4 %) et les ouvriers (17,3 %). Le pourcentage de cadres et professions intellectuelles supérieures est nettement au-dessus des moyennes de cette catégorie dans le département (15,0 %) et en France métropolitaine (16,3 %). À contrario, le pourcentage des employés est en dessous des moyennes du département (30,0 %) et de la France métropolitaine (28,4 %). Les pourcentages des deux autres catégories socioprofessionnelles, les professions intermédiaires et les ouvriers, sont eux aussi en dessous des moyennes départementales et nationales.

Les taux d’emplois des deux principales catégories socioprofessionnelles se retrouvent dans la répartition des emplois par secteurs d’activité puisque les emplois dans le secteur du commerce, des transports et services divers (55,3 %) et ceux du secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale (25,4 %) représentent à eux deux 88,4 % des emplois. Ces deux taux, ainsi que leur cumul, sont très nettement au-dessus des moyennes départementales et nationales.

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2009.
  Agriculteurs
exploitants
Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Perthes 1,1 % 10,9 % 26,8 % 18,4 % 25,5 % 17,3 %
Département de Seine-et-Marne 0,6 % 5,4 % 15,0 % 26,5 % 30,0 % 22,4 %
Moyenne nationale 1,9 % 6,1 % 16,3 % 25,1 % 28,4 % 22,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2009.
  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement, santé,
action sociale
Perthes 1,1 % 4,7 % 5,8 % 55,3 % 33,1 %
Département de Seine-et-Marne 1,1 % 12,4 % 7,1 % 48,8 % 30,6 %
Moyenne nationale 2,9 % 13,9 % 6,9 % 45,6 % 30,7 %

Sources : Insee, Chiffres clés Emploi - Population active[95],[96],[97].

En 2009, le revenu net imposable moyen dans la commune s’élevait à 89 244 € et 71,7 % de la population était assujettie à l’impôt sur le revenu et l'impôt moyen était de 11 066 €.

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 44 583 €, ce qui plaçait Perthes au 934e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[98].

En 2009, 81,4 % des ménages perthois étaient propriétaires de leur logement, 15,6 % étaient locataires. 89,5 % des logements étant des maisons particulières et 9,9 % des appartements[95].

Commerces et industries[modifier | modifier le code]

La ville de Perthes comporte une cinquantaine d'entreprises, d’artisans et de sociétés de transport ou d'aides aux personnes ou aux entreprises[99]. Aucune zone commerciale ou zone industrielle n'est implantée sur son territoire, Perthes se situant à moins de 3 km du centre commercial de Villiers-en Bière qui dispose d'un des plus grands hypermarchés Carrefour d'Europe et le plus vaste de France[100]. Depuis 2011, deux des six commerces de la commune ont fermé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais (XIIe et XXe siècles) de Perthes est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1926[101]. Elle possède une voûtée d'ogives avec un clocher carré à deux étages de baies géminées XVIIIe siècle ; son mobilier date du XVIIe siècle/XVIIIe siècle. Elle abritait une Vierge de bois doré datant du XIXe siècle.

Sont par ailleurs inventoriés dans l'inventaire du patrimoine culturel de la France : le parc de chasse du château de Mémorant[102] et le jardin d'agrément dit parc du château de la Planche[103].

On note également les moulins à eau (le Petit-moulin et le Grand-moulin) et les lavoirs (au Monceau, à la Planche, à la Pisserotte).

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le territoire de Perthes dispose encore de nombreux espaces préservés dont 241,54 ha de bois et de forêts, tels que le bois de Notre-Dame et le bois du Petit-Moulin. Les vallées de l'École et du ru de Rebais sont des lieux naturels protégés notamment par l'appartenance de Perthes au parc naturel régional du Gâtinais français. Le sentier de grande randonnée 32 (GR32), qui passe au nord-ouest de la commune de Perthes, suit la vallée de l'École depuis son embouchure dans la Seine, à Saint-Fargeau-Ponthierry, traverse le parc naturel pour rejoindre le sentier GR 655-Est (la « via Turonensis ») près de Malesherbes.

Perthes dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Perthes

Les armes de Perthes se blasonnent ainsi : Tierce en payrle de sinople à une grappe de raison d'or, d’azur aux deux fasces ondées d’argent, de gueules chargé d’une gerbe de blé d’or surmontée d’une abeille de même[105].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Delaforge et J. Dauvergne, Histoire de Perthes-en-Gatinais : Perthes et le château féodal de Mémorant, Autremencourt, France, Lorisse, Le Livre d’Histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (1re éd. 1877), 104 p. (ISBN 2-87760-655-4, ISSN 0993-7129)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  6. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Perthes - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le ).
  2. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Métadonnées de la commune de Perthes », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. « Distance entre Perthes et Melun », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. « Distance entre Perthes et Fontainebleau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Perthes », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. a et b « InfoTerre », sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (consulté le ).
  6. a et b « Carte géologique harmonisée du département de la Seine-et-Marne » [PDF], sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (consulté le ).
  7. Carte géologique du BRGM sur son site officiel. Consulté le 17/11/2012.
  8. [PDF]Notice explicative de la carte géologique de la région de Melun (carte 258N)
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Rebais (F4483000) ».
  10. a et b Le rû de Rebais, in Bulletin municipal d’informations de Perthes-en-Gâtinais, no 20, octobre 2008, p. 5, [lire en ligne].
  11. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 des Petits Rousseaux (F4484000) ».
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de la Pièce de Mémorant (F4465302) ».
  13. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 des Pommeraies (F4476352) ».
  14. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 5 avril 2019
  15. « Les types de climat en France, une construction spatiale », sur le site de la revue européenne de géographie (consulté le ).
  16. a et b « Climatologie mensuelle à Melun », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le ).
  17. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le ).
  18. « Liste des espace protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « Parc naturel régional du Gâtinais français », sur www.parc-gatinais-francais.fr (consulté le ).
  20. « le Parc naturel régional du Gâtinais français - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  21. a et b « Réserve de biosphère de « Fontainebleau et Gâtinais » », sur mab-france.org (consulté le ).
  22. « la zone de transition de la réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  23. « la zone tampon de la réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  24. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  25. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  26. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  27. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  28. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  29. a et b « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  30. IAU Île-de-France, « Mode d'occupation du sol de l'Île-de-France », sur www.institutparisregion.fr (consulté le ).
  31. « Nomenclature du MOS en 11 postes », sur www.iau-idf.fr (consulté le ).
  32. Site territoires-fr.fr consulté le 18 mars 2020 sous le code commune 77359.
  33. a b et c Un peu d’histoire... Perthes et ses hameaux, in Bulletin municipal d’informations de Perthes-en-Gâtinais, no 25, avril 2011, p. 7, [lire en ligne].
  34. Statistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 13 août 2020
  35. « 77 - Seine-et-Marne », sur iledefrance-mobilites.fr (consulté le ) (Plan 56 : secteur de Melun).
  36. a et b E. Delaforge et J. Dauvergne, Histoire de Perthes-en-Gatinais : Perthes et le château féodal de Mémorant, Autremencourt, France, Lorisse, Le Livre d’Histoire, coll. « Monographies des villes et village de France », (1re éd. 1877), 104 p. (ISBN 2-87760-655-4, ISSN 0993-7129).
  37. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 524b sous Peltre.
  38. Ibid..
  39. a et b Fiche communale sur le site de l’Insee. Consulté le 09/11/2012.
  40. « Page d'accueil », sur le site de la mairie de Perthes (consulté le ).
  41. Renaissance de Mémorant, in Bulletin municipal d’informations de Perthes-en-Gâtinais, no 23, avril 2010, p. 7, [lire en ligne].
  42. « En passant par Perthes en Gâtinais », sur le site de la mairie de Perthes (consulté le ).
  43. René Housson, Histoire du Tramway Sud de Seine et Marne : Melun - Barbizon - Milly, 1899 - 1938, Lys Éditions Amatteis, (1re éd. 1985), 111 p. (ISBN 2868490174).
  44. « Un petit Train de Seine-et-Marne », sur le sitre de la mairie de Perthes (consulté le ).
  45. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Perthes », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  46. « communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau - fiche descriptive au 01 octobre 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le ).
  47. « Découpage électoral de Seine-et-Marne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  48. Article L260 du Code électoral.
  49. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de plus de 1000 habitants », sur vie-publique.fr, (consulté le ).
  50. Article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales.
  51. « Résultats des élections municipales et communautaires du premier tour pour Perthes », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  52. « Compte rendu sommaire du conseil municipal du 27 mai 2020 » [PDF], sur le site de la commune de Perthes, (consulté le ).
  53. Article L273-6 du Code électoral.
  54. « Conseillers communautaires : les règles de l'élection », sur vie-publique.fr (consulté le ).
  55. « Le conseil communautaire », sur le site de la communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau (consulté le ).
  56. « Les maires de Perthes », sur le site de l'association FranceGenWeb (consulté le ).
  57. Annuaire des Mairies de la Seine-et-Marne (77)
  58. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 10/11/2012.
  59. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 10/11/2012.
  60. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 10/11/2012.
  61. Résultats de l’élection législative 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 10/11/2012.
  62. Résultats de l’élection régionale 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 10/11/2012.
  63. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 10/11/2012.
  64. Résultats des élections cantonales 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 10/11/2012.
  65. Résultats de l’élection municipale 2008 sur le site internet du quotidien Le Figaro. Consulté le 10/11/2012.
  66. Résultats de l’élection municipale 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 2/04/2014.
  67. Fiche entreprise de la commune de Perthes sur le site verif.com Consulté le 09/11/2012.
  68. Budget communal simplifié 2011 sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 09/11/2012.
  69. Compte communal détaillé 2011 sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté 09/11/2012.
  70. Endettement municipal 2011 sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 09/11/2012.
  71. == Coordonnées du bureau de poste de Perthes sur le site officiel de La Poste. Consulté le 10/11/2012.
  72. Brigade territoriale autonome de gendarmerie de Cély sur le site service-public.fr. Consulté le 10/11/2012.
  73. Des nouvelles des pompiers, in Bulletin municipal d’informations de Perthes-en-Gâtinais, no 19, avril 2008, p. 8, [lire en ligne].
  74. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le ).
  75. David Malescourt, « Seine-et-Marne > Perthes (77630) », sur le site habitants.fr (consulté le ).
  76. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  77. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  78. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  79. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  80. Pyramide des âges à Perthes en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 07/11/2012.
  81. « Pyramide des âges de Seine-et-Marne en 2009 sur le site de l’Insee. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 21/11/2012.
  82. a et b « Annuaire de l'éducation nationale », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le ).
  83. Présentation de la médiathèque de Perthes sur le site de la mairie. Consulté le 11/11/2012.
  84. Liste des associations perthoises sur le site officiel de la mairie. Consulté le 10/11/2012.
  85. Les 10 ans du concert des Artisans, in Bulletin municipal d’informations de Perthes-en-Gâtinais, no 26, octobre 2011, p. 12, [lire en ligne].
  86. Site internet du Concert du Pays de Bière.
  87. Liste des médecins sur l’annuaire du conseil national de l’ordre des médecins. consulté le 9/11/2012.
  88. Liste des chirurgiens dentistes sur le site de l’ordre national des chirurgiens-dentistes. Consulté le 9/11/2012.
  89. Liste des pharmacies sur le site de l’ordre national des pharmaciens. Consulté le 9/11/2012.
  90. « Pays de Bière Magazine, le journal d’informations de la Communauté de communes du pays de Bière »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur son site internet.
  91. l'Abeille du Parc, le journal d’informations du parc naturel régional du Gâtinais français sur son site internet.
  92. Le Magazine de Seine-et-Marne « Copie archivée » (version du 25 juin 2014 sur l'Internet Archive) sur le site du conseil général de Seine-et-Marne.
  93. Le Journal du Conseil régional sur le site du conseil régional de l’Île-de-France.
  94. « Annuaires des lieux de cultes », sur le site EgliseInfo de la conférence des évêques de France (consulté le ).
  95. a b et c [PDF]Rapport statistique communal pour la ville de Perthes, sur le site de l’Insee. Chiffres clés 2009. Consulté 09/11/2012.
  96. [PDF]Rapport statistique départemental pour la Seine-et-Marne, sur le site de l’Insee. Chiffres clés 2009. Consulté 09/11/2012.
  97. Résultats du recensement de la population - 2009, Emploi - Population active en France métropolitaine. Consulté 09/11/2012.
  98. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  99. Liste des artisans, commerçants et entreprises de Pertes, sur le site de la mairie. Consulté le 10/11/2012.
  100. Villiers-en Bière - Une opération de restructuration exemplaire, in InfoSégécé (le journal de la société Ségécé, filiale de la société d'investissement immobilier Klépierre), no 2, été 2005, p. 3, [lire en ligne].
  101. Notice no PA00087193, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  102. Notice no IA77000060, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  103. Notice no IA77000059, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  104. Liste des films tournés à Perthes sur le site L2TC.com. Consulté le 07/11/2011.
  105. « Blason de Perthes », sur le site « La banque du blason » de Jean-Paul de Gassowski (consulté le ).