Chevry-en-Sereine

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Chevry-en-Sereine
Chevry-en-Sereine
La mairie.
Blason de Chevry-en-Sereine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montereau
Maire
Mandat
Jean-Claude Tournier
2014-2020
Code postal 77710
Code commune 77115
Démographie
Gentilé Chevriots
Population
municipale
517 hab. (2015 en augmentation de 1,77 % par rapport à 2010)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 16″ nord, 2° 56′ 38″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 159 m
Superficie 22,81 km2
Localisation

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Chevry-en-Sereine
Liens
Site web http://www.chevryensereine.fr

Chevry-en-Sereine est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chevriots.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chevry-en-Sereine est une commune localisée en Seine-et-Marne, dans le parc naturel régional du Gâtinais français[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Thoury-Férottes Voulx Diant Rose des vents
Lorrez-le-Bocage-Préaux N Blennes
O    Chevry-en-Sereine    E
S
Vaux-sur-Lunain

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose d'un seul cours d'eau référencé : la rivière le Lunain, longue de 51,4 km[2], affluent du Loing.

Sa longueur linéaire globale sur la commune est de 0,208 km[3].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprend notamment les hameaux de : Villeflambeau, Boisramort, Villefranche, lePpetit Courcelles, le Grand Courcelles, Villechasson, Epigny et le Nid de Corbeau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chevry-en-Sereine est mentionné pour la première fois au IXe siècle sous le nom de Sevriaci du bas latin severiacum (domaine de Severus), le qualificatif 'sereine' étant apparu vers le XVIe siècle pour distinguer le lieu d'autres paroisses du même nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Certains évènements marquent l'histoire d'un village et son évolution. Parfois tragiques : les guerres ; d'autres plus enthousiasmants notamment l'installation de l'électricité, le premier moteur thermique, la première automobile et l'arrivée de l'« eau de ville » ou « eau courante »[4].

Après l'approbation des quatre communes, Chevry-en-Sereine, Lorrez-le-Bocage, Vaux-sur-Lunain et Saint-Ange-le-Viel, c'est par un arrêté préfectoral du 14 mars 1929 que naît le syndicat « en vue de l'établissement et de l'exploitation en commun d'une distribution d'eau ». Preuve d'une confiance mutuelle, ce syndicat est formé « à perpétuité » (art. 2). Le premier bureau se réunit le  ; Chevry-en-Sereine est représenté par son maire Jules Daguet et un conseiller municipal, Auguste Ponce. Le projet proposé par le service des Ponts et Chaussées s'élève à 2 300 000 francs (de 1929), en partie subventionné sur les fonds du Pari Mutuel... et le syndicat « demande à Monsieur le Ministre de l'Agriculture l'autorisation de commencer les travaux de recherche d'eau le plus tôt possible » (13 septembre 1929)[4].

L'année 1930 pose de nombreux problèmes. À moins de 42 mètres, le débit d'eau est faible dans le puits percé à Saint-Ange-le-Vieil. Décision est adoptée de creuser des galeries latérales. Par conséquent — éboulement partiel, brutales poussées de l'eau et suivies de périodes arides. Déjà le premier dépassement de budget. Les travaux se poursuivent durant les années 19311933 avec la réalisation de la station de pompage, le réservoir d'eau principal au Grand-Creilly et deux réservoirs secondaires à Chevry et Lorrez. L'embauche du personnel : un machiniste et un agent technique. En 1934—1935, des difficultés financières pour le syndicat. Les subventions promises n'arrivent pas, ou sont réduites, et les quatre communes adhérentes ne versent pas intégralement leur quote-part. À la suite des élections municipales, nouveau bureau (Chevry représenté par Jules Daguet et Marcel Lamoureux) et nouvelle résolution : chaque commune doit respecter ses engagements « pour le meilleur et le pire »[4]. Le pire est peut-être pour 1935 où, au puits de Saint-Ange est constaté « une insuffisance prolongée du débit tombé à 30 m3 par jour pour 1 300 habitants, à peine suffisant pour remplir les canalisations ». Les hameaux sont déjà souvent au régime sec. La location des compteurs ne sera pas réclamée aux habitants et le minimum forfaitaire de consommation supprimé. En septembre 1935, réunion de crise avec les Ponts et Chaussées et un nouveau géologue. Le syndicat décide l'utilisation d'une source de la vallée du Lunain « la Fontaine Bleue »[4].

Le service des Ponts et Chaussées doit dresser « de toute urgence » le dossier du nouveau projet de captage avec une adduction de refoulement vers le réservoir du Grand-Creilly. Au mois de novembre, le conseil syndical décide finalement de creuser un nouveau puits près de la source dite « du Vieux Moulin » en bordure de la route du Ponceau (côté amont). Le budget s'élève à 300 000 francs (de 1935) : puits, bâtiment, moto-pompes, station de javellisation et conduite de refoulement. Les travaux seront déclarés d'utilité publique. Le chantier, rapide, s'achève au 3e trimestre de 1937, bien qu'un risque important d'éboulement du puits ait rendu nécessaire un forage pour sa partie inférieure. Jules Daguet, maire de Chevry, assure l'intérim du président durant l'année 1937, jusqu'au décès d'Émile Bru, président du syndicat depuis sa création. Émile Bru était également maire de Lorrez durant cette période, d'où le nom de cette rue de Lorrez bien connue de tous les contribuables du canton. En 1937, les investissements du syndicat se réduisent progressivement. Après la Deuxième Guerre mondiale, apparaîtront déjà les premiers travaux de renouvellement et d'entretien des matériels[4].

Le village a été desservi de 1889 à 1959 par la ligne de Montereau à Château-Landon. Il s'agissait d'une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau départemental de Seine-et-Marne, exploitée par les CFD Réseau de Seine-et-Marne[5].

Circonscriptions d'Ancien Régime

Intendance : Paris - Election : Sens - Subdélégation : Sens - Grenier à sel : Montereau - Coutume : Melun - Parlement : Paris - Bailliage : Moret-sur-Loing - Gouvernement : Ile de France - Diocèse : Sens - Archidiaconé : Sens - Doyenné : Marolles[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans le département de la Seine-et-Marne.

Lors de sa création par la Révolution française, elle était rattachée à l'arrondissement de Fontainebleau, puis en 1926 à celui de Melun, et à nouveau, en 1988, à celui de Fontainebleau[7]. Afin de faire coïncider les limites d'arrondissement et celles des intercommunalités, elle intègre le l'arrondissement de Provins[8].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Lorrez-le-Bocage-Préaux[7]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Nemours.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré en 2012 à la petite communauté de communes du Bocage Gâtinais.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), cette intercommunalité éclate, et certaines de ses communes, dont Biennes, sont rattachées le à la communauté de communes des Deux Fleuves (CC2F)[9], qui prend, lors de cette extension, la dénomination de communauté de communes du Pays de Montereau, dont est membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1896 1912 Isidore Jacquet   Propriétaire
1912 1919 Jules Henry   Fermier
1919 1947 Jules Daguet   Cultivateur
1947 1959 Alphonse Daguet    
1959 1962 Étienne Ferry    
1962   Alphonse Daguet    
juillet 1962 1971 Marius Decornoy    
1971 1977 André Billard    
1977 1983 Dominique Boucheron    
1983 1989 Renaud de Laubsepin   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 Marcel Rigal    
2001 décembre 2007[10] William Gois   Agriculteur
Décédé en fonction
mars 2008 en cours
(au 11 juillet 2018)
Jean-Claude Tournier   Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le Bocage Gâtinais (comprenant les cinq villages de Chevry-en-Sereine, Villemaréchal, Blennes, Saint-Ange-le-Vieil et Ville-Saint-Jacques) est jumelé avec la commune allemande de Starzach. Ce jumelage est né officiellement le 12 juillet 1992 en France à Chevry-en-Sereine à l'initiative notamment de Marcel Rigal, à cette époque maire de Chevry et en août 1993 à Starzach[12]. Il existait déjà des échanges officieux qui étaient nés de l'amitié entre le marquis de Chevry et le baron de Wachendorf. Starzach est située dans le Land de Bade-Wurtemberg, et plus précisément à l'ouest de l'arrondissement (Kreis) de Tübingen, à peu près à égale distance des villes de Haigerloch, Horb et Rottenburg am Neckar[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2015, la commune comptait 517 habitants[Note 1], en augmentation de 1,77 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480502473419560632636625593
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
622674660650634617566570587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
578529551447477396420401395
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
346318305345383454464508517
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

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  • Fête Country : 18 juin ;
  • Fête de la musique : 21 juin ;
  • Randonnée vélo : 26 juin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Polissoir de la Fosse à la Cardine situé près du bourg.
Polissoir du Pied de Femme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On peut noter :

  • Ancienne abbaye de Villechasson (ferme), créée au XVIe siècle : corps de logis (IMH), tour d'escalier à vis, pierres tombales des abbesses, sculptures. Abbaye de bénédictines, on peut y observer une tour de guet avec son échauguette et quelques fenêtres à meneaux.
Cette terre fut donnée par les frères Payan, seigneurs de Chevry au XIIe siècle, à leur sœur Catherine, prieure de l'abbaye de Rosoy dont dépendait Villechasson[16],[17],[18].
  • Château : le château (MH) fut construit sous Louis XIII pour Charles Duret, contrôleur général des Finances et secrétaire de l'ordre du Saint-Esprit vers 1633. Bâti par Jean Thiriot de brique et de grès : corps de logis rectangulaire flanqué de deux pavillons d'angle, cour d'honneur, douves sèches, deux ponts de pierre ; parc à la française dessiné par Le Notre[19],[20].
En 1814, lors de la bataille de Montereau, de sérieux dégâts sont infligés au château : « Le dégât fait au château de Chevry par les cosaques peut être estimé au moins à la somme de 6000frs. La maison est pillée de fond en comble et les réquisitions ne laissent rien à la ferme de Chevry : blé, avoine, vin, eau de vie, fourrages, chevaux, vaches, bestiaux, etc., tout est enlevé[21].. ».
Sous Napoléon III, une succession de deuils familiaux a empêché le château de subir les transformations architecturales de l'époque, ce qui conserve à Chevry la pureté de style qui le caractérise aujourd'hui : « façade de briques et de pierres, hautes fenêtres, toits d'ardoises, fossés et arbres, champs entourant[21] ».
Il appartient au marquis de Laubespin, descendant direct du héros de l'Indépendance américaine et est classé monument historique depuis 1966.
Clocher trapu XIIe, nef XIXe couverte en lambris et décorée de peintures murales et de toiles peintes, dont plusieurs œuvres d'Alexandre Hesse (MH)[22],[23],[24]
  • Ancien cimetière avec chapelle seigneuriale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Parc Naturel Régional du Gâtinais : Environnement - Le Gâtinais du Bocage et son Parc Naturel Régional », Tourisme et environnement, sur http://www.chevryensereine.fr, (consulté le 2 septembre 2018).
  2. Sandre, « Le Lunain »
  3. Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 22 août 2018
  4. a b c d et e D. Fourdrain, « Histoire d'eau », sur Chevry-en-Sereine, site officiel (consulté le 23 septembre 2012)
  5. « Le petit train », Chevry en sereine, sur http://www.chevryensereine.fr (consulté le 2 septembre 2018).
  6. a et b « Chevry-en-Sereine », Société d’Histoire, d’Archéologie, de Généalogie et d’Echange - SHAGE 77 (consulté le 2 septembre 2018).
  7. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. « Arrêté du 30 décembre 2016 du préfet de la région d'Île-de-France portant modification des limites territoriales des arrondissements du département de Seine-et-Marne », Recueil des actes administratifs de la préfecture d'Île-de-France, no spécial IDF-001-2017-01,‎ , p. 11-23 (lire en ligne [PDF]).
  9. « La CC2F s’agrandit : La communauté de communes du Bocage Gâtinais est vouée à disparaître. Sur les 8 communes qui la composent, 6 vont rejoindre la CC2F au prochain », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  10. « Notre commune est orpheline : Notre maire William Gois nous a quitté le  », Le Courrier de Chevry, no 27,‎ , p. 1-2 (cdn1_3.reseaudescommunes.fr/cities/229/documents/z1iew9rm0tpjzn.pdf [PDF]).
  11. « Compte-rendu de la séance du conseil municipal - séance du 29 mars 2014 » [PDF], Comptes rendus, Mairie de Chevry-en-Seraine (consulté le 2 septembre 2018).
  12. a et b « Le jumelage de Chevry en Sereine et Starzach-Bierlingen » (consulté le 23 septembre 2012)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. « L'abbaye de villechasson », Chevry-en-Seraine, sur http://www.chevryensereine.fr (consulté le 2 septembre 2018).
  17. « Abbaye de Villechasson à Chevry-en-Sereine », notice no PA00086892, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Abbaye de Villechasson à Chevry-en-Sereine », Monumentum - Carte des Monuments Historiques français, (consulté le 2 septembre 2018).
  19. « Château », notice no PA00086893, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Parc du château de Chevry », notice no IA77000196, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. a et b « Patrimoine - Le chateau de Chevry en Sereine », Chevry-en-Sereine, sur http://www.chevryensereine.fr (consulté le 2 septembre 2018).
  22. « Église Saint-Julien », notice no PA00086894, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Historique : PatrimoinE - L'église Saint Julien de Chevry en Sereine », Chevry-en-Sereine, sur http://www.chevryensereine.fr (consulté le 2 septembre 2018).
  24. « Les vitraux : PATRIMOINE - Une petite histoire du XIXe », Chevry-en-Sereine, sur http://www.chevryensereine.fr (consulté le 2 septembre 2018).