Le Mesnil-Amelot

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Le Mesnil-Amelot
Le Mesnil-Amelot
La nouvelle mairie et le parc paysager.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Mitry-Mory
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Pays de France
Maire
Mandat
Alain Aubry
2014-2020
Code postal 77990
Code commune 77291
Démographie
Gentilé Mesnilois
Population
municipale
997 hab. (2016 en augmentation de 17,16 % par rapport à 2011)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 05″ nord, 2° 35′ 41″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 121 m
Superficie 9,84 km2
Localisation

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Le Mesnil-Amelot est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Les habitants sont appelés les Mesnilois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Amelot est situé au nord-est de la plateforme aéroportuaire de Roissy-Charles de Gaulle. Malgré cette proximité, la commune conserve encore un aspect champêtre au cœur du Pays de France.

Le Mesnil-Amelot faisait partie autrefois de la Goële.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Le Mesnil-Amelot
Moussy-le-Vieux
Mauregard Le Mesnil-Amelot Villeneuve-sous-Dammartin
Tremblay-en-France
(Seine-Saint-Denis)
Mitry-Mory, Compans Thieux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune n’est traversée par aucun cours d'eau[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 48,8 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication, 46,5 % de terres arables et 4,8 % de zones urbanisées[1].

Son sol est silico-calcaire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, le village porte le nom de Le Ménil Madame Rance[2],[3]. Madame Rance était la mère de Guillaume d'Annet et de Gauthier, vicomte de Dammartin. Il semble, toutefois, au vu des différents noms du village, qu'on ajoutait le nom des seigneurs et des dames qui le possédaient afin de le distinguer des autres Mesnil.

En effet, après s'être appelé Ménil Madame Rance, il prend le nom de Mesnil-Couturier, Mesnil-Desvieux et Mesnil-Amelot[2]. Par la suite, il reçoit le nom de Mesnil en France, Mesnil sous Dammartin-en-Goëlle pour reprendre le nom qu'il porte actuellement[2].

« Mesnil », toponyme très répandu en France, à partir de mansionem, le bas-latin a créé un nouveau terme dérivé du mot latin mansionile[4], diminutif de mansio, demeure, habitation, maison. Devenu en français médiéval maisnil, mesnil, « maison avec terrain »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Amelot est longtemps simplement une dépendance de la seigneurie et du marquisat de Mauregard Le seigneur de Mesnil-Amelot a alors haute, basse et moyenne justice sur toute la paroisse, qui est en outre un bailliage.

L'église date du XVIe siècle. Commencée sous le règne de Charles VIII de France, elle est terminée sous le règne de François Ier, en 1531.

En 1787, le village compte sur son territoire 12 fermes et 1700 arpents de terres labourables. Le Mesnil-Amelot forme alors 6 fiefs : Le fief Prémont (46 arpents), le fief Mariavanne (25 arpents) du duc d'Uzès, le fief Saint André (12 arpents 50 perches), le fief de Guivry, le fief de Sablonnières (50 perches) et un autre fief de 5 arpents appartenant au lieutenant général de police de Meaux.

Pendant la guerre de 1870, les Prussiens y établissent un camp d'approvisionnement, ce qui ne les empêche pas de mettre le feu à la mairie et autres lieux, la population tout entière ayant fui à Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2008 Maurice Droy   Agriculteur
2008 En cours
(au 11 avril 2016)
Alain Aubry   Infirmier
Vice-président de la CA Roissy Pays de France (2016 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Centre de rétention[modifier | modifier le code]

Un centre de rétention administrative lié à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle[7], destiné à emprisonner les étrangers dépourvus de titre de séjour, est construit au Mesnil par Bouygues dans les années 2000. Il a une capacité nominale de 240 places[8]. Les salariés de la Cimade quittent ce centre en juillet 2019, pour protester contre les mauvais traitements et les dénis de justice dont ils sont témoins[9],[10]. Claudine Lepage, qui visite le centre avec deux autres sénateurs en juillet 2019, le décrit ainsi: « les conditions de vie sont terribles, vraiment honteuses. Avec la chaleur actuelle, c’est épouvantable. (...) Le vacarme des avions qui décollent toutes les deux minutes ajoute de l’angoisse à tout ça. J’ai déjà visité une prison et je peux vous assurer que les conditions n’étaient pas aussi terribles »[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2016, la commune comptait 997 habitants[Note 2], en augmentation de 17,16 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
740743741682657695690654658
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
581618610556516530540582542
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
532560580522576574604559611
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5725591 458823705565682851997
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués au Mesnil-Amelot depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 1 458 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zones d'activités des Vingt arpents et du Gué.
  • Il est prévu que la gare terminus de la ligne 17 de Grand Paris Express soit située au Mesnil-Amelot. La gare sera située au nord du bourg, à proximité de la route de Paris (D 401). La ligne 17 étant en tranchée ouverte à ce niveau, les quais seront situés 6 mètres sous le niveau du sol. Sa mise en service est prévue en 2030[16].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Amelot compte un seul monument historique sur son territoire.

  • L'église Saint-Martin (classée aux monuments historiques par arrêté du [17]) a été bâtie entre 1520 et 1550 environ dans le style gothique flamboyant, la Renaissance se manifestant juste timidement par les chapiteaux du rond-point de l'abside. L'église Saint-Martin se distingue à la fois par sa belle homogénéité, son effet monumental, sa modénature et sa sculpture très soignées, et son plan particulier avec déambulatoire, mais sans chapelles rayonnantes ni transept. Les trois vaisseaux sont de même largeur, et de proportions élancées. Ils communiquent entre eux par des grandes arcades largement ouvertes, sauf dans l'abside, où les piliers sont plus minces. L'élévation s'organise sur deux niveaux. Le deuxième niveau d'élévation, qui représente environ un tiers de la hauteur totale, comporte des murs aveugles dans les trois travées de la nef, et des fenêtres hautes dans les deux travées du chœur[18]. La polychromie d'origine, restituée lors de la restauration de la fin du XXe siècle, complète avantageusement l'architecture, ainsi que le grand retable du maître-autel de 1654.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Michelin, Essais historiques et statistiques sur le département de Seine-et-Marne : 2e livraison, Melun et Paris, (lire en ligne), p. 693-698
  • Maurice Pignard-Péguet, Histoire générale illustrée du département de Seine-et-Marne : histoire des communes, guerres, seigneuries, anciens monuments, églises, châteaux, Orléans, A. Gout, (lire en ligne), p. 561-563
  • Henri Stein, « L'ancien nom d'une paroisse de l'Île-de-France : Le Mesnil-Madame-Rance (Le Mesnil-Amelot) (Seine-et-Marne) », Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, Paris, vol. 65 « 1938 »,‎ , p. 56-60 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 26 août 2018
  2. a b et c Monographie de la commune[réf. non conforme].
  3. , mais on en ignore la raison.
  4. Albert Dauzat, Les noms de lieux, origine et évolution, Libraire Delagrave, Paris, 1926, p. 153.
  5. Marianne Mulon, Noms de lieux d'Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)[réf. non conforme].
  6. « Maires du département de Seine-et-Marne », Élections municipales de 2014, sur http://www.cartes-2-france.com (consulté le 3 juillet 2016).
  7. BFMTV, « A quoi ressemble un centre de rétention administrative ? », (consulté le 19 juillet 2019)
  8. Ivan du Roy, « Le groupe Bouygues s’attaque à des médias alternatifs », Basta Mag, 31 mai 2010, consulté le 12 octobre 2011
  9. « Au Mesnil-Amelot, les associatifs se retirent d’un centre de rétention pour migrants au bord de l’implosion », sur Les Inrocks (consulté le 16 juillet 2019)
  10. « « La Cimade n’est plus en mesure d’intervenir en rétention » », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 21 juillet 2019)
  11. « Migrants : trois sénateurs nous racontent l'horreur au Centre de rétention de Mesnil-Amelot », sur Les Inrocks (consulté le 3 août 2019)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. [PDF]Présentation de la réunion publique au Mesnil-Amelot (gare Le Mesnil-Amelot) - 2 décembre 2014 - Société du Grand Paris
  17. « Eglise Saint-Martin », notice no PA00087103, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Jean Vallery-Radot, « Le Mesnil-Amelot », Congrès archéologique de France, Paris, Société archéologique de France / A. Picard, vol. 103 « 103e session tenue en Île-de-France en 1944 »,‎ , p. 73-85 (ISSN 0069-8881).