Villeneuve-les-Bordes

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Villeneuve-les-Bordes
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes Bassée-Montois
Maire
Mandat
Yves Duchezeau
2014-2020
Code postal 77154
Code commune 77509
Démographie
Gentilé Villeneuvois
Population
municipale
602 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 11″ nord, 3° 02′ 36″ est
Altitude Min. 117 m – Max. 149 m
Superficie 20,60 km2
Localisation

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Villeneuve-les-Bordes est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située en plein cœur de la Brie humide, en Seine-et-Marne, Villeneuve-les-Bordes est entourée de champs céréaliers : blé, maïs, orge, colza.

D'anciens et mystérieux corps de ferme isolés sur de petites routes cachées dans de grandes forêts clôturées où le gibier abonde confèrent tout leur charme à cette région.

Le village se trouve à 16 km au nord-est de Montereau-Fault-Yonne et à 9 km au sud de Nangis.

Communes limitrophes de Villeneuve-les-Bordes
Fontains Rampillon Meigneux
La Chapelle-Rablais Villeneuve-les-Bordes
Coutençon Montigny-Lencoup Gurcy-le-Châtel

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Valjouan (ancienne commune), les Bordes (château), les Grands Champs (pavillon de chasse).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Bâti au XIe siècle par le comte de Champagne, ce village portait le nom de Ville-Neuve-le-Comte-Champagne. Le comte donna la seigneurie aux archevêques de Sens qui en firent deux fiefs : Villeneuve, qui revint au roi, et Les Bordes, qu’ils cédèrent à l’abbaye de Sainte-Colombe-les-Sens.

Villeneuve-le-Comte (« Villa nova comitis ») doit sa développement aux bénédictins de Sainte-Colombe-lès-Sens : en 1176, Guillaume aux Blanches Mains, archevêque de Sens établit un contrat de pariage avec l’abbaye, qui apporte les fonds assurés par le prestige de son pensionnaire, saint Thomas Becquet. Guillaume, suzerain de son frère Henri-le-Libéral, comte de Champagne, pour la châtellenie de Bray-sur-Seine, organise le développement du projet qui vise à affirmer cette frontière avec le domaine royal : les villes neuves, par leurs avantages divers, sont des paradis de colonisation de la marche forestière.

Villeneuve s’entoure de fossés et de remparts, se protège de la maison forte appelée l’Hostel-aux-Bourgeois et s’active autour de sa place sur laquelle s’élève l’Hostel du Chasnoy, relevant de la Grosse Tour de Bray.

L’abbaye fonde à l’écart le fief des Bordes et celui des Fossés, qui en dépend.

La seigneurie de Valjouan, à consonance espagnole, semble avoir été créée sous Thibaut-le-Chansonnier, comte de Champagne et roi de Navarre, avant qu’il ne se fasse saisir la châtellenie de Bray par Saint-Louis ; attestée en 1327, elle devient commune pendant la Révolution, puis est finalement rattachée à Villeneuve-les-Bordes en 1841.

En 1789, Villeneuve-les-Bordes faisait partie de l'élection de Montereau et de la généralité de Paris, et suivait la coutume de Melun.

Le , les combats de Valjouan et de Villeneuve-le-Comte (nom de la commune de Villeneuve-les-Bordes à l'époque) marquent un tournant dans l'avancée de Napoléon Ier.

Article détaillé : Bataille de Mormant.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Villeneuve compte sous l'Ancien Régime trois seigneuries (Les Bordes, Valjouan et Villeneuve).

  • En 1433, Jean de Bonay est le seigneur de Villeneuve-le-Comte.
  • De 1454 à 1488, le comte de Roussy est le seigneur des Bordes.
  • En 1683, le duc de Randon est le seigneur de Valjouan.
  • En 1737, Daniel-Charles Trudaine est le seigneur de Villeneuve-le-Comte.
  • En 1841, la commune absorbe Valjouan[1].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1811 1834 Toussaint Delarue   Administrateur
1845 1847 Charles Auguste Payen   Propriétaire
mars 1965 mars 1983 Jean Laplagne   Militaire
mars 1983 mars 1989 Pierre Loiseau   Militaire
mars 1989 juin 1989 Georges PIinguet   Militaire
juin 1989 en cours Yves Duchezeau [2] UMP Agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 602 habitants, en augmentation de 2,03 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218 228 183 197 214 265 402 426 424
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
432 444 476 428 414 409 423 413 422
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
436 442 526 477 417 354 322 372 355
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
288 287 288 353 509 579 563 590 602
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-et-Saint-Blaise.
Stèle Napoléon.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villeneuve-les-Bordes compte plusieurs édifices civils et religieux.

  • Le château des Bordes, aux abords du village.
  • La Grand'Maison, ancien fief mouvant du château de Villeneuve. En 1597, un relais de poste aux chevaux, assurant la correspondance avec Mormant et Montereau-Fault-Yonne est établi dans la ferme attenante.
    Saisie en 1757, la maison est vendue à M. de Trudaine et reçoit les audiences de justice seigneuriale. Elle sert de maison des Postes de 1776 à la Révolution.
    Les blessés de la bataille de Villeneuve-Valjouan () sont soignés à la Grand'Maison. Rachetée en 1825, une partie du domaine est aliénée à la comtesse d'Haussonville, le complément revenant au docteur Nicolas Deleau. Le relais de poste est supprimé lors de la construction du chemin de fer économique en 1905. En 1972, le conseil municipal rejette le projet de création d’une zone d’aménagement contrôlé, regroupant notamment un golf et un héliport. Une rue portera le nom de Grand'maison.
  • L'église Notre-Dame-et-Saint-Blaise incendiée par les huguenots en 1528 et reconstruite en 1608 est inscrite MH[6].
  • L'église Saint-Prix-et-Saint-Jean-l’Évangéliste de Valjouan.
  • Stèle commémorant le passage de Napoléon Ier le 18 février 1814 lors de la campagne de France (1814).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugénie Caron de Beaumarchais, fille de l'écrivain Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. Épouse de maître Delarue, écuyer, ancien administrateur des contributions directes et maire de Villeneuve-les-Bordes jusqu’en 1834, elle est propriétaire du château des Bordes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]