Vaux-le-Pénil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vaux.
Vaux-le-Pénil
Le château de Vaux-le-Pénil.
Le château de Vaux-le-Pénil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Melun
Intercommunalité Communauté d'agglomération Melun-Val de Seine
Maire
Mandat
Pierre Herrero
2014-2020
Code postal 77000
Code commune 77487
Démographie
Gentilé Pénivauxois
Population
municipale
10 884 hab. (2014)
Densité 935 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 33″ nord, 2° 40′ 57″ est
Altitude Min. 37 m – Max. 96 m
Superficie 11,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vaux-le-Pénil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vaux-le-Pénil

Vaux-le-Pénil (vo-lœ-penil) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Pénivauxois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vaux-le-Pénil est limitrophe de la ville de Melun, préfecture de Seine-et-Marne, et est située à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Paris, dans un méandre de la Seine. Du fait de sa proximité avec cette dernière et les plateaux de la Brie, le relief est assez vallonné.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Melun Maincy Rose des vents
N Sivry-Courtry
O    Vaux-le-Pénil    E
S
La Rochette Livry-sur-Seine Chartrettes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement nommé « Vaulx-à-Pény » au Moyen Âge, il tire son nom de sa topographie : le terme « Vaulx » est sans équivoque et s'applique à la convergence des vallées de la Seine, de l'Almont et de la Noue. Pény est tout simplement le nom du seigneur propriétaire du château féodal de 1050 jusqu'à 1530 et dont l'origine du nom vient du temple gallo-romain érigé à la gloire de Jupiter honoré sur ces montagnes (Jupiter Penninus), en référence aux Alpes pennines. Ce temple se situait à l'emplacement actuel de l'église, au confluent des trois vallées formant ainsi, non une montagne, tout au plus un mamelon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a, depuis des millénaires, attiré et fixé les hommes, ainsi qu'en témoigne la découverte de pierres taillées et de silex polis sur le tertre de Chérisy.

Les sires de Pény : Pierre de Pény, compagnon de Saint Louis à la croisade au XIIIe siècle.

L'histoire de Vaux-le-Pénil est portée par son château dont la forme actuelle date de 1766. Il fut en effet la citadelle avancée pour la protection de Melun lorsque la préfecture de Seine-et-Marne était habitée par les rois de France au XIe et XIIe siècle.

Révolution de 1789 : Emmanuel Marie Michel Philippe Fréteau de Saint Just, député du bailliage de Melun, est l'un des acteurs de la Déclaration des droits de l'homme.

Première bataille de la Marne : le , Joffre et French sont au château de Vaux-le-Pénil.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vaux-le-Pénil Blason De contrevair renversé, au chef d'azur chargé d'un lambel à l'antique de six pendants d'argent[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le premier maire de la commune fut Germain Siraudin.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
février 1883 mai 1892 Antoine Moissy    
mai 1892 mai 1908 Louis Dubois    
mai 1908 janvier 1943 Ambroise Pro    
février 1943 mars 1971 Raymond Hervillard    
mars 1971 mars 1989 Louis Augier DVD  
mars 1989 mars 2012 Pierre Carassus DVG Conseiller général (1982-1994)
député (1995-2002)
mars 2012 en cours Pierre Herrero DVG Vice-président de la Communauté d'agglomération Melun Val de Seine chargé des sports et de la culture.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Cette ville allemande, arrosée par la Glems, est située à 15 kilomètres au nord-ouest de Stuttgart, capitale du land de Bade-Wurtemberg.
Principale activité : usine Bosch.
Échanges scolaires réguliers entre le collège La Mare-aux-Champs et la Realschule et entre le lycée Simone-Signoret et le Gymnasium de Markgröningen. En outre des stages linguistiques en entreprise permettent aux jeunes stagiaires de se perfectionner pendant les vacances.
Les rencontres adultes se font soit dans l'une des deux villes jumelées, soit en un lieu intermédiaire alternativement en France et en Allemagne (ex. : Vosges 1996, Sarre 1999, Jura 2001, Forêt-Noire 2002). Le jumelage a fêté son vingtième anniversaire en . Un parc situé à proximité de la mairie de Vaux-le-Pénil porte le nom de parc de Schwieberdingen.
À 80 kilomètres à l'ouest de Chicago. Depuis 1998, échanges d'adultes et de scolaires avec cette « ville sœur ».
Navalcarnero compte 23 000 habitants et se situe à 30 kilomètres de la capitale espagnole Madrid. Le jumelage entre Navalcarnero et Vaux-le-Pénil a été officialisé au printemps . Depuis le , la place centrale de Vaux-le-Pénil porte le nom de place Navalcarnero.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 10 884 habitants, en diminution de -2,57 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
564 739 634 653 710 757 749 784 776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800 857 837 826 807 801 834 789 857
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
806 788 806 778 942 1 077 1 204 1 418 1 719
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 236 2 506 4 405 6 960 8 143 10 688 11 327 10 803 10 884
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'académie de Créteil, la commune administre trois écoles maternelles (Gaston-Dumont, Jean-Robert-Rouchon, Romain-Rolland) et trois écoles élémentaires (Gaston-Dumont, Beuve-et-Gantier, Romain-Rolland).

Le département de Seine-et-Marne gère le collège de la Mare-aux-Champs et la région Île-de-France le lycée Simone-Signoret.

Sports[modifier | modifier le code]

En , la ville de Vaux-le-Pénil comptait 92 associations dont 17 à vocation sportive. Chaque année au début du mois de septembre se déroule le Forum des associations organisé par la municipalité. En matière d'équipements sportifs, Vaux-le-Pénil dispose de trois terrains de football (deux en synthétique et un en herbe), d'une piste d'athlétisme, de deux gymnases (Ladoumègue et Geissler), d'une salle polyvalente loisirs et sports (La Buissonnière) et de courts de tennis couverts et de plein air.

Économie[modifier | modifier le code]

Deuxième parc d'activités de Seine-et-Marne, le parc d'activités de Vaux-le-Pénil regroupe 250 entreprises qui totalisaient 5 775 employés au 3e trimestre 2012. Sa gestion relève de la compétence de la communauté d'agglomération Melun Val de Seine. D'importants travaux de requalification ont été menés sur le parc d'activités entre 2010 et 2012. D’ici à , la totalité des foyers de Vaux-le-Pénil sera éligible à la fibre optique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il y a deux monuments remarquables à Vaux-le-Pénil :

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville de Vaux-le-Pénil abrite le centre culturel de la Ferme-des-Jeux, ouvert en dans le cadre d'une ancienne ferme rénovée. Une vingtaine de spectacles y sont programmés chaque saison. La Ferme-des-Jeux compte également un cinéma labellisé Art et Essai dont la salle de 285 places a été entièrement rénovée en 2012. Le cinéma a accueilli 35 000 spectateurs en 2011. Une salle plus intime, le Petit Théâtre, a été ouverte en 2010 afin de faciliter la création de spectacles et l'organisation d'expositions. Vaux-le-Pénil dispose également d'un conservatoire municipal de musique, d'une ludothèque (la seule du sud Seine-et-Marne) et d'une bibliothèque.

Citoyens d'honneur[modifier | modifier le code]

La ville de Vaux-le-Pénil a conféré le titre de citoyen d'honneur à :

  • Max Gallo, historien, romancier, essayiste et homme politique français.
  • Jacques Austruy, économiste et universitaire, auteur notamment de Le scandale du développement publié en .
  • Gerd Spiegel, maire de Schwieberdingen, artisan du jumelage avec Vaux-le-Pénil.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges-Émile Lebacq, 1924 Inondation, la Seine à Vaux le Pénil (Seine et Marne).

Il réalisa plusieurs toiles de la commune et de la région dont certaines sont au musée des Beaux-Arts de Mons ou au Musée royal de l'armée et de l'hiistoire militaire de Bruxelles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]