Charenton-le-Pont

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Charenton-le-Pont
Charenton-le-Pont
La place Arthur-Dussault et le Monument à Henri IV[1] devant l'hôtel de ville.
Blason de Charenton-le-Pont
Blason
Charenton-le-Pont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Nogent-sur-Marne
Intercommunalité Paris-Est-Marne et Bois Métropole du Grand Paris
Maire
Mandat
Hervé Gicquel (LR)
2020-2026
Code postal 94220
Code commune 94018
Démographie
Gentilé Charentonnais
Population
municipale
29 882 hab. (2019 en diminution de 1,73 % par rapport à 2013)
Densité 16 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 17″ nord, 2° 24′ 43″ est
Altitude Min. 28 m
Max. 57 m
Superficie 1,85 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Charenton-le-Pont
(bureau centralisateur)
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Liens
Site web charenton.fr

Charenton-le-Pont est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Charenton-le-Pont en région parisienne.

Charenton-le-Pont est située sur la rive droite de la Seine, juste avant son entrée dans Paris et à la confluence de la Seine et de la Marne. Elle est bordée au nord par le bois de Vincennes.

La ville s’étend sur 1,85 km2 (une des plus petites communes du Val-de-Marne, seules cinq autres étant moins étendues) et est entièrement urbanisée (15 349 hab./km2, l’une des densités les plus élevées du département et parmi les plus hautes de la petite couronne parisienne).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Marne et le fleuve la Seine, qui y confluent au lieu-dit Conflans-l'Archevêque.

Cette toponymie rappelle que les évêques — puis archevêques — de Paris y possédaient une propriété. Par la suite, un petit séminaire, pour le diocèse de Paris, s'y installa. Cet endroit vit la signature du traité de Conflans sous le règne de Louis XI.

La Marne est franchie par le pont de Charenton, qui permet le passage de la route nationale 6.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La station de métro Liberté.
La station de métro Liberté.
La station de métro Charenton-Ecoles.
La station de métro Charenton - Écoles.
L'autoroute A4 à Charenton.
L'autoroute A4 à Charenton.

La commune est traversée par l'Autoroute A4 et l'important faisceau ferroviaire de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles.

Voies routières[modifier | modifier le code]

De par sa situation à proximité immédiate de Paris, Charenton bénéficie de plusieurs axes routiers majeurs, à savoir notamment le boulevard périphérique de Paris au nord de la commune et l'autoroute A4 le long de la Seine à l'ouest.

À partir d', Charenton sera une des premières communes en région parisienne (avec Vincennes) à rendre payant le stationnement des deux-roues motorisés[2] car leur occupation de l'espace public a beaucoup augmenté et le stationnement illicite est fréquent.

Aménagements cyclables[modifier | modifier le code]

La ville compte un réseau incomplet d'itinéraires cyclables, les rares pistes et double-sens cyclables ne permettant qu'une continuité partielle. Plusieurs stations Vélib' sont situées à Charenton-le-Pont, ainsi que dans le Bois de Vincennes adjacent. Cependant, un itinéraire cyclable longe la Seine par le quai de Charenton reliant la Seine rive droite à Paris (quai de Bercy) aux bords de Marne et à la banlieue Sud-Est. Ce parcours, qui fait partie de la véloroute EuroVelo 3 ne comporte qu'une seule liaison avec la ville de Charenton par le pont Martinet qui enjambe l'autoroute au départ de l'île Martinet, les accès aux ponts Nelson Mandela étant des escaliers.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Charenton-le-Pont est une commune bien desservie par les transports en commun. La commune de Charenton-le-Pont se trouve dans la zone 2 du réseau de transports d'Ile-de-France.

Métro[modifier | modifier le code]

La Ligne 8 du métro de Paris (Balard - Créteil-Pointe du Lac) dessert Charenton-le-Pont du nord au sud via les stations Liberté et Charenton - Écoles de h 30 à h 15 (h 15 les vendredis et samedis soir). La station Porte de Charenton est également à faible proximité de la ville.

Bus de jour[modifier | modifier le code]

Cinq lignes du réseau de bus RATP relient Charenton-le-Pont aux communes avoisinantes :

Bus de nuit[modifier | modifier le code]

Deux lignes du Noctilien :

Tramway (à distance)[modifier | modifier le code]

La ligne 3a du tramway, bien que intégralement située dans Paris, dispose de deux stations situées à faible proximité de la ville:

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Charenton-le-Pont est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes[6] et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[9],[10].

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Bercy, Conflans-l'Archevêque, Valmy, les Carrières, le Bourg-du-Pont, le Plateau.

En jaune, la partie de l'ancienne commune de Bercy rattachée à Charenton-le-Pont.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'A4 et Charenton-le-Pont.

Charenton-le-Pont est située sur la rive droite de la Marne et de la Seine (rives nord), de part et d'autre de leur confluent, juste en amont de Paris.

La commune est traversée, depuis 1848 par la tranchée de la voie ferrée provenant de la gare de Lyon qui divise la ville en deux parties reliées par des ponts et passerelles, depuis le début des années 1970 par l'autoroute de l'Est large de 10 voies le long de la Seine et de la Marne qui sépare la ville de ces cours d'eau, ainsi que, sur sa partie ouest, par une ancienne gare de marchandises, actuellement voies de garage et centre d'entretien des TGV (« technicentre Sud-Est européen »).

Après la disparition au cours du XIXe siècle et du XXe siècle d'une grande partie de son patrimoine (notamment châteaux de Conflans et de Bercy, hôtel du Plessis-Bellière), elle a conservé un centre architecturalement cohérent autour de sa mairie et de son église.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

En liaison avec le projet de ZAC parisienne de Bercy-Charenton, qui prévoit notamment la prolongation de la rue Baron-Le-Roy vers Charenton, la municipalité prévoit l'aménagement de son quartier Bercy ; le projet prévoit en particulier la restructuration du centre commercial Bercy 2 et la construction d'une tour de 180 mètres de haut, signée par l’agence américaine Skidmore, Owings and Merrill, ainsi que l'élargissement de la passerelle Valmy vers le bois de Vincennes, le tout créant 360 000 m2 de nouvelles constructions, dont un millier de logements, des bureaux et des commerces[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée.

Le nom de la commune est composé de deux termes. Charenton a pour origine le radical pré-indo-européen kal ou kar qui signifie pierre[12]. Ce terme serait donc lié à l'activité d’extraction de la pierre de liais au bourg des Carrières[13]. Le second terme, Pont, est lié à un pont du VIIe siècle passant par la Marne[12].


Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à 1790[modifier | modifier le code]

Bercy, Conflans et Charenton au XIVe siècle
Charenton et Bercy sur plan Androuet du Cerceau de 1550

Au Moyen Âge, le bourg de Charenton-le-Pont faisait partie, avec Conflans, Bercy et la seigneurie de la Grange aux Merciers, de la paroisse de Conflans dont l’église Saint-Pierre détruite en 1867 était située à l’emplacement de l’actuelle rue du Séminaire de Conflans, à l'angle de la rue du Président-Kennedy. Cette paroisse qui s'étendait du pont de Charenton jusqu'à Bercy à la limite avec l'immense paroisse Saint-Paul de Paris fixée au ru de Montreuil, était rattachée au Moyen Âge à l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs à Paris à la suite d'une donation de l'évêque de Paris en 1098 confirmée par des bulles papales au XIIe siècle[14].

Les plans anciens, plan de la Gouache daté de 1535, plan de Truschet et Hoyau et plan de Jacques Androuet du Cerceau dessinés vers 1550 représentent schématiquement ce territoire, de l'aval de la Seine au confluent et au bord de la Marne (du premier plan à l'arrière plan) comprenant ;

  • un ensemble de bâtiments entouré d'une muraille, le manoir du seigneur de la Grange aux Merciers à l'emplacement de l'actuelle rue Gabriel-Lamé qui était un somptueux logis comprenant trois corps de bâtiments pouvant héberger 40 cavaliers, un moulin à vent et dépendances. Des rois de France avaient séjourné dans ce logis. Ces bâtiments ont été réunis à la seigneurie de Bercy en 1624 ;
  • indiquée sous le nom de Bercy, ou orthographiée « Percy », une forteresse d'aspect féodal, comportant un donjon, entourée d'une enceinte de murailles avec une porte fortifiée. Ce château est situé non loin de la Seine, à mi distance entre le manoir de la Grange aux Merciers et Conflans, approximativement à l'emplacement de l'actuel centre commercial Bercy 2. Ce château sera détruit en 1658 et reconstruit plus en hauteur (à l'emplacement du croisement de l'actuelle rue de Valmy avec la rue Marius Delcher) ;
  • en face, au milieu du fleuve, une île, la pointe tournée vers Paris, qui correspond schématiquement à un ensemble d'îlots sur la Marne qui furent réunis à la terre ferme au XIXe siècle et au XXe siècle ;
  • plus loin, le village de Conflans dominant le confluent de la Seine et de la Marne. À la date d'établissement de ces cartes, le village comprenait essentiellement, l'église Saint-Pierre et les vestiges de l'ancien Séjour de Bourgogne du XIVe siècle qui sera reconstruit au début du XVIIe siècle ;

Le domaine seigneurial de Bercy s'agrandit au début du XVIIe siècle par l'absorption de territoires voisins : terre et seigneurie du bourg de Charenton en 1605 ; fief et seigneurie de la Grange-aux-Merciers, dite plus tard le Petit-Bercy , vendus par son dernier propriétaire Thomas Le Cocq en 1624 à Charles de Malon, seigneur de Bercy ; domaine de Conflans en 1643.

Jusque vers 1830, les parties habitées de Charenton se limitaient pour l'essentiel à 3 noyaux d'occupation datant du Moyen Âge, d'importance inégale. En 1830, le Bourg du Pont comptait 908 habitants, le Bourg des Carrières 917 habitants et Conflans limité à quelques maisons au voisinage du château, de l'église et de l'ancien couvent des Bénédictines 87 habitants[15].

Bourg du Pont[modifier | modifier le code]

Bourg du Pont sur plan de Roussel de 1731
Le pont de Charenton vers 1750. Archives municipales.
Moulin à Charenton de François Boucher, années 1750.

La ville doit son nom à la présence du pont de Charenton, franchissant la Marne et permettant les relations entre la capitale et les provinces à l'Est, à proximité duquel s'est édifié le Bourg du Pont, un lieu d'auberges et de débits de boisson ; c'est un des premiers noyaux d'urbanisation de la commune. L'ouvrage est mentionné dès le VIIe siècle et est certainement l'un des plus anciennement bâtis pour faciliter la desserte de Paris. Il a toujours été regardé comme sa clef. Située à un emplacement stratégique (proximité de la capitale, existence d’un pont permettant de franchir la Marne près de son confluent avec la Seine), la ville fut le théâtre de nombreux combats.

En 865, les Vikings s'emparent du pont et le rompent.

En , le dauphin Charles s'en rend maître pour se diriger sur Paris occupée par les Anglais.

Sous Charles VII, les Anglais, maîtres de Charenton, en sont chassés, le , par le capitaine de Corbeil nommé Ferrière.

En 1465, l'armée de la Ligue du Bien public l'attaque, et s'y porte pour protéger ses opérations contre Louis XI.

Les calvinistes le prennent en 1567.

Le , Henri IV l’enlève aux soldats de la ligue mais en , lors du siège de Paris, l’Espagnol Alexandre Farnèse reprend la ville, ce qui permet de ravitailler la capitale assiégée par Henri IV au cours de la huitième guerre de religion[16].

Après quelques hésitations, la ville est désignée pour abriter le temple protestant de Paris attribué par l’édit de Nantes. Lors du soulèvement protestant de 1621, les protestants y sont massacrés après l’échec de Luynes au siège de Montauban[17].

En 1631, se tient à Charenton un synode national de l’Église réformée de France pour discuter ses principes et sa discipline.

Pendant les guerres de la minorité de Louis XIV, en 1649, les frondeurs y repoussent le prince de Condé qui le reprend la même année.

Pris et repris plusieurs fois au cours des siècles, le pont de Charenton est rebâti plusieurs fois ; il l'est, entre autres, en 1714, et subit quelques réparations en 1812. Le bourg était entouré d'une fortification supprimée en 1734 dont le tracé correspondait aux actuelles rues Gabriel Péri et de la Mairie[18].

Séjour du Roi[modifier | modifier le code]

Séjour du Roi (plan Roussel 1730)
Travaux sous le square Jules Noël

Le Séjour du Roi, qui s'étendait en aval du Bourg du Pont, était à l'origine un ancien fort qu'avait fait construire Philippe le Bel à proximité du pont pour assurer la sécurité du passage. Nous avons peu d'informations sur ce fort et aucune illustration, mais son existence est attestée en 1314. Il était complété par un logis de 2 étages surmonté d’un beffroi qui comprenait des écuries pouvant accueillir 50 chevaux. Ces écuries sont transférées à Paris au XVe siècle. Le Séjour était entouré de jardins. Le domaine s’étendait, à l’ouest du bourg du pont, de la Marne à la rue de Conflans entre la ruelle des Carrières actuelle rue de la Mairie, et une ligne parallèle à l'actuelle rue Victor-Hugo, environ 50 mètres à l'ouest de cette rue formée en 1828 à partir d'une impasse dans le Séjour. Il était également nommé « Séjour des Carrières » en raison d'anciennes carrières souterraines. On prétendait qu'un de ces souterrains rejoignait le château de Vincennes (certainement une légende)[19].

Les travaux de comblement par injection de coulis entrepris en octobre 2021 sous le square Jules Noël attestent l'existence de ces carrières.

Le Séjour du Roi donné par Louis XI en 1481 à Gillette Hennequin contre paiement d'une rente est ensuite démantelé au début du XVIIe siècle. Le bas du Séjour, à l’emplacement compris entre la voie ferrée, le quai des Carrières et l’actuelle rue Victor-Hugo, est donné en 1615 à l’ordre des Carmes déchaussés qui y établissent le noviciat de la Congrégation dans un couvent construit de 1623 à 1628. Le reste du domaine est acquis en 1699 par Pierre Dionis qui se fait nommer Dionis du Séjour, titre transmis à ses descendants[20].

Les bâtiments du Couvent des Carmes vendus comme bien national à la Révolution sont utilisés par une verrerie puis, dans la première moitié du XIXe siècle, par une entreprise de fonderie, les forges de Charenton, expropriés et détruits en 1848 pour le passage de la voie ferrée et l'établissement de la première gare.

La partie haute du Séjour du Roi qui appartenait à Achille Dionis est vendue après sa mort en 1796 et morcelée[21].

Bourg des Carrières[modifier | modifier le code]

Les Carrières en 1730

Un autre noyau d'urbanisation, en aval du Séjour du Roi, s'est développé très tôt ; le Bourg des Carrières qui doit son nom à l'extraction en ce lieu de pierres à bâtir de calcaire. Ces carrières sont exploitées jusqu'au milieu du XVIIIe siècle.

Le bourg doit ensuite son développement au site naturel d'accostage sur la Seine, permettant non seulement le manutention des pierres mais aussi d'autres marchandises : vins, bois et céréales ; les activités commerciales liées au fleuve deviennent vite une des vocations principales de Charenton et gagneront au cours du temps l'ensemble de la rive de la localité. Au XVIIIe siècle, le bourg comptait 215 feux soit une population de l'ordre de 800 à 1 000 habitants[22].

Après l'ouverture du canal de Saint-Maurice en 1864, l'activité de batellerie s'établit dans le large bassin en amont de l'écluse à la pointe de l'île Martinet, lieu de stationnement des péniches, de chargement et de déchargement.

L'action du roman L'Écluse numéro 1 de Simenon se déroule en 1933 dans le milieu des mariniers, sur les quais bordant ce bassin et dans la rue des Carrières qui était la voie principale du quartier.

Le comblement du canal vers 1950 remplacé par la route nationale 4 fait disparaître cette activité.

Le quartier est encore bouleversé autour de 1970 par la construction de l'autoroute à l'emplacement et autour de la route nationale 4. L'établissement de cette large autoroute entraine la démolition de son centre ancien, la rue des Carrières, et la construction d'immeubles de grande hauteur en bordure du quai déplacé et à l'arrière de celui-ci dans l'opération d'urbanisme de la ZAC des Carrières.

Conflans[modifier | modifier le code]

Conflans en 1854

Encore plus en aval, surplombant la vallée, Conflans est le troisième noyau à l'origine de Charenton voué à la vie religieuse et aristocratique autour du château de Conflans, de l'ancien couvent des Bénédictines (actuel lycée Notre-Dame des Missions, médiathèque de l'architecture et du patrimoine, chapelle de Conflans et de l'ancienne église Saint-Pierre démolie en 1857 et reconstruite à son emplacement actuel).

L'origine du château provient de la cession 1316 par Philippe V le Long d'une partie de la garenne dépendant de sa terre de Conflans à sa belle-mère, la comtesse d'Artois Mahaut. Philippe VI de Valois y habite en 1339 et Jeanne II, reine de Navarre y meurt en 1349.

De 1481 à 1483, Louis XI donne la terre de Conflans successivement à Bastard de Valère-Capelle puis à Sixte d'Allemagne, son chirurgien[23].

Le château est la propriété comtes de Flandres et ducs de Bourgogne jusqu'à Maximilien d'Autriche puis redevient propriété des Rois de France. En 1548, Henri II le vend le à Claude Dodieu, évêque de Rennes, y ajoutant toute la terre de Conflans.

En 1672, François de Harlay, archevêque de Paris, y achète la maison du duc de Richelieu, la rebâtit, et, à sa mort en 1695, la lègue à ses successeurs.

Le château vendu en 3 lots comme bien national à la Révolution est racheté pour sa partie est en 1827 par l'archevêque de Paris Hyacinthe-Louis de Quélen qui y établit un séminaire. Cette partie du château avec le parc attenant s'étendant jusqu'au quai de Bercy revient à l'État et à la commune après la Loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 est ensuite abandonnée et détruite en 1920. La partie ouest qui appartenait à la famille Hartmann est vendue en 1967 à un promoteur qui la détruit pour construire un immeuble parallèle à l'avenue de la Liberté. Des immeubles sont construits en 1954 à la place de la partie du château détruite en 1920 (square Henri Sellier le long de la rue du Séminaire-de-Conflans).

Bercy[modifier | modifier le code]

En aval de Conflans, s'étendait l'immense parc du château de Bercy et, encore au-delà, le domaine de la seigneurie de la Grange aux Merciers réunie à la seigneurie de Bercy en 1624, devenue à partir du XVIIIe siècle le « Petit Bercy ».

La plaine de Bercy[modifier | modifier le code]

Charenton comprenait au nord de la route de Paris à Charenton, actuelle rue de Paris, un territoire agricole dont certaines parties avaient été exploitées en carrières jusqu'au XVIIIe siècle. Ce territoire deviendra après 1860 dans sa plus grande partie (au nord de l'avenue de Gravelle) l'extrémité sud-ouest du bois de Vincennes.

De 1790 à 1859[modifier | modifier le code]

En 1790, est créée la municipalité, alors nommée Conflans-l'Archevêque, qui compte alors approximativement 1 800 habitants. Devenue un temps Le Républicain, elle prend le nom de Charenton-le-Pont en 1801. Cependant, en , quelques mois après la création de la municipalité, son territoire a été amputé, tout le nord-ouest de celui-ci devenant la commune de Bercy. De 1790 à 1795, Charenton Le Républicain, est un canton du district de Bourg-de-l'Égalité[24] (Bourg-la-Reine).

Au mois de , les armées ennemies s'approchant de Paris, la défense du pont de Charenton est confiée aux élèves de l'école nationale vétérinaire d'Alfort. Le , accablés par le nombre, ils sont obligés de céder à la force. Charenton-le-Pont est pris, et, le lendemain, les troupes wurtembergeoises et le corps autrichien du comte de Guilay campent à Charenton.

Le développement de Charenton s'amorce vers 1830.

Le jardin du Cadran, parc de 12 hectares qui entourait le pavillon d'Antoine de Navarre est loti de 1828 à 1832. Plusieurs rues sont ouvertes sur ce terrain, rue du Parc, rue Gabrielle, rue de Sully etc.[25]

La Mairie s'établit en 1838 dans le pavillon d'Antoine de Navarre.

L'ancien Séjour du Roi est partiellement urbanisé au milieu du XIXe siècle avec l'ouverture en 1838 de la rue des nouvelles carrières, actuelle rue Victor-Hugo, de la rue Saint-Pierre et la construction de premières maisons au bord de la « Grande rue » (actuelle rue de Paris) du côté opposé à la Mairie.

La construction de la voie ferrée de 1847 à 1849 coupe la commune en supprimant le cimetière qui datait de 1825 transféré dans le bois de Vincennes (actuel cimetière ancien de Charenton) et la fonderie « Forge de Charenton » établie dans l'ancien couvent des Carmes.

De 1860 à 1929[modifier | modifier le code]

Partage du territoire de Bercy en 1860
Évolutions des limites communales de Charenton de 1860 à 1929
La ville fut également desservie par les navettes fluviales de la Compagnie générale des bateaux parisiens.

La croissance démographique et économique de la ville date principalement de cette période où cours de laquelle se développe l'activité de négoce de vins et spiritueux et où se créent de nombreux petits établissements industriels, la batellerie restant florissante dans le quartier des Carrières.

Rattachement d'une partie de l'ancienne commune de Bercy[modifier | modifier le code]

Les limites de la commune sont modifiées en 1860. Le territoire compris entre la Ville de Paris à l'ouest et la rue de l’Arcade, l'avenue de la Liberté et approximativement une ligne reliant le croisement de l'avenue de la Liberté avec la rue de Paris à la porte de Reuilly à l'est, faisait partie jusqu’en 1859 de la commune de Bercy. Ce territoire est rattaché le à Charenton, l’autre partie de cette commune, de l’enceinte de Thiers à l’enceinte des Fermiers généraux, étant annexée par la Ville de Paris.

Ce territoire rattaché à Charenton comprenait pour l’essentiel le parc du château de Bercy qui s’étendait du quai de Bercy jusqu’au-delà de l’emplacement de l’actuelle avenue de Gravelle et une petite partie de la plaine de Bercy au nord du parc.

Par ce changement, Charenton-le-Pont devient mitoyen avec la capitale.

Acquisition de la plaine de Bercy par la Ville de Paris[modifier | modifier le code]

Peu après la disparition de l'ancienne commune de Bercy, la Ville de Paris acquiert en 1861 les terrains de la plaine de Bercy au nord de l'actuelle rue de Paris, soit 9 hectares pour aménager pour y aménager un parc public (bois de Vincennes). Ces terrains comprenaient, au sud, une partie du domaine du château de Bercy, au nord du parc des terrains peu construits, en majorité des jardins. Ce territoire faisait en majorité partie de l'ancienne commune de Bercy annexée à emplacement actuel de part et d'autre du boulevard périphérique de la porte la porte de Reuilly à la porte Dorée et pour une part moins importante, du territoire de Charenton avant 1860, au nord de la rue de Conflans et de l'emplacement de l'avenue de la République jusqu'à l'actuelle avenue de Gravelle et, au-delà, au sud d'une ligne reliant le croisement de l'actuelle avenue Jean Jaurès avec la porte de Reuilly.

Ce territoire propriété foncière de la Ville de Paris reste cependant jusqu'en 1929 sur le territoire communal de Charenton qui s'étend jusqu'en limite de Saint-Mandé comprenant notamment le lac Daumesnil

Acquisition de la partie sud du parc de Bercy par une société immobilière[modifier | modifier le code]

En 1861, le Comte de Gabriel de Nicolaï vend la partie subsistante du parc (entre la route de Paris à Genève, actuelle rue de Paris , et la Seine) pour 10 500 000 F à une société présidée par le duc de Morny qui fait détruire le château.

Le terrain appartient en 1863 à la Compagnie anonyme des magasins généraux.

Ces magasins sont construits après 1864 au sud de la gare de marchandises et des entreprises de négoces de vins se développent dans ce quartier.

Les installations ferroviaires s'étendent à la fin du XIXe siècle sur des terrains revendus en 1869 par la Compagnie anonyme des magasins généraux à la Compagnie du PLM qui y établit une gare de marchandises, actuellement technicentre Paris-Sud-Est.

Les terrains entre la voie ferrée et la rue de Paris inutilisés pour ces installations furent lotis pour la partie ouest dans les années 1860 (actuel quartier Valmy)s[26]. Ceux à l'est de la rue de Valmy sont construits plus tardivement en raison de la présence d'anciennes carrières. Le vélodrome de l'est s'y installe puis la société Nicolas y établit son siège en 1920.

Reconstruction du Pont[modifier | modifier le code]

Le pont est reconstruit en 1863 lors de l'ouverture du canal de Saint-Maurice.

Tramways[modifier | modifier le code]

Tramway rue de Saint-Mandé dans les années 1920

Charenton était desservi par quatre lignes de tramways du début XXe siècle jusqu'à leur suppression ou remplacement par des autobus au milieu des années 1930 ;

Le tramway de la ligne 13 est évoqué dans le roman l'Écluse numéro 1 de Simenon.

Rétrocession à la ville de Charenton des terrains au sud de l'avenue de Gravelle[modifier | modifier le code]

La ville de Paris cède le à la ville de Charenton la partie de ces terrains acquis non aménagés pour le bois de Vincennes entre la rue de Paris, la rue de la République et l'avenue de Gravelle. Cet ensemble reste sur le territoire de Charenton lors de l'annexion du Bois de Vincennes par la Ville de Paris en 1929[27].

Ces terrains lotis et urbanisés au cours des années suivant cette cession forment l'actuel « quartier du plateau ».

Rattachement du bois de Vincennes à Paris[modifier | modifier le code]

Le Bois de Vincennes (au nord de l'avenue de Gravelle) est annexé par la Ville de Paris. Sont situés dans ce périmètre le cimetière ancien — bien qu'étant donc maintenant à Paris, il reste la propriété de la commune de Charenton-le-Pont — et le vélodrome de la Cipale — propriété de la ville de Paris et qui l'était déjà avant 1929, dès sa création en 1896.

En 1929, l'ancienne zone non aedificandi qui bordait l'enceinte de Thiers démantelée à partir de 1919 (terrains compris approximativement entre les bordures extérieures du Boulevard Poniatowski et du boulevard périphérique est également rattachée à la ville de Paris.

Des années 1930 à la fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Des immeubles HBM sont construits en 1933 sur l'ancien parc du château de Conflans (place Bobillot) puis d'autres immeubles en 1954, à l'emplacement de ce château détruit en 1920 à la place de sa dernière partie démolie en 1967 (square Henri Sellier).

L’autoroute A4 construite au début des années 1970 sur une partie de la largeur du quai de Bercy, sur le bas du quartier des Carrières avec destruction de la rue des Carrières et sur le tracé du canal de Saint-Maurice comblé en 1952 sépare la ville du fleuve et l'échangeur autoroutier de la porte de Bercy introduit une coupure de la liaison avec Paris en aval par le quai de Bercy.

La création de cette autoroute, la fermeture des Magasins généraux et de plusieurs entrepôts entraine, par ailleurs, d'importants aménagements urbains, Bercy 2 et ZAC des Carrières avec construction d'immeubles de grande hauteur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Charenton était un lieu-dit de la Paroisse de Conflans[28].
Jusqu’à la loi du [29], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais au Val-de-Marne à la suite d'un transfert administratif effectif le .

Pour l'élection des députés, la ville fait partie depuis 2012 du huitième circonscription du Val-de-Marne.

La commune était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Charenton-le-Pont[24]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont elle est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de deux à quatre communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Les communes de Charenton-le-Pont et de Saint-Maurice ont créé 2003 la communauté de communes de Charenton-le-Pont Saint-Maurice, qui ne comptait que ces deux villes.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[30].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Paris-Est-Marne et Bois[31], qui s'est substitué à l'ex-communauté de communes de Charenton-le-Pont Saint-Maurice.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des municipales de 2014, les candidats avaient obtenus les résultats suivants[32] : Jean-Marie Brétillon (UMP, 64,8 %), Gilles-Maurice Bellaïche (PS, 16,5 %), Émilie Bertrand (FG, 9,6 %), Chantal Gratiet (DVD 9,1 %).

La liste menée par Jean-Marie Brétillon ayant obtenu plus de 50 % des suffrages exprimés, le second tour n'avait pas été organisé.

Cette tendance se poursuit en où le sortant, Hervé Gicquel est réélu avec 56,21 % des voix contre 16,90 % pour Caroline Campos-Brétillon (DVD, fille de Jean-Marie Brétillon, Maire de 2001 à 2006), 10,37 % pour l'élu socialiste et candidat EELV Loïc Rambaud, 7,09 % pour le candidat socialiste João Martins-Pereira, 6,03 % pour Francis Rodriguez-Lacam (LREM) et 3,46 % pour l'élue socialiste et candidate DVG Alison Uddin[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[34],[35],[36]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1793 Louis Nicolas Masson   Avocat en la cour du Parlement de Paris[34]
1800 1815 Charles Cahouet    
1815 1816 M. Perot    
1816 1821 M. de Cau    
1821 1828 M. Favard    
1828 1835 Jean Pierre Ventenat    
1835 1842 Louis Thomas Santallier-Thelu    
1843 1860 Jean Baptiste Marty    
1860 1865 Achille Domergue    
1865 1870 Felix Joseph Godillot    
1870 1871 Camille Leclerc    
1871 1876 Louis Maréchal   Capitaine commandant l'artillerie du Fort de Charenton[36]
Officier de la Légion d'honneur
1877 1878 Eugène Louis Chevalier    
1878 1878 Edouard Aimé Delmas    
1878 1885 Paul Carpentier    
1885 1886 Eugène Hippolyte Catalo    
1886 1891 Alphonse Marvillet    
1891 1912 Arthur Dussault   Marchand de vin[36], peintre
Chevalier de la Légion d'honneur
1912 1915 Charles Henri Paul Thévenin Rad. Soc. Médecin
[35]
Chevalier de la Légion d'honneur
1915 1917 François Clément Ternaux SFIO Député de la Seine (1924 → 1928)
1917 1919 Charles Henri Paul Thévenin Rad. Soc. Médecin[35]
Chevalier de la Légion d'honneur
1919 1925 Arthur Dussault Rad. Soc. Marchand de vin[36]
Chevalier de la Légion d'honneur
1925 1944 Charles Henri Paul Thévenin Rad. Soc. Médecin[35]
Chevalier de la Légion d'honneur
Maintenu dans sa fonction par le gouvernement de Vichy[37]
1944 1947 Philippe Émile Joseph Denis   Courtier en assurances[35]
1947 1972[38] Henri-René Guérin UDR Médecin
Conseiller général de la Seine[35]
Décédé en fonction
1973 2001 Alain Griotteray PR
puis UDF
Député du Val-de-Marne (1967 → 1973 et 1986 → 1997)
Commandeur de la Légion d'honneur[35]
2001 mai 2016[39],[40] Jean-Marie Brétillon[41] UDF-DL puis
UMPLR
Pharmacien
Conseiller général de Charenton-le-Pont (1998 → 2015[42])
Vice-président de l'EPT Paris-Est-Marne et Bois (2016 → 2016[43])
Démissionnaire
mai 2016[44] En cours
(au 3 mars 2020[32])
Hervé Gicquel LR Cadre financier à la Caisse des dépôts et consignations
Conseiller départemental de Charenton-le-Pont (2015 → )

Vice-Président du Conseil Départemental du Val de Marne (2021 → )

Représentants de Charenton le Pont[modifier | modifier le code]

Nom Parti
Maire Hervé Gicquel (depuis ) LR
Conseillers Cantonaux puis Départementaux

(Canton de Charenton)

Hervé Gicquel (depuis )(Charenton le Pont) LR
Chantal Durand (depuis , Joinville le Pont) LR
Conseillers Régionaux (Liste Départementale) Gilles Maurice Bellaïche (jusque ) PS
Sénateur (Liste Départementale)
Député (8e Circonscription du Val de Marne) Michel Herbillon[45] (depuis 1997, de Maisons-Alfort) LR

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Depuis 2010 et jusqu'à au moins 2016, la commune de Charenton-le-Pont est récompensée par la plus haute distinction au label Ville Internet avec @@@@@ (5 arobases)[46]. L'année 2021 marque pour Charenton l'obtention du label Territoire d'excellence numérique[47].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[48],[Note 3]

En 2019, la commune comptait 29 882 habitants[Note 4], en diminution de 1,73 % par rapport à 2013 (Val-de-Marne : +3,92 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5001 1261 2641 4001 9772 5583 3933 5053 219
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 2585 5346 1907 1418 82211 82613 53515 30616 811
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 98018 37219 49920 87220 89121 09820 94621 45722 079
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
22 53022 30020 46820 50021 87226 58228 39529 56230 500
2019 - - - - - - - -
29 882--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École élémentaire Valmy.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

La commune de Charenton dispose de dix établissements scolaires publics dans l'enseignement primaire[50]. Parmi eux, six sont des écoles maternelles :

  • Cerisaie ;
  • Champ des Alouettes ;
  • Conflans ;
  • Port aux Lions ;
  • Quatre Vents.

Les écoles élémentaires sont :

  • Aristide-Briand (A et B, l'école est divisé en deux bâtiments) ;
  • Desnos ;
  • Pasteur ;
  • Valmy.

Il existe un établissement privé, l'ensemble Notre-Dame-des-Missions qui regroupe une école primaire, un collège et un lycée[50].

Établissement du secondaire[modifier | modifier le code]

Le collège la Cerisaie et le lycée Robert-Schuman sont les deux établissements scolaires publics du cycle secondaire[50].

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Henri-Guérin, où évolue actuellement le CAP Charenton à domicile.

La commune compte de nombreux équipements sportifs.

Le complexe Tony-Parker a été inauguré en 2011 par le champion de basket éponyme. Il est composé de deux gymnases (45 m × 35 m) parallèles séparés par une paroi en verre, une salle de musculation, une salle de réunion et de bureaux associatifs. L'un des gymnases comporte 300 places assises.

Le complexe Maurice-Herzog est composé d'un gymnase (35 m × 21 m), d'une salle de boxe avec ring et d'une salle destinée aux arts martiaux.

Le complexe Télémaco-Gouin est composé d'une piscine, d'une fosse de plongée (5 m et 15 m), d'un gymnase avec 300 places assises et d'un espace destiné à la gymnastique aux agrès.

Le complexe Nelson-Paillou est composé d'un gymnase (35 m × 21 m) avec 500 places assises, d'une salle polyvalente, d'une salle de gymnastique aux agrès, d'une salle de tennis de table de 18 tables.

Le complexe Jean-Mermoz est composé d'une salle de danse en parquet, d'un boulodrome couvert avec deux pistes de pour jouer à la boule parisienne et de deux terrains de tennis.

Le stade Henri-Guérin est composé d'un terrain de football (105 m × 68 m) en synthétique avec 500 places assises.

Le stade Charentonneau est composé d'un terrain de football (105 m × 68 m) en synthétique.

La piste d'athlétisme Stéphane-Diagana, d'une longueur de 300 mètres, est composée de cinq couloirs et d'une aire stabilisée de 70 m × 30 m au centre.

La commune possède également un dojo, de dimension de 15 m × 15 m, la salle d'armes Henri-IV de neuf pistes destinées à l'escrime, les salles Aristide-Briand (salle d'art martiaux et salle polyvalente), la salle Claude-Bessy (salle de danse en parquet), les trois terrains de tennis Jules-Noël et une salle de 430 m2 destinée au Krav Maga rue Jean-Pigeon.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 36 748 , ce qui plaçait Charenton-le-Pont au 4 790e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[51].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Bercy 2, centre commercial de 71 enseignes pour 36 000 m2, est situé à Charenton-le-Pont aux bords de la Seine et du périphérique. Ce centre commercial, inauguré le , est l'œuvre des architectes Renzo Piano et Jean-François Blassel. La structure, dont la courbure suit le virage du périphérique, évoque un grand dirigeable. Elle est constituée d'une structure en bois, couverte de tuiles d’acier inoxydable, formant une grande halle fermée de l’extérieur et éclairée par la verrière du toit[52],[53].

La commune accueille le siège social d'Essilor, cinq sites de la banque Natixis (Liberté, Liberté 2, Bercy, Nouveau Bercy et Coupole) employant près de 5 000 personnes, le siège admlinistratif du Crédit foncier de France (au no 4 du quai de Bercy), une usine et une plateforme de distribution de Porto Cruz et la Banque française mutualiste.[réf. souhaitée]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Après la destruction du couvent des Carmes en 1847, de l'ancienne église Saint-Pierre en 1859, du couvent des Bénédictines reconstruit en grande partie vers 1860 (bâtiments du lycée Notre-Dame des Missions, de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine et de la chapelle de Conflans), du château de Bercy en 1861, du château de Conflans (en deux parties en 1920 puis en 1967), de l'hôtel du Plessis-Bellière qui datait de 1640 à l'emplacement de l'actuelle place de Valois en 1937, la disparition autour de 1970 de la rue des Carrières bordée de maisons anciennes, les bâtiments anciens de Charenton sont un ensemble relativement limité.

Outre le patrimoine civil et religieux répertorié, il ne reste guère que les maisons bordant la partie semi-piétonne de la rue de Paris qui datent vraisemblablement du XVIIIe siècle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Cimetière ancien.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

École secondaire diocésaine du Sacré-Cœur de Conflans. Cour d'honneur et façade sud.
  • Église Saint-Pierre (1859), possède une pietà du XVIe siècle, des fonts baptismaux du XVIIe siècle et un calvaire en bronze de François Rude (1855) ;
  • Bâtiments construits dans les années 1860 pour la Congrégation des Dames du Sacré-Cœur à l'emplacement d'un ancien couvent de Bénédictines vendu comme bien national à la Révolution ; chapelle de Conflans (construite en 1867 chapelle des Dames du Sacré-Cœur puis de l'ancien petit séminaire de Paris), médiathèque de l'architecture et du patrimoine et le parc du Séminaire-de-Conflans, partie subsistante de l'ancien parc du séminaire, après installation de transformateurs EDF (le parc s'étendait antérieurement jusqu'à la rue des Bordeaux)[57].
  • La chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, dite chapelle des Tonneaux, qui existait depuis 1891, était située rue Escoffier (rue de la Zone à l'époque). Abandonnée en 1941 et démolie en 1988 lors de la création du quartier Bercy 2, elle fut remplacée en 1942 par la chapelle Sainte-Sophie-Barat située avenue de la Liberté et devenue le centre Emmaüs Charenton.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Valmy (construite en 1996), rue du Petit-Château ;
  • La chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, plus communément appelée chapelle Chanzy ou petite chapelle, située alors rue de Chanzy, fut démolie lors de la création du nouveau quartier Valmy-Liberté ;
  • Temple protestant, rue Guérin ;
  • Synagogues : rue des Bordeaux (construite en 2005 - ACIC), rue de Paris (Beth-Habad Charenton - S.Maurice) et rue de l'Arcade (Ben Abraham).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Charenton abrite le siège de la Compagnie des courtiers jurés-experts piqueurs de vins de Paris.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Charenton-le-Pont FR94.svg

Les armes de Charenton-le-Pont se blasonnent ainsi : D'azur au pont de quatre arches ogivales d'or, fortifié, donjonné et girouetté d'argent, le tout maçonné de sable et posé sur une mer d'argent.

La devise de la ville est : Præsidium et decus, ce qui signifie « Défense et gloire »[60].

L'ancien blason de la ville (officialisé le ) présentait une couronne murale de quatre tours et les arches latérales du pont couleur d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Charenton-le-Pont », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Monument à Henri IV – Charenton-le-Pont », notice sur e-monumen.net.
  2. « Charenton.fr | Environnement > Stationnement », sur www.charenton.fr (consulté le ).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Paris », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. Charenton-le-Pont s’offre un gratte-ciel vert, 94.citoyens.com, .
  12. a et b Kelly Pujar, « Charenton-le-Pont, avant-poste de Paris », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  13. Ville de Charenton-le-Pont, « Archives et patrimoine - Histoire de la Ville », sur charenton.fr (consulté le ).
  14. Paul Hartmann, Conflans près Paris, Paris, Société d’histoire de Paris, (lire en ligne), p. 124
  15. Paul Hartmann, Conflans près Paris, Paris, Société d’histoire de Paris, (lire en ligne), p. 153
  16. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, présentation en ligne). p. 373.
  17. Miquel, p. 425.
  18. Claude Moreau, Un dictionnaire historique des rues anciennes et actuelles de Charenton-le-Pont, Paris, L’Harmattan, (ISBN 9782343027463), p. 86
  19. Paul Hartmann, Conflans près Paris, Paris, Société d’histoire de Paris, (lire en ligne), p. 44
  20. Paul Hartmann, Conflans près Paris, Paris, Société d’histoire de Paris, (lire en ligne), p. 133
  21. Marie Françoise Laborde, Charenton-le-Pont : Une histoire en trois temps, 2e trimestre 2008, 203 p., (ISBN 978-2-9532292-0-2), p. 29.
  22. Marie-François Laborde, Charenton-le-Pont Une histoire en trois temps, Charenton, Maury imprimeur, (ISBN 978-2-9532292-0-2), p. 46
  23. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti.
  24. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Claude Moreau, Un dictionnaire historique des rues anciennes et actuelles de Charenton-le-Pont, Paris, L’Harmattan, (ISBN 9782343027463), p. 94
  26. Lucien Lambeau, Histoire des communes annexées à Paris, Ernest Leroux, , 577 p. (lire en ligne)
  27. Claude Moreau, Un dictionnaire historique des rues anciennes et actuelles de Charenton-le-Pont, Paris, L’Harmattan, (ISBN 9782343027463), p. 85
  28. https://www.geneanet.org/archives/registres/view/18927/1383
  29. Journal Officiel, Loi no 64-707 du portant sur la réorganisation de la région parisienne
  30. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  31. Décret n° 2015-1663 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Champigny-sur-Marne sur Légifrance
  32. a et b Corinne Nèves, « Municipales à Charenton : le maire sortant LR défiée par la fille de son prédécesseur : Pas moins de six listes sont engagées dans la campagne, deux à droite, une au centre et trois à gauche. », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Têtes de liste : Caroline Campos-Brétillon (DVD), Hervé Gicquel (LR), João Martins-Pereira (PS), Loïc Rambaud (EELV), Francis Rodriguez-Lacam (LREM), Alison Uddin (DVG). ».
  33. Par L’édition du Val-de-Marne Le 15 mars 2020 à 18h52 et Modifié Le 16 Mars 2020 À 10h53, « Municipales dans le Val-de-Marne : la moitié des maires élus au premier tour », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  34. a et b Fernand Bournon, Département de la Seine, Direction des affaires départementales, État des communes à la fin du XIXe siècle - Charenton-le-Pont : notice historique et renseignements administratifs / publié sous les auspices du Conseil général, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), , 138 p. (lire en ligne), p. 29.
  35. a b c d e f et g « Les élections municipales approchent : comme l'ensemble des Français, les Charentonnais vont être appelés aux urnes pour élire le Maire de la Commune. L'occasion nous est offerte de rappeler qui, au fil de l'histoire récente, a exercé ces fonctions », Charenton magazine, no 188 « 1914-2014 : Charenton se souvient »,‎ , p. 8 (lire en ligne [PDF]).
  36. a b c et d Base Leonore, Archives Nationales
  37. « Maires des communes suburbaines de la Seine », Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, no 131,‎ , p. 391 (lire en ligne).
  38. Alain Faujas, « À Charenton-le-Pont : Les élections municipales et cantonales ou la stratégie en deux temps de M. Griotteray, député républicain indépendant », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  39. Corinne Nèves, « Le maire de Charenton annonce son départ », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne) « Maire depuis 15 ans, élu en 2014 avec 65 % de voix, Jean-Marie Brétillon avait déjà annoncé, lors de la campagne municipale de mars 2014, que ce serait « son dernier mandat ». Réélu avec 65 % des voix, il rendra donc son écharpe 4 ans avant l'échéance des prochaines municipales de 2020 ».
  40. Corinne Nèves, « Je suis heureux de ce que j'ai fait pendant 15 ans » : Jean-Marie Brétillon, quitte son mandat de maire (LR) aujourd'hui », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Il démissionne après 15 ans à la tête de la ville et 44 ans comme conseiller municipal. Il a désigné son successeur, Hervé Gicquel, son 1er adjoint, après lui avoir déjà laissé son poste de conseiller départemental en mars 2015. « J'ai fait mon temps et la roue tourne, remarque Jean-Marie Brétillon, 72 ans, élu en 2001 face au maire sortant Alain Griotteray, 78 ans ».
  41. « Jean-Marie Brétillon brigue un troisième mandat à Charenton », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  42. « Jean-Marie Brétillon cède son fauteuil au conseil général », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  43. « La fille à la place du père à Paris-Est-Marne et Bois », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  44. Laure Parny, « « Je serai le chef d'une équipe soudée » : Hervé Gicquel, nouveau maire (LR) de la commune », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  45. Par C. N. Le 18 juin 2017 à 20h00, « Législatives 2017 : Michel Herbillon (LR) réélu haut la main », sur leparisien.fr, (consulté le ).
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  60. L'importance du pont fortifié, au confluent de la Marne et de la Seine, qui servit de défense près de Paris, a fourni naturellement les armoiries de la ville : « d'azur, au pont de quatre arches, soutenant une tour donjonnée et girouettée, le tout d'argent, maçonné et ajouré de sable, sur une rivière au naturel ». Quant à la devise, tirée de Horace, H. Tausin la donne comme douteuse.