Longperrier

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Longperrier
Longperrier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Mitry-Mory
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Pays de France
Maire
Mandat
Michel Mouton
2014-2020
Code postal 77230
Code commune 77259
Démographie
Gentilé Longperrois
Population
municipale
2 459 hab. (2015 en augmentation de 0,2 % par rapport à 2010)
Densité 531 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 08″ nord, 2° 39′ 49″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 172 m
Superficie 4,63 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-longperrier.fr

Longperrier est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Longperrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à environ 45 km de Paris, à proximité de la nationale 2 (N2), menant de Paris à Soissons, Longperrier est contigüe à la ville de Dammartin-en-Goële.

La commune fait partie du pays traditionnel appelé la Goële.

Communes limitrophes de Longperrier
Othis
Moussy-le-Vieux Longperrier Dammartin-en-Goële
Villeneuve-sous-Dammartin

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Maincourt.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :

  • le ru du Pré de Vilaine, long de 2,4 km[1], affluent de la Biberonne ;
  • le fossé 01 du Moulin de Villeneuve , 2,4 km[2], qui conflue avec la Biberonne.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 2,74 km[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se réparti en[Note 1] 58,9 % de terres arables, 18,4 % de zones urbanisées, 16,8 % de forêts et 5,9 % de zones agricoles hétérogènes[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville de Longperrier peut trouver son origine dans le latin. Il signifie soit « longue pierre » du latin longa petra, soit « long poirier » du latin longa pirus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire générale[modifier | modifier le code]

L’église est fondée par les contes de Dammartin en Goële vers l’an 1185.

Le territoire longperrois est réparti en plusieurs domaines. Les noms de ces domaines sont portés actuellement par les principales rues de Longperrier. Le chef-lieu paraît être le domaine de Maincourt, possédé par les seigneurs de Chambly (Oise) au début du XIVe siècle. En 1666, Louis II de Bourbon, prince de Condé, se porte acquéreur pour faire échange aussitôt avec l’abbaye de Chaâlis (Oise) contre les étangs de Commelles près de Chantilly. Le 7 janvier 1791, le domaine de Maincourt est acquis par le député Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau. Après la mort de ce dernier, le domaine est vendu à la famille Revenaz. Le domaine du vivier, propriété du comte de Dammartin puis de la famille du Maine et de monsieur de Vassan, est vendu en 1772 aux frères Collinet. L’ensemble des fermes est progressivement acquis par la famille Sainte-Beuve, sauf les fermes Lucet, Bardez et Thuillier dont elle est la seule à avoir encore une activité. Les terres sises au nord du village, de sols peu fertiles, de prés, de vignes et de vergers, sont exploitées par des petits propriétaires. Au début des années soixante, les activités agricoles cessent petit à petit. Des maisons d’habitations sont installées sur des terrains acquis par des habitants de la région parisienne. Le programme d’urbanisation, durant la seconde moitié du XXe siècle, a permis de quadrupler la population.

Longperrier et ses rois[modifier | modifier le code]

Les rois de Longperrier ont tiré l’oiseau de 1893 à 1933 ! C’est en 1893 que Longperrier a eu son premier roi, Le roi Alphonse Lebœuf. Le registre de la Compagnie des Chevaliers de l’Arc de Longperrier a été retrouvé dans les archives de la mairie. Ce registre permettait l’enregistrement des réceptions des actes de tirage de l’oiseau.

À sa lecture on peut en déduire que le postulant devait être de religion catholique apostolique et romaine, de bonne vie et mœurs, et avoir fréquenté le jardin de la Compagnie un temps raisonnable. Par suite il devait prêter serment de se conformer aux statuts et règlement de la Compagnie, de s’acquitter des cotisations, qui à l’époque s’élevaient à 10 francs de droit d’entrée et 5 F de cotisation annuelle, afin de contribuer aux frais de jeu. Il devient membre de la confrérie de Saint Sébastien leur saint patron. Ensuite il pouvait être reçu chevalier et pouvait alors tirer l’oiseau. Le titre de Roi était conféré au premier chevalier qui avait atteint la cible : l’oiseau. On peut supposer que c’était un oiseau fictif planté sur une perche et qui devait être tiré à "arc dans le jardin de la confrérie. Le nouveau roi était alors élu pour une année, il promettait de faire son devoir et s’engageait à rendre l’oiseau au bout de l’année en la manière accoutumée.. Durant cette année de règne il jouissait des dignités prérogatives à la royauté.

Les premiers chevaliers qui ont tiré l’oiseau sont : Leduc Honoré, Thuillier capitaine, Loriette Léon, Couturier Louis, Loriette Suplice, Dumont, Couturier greffier, Leduc Edourd, Bontemps, Besnard Jules, Gaucher Adolphe, Cottard Alphonse, Landru Jean, Pigeon Emile, Pasquier Adolphe, Pasquier Ange, Loriette Paul, Loriette Fils, Cottard Jules, Thuillier Frédéric, Lebœuf Alphonse, Pasquier Lebœuf, Michel Victor. Il n’y eut pas de tirage en 1910, ni de 1912 à 1920. Le 17 décembre 1921 la compagnie fut reconstituée sous l’impulsion de trois anciens chevaliers : Lemaître Ernest, Thuillier Frédéric et Gaucher Adolphe.

Par la suite eut lieu présentation des nouveaux aspirants qui furent bien vite nommés chevalier, la Compagnie était alors complètement reconstituée avec un capitaine : Lemaître Ernest, un Lieutenant : Thuillier Frédéric, un secrétaire trésorier : Marie Charles et son porte drapeau : Philibert Léon. Le nouveau roi fut nommé le 7 mai 1922 à la suite du tirage de l’oiseau : Thuillier Frédéric. De 1921 à 1930 les rois se sont à nouveau succédé, le dernier de cette série, Lucet Alphonse régna jusqu’au 30 avril 1933 date à laquelle Lucet Marcel fut élu et resta le dernier roi connu de la Compagnie des Chevaliers du Jeu d’Arc de Longperrier.

Histoire locale, les noms des rues[modifier | modifier le code]

Chaque nom de rue de longperrier est lié à une activité ou une histoire du passé.

  • La rue de Maincourt est un souvenir du domaine de Maincourt, appelé jadis Moïencourt. Ce domaine a laissé une autre trace, puisqu’un lieu-dit, à la sortie ou est de la commune s’appelle encore «e Domaine. De part et d’autre de cette voie, on trouve la rue du Hamel conduisant à un petit hameau, dénommé le Village.
  • la rue du Ponceau, ainsi appelée en raison d’un petit pont enjambant un fossé, la ruelle de l’Oseraie, au nom évocateur, et celle des Bergers rappelant que les troupeaux d’autrefois l’empruntaient pour gagner les pâtures voisines.
  • Au début de la rue de Maincourt, on trouve également la rue du Gué-des-Fourches. Celle-ci a une petite histoire curieuse. Improprement appelée rue du Lavoir parce qu’elle conduisait au lavoir existant à l’emplacement de l’actuel jeu de boules, elle traversait autrefois la ferme de l’Abbaye. Pour des raisons faciles à comprendre, les propriétaires demandèrent son déplacement en abandonnant pour ce faire une bande de leur pâture. Pourquoi ce Gué des Fourches ? C’est qu’aux temps anciens, les fourches patibulaires, autrement dit les potences (gibets), se dressaient sur la butte de Dammartin, au lieu précisément appelé « La justice », à peu près à l’actuel emplacement du radar. Et les condamnés venus du bas de la butte passaient par la rue du Gué des Fourches, franchissant les sources aux endroits propices.
  • La rue du Vivier, plus paisible, possédait à l’emplacement actuel de la salle du Vivier, une mare alimentée par une source venue d’un pré voisin. Cette mare, jadis vivier, servit par la suite d’abreuvoir puis fut abandonnée et comblée lorsque l’eau courante fut installée dans le village.
  • Quant à la rue du Bordet, elle permettait d’aller jusqu’à une borderie, exploitation agricole de faible importance à l’emplacement de laquelle se trouve une partie des ateliers Sefers.
  • Le chemin du Gazon, rejoint les deux extrémités du village en traversant une zone de vergers, aujourd’hui bien abandonnés.
  • La rue de Condé rappelle que les lieux actuels furent autrefois propriété des princes de Condé qui échangèrent ces terres contre celles que possédaient les moines de Chaâlis aux étangs de Commelles, situés dans la forêt de Chantilly, propriété des Condé. Par cet échange, les princes de Condé eurent toute la forêt pour chasser et l’abbaye de Chaâlis devint maîtresse de la ferme et des terres d’une partie de Longperrier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 juin 1995 Suzanne Bardez   Institutrice retraitée
juin 1995 mars 2008 Jean-Pierre Camescasse   Ingénieur
mars 2008 en cours Michel Mouton [4] UMP Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 2 459 habitants[Note 2], en augmentation de 0,2 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
497595535542530531524526502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
464462442409431413377371359
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
340308341307355356380347361
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3414174946961 0892 0712 2732 3092 474
2015 - - - - - - - -
2 459--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Lycée Charles-de-Gaulle.
  • École maternelle

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, contrairement à la plupart des communes alentours, la commune de Longperrier n'organise aucune grande festivité le 14 juillet, jour de la Fête Nationale, ni de feu d'artifice la veille ou le jour même. Néanmoins, on peut supposer que la fête communale de déroulant le dernier week-end du mois de juillet fait office de célébration de Fête Nationale tardive, bien que qu'aucune mention de cette dernière ne soit faite. Une retraite aux flambeaux à travers la commune suivi d'un feu d'artifice à l'arrivée au grand terrain vague en face de la Mairie marque le cœur de ce week-end de festivités. Une partie limitée du terrain vague accueille une fête foraine pour l'occasion durant ce week-end.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune de Longperrier est principalement fondée sur sa zone d'activité où l'on peut trouver un supermarché alimentaire (qui fermera février 2018 car remplacé par un hypermarché de la même enseigne dans la nouvelle zone d'activités naissante à l'entrée Ouest de Saint-Mard, commune avoisinante, au niveau de l'échangeur de la N2) , une jardinerie, un concessionnaire auto et une petite dizaine de petits commerces.

Le centre-ville est quant à lui plutôt résidentiel, le seul commerce restant à ce jour étant une épicerie.

Tout cela est dû à la position géographique de la ville. En effet, la commune est voisine de Dammartin-en-Goële, qui possède de nombreux petits commerces mais dispose de peu de place. Longperrier a donc logiquement pu accueillir la zone commerciale ainsi que le lycée Charles-de-Gaulle. Toutefois, cette situation risque de changer dans les prochaines années, faute de budget communal et d'investissements communaux dans cette zone d'activité. De plus, le développement croissant d'une zone d'activités de la commune avoisinante Saint-Mard menace le futur de la zone d'activité de Longperrier et son maintien.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Madeleine - Cloche de l'église sonnant 16 h :
- elle est caractérisée par un clocher carré, un abside polygonale, un chevet à 3 pans avec grande fenêtre d'axe.
- On retrouve aussi des vastes verrières, un tabernacle de pierre du XVe siècle, une pierre tombale de 1636, un panneau peint au XVIIe siècle, des statuettes de bois peint[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Corvisier, Dammartin-en-Goële et environs, Vol. I : Longperrier - Othis - Rouvres, Coll. Mémoire En Images, Éd. Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire 2001, (ISBN 2-84253-592-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]