Bombon

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Bombon
Bombon
Le château construit dans un style typiquement français du XVIIe siècle, marqué par des proportions architecturales symétriques et des hautes toitures d'ardoise.
Blason de Bombon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Intercommunalité Communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux
Maire
Mandat
Joëlle Salazar
2020-2026
Code postal 77720
Code commune 77044
Démographie
Gentilé Bombonnais
Population
municipale
960 hab. (2019 en augmentation de 11,63 % par rapport à 2013)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 21″ nord, 2° 51′ 36″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 122 m
Superficie 15,00 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nangis
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Bombon

Bombon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Bombon dans le département de Seine-et-Marne.

Bombon est à 8 km au sud-ouest de Mormant.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes proches incluent Andrezel (~4,4 km), Blandy-les-Tours (~4,9 km), Bréau (~2,2 km), Champeaux (~4,1 km), La Chapelle-Gauthier (~4,1 km), Châtillon-la-Borde (~5,2 km), Fouju (~5,2 km), Mormant (~4,4 km), Saint-Méry (~2,5 km) et Saint-Ouen-en-Brie (~5,3 km).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie de 78 mètres à 122 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 107 mètres d'altitude (mairie)[1]. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Bombon.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de huit cours d'eau référencés :

  • la rivière l’Almont ou ru d'Ancoeuil, longue de 42,15 km[3], affluent de la Seine en rive droite ;
    • le ru d'Ancoeur ou ru de la Prée, 9,63 km[4], qui conflue avec l’Almont ;
      • le ru de Bressoy, 4,23 km[5], et ;
        • un bras de 0,77 km[6] ;
      • le ru des Moines, 7,05[7], affluents du ru d'Ancoeur ;
  • le fossé 01 du Bois aux Moines (cours d'eau naturel et chenal non navigable), 3,67 km[8] ;
    • le canal 01 des Echos du Jard, de 0,33 km[9], qui conflue avec le fossé 01 du Bois aux Moines ;
      • le fossé 01 du Bois de Bombon, canal de 1,94 km[10], qui conflue avec le canal 01 des Echos du Jard.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 16,69 km[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 2,9 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4,1 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,4 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 738 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 0,3 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : -1,6 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[12].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[12]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[13], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[14] à 11,6 °C pour 1991-2020[15].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Bombon comprend une ZNIEFF de type 1[Note 2],[16], les « Les Bordes Chalonges » (71,6 ha)[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bombon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[18],[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire regroupe 1 929 communes[21],[22].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 88 voies dont 54 lieux-dits administratifs répertoriés[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,2% ), forêts (39,2% ), prairies (8,1% ), zones urbanisées (3,2% ), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,3 %)[24].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[25],[26],[27]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[28].

Planification[modifier | modifier le code]

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision[29]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le géoportail de l'urbanisme[Carte 1].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 353 (dont 96,6 % de maisons et 2,9 % d’appartements).

Parmi ces logements, 88,5 % étaient des résidences principales, 3,8 % des résidences secondaires et 7,7 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 89,7 % contre 7,9 % de locataires[30].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes : Bunbun (vers 1142) ; Bomboium (vers 1145) ; Bonbon (1198) ; Bonbun (1209) ; Parrochia de Bombone (1239) ; A. de Bombonio (1280) ; Bombon en Brye (1565) ; Bombon en Brie (1670)[31].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1207 le prieuré augustinien de Notre-Dame de Tréhans, dit parfois Tréyans[32], situé sur la paroisse, a été donné par Pierre de Corbeil, évêque de Sens, à l'abbaye du Jard qui gagnait ainsi un revenu annuel de 700 livres tournoi. La chapelle de Saint-Eloi, dépendant de l'église paroissiale de Bombon, rapportait 40 livres tournoi à l'archevêque. Fin XVe siècle l'abbaye du Jard eut un abbé du nom de Guillaume de Bombon (mort en 1400)[33].

La famille seigneuriale de Bombon, connue depuis les XIIe – XIIIe siècles, prenait le nom du village ; elle pouvait être apparentée aux Villebéon de La Chapelle-Gauthier, au vu de la ressemblance des armoiries[34]. À la fin du XIIIe siècle, l'héritière Jeanne de Bombon épouse Jean de Brenne ; au début du XVIIe siècle, Antoine de Brenne construit le château de Bombon et marie la capétienne Claude (1582-1612), fille de Gaspard Ier de Courtenay de Bléneau : leur fille Louise-Jacqueline de Brenne, † 1657, épouse Philibert de Bigny d'Ainay, et leur fils François de Brenne de Bombon prend aussi le nom de Brenne de Postel à la suite de son mariage avec l'héritière Félice de Postel d'Ormoy-en-Brie[35] ; par les Bombon, les de Brenne possèdent également le fief de Montjay-en-Brie (à Bombon ; ne pas confondre avec Montjay à Villevaudé).

En mars 1699 (lettres patentes enregistrées en 1700) la seigneurie de Bombon est érigée en comté en faveur de Basile de Brenne de Postel, fils de François de Brenne et Félice de Postel d'Ormoy[36]. Marié à Marie-Madeleine Duret de Cevery, ils eurent pour enfant Edme-Charlotte de Brenne, comtesse de Bombon, dame du palais de la reine, mariée en 1720 à Marie-Thomas-Auguste Goyon, marquis de Matignon[33].

En 1772, Bombon était prieuré-cure et château de l'archidiaconé et doyenné de Melun, l'abbé de Chaumes en recevant les revenus. À cette époque, le seigneur en était M. Claude Geoffroy d'Assy de Montjay, secrétaire du roi (1690-1770) : il avait acheté Bombon et Montjay (à Bombon) aux Goyon-Matignon vers 1730-1732 (les Geoffroy puis leurs héritiers de Bardon de Segonzac conserveront les terres de Bombon et Montjay jusqu'après la première Guerre mondiale). Le village comptait 105 feux (783 habitants en 1841), et dépendait de Melun pour le bailli et le grenier à sel[33].

Vers 1840 le château et les fermes de Neuvy (ancien fief) et de Forest appartenaient aux héritiers de Louis Geoffroy de Montjay (fils de Claude) ; la ferme des Epoisses à la comtesse de Béthisy ; la ferme des Bordes-Chalonges, qui servait de maison de garde, et l'ancien château de Montjay, à M. de Bonneuil ; et le moulin à vent de Bombon à M. de Montjay fils[33].

Lénine a séjourné dans le village, avec sa mère et sa sœur, pendant l'été 1909. L'habitante qui le logeait se souvient d'un homme aimable cherchant à être agréable. Il lui a même appris à monter à bicyclette.

Bombon a été le berceau de la Victoire de 1918. En effet, le général Foch a transporté son poste de commandement à Bombon en 1918. Son bâton de maréchal « lui a été remis dans la cour d'honneur du château en présence de tous les chefs d'état-major, maréchal Haig, maréchal Pershing, général Pétain et des plus hautes autorités politiques, le président de la République, Raymond Poincaré, Clemenceau […], Painlevé, ancien ministre de la Guerre et ancien président du Conseil. Le général Weygand […] l'assistait ».

L'abbé Denoyer, curé de Bombon a été flagellé le 5 janvier 1926 par une douzaine d'adeptes de la secte "Notre-Dame des Pleurs" de Bordeaux fondée par Marie Mesmin. L'affaire fit grand scandale et une chanson sur ce fait divers fit le tour de la France. La Complainte du Curé de Bombon, créée par le chanteur marseillais Alibert se chantait sur l'air du Trompette en bois.

Qu'est-c'qu'il a pris, monsieur l'curé/ Comme trempette (bis)/ Pour attendrir les conjurés/ Le martyr s'mit à murmurer/ Ne frappez pas au même endroit/ J'vous l'confesse/ Changez d'fesse/ Si vous voulez savoir pourquoi?/ C'est qu'elles ne sont pas en bois [37].

En 1939, le château de Bombon devient l'un des trois postes de commandement principaux de l'armée française[38].

En 1981, c'est sur la commune de Bombon qu'a été tourné le film de Jean Girault "La soupe aux choux" avec Louis de Funès, Jean Carmet et Jacques Villeret.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1984 mars 2008 Joseph Berger UMP  
mars 2008 En cours Jean-Pierre Girault[40]   Ingénieur en retraite

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [41],[42].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Bombon est assurée par la communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux (CCBRC) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [43],[44],[45].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[46]. La communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux (CCBRC) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[43],[47],[48].

Eau potable[modifier | modifier le code]

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux (CCBRC) qui en a délégué la gestion à une entreprise privéeFAUX[43],[49].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[51].

En 2019, la commune comptait 960 habitants[Note 5], en augmentation de 11,63 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
604612615736753713600686738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
691772806780763694692703661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
617597605555534459501538527
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
516504545737853905913860961
2019 - - - - - - - -
960--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 330, représentant 846 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 25 840 euros[54].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2018 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 149, occupant 418 actifs résidants. Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 73,4 % contre un taux de chômage de 4,4 %. Les 22,2 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 8,4 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 8 % de retraités ou préretraités et 5,8 % pour les autres inactifs[55].

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2019, le nombre d’unités légales et d’établissements (activités marchandes hors agriculture) par secteur d'activité était de 29 dont 4 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 7 dans la construction, 8 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 1 dans l’Information et communication, 2 dans les activités immobilières, 3 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 3 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 1 était relatif aux autres activités de services[56].

En 2020, 6 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 5 individuelles.

Au , la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[57].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Bombon est dans la petite région agricole dénommée la « Brie française », (ou Basse-Brie), une partie de la Brie autour de Brie-Comte-Robert[Carte 2]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 6] de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[58].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[59]. Cette tendance n'est pas confirmée au niveau de la commune qui voit le nombre d'exploitations rester constant entre 1988 et 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 730 ha en 1988 à 796 ha en 2010[58]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Bombon, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Bombon entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[58],[Note 7]
Nombre d’exploitations (u) 1 1 1
Travail (UTA) 8 6 5
Surface agricole utilisée (ha) 730 888 796
Cultures[60]
Terres labourables (ha) s s s
Céréales (ha) s s s
dont blé tendre (ha) s s s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) s s
Tournesol (ha) 0
Colza et navette (ha) s s s
Élevage[58]
Cheptel (UGBTA[Note 8]) 0 0 0

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Maison forte des Époisses, vue depuis l'ouest.
L'église Saint-Germain.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un seul bas-côté, tour en grès du XVIe siècle ; statues d'art populaire, fonts baptismaux en marbre du XVIIIe siècle.
  • Château de Bombon et sa chapelle, Logo monument historique Inscrit MH (1949, Château, douves, communs ; partie du parc limitée à l'Ouest par le chemin de Bombon à la Borde, à l'Est par le chemin de terre passant à 250 mètres du château)[63].
Il a été la propriété de Félix Houphouët-Boigny, président de la Côte d'Ivoire[64].
Ferme médiévale fortifiée.
  • Château de Montjay et sa chapelle.
  • Bois de Bombon.
  • Rives du ru des Moines.
  • Sources et étangs.

Bombon et le cinéma[modifier | modifier le code]

Des scènes du film La Soupe aux choux avec Jean Carmet et Louis de Funès y ont été tournées. Les maisons, en ruine de nos jours, représentent le lieu-dit des Gourdiflots dans le film, où l'on y voit notamment la Francine passer sur un chemin (de nos jours complètement recouvert par des ronces et des arbres) entre ces 4 maisons. De Funès et Carmet eux ne se sont jamais rendus sur ce lieu[66].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bombon

Les armes de Bombon se blasonnent ainsi :

De gueules à la montagne d'argent maçonnée de sable, chargée d'une divise ondée d'azur, surmontée d'un soleil à dextre et d'une branche d'épine posée en pal à senestre, le tout d'or.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. et H. Clayette, Bombon, village briard, Éditions Amatteis, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  6. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  7. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  8. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail de l’urbanisme », sur https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/ (consulté le ).
  2. [PDF]« Carte des petites régions agricoles en Seine-et-Marne », sur driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Bombon » sur Géoportail. Carte IGN classique.
  2. « Plan séisme consulté le 26 août 2021 ».
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Almont (F44-0400) ».
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de la Prée (F4455000) ».
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Bressoy (F4455100) ».
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras du Bressoy (F4457001) ».
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru des Moines (F4455600) ».
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 du Bois aux Moines (F4454500) ».
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 des Echos du Jard (F4457002) ».
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 du Bois de Bombon d (F4454700) ».
  11. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 12 septembre 2019
  12. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Bombon et Melun-Villaroche », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Melun - Villaroche - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  15. « Station météorologique de Melun - Villaroche - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  16. « Liste des ZNIEFF de la commune de Bombon », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. « ZNIEFF les « Les Bordes Chalonges » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  18. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
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