Bombon

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Bombon
Château construit dans un style typiquement français du XVIIe, marqué par des proportions architecturales symétriques et des hautes toitures d'ardoise.
Château construit dans un style typiquement français du XVIIe, marqué par des proportions architecturales symétriques et des hautes toitures d'ardoise.
Blason de Bombon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Arrondissement de Melun
Canton Nangis
Intercommunalité Communauté de communes de la Brie des Rivières et Châteaux
Maire
Mandat
Jean-Pierre Girault
2014-2020
Code postal 77720
Code commune 77044
Démographie
Gentilé Bombonnais
Population
municipale
926 hab. (2015 en augmentation de 1,98 % par rapport à 2010)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 21″ nord, 2° 51′ 36″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 122 m
Superficie 15,00 km2
Localisation

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Bombon

Bombon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bombonnais .

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bombon est à 8 km au sud-ouest de Mormant.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes proches incluent Andrezel (~4,4 km), Blandy-les-Tours (~4,9 km), Bréau (~2,2 km), Champeaux (~4,1 km), La Chapelle-Gauthier (~4,1 km), Châtillon-la-Borde (~5,2 km), Fouju (~5,2 km), Mormant (~4,4 km), Saint-Méry (~2,5 km) et Saint-Ouen-en-Brie (~5,3 km).

Communes limitrophes de Bombon
Mormant
Saint-Méry Bombon Saint-Ouen-en-Brie
La Chapelle-Gauthier Bréau

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 88 voies dont 54 lieux-dits administratifs répertoriés[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • la rivière l’Almont (ou ru d'Ancœur ou ru de Courtenain), longue de 42,1 km[2], affluent de la Seine en rive droite.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 353 (dont 96,6 % de maisons et 2,9 % d‘appartements).

Parmi ces logements, 88,5 % étaient des résidences principales, 3,8 % des résidences secondaires et 7,7 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 89,7 % contre 7,9 % de locataires[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes : Bunbun (vers 1142) ; Bomboium (vers 1145) ; Bonbon (1198) ; Bonbun (1209) ; Parrochia de Bombone (1239) ; A. de Bombonio (1280) ; Bombon en Brye (1565) ; Bombon en Brie (1670)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1207 le prieuré augustinien de Notre-Dame de Tréhans, dit parfois Tréyans[5], situé sur la paroisse, a été donné par Pierre de Corbeil, évêque de Sens, à l'abbaye du Jard qui gagnait ainsi un revenu annuel de 700 livres tournoi. La chapelle de Saint-Eloi, dépendant de l'église paroissiale de Bombon, rapportait 40 livres tournoi à l'archevêque. Fin XVe siècle l'abbaye du Jard eut un abbé du nom de Guillaume de Bombon (mort en 1400)[6].
En mars 1699 (lettres patentes enregistrées en 1700) la seigneurie de Bombon est érigée en comté en faveur de Basile de Brenne de Postel. Marié à Marie-Madeleine Duret de Cevery, ils eurent pour enfant Edme-Charlotte de Brenne, comtesse de Bombon, dame du palais de la reine, mariée en 1720 à Marie-Thomas-Auguste Goyon, marquis de Matignon[6].
En 1772, Bombon était prieuré-cure et château de l'archidiaconé et doyenné de Melun, l'abbé de Chaumes en recevant les revenus. À cette époque, le seigneur en était M. Geoffroy, secrétaire du roi. Le village comptait 105 feux (783 habitants en 1841), et dépendait de Melun pour le bailli et le grenier à sel[6].
Vers 1840 le château et les fermes de Neuvy (ancien fief) et de Forest appartenaient aux héritiers Louis-Geoffroy de Montjay ; la ferme des Epoisses à la comtesse de Béthisy ; la ferme des Bordes-Chalonges, qui servait de maison de garde, et l'ancien château de Montjay, à M. de Bonneuil ; et le moulin à vent de Bombon à M. de Montjay fils[6].

Lénine a séjourné dans le village, avec sa mère et sa sœur, pendant l'été 1909. L'habitante qui le logeait se souvient d'un homme aimable cherchant à être agréable. Il lui a même appris à monter à bicyclette.

Bombon a été le berceau de la Victoire de 1918. En effet, le général Foch a transporté son poste de commandement à Bombon en 1918. Son bâton de maréchal « lui a été remis dans la cour d'honneur du château en présence de tous les chefs d'état-major, maréchal Haig, maréchal Pershing, général Pétain et des plus hautes autorités politiques, le président de la République, Raymond Poincaré, Clemenceau […], Painlevé, ancien ministre de la Guerre et ancien président du Conseil. Le général Weygand […] l'assistait ».

L'abbé Denoyer a été flagellé le 5 janvier 1926 par une douzaine d'adeptes de la secte "Notre-Dame des Pleurs" de Bordeaux. L'affaire fit grand scandale et une chanson sur ce fait divers fit le tour de la France. La Complainte du Curé de Bombon, créée par le chanteur marseillais Alibert se chantait sur l'air du Trompette en bois
. Qu'est-c'qu'il a pris,monsieur l'curé/ Comme trempette (bis)/ Pour attendrir les conjurés/ Le martyr s'mit à murmurer/ Ne frappez pas au même endroit/ J'vous l'confesse/ Changez d'fesse/ Si vous voulez savoir pourquoi?/ C'est qu'elles ne sont pas en bois.. [7]

En 1939, le château de Bombon devient l'un des trois postes de commandement principaux de l'armée française[8].

C'est aussi sur les terrains municipaux de Bombon qu'Henri Leconte a pris ses premiers cours de tennis à l'âge de 4 ans seulement, en 1967.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1984 mars 2008 Joseph Berger UMP  
mars 2008 en cours Jean-Pierre Girault [10]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2015, la commune comptait 926 habitants[Note 1], en augmentation de 1,98 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
604 612 615 736 753 713 600 686 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
691 772 806 780 763 694 692 703 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
617 597 605 555 534 459 501 538 527
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
516 504 545 737 853 905 913 860 926
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2014 était de 329 représentant 885 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 24 588 €[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Germain XVe siècle : un seul bas-côté, tour en grès du XVIe siècle ; statues d'art populaire, fonts baptismaux en marbre du XVIIIe siècle. Classée monument historique.
  • Château de Bombon et sa chapelle, ayant appartenu à Félix Houphouët-Boigny, président de la Côte d'Ivoire[15].
  • Château de Montjay et sa chapelle.
  • Fief des Epoisses, ferme médiévale fortifiée.
  • Bois de Bombon.
  • Rives du ru des Moines.
  • Sources et étangs.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Des scènes du film La Soupe aux choux avec Jean Carmet et Louis de Funès y ont été tournées. Les maisons des 2 protagonistes, construites pour le tournage, sont situées sur la gauche de la route qui amène à la maison de retraite du château de Montjay[16]. Elles ont été détruites après le tournage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. et H. Clayette, Bombon, village briard, Éditions Amatteis, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire des communes françaises
  2. Sandre, « L’Almont »
  3. a et b Statistiques officielles de l‘INSEE.
  4. Dictionnaire topographique de la France, page 47
  5. L'Ancueil - le ru de Varvanne. Site de Lucien des Trois Moulins.
  6. a, b, c et d Essais historiques et statistiques sur le département de Seine et ..., Volume 2. Louis Michelin. 1841. p. 481.
  7. "Bombon, village briard" de J. et H. Clayette.- Éditions Amatteis : 1987
  8. Dictionnaire de la Grande guerre, Dir. François Cochet et Rémy Porte, Ed. R. Laffont, 2008
  9. Résultats de l’élection présidentielle 2017 sur le site du ministère de l’Intérieur
  10. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en décembre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Guéniat M, Un château, héritage d’Houphouët-Boigny, sème la zizanie dans un village français, Le Monde, 30 décembre 2016
  16. « La soupe aux choux - Les lieux de tournage 2/5 » (consulté le 23 août 2012)