Les Ormes-sur-Voulzie

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Les Ormes-sur-Voulzie
Les Ormes-sur-Voulzie
La mairie.
Blason de Les Ormes-sur-Voulzie
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes de la Bassée - Montois
Maire
Mandat
Yannick Maury
2020-2026
Code postal 77134
Code commune 77347
Démographie
Gentilé Ormois
Population
municipale
857 hab. (2018 en augmentation de 0,12 % par rapport à 2013)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 46″ nord, 3° 13′ 43″ est
Altitude Min. 54 m
Max. 117 m
Superficie 12,22 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Provins
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web les-ormes-sur-voulzie.com

Les Ormes-sur-Voulzie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 14 km au sud-ouest de Provins et à 24 km au nord-est de Montereau-Fault-Yonne[Carte 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes des Ormes-sur-Voulzie
Paroy Jutigny Chalmaison
Luisetaines Ormes-sur-Voulzie Everly
Saint-Sauveur-lès-Bray Mouy-sur-Seine

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le nord de la commune fait partie de la plaine cultivée du Montois, le sud de la plaine alluviale boisée et marécageuse de la Bassée.

Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier des Les Ormes-sur-Voulzie.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de sept cours d'eau référencés :

  • la rivière Auxence (ou la Vieille Seine), longue de 34,18 km[2], affluent en rive droite de la Seine ;
  • la rivière Voulzie, longue de 43,86 km[3], affluent de la Seine en rive droite, traverse la commune du nord au sud ;
  • le fossé 03 des Pâtures, 1,89 km[4], qui conflue avec le canal des Ormes ;
  • le ruisseau des Méances, long de 27,14 km[5], affluent de la Seine en rive droite, ainsi que :
    • un bras de 1,34 km[6] ;
    • le fossé 01 des Chaintres, canal de 3,04 km[7], conflue avec le ruisseau des Méances.
  • le ruisseau des Méances, de 0,69 km[8], qui conflue avec le Grande Noue d'Hermé ;

Par ailleurs, son territoire est également traversé par le canal des Ormes,[Note 1], aqueduc, conduite forcée de 24,31 km[9] qui conflue avec la Voulzie ;

le canal des Ormes permet de remplacer l'eau de la Voulzie, du Durteint et du Dragon (captée via l'aqueduc de la Voulzie depuis 1925 pour alimenter Paris).
Un pompage permet de redonner aux cours d'eau l'équivalent de ce qui en est prélevé. Le pompage s'effectue à l'usine élévatoire des Ormes-sur-Voulzie où l'eau arrive de la Seine via le canal dit des Ormes, puis refoulée en conduite forcée jusqu'à Provins.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 15,58 km[10].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[11].

La commune fait partie du SAGE « Bassée Voulzie », en cours d'élaboration en décembre 2020. Le territoire de ce SAGE concerne 144 communes dont 73 en Seine-et-Marne, 50 dans l'Aube, 15 dans la Marne et 6 dans l'Yonne, pour une superficie de 1 710 km2[12],. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par Syndicat Mixte Ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), qualifié de « structure porteuse »[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 3,7 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4,7 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,7 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 724 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 0,7 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : -1,2 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[15]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[14]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[16]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 43 km à vol d'oiseau[17], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[18] à 11,6 °C pour 1991-2020[19].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[20],[21].

Un espace protégé est présent sur la commune : la réserve naturelle nationale de « La Bassée », d'une superficie de 867 ha, la plus grande d’Île de France. Elle englobe une mosaïque de milieux, étroitement liés à la dynamique de la Seine et des noues, qui abrite un patrimoine naturel d'exception[22],[23].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[24].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[25],[Carte 2] :

  • la « Bassée », d'une superficie de 1 403 ha, une vaste plaine alluviale de la Seine. Elle abrite la plus grande et l’une des dernières forêts alluviales du Bassin parisien ainsi qu’un ensemble relictuel de prairies humides[26],[27].

et un au titre de la « directive Oiseaux »[25] :

  • la « Bassée et plaines adjacentes », d'une superficie de 27 643 ha, une vaste plaine alluviale de la Seine bordée par un coteau marqué au nord et par un plateau agricole au sud. Elle abrite une importante diversité de milieux qui conditionnent la présence d’une avifaune très riche[28],[29].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal des Ormes-sur-Voulzie comprend trois ZNIEFF de type 1[Note 3],[30],[Carte 3] :

  • les « Boisements et Zones humides des Sauvageons et de Chasse-Foins » (83,6 ha)[31] ;
  • les « Marais du Vieux Mouy, Ruisseau des Meances et bois des Soixante » (144,13 ha), couvrant 3 communes du département[32],
  • la « Reserve de la Bassée et Abords » (1 062,13 ha), couvrant 8 communes du département[33] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[30], la « vallée de la Seine entre Montereau et Melz-sur-Seine (Bassée) » (14 216,75 ha), couvrant 26 communes du département[34].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Les Ormes-sur-Voulzie est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 5],[35],[36].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[37],[38].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 63 lieux-dits administratifs[Note 7] répertoriés[39] dont Couture, Moulin d'Ocle, Châtelot (moulin).

Il y a trois parties dans Les Ormes :

  • Le bourg
  • Couture
  • Moulin d'Ocle.

La continuité entre le bourg et Moulin d'Ocle date des constructions continues le long du Sentier de la Messe à la fin des années 1980.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (57 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,7% ), forêts (33,1% ), zones urbanisées (6,7% ), eaux continentales[Note 8] (4,4% ), mines, décharges et chantiers (2,2 %)[40].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[41],[42],[Carte 4]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 5].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Grand Provinois, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) du Grand Provinois, qui regroupe les Communautés de Communes du Provinois et de Bassée-Montois, soit 82 communes[43].

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme. Un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté de communes de la Bassée - Montois était en élaboration[44],[45].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 399 dont 96,2 % de maisons et 2,8 % d’appartements.

Parmi ces logements, 84,3 % étaient des résidences principales, 8,6 % des résidences secondaires et 7,1 % des logements vacants[Note 9].

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 88,3 % contre 8,7 % de locataires[46] dont, 0,3 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 10] et, 3 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne de chemin de fer de Flamboin-Gouaix à Montereau, réhabilitée en 2011 pour le passage de trains de fret (granulats et éventuellement de céréales).

Elle est desservie par les lignes régulières d'autocars du réseau de bus Cars Moreau :

  • No 1 (Fontaine-Fourches - Provins)[47] ;
  • No 10 (Bray-sur-Seine - Provins)[48].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Les Ormes vers 1222 (Livre des vassaux) ; Les Ourmes en Brie vers 1260[49] ; Les Hormes en 1275[50] ; Saint Martin des Hormes en 1275[51] ; Ourmes en 1276[52] ; Ulmae au XIIIe siècle[53] ; Ulmis vers 1350 (Pouillé).

La forme ancienne de l'orme, oulme (du latin ulmus) a donné de nombreux toponymes, dont le nombre indique la grande présence de cet arbre. L'orme est un arbre de haute futaie, et fournit un excellent bois d'œuvre, pratiquement comparable au bois de chêne.

La Voulzie a donné son hydronyme à la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve dans un faux diplôme de Lothaire sur les seigneurs de Bray, l'expression Centumliis qui serait une déformation de l’expression latine Cent-Ulmis qui elle signifie « Cent Ormes »[54]. Or dans la commune actuelle des Ormes-sur-Voulzie, juste au nord du Prieuré Saint-Sauveur figurent encore dans le cadastre actuel trois lieux-dits contigus formant un ensemble cohérent - Le Châtelet, Les Soixante, Les Quarante – soit au haut Moyen Âge une maison forte entourée d’une double cour castrale formant Cent Ormes si l’on se fie au nom de la commune et surtout au biotope local. Ce lieu contrôlait à la fois la route médiévale Sens-Provins passant par Bray et la route antique qui passait un peu plus à l’est par Jaulnes. Il apparaît comme un châtelet faisant office de poste frontière (militaire et péage) pour le comté de Provins[54] en regard de celui de Bray-sur-Seine, pour le comté de Sens. La ferme des Aulins voyait se rencontrer les deux routes venant de Jaulnes et de Bray : juste après le voyageur devait passer devant les Cent-Ormes, large retranchement fait de matériau léger comme on peut en rencontrer au Xe siècle. La terre du prieuré de Saint-Sauveur-lès-Bray, elle, apparait comme issue du domaine initial de ce castrum provinois.

En 1789, Les Ormes faisait partie de l'élection de Nogent et de la généralité de Troyes, et suivait la coutume de Troyes. L'église paroissiale, dédiée à Notre-Dame, appartenait au diocèse de Sens, doyenné de Provins ; le chapitre de Saint-Quiriace de Provins en était collateur.

Création du logo en forme de blason des Ormes dans les années 1980, sa marraine était la femme du maire de l'époque. Logo en forme de blason en trois parties, pour symboliser les trois éléments de la commune (Couture, le Bourg, Moulin d'Ocle)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977   James Marin SE agriculteur
1995 2008 Gilles Vitu SE enseignant
mars 2008 mars 2014 Philippe Vernet SE retraité EdF
mars 2014 En cours Yannick Maury[55] SE  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [56],[57].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune des Ormes-sur-Voulzie est assurée par le SICTEU de Chalmaison, Éverly, Les Ormes sur Voulzie pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [58],[59],[60].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[61]. La communauté de communes de la Bassée - Montois (CCBM) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[58],[62].

Eau potable[modifier | modifier le code]

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la commune qui en a délégué la gestion à l'entreprise Suez[58],[63],[64].

Les nappes de Beauce et du Champigny sont classées en zone de répartition des eaux (ZRE), signifiant un déséquilibre entre les besoins en eau et la ressource disponible. Le changement climatique est susceptible d’aggraver ce déséquilibre. Ainsi afin de renforcer la garantie d’une distribution d’une eau de qualité en permanence sur le territoire du département, le troisième Plan départemental de l’eau signé, le , contient un plan d’actions afin d’assurer avec priorisation la sécurisation de l’alimentation en eau potable des Seine-et-Marnais. A cette fin a été préparé et publié en décembre 2020 un schéma départemental d’alimentation en eau potable de secours dans lequel huit secteurs prioritaires sont définis. La commune fait partie du secteur Bassée Montois[65].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Ormois ; ils sont aussi appelés Ormiots et Ormiottes (désignation par les habitants eux-mêmes entendue jusque dans les années 1990).

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[67].

En 2018, la commune comptait 857 habitants[Note 11], en augmentation de 0,12 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640733712727795795807838923
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
948932901853819689717690728
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
708779784661758781695720702
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
672663651688737823849832865
2018 - - - - - - - -
857--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[68] puis Insee à partir de 2006[69].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les Ormes-sur-Voulzie est dans la petite région agricole dénommée la « Bassée » ou « Basse Seine », au sud-est du département[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 12] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[70].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[71]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 10 en 1988 à 4 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 63 ha en 1988 à 147 ha en 2010[70]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles des Ormes-sur-Voulzie, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture aux Les Ormes-sur-Voulzie entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[70],[Note 13]
Nombre d’exploitations (u) 10 6 4
Travail (UTA) 11 8 4
Surface agricole utilisée (ha) 625 567 587
Cultures[72]
Terres labourables (ha) 612 564 587
Céréales (ha) 487 404 360
dont blé tendre (ha) 179 239 178
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 253 s s
Tournesol (ha) 24 s s
Colza et navette (ha) 56 75 104
Élevage[70]
Cheptel (UGBTA[Note 14]) 33 0 0

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, XVIe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Nature en attente de mise à jour.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  10. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  12. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  14. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
  1. « Localisation de Les Ormes-sur-Voulzie, » sur Géoportail (consulté le 22 avril 2020).
  2. « Sites Natura2000 des Ormes-sur-Voulzie » sur Géoportail (consulté le 15 janvier 2021)..
  3. « Zones ZNIEFF des Ormes-sur-Voulzie » sur Géoportail (consulté le 15 janvier 2021)..
  4. « Les Ormes-sur-Voulzie - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021)
  5. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021)
  6. [PDF]« Carte des petites régions agricoles en Seine-et-Marne », sur driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr (consulté le 26 janvier 2021)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Plan séisme consulté le 22 avril 2020 »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Auxence (F24-0400) » (consulté le 22 avril 2020)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Voulzie (F23-0400) » (consulté le 22 avril 2020)
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