Gouaix

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Gouaix
Gouaix
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes de la Bassée - Montois
Maire
Mandat
Jean-Paul Fenot
2020-2026
Code postal 77114
Code commune 77208
Démographie
Gentilé Gouaillons
Population
municipale
1 400 hab. (2019 en diminution de 3,65 % par rapport à 2013)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 11″ nord, 3° 17′ 34″ est
Altitude Min. 54 m
Max. 162 m
Superficie 14,64 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Provins
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://www.gouaix.fr

Gouaix est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 10,2 kilomètres au sud de Provins[Carte 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1]. L'altitude varie de 54 mètres à 162 mètres pour le point le plus haut , le centre du bourg se situant à environ 76 mètres d'altitude (mairie)[2]. Le nord de la commune fait partie de la plaine cultivée du Montois, le sud de la plaine alluviale boisée et marécageuse de la Bassée.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Gouaix.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de six cours d'eau référencés :

  • la Grande Noue d'Hermé, longue de 21,61 km[3] ;
    • le ravin de Bourjasse, cours d'eau naturel et canal de 6,10 km[4], affluent de la Grande Noue d'Hermé ;
  • la Grande Noue ou Grande Noue d'Euvry, en limite sud-est de la commune, 8,79 km[5], affluent de la Seine ;
  • le fossé 01 de la Ferme d'Isle, canal non navigable de 1,95 km[6], qui conflue avec la Seine ;
  • le fossé 01 des Saules Séveux, 2,55 km[7] ;
  • le fossé 10 du Marais, 0,94 km[8].

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 12,65 km[9].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[10].

La commune fait partie du SAGE « Bassée Voulzie », en cours d'élaboration en décembre 2020. Le territoire de ce SAGE concerne 144 communes dont 73 en Seine-et-Marne, 50 dans l'Aube, 15 dans la Marne et 6 dans l'Yonne, pour une superficie de 1 710 km2[11],. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par Syndicat Mixte Ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), qualifié de « structure porteuse »[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 3,9 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4,4 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,2 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 732 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : -2,8 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : -4,8 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[13].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[14]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[13]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[15]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 47 km à vol d'oiseau[16], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[17] à 11,6 °C pour 1991-2020[18].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19],[20].

Un espace protégé est présent sur la commune : la réserve naturelle nationale de « La Bassée », d'une superficie de 867 ha, la plus grande d’Île de France. Elle englobe une mosaïque de milieux, étroitement liés à la dynamique de la Seine et des noues, qui abrite un patrimoine naturel d'exception[21],[22].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[24],[Carte 2] :

  • la « Bassée », d'une superficie de 1 403 ha, une vaste plaine alluviale de la Seine. Elle abrite la plus grande et l’une des dernières forêts alluviales du Bassin parisien ainsi qu’un ensemble relictuel de prairies humides[25],[26] ;

et un au titre de la « directive Oiseaux »[24] :

  • la « Bassée et plaines adjacentes », d'une superficie de 27 643 ha, une vaste plaine alluviale de la Seine bordée par un coteau marqué au nord et par un plateau agricole au sud. Elle abrite une importante diversité de milieux qui conditionnent la présence d’une avifaune très riche[27],[28].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Gouaix comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 2],[29],[Carte 3], la « La Pature du Mée » (70,02 ha), couvrant 2 communes du département[30] ; et la « Reserve de la Bassée et Abords » (1 062,13 ha), couvrant 8 communes du département[31] et deux ZNIEFF de type 2[Note 3],[29] :

  • la « Forêt de Sourdun » (1 744 ha), couvrant 7 communes du département[32] ;
  • la « vallée de la Seine entre Montereau et Melz-sur-Seine (Bassee) » (14 216,75 ha), couvrant 26 communes du département[33].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gouaix est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[34],[35],[36].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire regroupe 1 929 communes[37],[38].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte 121 lieux-dits administratifs[Note 6] répertoriés consultables ici[39] (source : le fichier Fantoir) dont Flamboin.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,3% ), forêts (27,3% ), zones urbanisées (9% ), eaux continentales[Note 7] (5,2% ), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[40].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[41],[42],[Carte 4]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 5].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Grand Provinois, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) du Grand Provinois, qui regroupe les Communautés de Communes du Provinois et de Bassée-Montois, soit 82 communes[43].

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision[44]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 6].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 725 dont 78,1 % de maisons et 10,1 % d'appartements[Note 8].

Parmi ces logements, 74,6 % étaient des résidences principales, 14,3 % des résidences secondaires et 11,1 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 76,8 % contre 21,2 % de locataires[45] dont, 2 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 9] et, 2 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes H. de Goveio en 1144[46] ; Govesium en 1176[47] ; Gauvois vers 1222 (Livre des vassaux)[48] ; Gouais en 1227[49] ; Gouesium en 1233[49] ; In parrochia de Gouesio en 1246[50] ; Gouvoil en 1247[50] ; Gouvois en 1259[51] ; Gouoies, Gouvoies et Guuoois vers 1265[52] ; Gouai en 1272[53] ; Gouyacum en 1288[50] ; Gouoix en 1293[49] ; Gevoes (Obit. H.-D. Provins) et Census de Gouviuz au XIIIe siècle[54] ; Gouves, en 1399[55] ; C. de Govesio au XIVe siècle[56] ; Goix en 1567[57] ; Gouys[58] et Gouaix au XVIe siècle[59] ; Goix près Provins en 1742[60].

Du latin govesium, cépage de vigne à vin[61](le cépage a donné Gouaix).
Sur le versant de la vallée, dans les champs, il ne reste rien de la viticulture qui a disparu à la fin du XIXe siècle, si ce n'est dans la toponymie et dans l'habitat qui conserve des caves.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1948 1989 André Millard DVG  
1989 1995 André Gilbert Millard DVD  
1995 2007 Maurice Delaire   Agriculteur
février 2007 février 2013 Josette Sammels    
avril 2013 mars 2014 Philippe Boucharin   Retraité
mars 2014 En cours Jean-Paul Fenot[62] Parti socialiste puis LREM Médecin

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [63],[64].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2020, la commune de Gouaix gère le service d’assainissement collectif (collecte, transport et dépollution) en régie directe, c’est-à-dire avec ses propres personnels[65].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[66]. La communauté de communes de la Bassée - Montois (CCBM) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[65],[67].

Eau potable[modifier | modifier le code]

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la commune qui en a délégué la gestion à l'entreprise Suez, dont le contrat expire le [65],[68].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[69]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[70].

En 2019, la commune comptait 1 400 habitants[Note 10], en diminution de 3,65 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9449069699821 0641 000975972973
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0181 0371 0571 0021 0051 000961913926
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0051 0321 020874894965878820814
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
7591 0201 0771 2051 0851 3931 4381 4281 452
2015 2019 - - - - - - -
1 4661 400-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2006[72].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • gymnase
  • stade de foot
  • stade de rugby

Enseignement[modifier | modifier le code]

Gouaix dispose de :

La commune dépend de l'Académie de Créteil ; pour le calendrier des vacances scolaires, Gouaix est en zone C.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 536, représentant 1 433 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 20 370 euros[75].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 228, occupant 606 actifs résidants.

Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 64 % contre un taux de chômage de 11,1 %.

Les 24,8 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 10,3 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 6,9 % de retraités ou préretraités et 7,6 % pour les autres inactifs[76].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d'établissements actifs était de 96 dont 9 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 6 dans l’industrie, 22 dans la construction, 50 dans le commerce-transports-services divers et 9 étaient relatifs au secteur administratif[77].

Ces établissements ont pourvu 103 postes salariés.

  • Exploitation de carrières d'argile et de sablières.
  • Culture de céréales, de la betterave, et horticulture.
  • Usine d'engrais

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Gouaix est dans la petite région agricole dénommée la « Bassée » ou « Basse Seine », au sud-est du département[Carte 7]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 11] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[78].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[79]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 12 en 1988 à 7 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 65 ha en 1988 à 147 ha en 2010[78]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Gouaix, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Gouaix entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[78],[Note 12]
Nombre d’exploitations (u) 12 11 7
Travail (UTA) 14 18 10
Surface agricole utilisée (ha) 778 1 085 1 032
Cultures[80]
Terres labourables (ha) 776 1 082 1 032
Céréales (ha) 575 737 656
dont blé tendre (ha) 292 424 s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 153 92 s
Tournesol (ha) 76 s s
Colza et navette (ha) 74 s 166
Élevage[78]
Cheptel (UGBTA[Note 13]) 39 0 0

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Savinien-et-Saint-Potentien.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il est composé d'une poterne d'entrée encadrée de deux tours carrées début XVIIe siècle.
Le parc du château daterait du troisième quart du XVIe siècle[82].
Les statues en pierre sont du XIXe siècle.
Des souterrains auraient permis de rejoindre la grange aux dîmesProvins).
Selon la légende, Henri IV y aurait passé une nuit avec Gabrielle d'Estrée.
  • L'église Saint-Savinien-et-Saint-Potentien du XIIIe siècle fut incendiée au cours des guerres de religion et restaurée aux XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle.
Cette église a trois nefs[réf. nécessaire], un retable d'autel du XVIIIe siècle encadré de deux statues de bois XVIIIe siècle, une chapelle latérale sud à voûte peinte XVIIe siècle, et des statues de bois XVIIIe siècle[83].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

La scène des toilettes du film La Guerre des boutons a été tournée dans la gare de Flamboin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  9. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  13. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
  1. « Localisation de Gouaix » sur Géoportail (consulté le 17 mai 2019)..
  2. « Sites Natura2000 de Gouaix » sur Géoportail (consulté le 14 janvier 2021)..
  3. « Zones ZNIEFF de Gouaix » sur Géoportail (consulté le 14 janvier 2021)..
  4. « Gouaix - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le ).
  5. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le ).
  6. « Géoportail de l’urbanisme », sur https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Carte des petites régions agricoles en Seine-et-Marne », sur driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Plan séisme consulté le 2 novembre 2020 ».
  2. « Gouaix » sur Géoportail. Carte IGN classique.
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Grande Noue Hermé (F2228000) ».
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ravin de Bourjasse (F2228700) ».
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Grande Noue (F2213000) ».
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de la Ferme d'Isle (F2206502) ».
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 des Saules Séveux (F2228600) ».
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 10 du Marais (F2228002) ».
  9. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 17 mai 2019
  10. « SAGE dans le département de Seine-et-Marne », sur le site de la préfecture de Seine-et-Marne (consulté le ).
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