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Empire d'Autriche

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Empire d'Autriche
(de) Kaisertum Österreich/Kaiserthum Oesterreich

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(62 ans, 7 mois et 19 jours)

Drapeau
Drapeau de l'empire d'Autriche.
Blason
Armoiries de l'empire d'Autriche.
Hymne Gott erhalte
Description de cette image, également commentée ci-après
Localisation de l'empire d'Autriche (en vert) en Europe durant sa période d'extension maximale (1815-1859).
Informations générales
Statut Monarchie absolue (avant 1848) puis constitutionnelle, membre de la Confédération germanique (-)[note 1].
Capitale Vienne
Langue(s) Allemand (officiel), latin, français (diplomatique et liturgique), langues slaves, hongrois, italien, roumain, yiddish, romanès et lovari.
Religion Catholicisme (dominante), orthodoxie, protestantisme.
Monnaie Konventionstaler, Vereinsthaler, Florin
Démographie
Population (1804) 21 200 000 hab.
Superficie
Superficie (1804) 650 000 km2
Histoire et événements
Proclamation de l'empire d'Autriche : face à la menace de dissolution du Saint-Empire romain germanique, François II du Saint-Empire joint à son titre d'empereur élu des Romains celui d'empereur héréditaire d'Autriche.
1805 Après la défaite autrichienne, le traité de Presbourg met de facto fin au Saint-Empire.
1815 Le congrès de Vienne sanctionne la défaite française et fait de l'empire d'Autriche une grande puissance européenne.
- Printemps des peuples : la tourmente révolutionnaire oblige François-Joseph à accorder une constitution, mais il parvient avec l'aide russe à écraser la révolte en Hongrie.
1859 Deuxième guerre d'indépendance italienne : défaite décisive face à Victor-Emmanuel II et Napoléon III, incarnée à la bataille de Magenta. Traité de Zurich : la Lombardie revient au royaume de Sardaigne.
- Changements de constitution : adoption du Diplôme d'octobre en 1860 puis de la Patente de février en 1861.
1864 Guerre des Duchés : victoire de la Confédération germanique face au Danemark. L'Autriche administre le duché de Holstein, la Prusse le duché de Schleswig.
Juin -  Guerre austro-prussienne : défaite décisive, incarnée à la bataille de Sadowa. Dissolution de la Confédération germanique. Traité de Prague : l'Empire autrichien est exclu de l'espace germanique.
Compromis austro-hongrois : affaiblie, l'Autriche ne peut plus maintenir sa domination sur le royaume de Hongrie. L'Empire autrichien se transforme en une double monarchie : l’Autriche-Hongrie.
Empereur d'Autriche
- François Ier
- Ferdinand Ier (abdication)
- François Joseph Ier
Chancelier d'État
- Klemens Wenzel von Metternich
Ministre-président
(1e) François Kolowrat
(Der) Friedrich Ferdinand von Beust
Reichsrat
Chambre haute Herrenhaus
Chambre basse Chambre des députés

Entités suivantes :

L’empire d’Autriche (allemand : Kaisertum Österreich ; graphie XIXe siècle : Kaiserthum Oesterreich) est proclamé le 11 août 1804[1],[2] par François II du Saint-Empire, qui adopte le titre héréditaire d’empereur d’Autriche sous le nom de François Ier. Après la dissolution du Saint-Empire romain germanique, le 6 août 1806[3], l'empire d’Autriche recouvre l’ensemble des territoires dynastiques des Habsbourg-Lorraine. Le cadre étatique évolue d’un conservatisme d’après-guerres napoléoniennes vers des essais constitutionnels[4] (diplôme d’Octobre (1860) et patente de Février (1861)), jusqu’au compromis de 1867. Mis en œuvre le 30 mars 1867, il transforme la monarchie autrichienne en monarchie austro-hongroise.

Puissance comptée parmi les Alliés vainqueurs de Napoléon Ier (1814 et 1815), l’Autriche de Klemens von Metternich privilégie la préservation de l’ordre issu du Congrès de Vienne : Sainte-Alliance et Concert européen structurent une diplomatie de stabilité, incluant censure et surveillance via les décrets de Carlsbad[5] (20 septembre 1819). Dans ce cadre, Vienne intervient à plusieurs reprises pour « rétablir l’ordre » en Italie — avec l'aval des congrès (comme celui de Laybach, 1821) ou à la demande d'États concernés (États pontificaux, duchés italiens) —, posture vue par les monarchies comme protectrice et par les courants libéraux/nationaux comme répressive.

Les années 1830 et surtout 1848 marquent un tournant majeur[6]. À Vienne, la Révolution autrichienne de 1848 provoque l’abdication de Ferdinand Ier, le 2 décembre 1848, au profit de de son neveu, François-Joseph Ier ; en Hongrie, l’insurrection est vaincue en 1849 avec l’aide militaire russe, sollicitée par l’Autriche. L’Empire entre ensuite dans une phase d’ère dite néo-absolutiste (système Bach) puis de réformes encadrées : Concordat du 18 août 1855 (concernant les école, mariage, censure) et Constitution du 21 décembre 1867 (en.) garantissant libertés publiques et égalité devant la loi.

Sur le plan extérieur, l’empire d'Autriche tient la présidence de la Confédération germanique (1815-1866) mais voit son influence contestée : après des succès contre le Piémont-Sardaigne (bataille de Custoza (1848), bataille de Novare (1849)), elle perd la Lombardie en 1859 et cède la Vénétie en 1866. En Allemagne, le refus de Frédéric-Guillaume IV de Prusse de coiffer la couronne impériale issue de Francfort (3 avril 1849) maintient l'Autriche dans le cercle germanique, mais sa défaite à la bataille de Sadowa/Königgrätz[7] (3 juillet 1866) par Guillaume Ier écarte définitivement l'empire autrichien du processus d’unification allemande.

L’Empire est aussi en parallèle un foyer majeur de vie intellectuelle et artistique : période Biedermeier (1815-1848) dans les arts et les modes de vie, affirmation d’une capitale musicale (Johann Strauss père et Johann Strauss IIAn der schönen blauen Donau, 1867). Dans le domaine scientifique et médical, la seconde école de médecine de Vienne rayonne (Carl von Rokitansky) et Ignace Semmelweis introduit l’asepsie obstétricale à Vienne (1847), tandis que Gregor Mendel présente à Brünn ses lois de l’hérédité (1865-1866).

Ciselée en 1602 par des artisans pragois, la couronne impériale germanique de Rodolphe II, fit à partir de 1804 office de couronne de l'empire d'Autriche.
L'empire d'Autriche après 1866 (rattachement de la Vénétie à l'Italie) à la veille du compromis austro-hongrois de 1867, avec les confins militaires (carte de 1871) : chaque Land était signalé par un écu sur l'Aigle bicéphale impériale et entrait dans la titulature de l'Empereur, récitée lorsque celui-ci était annoncé ; les confins militaires (rose, au sud) ne constituaient pas un Land et dépendaient directement du ministre de la guerre de Vienne.
Subdivisions de l'empire d'Autriche avant la perte du royaume Lombard-Vénitien (no 19).
Carte ethnographique de l'empire d'Autriche en 1855, par Karl von Czörnig-Czernhausen.

Note : à partir du 30 mars 1867, l’empereur d’Autriche porte simultanément le titre d’« empereur d’Autriche et roi apostolique de Hongrie » dans le cadre du Compromis austro-hongrois. Les territoires relevant exclusivement de l’administration autrichienne constituent la Cisleithanie (dite « k.k. »), distincte des affaires communes « k.u.k. ».

1804-1806 : fondation de l'empire autrichien et chute du Saint-Empire

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L’empire d’Autriche est institué par la patente du 11 août 1804[2] : François II (1768-1835), empereur élu du Saint-Empire romain germanique (1792-1806), y annonce qu’il assume pour lui et ses descendants le titre héréditaire d’empereur d’Autriche ; il prend le nom de François Ier. Le texte est pensé pour détacher la dignité impériale des aléas du Saint-Empire et garantir à la monarchie des Habsbourg un rang impérial propre, fondé sur leurs États héréditaires.

Le contexte immédiat pèse lourd : l’équilibre issu du traité de Lunéville (9 février 1801) et la grande réorganisation territoriale du Reichsdeputationshauptschluss (24 février 1803) fragilisent déjà l'ordre impérial. Une part des princes d’Allemagne, de plus en plus alignés sur la France, privilégient leurs intérêts étatiques au détriment des mécanismes communs. Plus encore, le 18 mai 1804, Napoléon Bonaparte devient empereur des Français.

Aux yeux de Vienne, la combinaison de ces facteurs menace à la fois la prééminence des Habsbourg et l’utilité pratique du titre d’« empereur romain germanique » pour défendre la monarchie. La patente de 1804 répond donc à un double objectif : préserver la parité de rang face au nouvel Empire français et assurer la continuité d’une dignité impériale si le Saint-Empire devait disparaître.

Entre le 11 août 1804 et le 6 août 1806, François II cumule les deux titulatures : empereur romain germanique et empereur d’Autriche. L’effondrement final du Saint-Empire suit rapidement : à l'issue de la Troisième Coalition (défaite d'Ulm (20 octobre 1805) et d'Austerlitz (2 décembre 1805)), l'Autriche signe le traité de Presbourg (26 décembre 1805) qui entérine d'importantes cessions territoriales.

Le 12 juillet 1806, la création de la conférédation du Rhin entraîne la sortie d’États impériaux du cadre commun et exclut l'Autriche. Napoléon Ier présente alors un ultimatum au monarque autrichien, le 22 juillet 1806, exigeant l'abdication impériale avant le 10 août. Le 6 août 1806[3], François II abdique la couronne romaine et « relâche » les États de leurs obligations envers l’Empire germanique, qui se trouve de ce fait dissous.

1806-1814 : face à l'aventure napoléonienne

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Après 1806, la monarchie autrichienne concentre ses moyens sur la survie stratégique. Réformée par l’archiduc Charles (1771-1847) (création de la Landwehr, le 9 juin 1808), l’armée reprend l’initiative en 1809 (guerre de la Cinquième Coalition) : victoire autrichienne à Aspern-Essling (21–22 mai), mais défaite décisive à Wagram (5–6 juillet) et occupation de Vienne. Le traité de Schönbrunn (14 octobre 1809) impose des nouvelles cessions territoriales, une forte indemnité, la réduction des effectifs à 150 000 hommes et la rupture avec la Grande-Bretagne. Ces chocs militaires et diplomatiques pèsent sur les finances et la société autrichiennes.

Le 8 octobre 1809, François Ier nomme Klemens von Metternich (1773-1859) ministre des Affaires étrangères. Vienne recherche alors un répit : le mariage de Napoléon Ier avec l’archiduchesse Marie-Louise (mariage par procuration à Vienne, le 11 mars 1810 ; civil à Saint-Cloud, le 1ᵉʳ avril ; religieux à Paris, le 2 avril), mène à une alliance limitée avec la France (traité de Paris du 14 mars 1812). Un corps auxiliaire autrichien d’environ 30 000 hommes commandé par Karl zu Schwarzenberg (1771-1820) rejoint la Grande Armée pour la campagne de Russie (1812). Cette ligne d’accommodement armé vise à tenir l’Empire à l’écart d’un choc frontal tant que le rapport de forces est défavorable.

L’effort de guerre et les pertes de revenus entraînent la banqueroute d’État de 1811 : le défaut souverain. Les Bancozettel sont dévalués à un cinquième et remplacés par des Einlösungsscheine, ce qui écrase l’épargne et alimente l’inflation. La reconstruction monétaire et de crédit ne s’amorce qu’après la paix, avec la fondation de la Privilegirte oesterreichische National-Bank, en 1816.

Sur le plan culturel et social, la guerre se fait sentir à Vienne : le siège et bombardement de 1809, la mort de Joseph Haydn (31 mai 1809) pendant l’occupation, et l'activité musicale malgré tout (Beethoven travaille et crée à Vienne dans des conditions difficiles ; sa production et les concerts de 1813–1814 participent à la vie publique de la capitale).

En 1813, après une tentative de médiation, l’Autriche rejoint la Sixième Coalition (déclaration de guerre en août ; traité de Teplitz du 9 septembre). Elle prend une part majeure aux opérations de 1813–1814 et entre dans le système d’alliances qui prépare la paix : traité de Chaumont (9 mars 1814) et premier traité de Paris (30 mai 1814), prélude au congrès de Vienne. L'abdication de Napoléon Ier, le 6 avril 1814, met fin aux hostilités.

1814-1815 : congrès de Vienne et Cent-Jours

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Vienne accueille le congrès éponyme du 18 septembre 1814 au 9 juin 1815, sous la direction diplomatique de Metternich. L’objectif autrichien est double : rétablir un équilibre des puissances européennes et restaurer l’influence des Habsbourg en Allemagne et en Italie. Deux textes-clés en sortent : la Bundesakte (8 juin 1815), qui institue la Confédération germanique de 39 États germaniques sous la présidence de l’empereur d’Autriche, dont le siège est à Francfort, et l’Acte final (9 juin 1815), qui consolide l’ensemble des décisions.

Sur le plan territorial, l’Autriche renonce définitivement aux Pays-Bas autrichiens mais consolide ses positions danubiennes et adriatiques : confirmation du retour des anciennes provinces illyriennes (duché de Carniolie, Istrie), rétablissement du comté de Tyrol et de Salzbourg, et création du royaume de Lombardie-Vénitie. En Pologne, Cracovie devient ville libre sous garantie austro-prusso-russe ; en Allemagne, l’Autriche obtient la forme confédérale (et non un État allemand unitaire) sur les restes du Saint-Empire, à qui l'on confie la présidence.

Le congrès imprime aussi la vie viennoise : bals, cérémonial de cour et commandes officielles. Beethoven écrit et crée à Vienne la cantate Der glorreiche Augenblick (29 novembre 1814), pièce d’apparat dédiée aux souverains et au « moment » du congrès. Ce climat culturel sert la mise en scène de la centralité autrichienne, alors même que l’appareil d’État reste marqué par les contraintes budgétaires héritées de la décennie de guerre (défaut de 1811 et monnaie fiduciaire dévaluée).

Les Cent-Jours interrompent la mécanique diplomatique. Le 13 mars 1815, les puissances alliées, toujours en Congrès, déclarent Napoléon hors-la-loi ; le 25 mars, Autriche, Prusse, Russie et Royaume-Uni concluent à Vienne un traité d’alliance (chacun devant mettre 150 000 hommes sur pied). L’Autriche choisit un théâtre prioritaire : la guerre napolitaine (15 mars-20 mai 1815) contre Joachim Ier Murat (1767-1815), soldée par la victoire autrichienne à la bataille de Tolentino (2-3 mai) et l'armistice de Casalanza (20 mai), permet de rétablir Ferdinand IV (maison de Bourbons-Siciles) sur le trône de Naples.

Pendant ce temps, le congrès boucle l’Acte final (9 juin), avant la bataille de Waterloo (18 juin). Après la seconde abdication, la Paix de Paris (20 novembre 1815) impose à la France 700 millions de francs d’indemnité et une occupation de garantie ; le même jour, les Quatre Puissances renouvellent leur alliance (et la Sainte-Alliance suivra en septembre, dans un registre plus idéologique).

Titulature impériale en 1804 et pays de la Couronne en 1815

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Grand titre — « Nous François II, par la grâce de Dieu, empereur élu des Romains, toujours auguste, empereur héréditaire d'Autriche ; roi de Germanie, de Jérusalem, de Hongrie, de Bohème, Dalmatie, Croatie, Esclavonie, Gallicie, Lodomerie ; archiduc d'Autriche ; duc de Lorraine, de Venise, Salzbourg, Styrie, Carinthie et Carniole, grand duc de Transylvanie ; margrave de Moravie, duc de Wurtemberg, de haute et basse Silésie, de Parme, Plaisance, Guastalla, Auschwilz et Zator, de Teschen, Frioul et Zara, prince de Souabe, d'Elchstadt, Passau, Trente, Brixen, Berchtesgaden et Lindaw, comte princier de Habsbourg, Tyrol, Kybourg, Gorice et Gradiska ; margrave de Burgau de la haute et basse Lusace ; landgrave du Brisgau, de l'Ortenau et du Nellenbourg ; comte de Monfort et d'Hohenems, de Haut et Bas-Hohenberg, de Bregenz, Sonnenberg et Rothenfels, Blumeneck et Hofen ; seigneur de la marche d'Esclavonie, de Vérone, Vicence et Paduë, etc. »

Moyen titre — « Nous François II. par la grâce de Dieu, empereur élu des Romains, toujours auguste, empereur héréditaire d'Autriche, roi de Germanie, Hongrie, de Bohème, Daimatie, Croatie, Esclavonie, Gallicie, Lodomerie et Jérusalem ; archiduc d'Auttriche, duc de Lorraine, Venise et Salzbourg, grand duc de Transylvanie, duc de Styrie, Carinthie et Carniole, Wurtemberg, haute et basse Silésie ; comte princier de Habsbourg, du Tyrol etc. »

Petit titre — « François II. par la grâce de Dieu, empereur élu des Romains, toujours auguste, empereur hérédilaire d'Autriche ; roi de Germanie, de Hongrie, Bohème etc. archiduc d'Autriche, duc de Lorraine, Venise, et Salzbourg etc. »

Grand titre Latin — « Nos Franciscus II. divina favente clementia, electus Romanorum imperator, semper augustus, hereditarius Austriae imperator ; Germaniae, Hierosolymae, Hungariae, Bohemiae, Dalmatiae, Croatiae et Lodomiriae Rex ; archidux Austriae, dux Lotharingiae, Venetiarum, Salisburgi, Styriae, Carinthiae et Carnioliae, magnus princeps Trausylvaniae ; marchio Moraviae ; dux Wurtembergae, superioris et inferioris Silesiae, Parmae, Placentiae, Guastallae, Osveciniae et Zatoriae, Teschinae, Forojulii et Jaderae : princeps Sueviae, Quercopolis, Passaviae, Tridenti et Brixinae, Berchtolsgadenae et Lindaugiae : Comes Habsburgi, Tirolis, Kyburgi, Goritiae et Gradiscae ; Burgoviae, superioris et inferioris Lusatiae ; Landgravius Brisgoviae, Ortenaviae et Nellenburg i; comes a Monte-forte et Alta- Amisia ; superioris et inferioris Hohenbergae, Brigantii, Sonnenbergae, Rathenfelsii, Blumenneckii et Hovenae ; dominus Marchiae Sclavonicae, Patavii, Veronae, Vicentiae etc. »

Par l'Acte final du 9 juin 1815, l’empire d’Autriche regroupe les « pays de la Couronne » (Kronländer) suivants. Les noms sont donnés en français puis en allemand, avec l’année (ou la date précise quand elle est connue) d’entrée dans la monarchie des Habsbourg / d’acquisition, et, lorsque pertinent, la « restauration » après la période napoléonienne.

  • Pays alpins
    • Le duché de Styrie (Herzogtum Steiermark) : investiture impériale (1282).
    • Le comté princier de Tyrol, avec Vorarlberg (Gefürstete Grafschaft Tirol mit dem Lande Vorarlberg) : acquisition du Tyrol en 1363 ; acquisition de comtés du Vorarlberg en 1375, 1394 et 1816).
    • Le duché de Carinthie (Herzogtum Kärnten) : investiture impériale en 1335, cédé par l'Autriche en 1809, récupéré en 1813, il rejoint le royaume d'Illyrie en 1814, confirmé en 1816, jusqu'en 1849.
    • Le duché de Carniole (Herzogtum Krain) : investiture impériale en 1335, cédé par l'Autriche en 1809, récupéré en 1815, il rejoint également le royaume d'Illyrie en 1816, jusqu'en 1849.
  • Littoral adriatique (avant l'établissement du Littoral autrichien en 1849)
    • La ville impériale de Trieste : acquisition en 1382 (acte de dédition), perdue en 1809, recupérée en 1814, rejoint le royaume d'Illyrie en 1816 jusqu'en 1849.
    • Le comté princier de Gorizia et Gradisca (Grafschaft Görz und Gradiska) : reçu en héritage en 1500, perdu en 1809, récupéré en 1814, rejoint le royaume d'Illyrie en 1816 jusqu'en 1849.
    • La marche d'Istrie (Markgrafschaft Istrien) : partie autrichienne acquise en 1374. La totalité de l'Istrie revient à l'Autriche en 1797, puis cédée en 1809, récupérée en 1814, rejoint le royaume d'Illyrie.
    • Le royaume de Dalmatie (Königreich Dalmatien) : donné à l'Autriche en 1797, perdu en 1805, récupéré en 1815.
  • Pays de la Couronne de Bohême
    • Le royaume de Bohême (Königreich Böhmen) : acquisition par élection (1526) avec dignité électorale (1526-1806).
    • Le margraviat de Moravie (Markgrafschaft Mähren) : acquisition attachée au royaume de Bohême.
    • Le duché de Silésie (Herzogtum Schlesien) : acquisition attachée au royaume de Bohême, perdu en presque totalité au profit de la Prusse (1740-1748), seul un duché est resté autrichien.
  • Pologne autrichienne
    • Le royaume de Galicie et de Lodomérie (Königreich Galizien und Lodomerien) : acquisition via les partages successifs de la République des Deux-Nations (1772 et 1795).
    • Le duché de Bucovine (Herzogtum Bukowina) : acquisition par traité de paix (1775), créé duché en 1849.

En outre, des branches cadettes de la dynastie règnent à nouveau en Italie : l'archiduc Ferdinand III, frère de l'empereur François, retrouve le grand-duché de Toscane (maison des Habsbourg-Toscane), l'archiduc François IV retrouve le duché de Modène et Reggio (maison de Habsbourg-Este) ; l'archiduchesse Marie-Louise, veuve de Napoléon Ier et mère de Napoléon II, est faite duchesse de Parme et Plaisance, et de Gustalla. De plus, les Bourbons de Naples sont des alliés. Enfin, l'influence autrichienne sur les royaumes d’Espagne et de Naples est majeure.

1815-1848 : Sainte-Alliance, conservatisme et montée des tensions du « Vormärz »

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Au lendemain de 1815, la monarchie des Habsbourg s’impose comme pilier du Concert européen. Sous l’impulsion du chancelier Klemens von Metternich, Vienne cherche à préserver l’ordre issu du congrès de Vienne, notamment au sein de la Confédération germanique dont l’Autriche domine la Diète de Francfort. Le système des congrès (Aix-la-Chapelle, 1ᵉʳ octobre-15 novembre 1818 ; Troppau/Opava, 20 octobre-19 novembre 1820 ; Laybach/Ljubljana, 26 janvier-12 mai 1821 ; Vérone, 20 octobre-14 décembre 1822) fonctionne d’abord comme une coordination des grandes puissances, avant que Londres ne prenne ses distances avec le principe d’intervention contre les révolutions, limitant de facto la portée du Concert.

À l’intérieur, l’Autriche encadre de près la vie politique et intellectuelle. Après les troubles étudiants (Wartburg, 1817) et l’assassinat d’August von Kotzebue (1819), les décrets de Carlsbad[5] (20 septembre 1819) imposent une censure stricte et la surveillance des universités dans l’ensemble confédéral ; à Vienne, le chef de la Police et de la Censure, Josef von Sedlnitzky (1817-1848), orchestre un maillage policier étendu. Ce dispositif se double d’une commission d’enquête à Mayence et est reconduit puis étendu dans les années 1820-1830.

Sur le plan extérieur, la politique autrichienne privilégie la stabilité de la péninsule Italienne. Mandatée dans le cadre des congrès, l’armée impériale intervient contre les mouvements constitutionnels : elle intervient dans les royaumes des Deux-Siciles et de Piémont-Sardaigne (1821), puis contre les soulèvements à Parme, Modène et dans les États pontificaux (1831). Des garnisons autrichiennes stationnent à Ferrare et l’Autriche se réserve un droit d’intervention au sud.

L’équilibre intérieur se fragilise pourtant au fil des années 1830-1840[6]. La mort de François Ier (2 mars 1835) ouvre une période de gouvernement collégial autour du fils de ce dernier, Ferdinand Ier, via une conférence d’État où Klemens von Metternich et Franz Anton Kolowrat se neutralisent souvent, donnant une impression d’immobilisme alors que les mouvements nationaux et libéraux s’affirment dans l’empire et en Allemagne.

L’économie, elle, se transforme. La fondation de la Privilegirte Oesterreichische National-Bank (1ᵉʳ juin 1816) vise à rétablir l’ordre monétaire après les guerres, tandis que l’industrialisation s’enclenche dans les années 1820. Les infrastructures suivent : chemin de fer hippomobile Linz–Budweis (ouvert à partir du 1ᵉʳ août 1832) puis essor rapide des lignes à vapeur au départ de Vienne ; la navigation à vapeur se déploie sur le Danube via la compagnie DDSG (fondée en 1829). Bien que restée hors du Zollverein prussien, l’Autriche enregistre, dans les années 1840, des croissances notables de production (métaux, textiles, denrées).

Le climat culturel du Biedermeier (1815-1848) accompagne cette modernisation domestique : salons, arts décoratifs et musique viennoise se diffusent. Vienne est marquée par Franz Schubert (1797-1828), par le théâtre de Franz Grillparzer (1791-1872), et par les valses de Johann Strauss (père), tandis que la médecine viennoise assoit sa renommée : Carl von Rokitansky systématise l’anatomie pathologique et Ignaz Semmelweis (1818-1865) introduit en 1847 l’asepsie obstétricale à l’hôpital général de Vienne.

En marge de ces progrès, la monarchie gère des foyers de crispations. Après la révolution de Juillet (1830), des remous gagnent la Confédération et l’Italie ; en Galicie, la jacquerie de février-mars 1846 tourne à la tragédie paysanne et la ville libre de Cracovie est annexée par l’Autriche (mars-novembre 1846) au terme de l’insurrection locale, avec l’accord des autres puissances garantes. Ces épisodes nourrissent l’image d’une puissance conservatrice vigilante mais de plus en plus contestée.

Enfin, les mauvaises récoltes et la crise de 1846-1847 attisent les tensions sociales dans l’ensemble de l’Europe centrale. À Vienne comme ailleurs, la cherté, la mobilité accrue des populations et la demande de libertés publiques se conjuguent. Lorsque, en mars 1848, la révolution éclate à Vienne, l’appareil d’État — déjà miné par l’impopularité de la censure et par des arbitrages différés — se révèle peu préparé ; Klemens von Metternich démissionne (13 mars 1848) et fuit, tandis que la monarchie promet des réformes constitutionnelles. La séquence « Vormärz » s’achève alors que s’ouvre le temps des révolutions.

1848-1850 : révolutions, guerres et néo-absolutisme

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À Vienne, la révolution éclate le 13 mars 1848 : les heurts et la pression de la rue forcent la démission et la fuite de Klemens von Metternich, et arrachent des promesses constitutionnelles. Le 25 avril 1848, l’empereur Ferdinand Ier promulgue la Constitution Pillersdorf (applicable aux pays héréditaires, à l’exclusion de la Hongrie), rapidement contestée puis déclarée provisoire en mai. En parallèle, le 7 septembre 1848, un brevet impérial abolit les redevances et obligations féodales (dîme) dans les pays autrichiens — une mesure sociale majeure qui sera maintenue après 1849. S’ouvre ensuite le Reichstag constituant (22 juillet 1848), transféré à Kremsier (Kroměříž) à l’automne.

Dans les pays de la couronne de Bohême, le Congrès panslave réuni à Prague (2-3 juin 1848) est suivi d’un soulèvement (12-17 juin 1848), réprimé par le feld-maréchal Alfred Windisch-Grätz (1787-1862), qui proclame l’état de siège. En Hongrie, la montée du conflit entre la Diète et Vienne tourne à la guerre ouverte : le ban de Croatie Josip Jelačić (1801-1859) entre en campagne à l’automne, bat des forces hongroises à Schwechat (30 octobre 1848) et coopère ensuite à la reprise en main impériale. En Italie, l’armée autrichienne, attaquée par le roi Charles-Albert le 24 mars 1848 (première guierre d'indépendance italienne), vainc le Piémont-Sardaigne à la bataille de Custoza (23-27 juillet 1848), avant de triompher à la bataille de Novare (23 mars 1849), obtenant l'abdication du roi, puis la reddition de Venise (août 1849).

À Vienne, la crise reprend en octobre 1848 quand une insurrection tente d’empêcher le départ des troupes pour lutter contre la révolution en Hongrie ; Ferdinand Ier et la cour se replient à Olmütz (Olomouc). Alfred Windisch-Grätz et Josip Jelačić reprennent la capitale (31 octobre 1848). Le 2 décembre 1848, Ferdinand Iᵉʳ abdique en faveur de son neveu François-Joseph Ier. Le gouvernement de Felix zu Schwarzenberg dissout l’assemblée de Kremsier et fait proclamer, le 4 mars 1849, une Constitution « octroyée » (dite d’Olmütz) centralisatrice, qui écarte le projet plus autonomiste débattu à Kremsier.

La guerre se conclut en Hongrie par l’intervention russe (été 1849), sollicitée par Vienne ; la reddition de Világos (13 août 1849) met fin à l’insurrection. Dans tout l’Empire, la victoire militaire s’accompagne d’une normalisation rigoureuse ; mais la réforme agraire de 1848 (abolition des charges et de la juridiction seigneuriales) est maintenue et complétée par les textes d’exécution de 1849.

L’issue politique est un recentrage autoritaire. Après 1849 s’installe un régime de néo-absolutisme administratif (souvent associé à Alexander von Bach, d'où le nom de système Bach), qui culmine juridiquement avec le Silvesterpatent du 31 décembre 1851 abrogeant la constitution de mars 1849 et réduisant le Conseil impérial à un rôle consultatif. Ce recentrage n’annule pas tous les acquis : l’abolition des charges féodales demeure, tandis que l’État renforce l’administration de district, l’armée et la police, dans une logique d’ordre et d’intégration.

1850-1867 : recentralisation, modernisation, virage constitutionnel et recomposition extérieure

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Après 1849, la monarchie autrichienne recentre l’autorité : le Silvesterpatent du 31 décembre 1851 abroge la constitution de mars 1849 et installe le néo-absolutisme administratif associé à Alexander von Bach (ministre de l'Intérieur, 1849-1859), avec centralisation, limitation de la publicité des procès et censure. Le concordat du 18 août 1855 confie à l’Église des compétences en matière de mariage, d’enseignement primaire et secondaire et de contrôle partiel de la censure ; à l’inverse, le Protestantenpatent du 8 avril 1861 accorde aux Églises évangéliques la pleine liberté de culte et d’organisation. L’ensemble vise l’ordre et l’uniformisation juridique, tout en reflétant des compromis mouvants entre État et autorités religieuses.

La décennie 1850 est aussi celle d’une modernisation prudente : expansion des chemins de fer (l’axe du Semmering, ouvert en 1857, relie Vienne à l’Adriatique via la Südbahn), essor des transports à vapeur sur le Danube (DDSG) et urbanisme ambitieux à Vienne : décision impériale du 20 décembre 1857 de raser les remparts et de tracer la Ringstraße (ouverte en 1865). Le financement suit avec la Credit-Anstalt (Vienne, 1855) pour l’industrie et les voies ferrées, sur fond de tensions monétaires européennes (crise de 1857). En 1859, des règlements économiques introduisent une liberté du commerce plus large dans la partie autrichienne.

En politique extérieure, Vienne cherche l’équilibre. Pendant la guerre de Crimée (1853-1856), l’Autriche exerce une pression diplomatique sur la Russie pour l’évacuation des principautés danubiennes et pratique une neutralité armée qui la brouille avec Saint-Pétersbourg sans lui gagner pleinement Paris ou Londres. La priorité reste l’Italie : après l’ultimatum autrichien du 23 avril 1859, la Campagne d'Italie (1859) tourne court — bataille de Magenta (4 juin) et bataille de Solferino (24 juin) — et conduit aux préliminaires de l'armistice de Villafranca (11 juillet) puis au traité de Zurich (10 novembre 1859), par lequel l’Autriche cède la Lombardie. Ces revers accélèrent le virage constitutionnel : le Diplôme d’Octobre (20 octobre 1860) puis la Patente de Février (26 février 1861) instaurent un Reichsrat bicaméral et redéfinissent le partage entre centre et pays de la Couronne.

Dans l’espace allemand, l’Autriche tente de conserver la main : coopération avec la Prusse contre le Danemark (guerre des Duchés, 1864), puis convention de Gastein (14 août 1865) pour l’administration de ceux-ci. La rivalité des deux Puissances, exploitée par Otto von Bismark, dégénère en guerre austro-prussienne : la bataille de Sadowa/Königgrätz[7] (3 juillet 1866) décide du conflit, suivi du traité de Prague (23 août 1866) qui exclut l’Autriche de l’unification allemande. Parallèlement, confrontée à la troisième guerre d'indépendance italienne, la Vénétie est cédée à la France par le traité de Vienne (3 octobre 1866) puis transférée à l’Italie après plébiscite. Ces échecs extérieurs et les blocages intérieurs rouvrent la question hongroise.

Défaite, l'Autriche ne peut s'opposer ni à l'unication italienne, avec la proclamation du royaume d'Italie (17 mars 1861), ni à l'unification allemande, avec la proclamation de l'Empire allemand (18 janvier 1871). Désormais exclue d'Allemagne comme d'Italie, l'Autriche est contrainte de négocier le maintien de la Hongrie sous le contrôle de la monarchie.

Le dénouement institutionnel[4] intervient en 1867 : l’Ausgleich (accord du 8 février 1867, adopté le 30 mars 1867) réorganise la monarchie en double État (Cisleithanie / Transleithanie) unis par la personne du souverain et quelques ministères communs. Le royaume de Hongrie est hissé au rang d'État semi-autonome, au détriment des autres nationalités, notamment slaves, qui avaient pourtant combattu pour l'Autriche en 1848/1849. La Constitution de décembre (21 décembre 1867) fixe, côté autrichien, un cadre libéral (droits publics, responsabilité ministérielle).

Démographie

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Au milieu du XIXe siècle, selon les données recueillies par Karl von Czoernig-Czernhausen, la population de l'empire d'Autriche comprend des Slaves (16 870 900), des Allemands (6 750 000), des Magyars (4 850 000), des Italiens (2 281 732 en comptant le royaume de Lombardie-Vénétie), des Roumains (1 820 000), des Juifs (485 000), des Roms (110 000), des Arméniens (14 000), des Grecs, Aroumains et Morlaques (10 000) et quelques autres[8].

La famille slave, la plus nombreuse mais divisée en six principaux groupes, compose plus du tiers de la population totale et elle est majoritaire en Bohême, en Moravie, en Carniole, en Croatie, en Dalmatie, en Galicie, en Haute-Hongrie et dans les confins militaires. Les autrichiens germanophones forment un cinquième de la population totale (4 300 000 personnes). À l'Ouest de l'Empire, ils forment des populations compactes dans les provinces « allemandes » du Vorarlberg, du Tyrol au nord de Bozen, de Salzbourg, de Haute et Basse Autriche, de Styrie et de Carinthie. Le reste est dispersé en Bohême, en Moravie, en Silésie, en Galicie, en Hongrie, en Transylvanie et en Bucovine. Au centre de l'Empire, l'ethnie magyare forme 15 % de sa population totale et 47 % de celle du royaume hongrois ; elle n'égale pas en nombre les Slaves établis en Hongrie, mais elle est majoritaire dans 28 comitats sur 64 (Transylvanie incluse) et surtout, 9 000 familles de son aristocratie y détiennent un tiers des terres[9].

Les Italiens sont présents au Tyrol au sud de Bozen, en Istrie et en Dalmatie[8]. Les Roumains dits « Valaques », sont présents en Hongrie orientale, en Transylvanie et en Bucovine. Les Juifs sont présents dans toute l'étendue de la monarchie, à l'exception des confins militaires où il leur est interdit de résider ; à l'Ouest de l'Empire ils sont surtout citadins, assimilés et germanophones, au centre ils sont également magyarophones, et à l'Est de l'Empire ils sont souvent ruraux, traditionalistes et locuteurs du yiddish : c'est en Galicie qu'ils sont relativement le plus nombreux : ils y forment presque la dix-septième partie de la population[8].

Notes et références

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  1. Certains Royaumes et pays représentés à la Diète d'Empire furent en même temps États impériaux de l'Empire germanique, avant sa dissolution en 1806.

Références

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  1. « Patente de S. M. l'Empereur romain au sujet de l'adoption du titre d'Empereur héréditaire d'Autriche » Accès libre, sur Digithèque de matériaux juridiques et politiques (consulté le ).
  2. a et b (en) « The foundation of the Empire of Austria in 1804 » Accès libre, sur The World of the Habsburgs (consulté le ).
  3. a et b (en) « Declaration of His Majesty the Emperor Francis II, whereby he abdicates the German imperial throne and the imperial government. » Accès libre, sur German history in documents and images (consulté le ).
  4. a et b (en) « Constitutional experimentation, 1860–67 » Accès libre, sur Britannica (consulté le ).
  5. a et b (en) « Carlsbad Decrees: Federal Press Law (September 20, 1819) » Accès libre, sur German history in documents and images (consulté le ).
  6. a et b (en) « 1835–1851: Revolution and Reaction » Accès payant, (consulté le ).
  7. a et b (en) « Battle of Königgrätz » Accès libre, sur Britannica (consulté le ).
  8. a b et c Dictionnaire de la conversation et de la lecture, 2e édition, tome 2, Paris, Firmin Didot frères, 1861.
  9. Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie la Première Guerre mondiale : la fin d'un empire, Soteca 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre », Paris 2011, (ISBN 978-2-9163-8559-4), p. 139.

Bibliographie

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Liens externes

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