Pompe à incendie

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Une pompe à incendie est une pompe à eau destinée à la lutte contre les incendies.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première pompe à incendie est une pompe à bras, actionnée par la suite par la force de la vapeur et remplacée ensuite par des pompes à essence.

La pompe à piston, est la conséquence des recherche menées par Ctésibios au IIIe siècle av. J.-C. à Alexandrie. Elle est propagée par les romains.

Pompe à incendie par Jan van der Heyden, Amsterdam, 1680

Jan van der Heyden contribue dans les Provinces-Unies à l'invention ou amélioration du tuyau d'incendie en 1672.

Pompes à bras à Paris et en France[modifier | modifier le code]

De toute ancienneté on se servait à Paris pour éteindre les incendies de seaux d'osier doublés en cuir, lorsque sous l'administration du lieutenant de police d'Argenson, on fit usage pour la première fois des pompes à incendie. La première dont on se servit avait été fabriquée par le comédien François Dumouriez du Perrier, qui en avait rapporté le modèle d'Allemagne et de Hollande. Le 12 janvier 1705 le roi avait établi une loterie dont le produit devait être appliqué à l'achat de vingt pompes semblables pour les vingt quartiers de Paris. Quelques mois plus tard on eut occasion de les employer dans l'incendie du Petit Saint-Antoine. L'expérience eut assez de succès pour que l'on songeât à donner de l'extension à cette institution dès l'année suivante. Une ordonnance du 23 février 1716 alloua un fonds annuel de 6 000 livres pour réparer ces vingt pompes qui se trouvaient déjà en mauvais état, pour en établir seize autres et pour entretenir trente-deux hommes destinés à les mettre en activité. En 1722 de ces trente six machines il n'en restait que treize, une nouvelle ordonnance en fit construire seize autres et décida qu'elles seraient servies par soixante hommes exercés et vêtus d'habits uniformes. Ce fut l'origine du corps des sapeurs-pompiers. Vers la fin du règne de Louis XV, il y avait dans les divers quartiers de Paris vingt-cinq pompes du roi. Les gens qui les servaient étaient distribués dans douze corps de garde sur la porte desquels se trouvait l'inscription « gardes-pompes du roi pour les incendies ». De plus auprès de chaque dépôt des pompes devaient se trouver logés au moins deux gardes[1].

La garnison de Paris et les moines étaient toujours prêts à aider les pompiers. Le maréchal de Biron, colonel du régiment des gardes françaises en 1778, avait ordonné qu'à la première alarme, les sergents se portent sur les lieux sans attendre aucun ordre pour donner avec leurs soldats tous les secours nécessaires. Selon Hurtaut, dans son Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs, les révérends, pères, religieux, mendiants, au premier avis qu'on leur donne d'un incendie s'y portent à l'instant avec un zèle et un courage sans bornes[1].

En 1839, les sapeurs-pompiers forment un bataillon composé de six cent trente-six hommes y compris seize officiers. Leur état major est placé sur le quai des Orfèvres n°20. Ils ont quarante corps de garde dans Paris, des postes aux abattoirs et dans les spectacles et deux pompes sur bateaux. Chaque jour cent trente-quatre d'entre eux sont de service aux spectacles et cent soixante-deux dans les corps de garde, qui sont au nombre de quarante. Le reste, divisé en quatre compagnies, est caserné au quai des Orfèvres, rue Culture Sainte Catherine n°9, rue de la Paix n°4 et rue du Vieux Colombier n°15. Ils ont à leur disposition soixante-treize pompes sans compter celles qui se trouvent dans les théâtres et dans divers établissements publics. En cas d'incendie ils ont à leur service deux cent dix-sept prises d'eau et mille trois cent trente-huit tonneaux de porteurs d'eau[1].

Pompes à vapeur[modifier | modifier le code]

Les pompes à vapeur n'entraient pas en action immédiatement : il fallait brûler du bois ou du charbon pour créer d'abord de la pression ; à cette époque les pompes n'avaient pas d'eau dans une citerne, il fallait l'aspirer sur place. À présent, les fourgons d'incendie emmènent leur propre réserve d'eau dans une tonne située à l'arrière.

Les pompes à incendie étaient remisées dans des locaux appelés "salle des pompes" ou "dépôts d'incendie".

L'invention par Jean-Baptiste Launay (1768-1827), d'une pompe à incendie dit aussi tonneau hydraulique, servit pour la première fois lors de l'incendie qui se déclara dans l'hôtel particulier de la comtesse de Coligary le . Cette machine lançait l'eau de la place Beauvau à hauteur du troisième étage[2].



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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jules de Gaulle, Nodier. Nouvelle histoire de Paris et de ses environs. Pourrat, 1839. Consulter en ligne
  2. La ville et les hommes illustres, ville de Savigny-sur-Orge

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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