Thoury-Férottes

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Thoury-Férottes
Thoury-Férottes
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montereau
Maire
Mandat
Yves Roy
2014-2020
Code postal 77940
Code commune 77465
Démographie
Gentilé Ferrotois
Population
municipale
674 hab. (2016 en diminution de 0,88 % par rapport à 2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 31″ nord, 2° 56′ 38″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 152 m
Superficie 16,49 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.thoury-ferrottes.fr/

Thoury-Férottes[1] (nommée plus couramment, mais non officiellement, Thoury-Ferrottes) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Ferrotois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Thoury-Férottes est un petit village dans le sud du département de Seine-et-Marne. La ville la plus proche, Montereau-Fault-Yonne est à 10 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thoury-Férottes
Flagy Noisy-Rudignon
Esmans
Montmachoux
Thoury-Férottes
Saint-Ange-le-Viel Chevry-en-Sereine
Lorrez-le-Bocage-Préaux
Voulx

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés :

  • la rivière Orvanne, longue de 38,9 km[2], affluent du Loing, coule dans la commune, ainsi que :
    • un bras de 0,2 km[3] ;
    • un bras de 0,4 km[4] ;
    • un bras de 0,4 km[5] ;
    • un bras de 1,4 km[6].

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 5,52 km[7].

Deux moulins à aubes fonctionnaient autrefois sur le cours de l'Orvanne, le Moulin Neuf[8] et le moulin des cailloux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 112 lieux-dits administratifs répertoriés[9] dont les plus importants sont Thoury, Bichereau, les Marais.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se réparti[Note 1] en 61,1 % de terres arables, 29,8 % de forêts, 3,5 % de prairies, 3,3 % d’espaces verts artificialisés non agricoles, 2,1 % de zones urbanisées et 0,5 % de zones agricoles hétérogènes[Note 2],[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est instituée en 1793 sous la dénomination de Tourry Ferolles, puis est nommée en 1801 Toury-et-Ferotte, et prend ultérieurement son nom actuel de Thoury-Férottes[10].

  • Thoury, du bas latin Thoriatum, domaine de Taurinus.
  • Ferrottes fait référence aux mines de fer exploitées dès l’époque gauloise[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est occupé dès le néolithique[11].

Le village se développe dès le IVe siècle av. J.-C.[11].

Situé à la frontière du Gâtinais et de la Champagne, le village possède une forteresse construite sur une motte féodale, transformée ensuite en ferme fortifiée[11].

Au XVIIe siècle, la paroisse accueille une branche aînée très appauvrie de la famille de Bernard, seigneurs de Champigny (-sur-Yonne). Elle est titrée "sieur de La Motte de Champigny", conservant dans cette titulature son aînesse sur la paroisse de ses origines[C'est-à-dire ?] au XVe siècle. Claude de Poysson, veuve de Louis de Bernard, décédé entre 1639 et 1655, liquidera son patrimoine dans l'espoir d'établir son aîné au sein des Écuries du Roi[C'est-à-dire ?] (1669)[réf. nécessaire].

La commune a été desservie de 1889 à 1959 par la ligne de Montereau à Château-Landon, un chemin de fer secondaire à voie métrique exploité par CFD Réseau de Seine-et-Marne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans le département de Seine-et-Marne.

Lors de sa création par la Révolution française, elle était rattachée à l'arrondissement de Fontainebleau, puis en 1926 à celui de Melun, et à nouveau, en 1988, à celui de Fontainebleau[10]. Afin de faire coïncider les limites d'arrondissement et celles des intercommunalités, elle intègre le l'arrondissement de Provins[12].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Lorrez-le-Bocage-Préaux[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Nemours.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré en 2012 à la petite communauté de communes du Bocage Gâtinais.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), cette intercommunalité éclate, et certaines de ses communes, dont Biennes, sont rattachées le à la communauté de communes des Deux Fleuves (CC2F)[13], qui prend, lors de cette extension, la dénomination de communauté de communes du Pays de Montereau, dont est membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1897 1904 Auguste Huet   Cultivateur
1904 1910 Marie Dupre    
1910 1912 Auguste Berry   Instituteur
1912 1919 Léon Dumas   Instituteur
1919 1925 Emile Limosin   Cultivateur
1925 1929 Henry Charles Henry Truchy   propriétaire
1929 1935 Emile Limosin   Cultivateur
1937 1947 Bridoux    
1947 1965 Anatole Pacaud    
1965 1977 Marcel Depresles    
1977 1989 Francis Lemirre   Agriculteur
mars 1989 avril 2014 François Crapard SE Directeur de société
avril 2014[14] En cours
(au 5 mars 2018)
Yves Roy SE Sapeur Pompier

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2016, la commune comptait 674 habitants[Note 3], en diminution de 0,88 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
521558542568590623636656667
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643603577569583564571525523
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
510504502409406464442448451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
474418404407480609594668677
2016 - - - - - - - -
674--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés, en 2014, par un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) dont les écoles sont à Flagy (maternelle), Thoury-Ferotes (CP à CE2) et Dormelles (CM1 et CM2)[18].

Équipements[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du bocage gâtinais (CCBG) a implanté dans la commune des installations de street workout en 2016[19].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Golf et restaurant de la Forteresse.
  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cloche, classée monument historique, date de 1669[23], et le retable, également classé, date de 1769[24]. Une dalle funéraire d'un seigneur non identifié, datant de 1500, s'y trouve[25], ainsi qu'un tableau du frère cordelier J. Ludovicus Deslignes de 1769, représentant le Christ remettant les clefs à saint Pierre[26].
  • Ferme de La Forteresse (XIe siècle-XVIIIe siècle)[27].
  • Monument aux morts, devant l’entrée du cimetière[22].
  • Croix de pèlerinage, en ferronnerie posée sur un bloc de pierre, datant de 1808, située à la croisée de 3 chemins, en remontant celui situé à droite de la mairie[28].
  • Arbre de la liberté, Ginko biloba planté en 1989 à l’occasion du bicentenaire de la Révolution Française, sous l’impulsion du conseil général de Seine-et-Marne. L'essence a été choisie pour rappeler qu'elle est la seule à avoir survécu à l’explosion nucléaire d’Hiroshima et pour sa longévité (les plus vieux spécimens ont plus de 1000 ans)[28].
  • Lavoirs[29].
  • Moulin neuf, sur l'Orvanne[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Code officiel géographique », Insee (consulté en novembre 2013).
  2. Sandre, « L’Orvanne »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l'Orvanne (F4394501) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l'Orvanne (F4395001) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l'Orvanne (F4395201) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l'Orvanne (4395301) »
  7. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 12 octobre 2018
  8. a et b « Pont et moulin à aube », Patrimoine & histoire, sur http://www.thoury-ferrottes.fr (consulté le 6 septembre 2018).
  9. Site territoires-fr.fr consulté le 18 octobre 2018 sous le code commune 77465
  10. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. a b c d et e « THOURY-FÉROTTES », Société d’Histoire, d’Archéologie, de Généalogie et d’Echange - SHAGE 77 (consulté le 6 septembre 2018).
  12. « Arrêté du 30 décembre 2016 du préfet de la région d'Île-de-France portant modification des limites territoriales des arrondissements du département de Seine-et-Marne », Recueil des actes administratifs de la préfecture d'Île-de-France, no spécial IDF-001-2017-01,‎ , p. 11-23 (lire en ligne [PDF], consulté le 21 août 2018).
  13. « La CC2F s’agrandit : La communauté de communes du Bocage Gâtinais est vouée à disparaître. Sur les 8 communes qui la composent, 6 vont rejoindre la CC2F au prochain », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 2 septembre 2018).
  14. « Une nouvelle équipe municipale pour vous servir », Le Tacot, no 2,‎ , p. 2 et 4 (lire en ligne [PDF], consulté le 6 septembre 2018).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « La réforme des rythmes scolaires », Le Tacot, no 2,‎ , p. 6-7 (lire en ligne [PDF], consulté le 6 septembre 2018).
  19. Thomas Martin, « Le street workout débarque : e sera certainement l’un des derniers équipements que nous inaugurerons avant la fermeture de la CCBG » confirme le président de la communauté de communes et maire (SE) de Flagy, Jacques Drouhin, à propos des nouvelles installations de street workout, ce sport de rue, né dans les prisons et ghettos américains et inspiré de la gymnastique suédoise et la musculation », La République de Seine et Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 6 septembre 2018).
  20. « Menhir de la pierre Cornoise », Patrimoine & histoire, sur http://www.thoury-ferrottes.fr/ (consulté le 6 septembre 2018).
  21. « Menhir », notice no PA00087297, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. a et b « Église et monument aux morts », Patrimoine & histoire, sur http://www.thoury-ferrottes.fr (consulté le 6 septembre 2018).
  23. « Cloche », notice no PM77001731, base Palissy, ministère français de la Culture.
  24. « Retable du maître-autel », notice no PM77001732, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Dalle funéraire d'un seigneur », notice no PM77001733, base Palissy, ministère français de la Culture.
  26. « Tableau : Le Christ remettant les clefs à saint Pierre », notice no PM77001730, base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. « Forteresse et château de la Motte », Patrimoine & histoire, sur http://www.thoury-ferrottes.fr (consulté le 6 septembre 2018).
  28. a et b « Croix de pèlerinage et arbre de la Liberté », Patrimoine & histoire, sur http://www.thoury-ferrottes.fr (consulté le 6 septembre 2018).
  29. « Lavoirs », Patrimoine & histoire, sur http://www.thoury-ferrottes.fr (consulté le 6 septembre 2018).