Henri Chapu

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 Ne doit pas être confondu avec son homophone, le chirurgien Henri Chaput.
Henri Chapu
Petit-Chapu.jpg

Henri Chapu, photographie de Pierre Petit,
Paris, musée d'Orsay.

Naissance
Décès
Nom de naissance
Henri-Michel-Antoine Chapu
Nationalité
Drapeau de la France
Activité
Formation
Élève
Eugène-Jean Boverie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Henri-Michel-Antoine Chapu est un sculpteur et médailleur français, né au Mée-sur-Seine le , et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Chapu est issu d'une famille modeste. Son père est un ancien cocher devenu concierge à Paris. Élève de James Pradier, Francisque Duret et Léon Cogniet à l'École des beaux-arts de Paris, où il est entré en 1849, il remporte successivement, en 1851, le second grand prix de gravure en médaille, en 1853, le second grand prix de sculpture et, en 1855, conjointement avec Amédée Doublemard, le premier grand prix de sculpture, encore appelé prix de Rome. En 1861, dernière année de son séjour à Rome, il donne un Mercure inventant le caducée. De retour à Paris, il s'installe au no 19 boulevard de Magenta, dans le 10e arrondissement.

Sa production, très abondante, est souvent inspirée de l'antique. Il reçoit de nombreux honneurs et distinctions, et devient l'un des sculpteurs les plus sollicités de la IIIe République. Le marbre de sa Jeanne d'Arc écoutant ses voix[1], exposé au Salon de 1872, le révèle au grand public. Cette œuvre dévoile en effet son talent pour rendre des expressions et des sentiments subtils et justes dans une enveloppe idéale. Il est promu officier de la Légion d'honneur le . Le marbre de la Jeunesse, sculpté pour le Monument à Henri Regnault élevé dans la cour du Mûrier à l'École des beaux-arts, lui vaut l'obtention de la médaille d'honneur au Salon de 1875[2]. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1880 au fauteuil no 7 de la deuxième section.

Il fait partie du groupe des « Florentins », avec Alexandre Falguière, Laurent Marqueste, Antonin Mercié et Ernest Henri Dubois, et de celui des « Caldarrosti » ayant séjourné à la villa Médicis.

Les œuvres de Chapu ornent de nombreux bâtiments parisiens, notamment l'hôtel de ville, l'Opéra, le Palais de justice ou la gare du Nord. Quelques statues funéraires lui valent également un grand succès : le tombeau de Monseigneur Dupanloup (1886) dans la cathédrale d'Orléans, celui en marbre de Monseigneur Augustin David dans la cathédrale Saint-Étienne de Saint-Brieuc, et surtout la statue funéraire de la duchesse d'Orléans, sculptée pour la chapelle de Dreux ; la jeune femme y est représentée sur son lit de mort, le bras droit pendant.

Une partie de sa production, et en particulier sa Jeanne d'Arc à Domrémy, ainsi que le buste de Jean-Félix Bapterosses, ont été édités en bronze par la fonderie Barbedienne.

C'est à lui que la Société des gens de lettres avait initialement commandé une statue d'Honoré de Balzac. Mais il est mort avant d'avoir pu exécuter son œuvre et n'a laissé que des esquisses et des ébauches de son monument.

Il repose au cimetière du Mée-sur-Seine. Son tombeau en marbre de Carrare a été commandé par Henri Delaborde, le secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts. Il est orné d’un haut-relief, réalisé par son élève, Henri-Auguste-Jules Patey, qui réalisa aussi les deux médaillons, représentant les parents du sculpteur. La statue, Le Génie de l'immortalité, réalisée en 1880, pour la sépulture de Jean Raynaud, orne aussi son tombeau. Celui-ci sera inauguré en 1894[3].

Élèves et collaborateurs[modifier | modifier le code]

Henri Chapu a été professeur à l’Académie Julian à Paris[4] où, parmi d'autres, il a eu pour élèves :

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres non localisées ou détruites[modifier | modifier le code]

  • Le Désespoir d'Alexandre après la mort de Clitus, 1853, second prix de Rome, non localisation inconnue ;
  • Le Semeur, 1865, bronze, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy ;
  • Fontaine pour l'hôtel de Nathaniel de Rothschild à Vienne, 1879 (détruit) ;

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), éditions du CTHS, Paris, 2012, p. 103.
  2. Sous la direction de Catherinne Chevillot et Laure de Margerie, La sculpture au XIXe siècle - Mélanges pour Anne Pingeot, éditions Nicolas Chaudun, Paris, 2008, p. 431.
  3. Tombe d'Henri Chapu, sur le site Cimetières de France et d'ailleurs, consulté le 15 février 2015
  4. Site officiel de ESAG Penninghen http://www.penninghen.fr/historique/
  5. « Proserpine », base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Pluton », base Joconde, ministère français de la Culture
  7. Notice de la base Cat'zArts.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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