Amponville

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Amponville
Amponville
Rue d'Amponville et la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Fontainebleau
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nemours
Maire
Mandat
François-Xavier Dupérat
2014-2020
Code postal 77760
Code commune 77003
Démographie
Population
municipale
351 hab. (2016 en diminution de 9,54 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 47″ nord, 2° 31′ 50″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 122 m
Superficie 12,30 km2
Localisation

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Amponville

Amponville est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 12,5 kilomètres à l’est de Malesherbes et à 14,5 kilomètres à l‘ouest du centre de Nemours.

Amponville se trouve au nord du plateau Gâtinais, dans le parc naturel régional du Gâtinais Français[1], au contact des franges boisées du massif forestier de Fontainebleau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Amponville[2].
Boissy-aux-Cailles 4,9 km La Chapelle-la-Reine 5,1 km
Buthiers 7,5 km Amponville[2]. Larchantkm
Rumont 2,75 km Fromont 3,33 km
Burcy 4,53 km
Guercheville 3,04 km

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Amponville est relativement plat sauf au nord où des bois et les premières pentes de la vallée de l’École sont localisés. En moyenne, la qualité des terres est bonne, avec des grandes disparités entre les abords des bois plutôt pierreux et le reste en limons profonds. Il existe encore deux carrières d’extraction de sable siliceux qui sont exploitées.

Ces différences offrent des paysages variés qui font la joie des promeneurs, des randonneurs et des amateurs de course à pied. La flore et la faune s’en trouvent diversifiées. La chasse y est pratiquée. La commune occupe une superficie de 1 230 hectares[3].

C’est sur le territoire de Jacqueville que se trouvent les bois, les premières pentes de la vallée de l’École et également les carrières de sable.

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de ruisseaux et de rivières sur le territoire de la commune. La rivière École qui prend maintenant sa source au Vaudoué, prenait sa source autrefois à Jacqueville[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

On accède à Amponville, soit :

  • par la D 36 au nord-est de La Chapelle-la-Reine, au sud de Fromont ;
  • par la D 36a au nord-ouest de Boissy-aux-Cailles, à l'est de Larchant.

La commune est proche de l'autoroute A6 (Ury à 9,1 km).

Transports[modifier | modifier le code]

Les gares ferroviaires les plus proches :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte 81 voies dont le hameau de Jacqueville au nord de la commune, distant de 2 km du centre du bourg, et 64 lieux-dits administratifs répertoriés[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se réparti[Note 1] en 95,1 % de terres arables, 2,2 % de zones urbanisées, 1,7 % de forêts et 1 % de mines, décharges et chantiers[5].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 180. Parmi ces logements, 80,6 % étaient des résidences principales, 11,7 % des résidences secondaires et 7,8 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 86,2 %[7].

De nombreux habitants travaillent à l’extérieur, le hameau abrite plusieurs résidences secondaires et un gîte rural.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de localité est attesté sous la forme (Altare de) Amponvilla en 1113[8],[9].

Il s'agit d'une formation toponymique mérovingienne ou carolingienne, attestée plus tardivement, dont le second élément est -ville au sens ancien de « domaine rural », mot issu du latin villa rustica.

Il est précédé du nom de personne germanique Appo devenu Ampon au cas régime, avec une nasalisation spontanée comme pour les mots du type tapon (de taper) > tampon[10].
L'utilisation du mot latin Altare, « autel » que l'on retrouve toujours utilisé en occitan sous la forme Altar, nous informe que ce lieu n'était pas une annexe de notre propriétaire mais son habitat principal, là où devait se trouver l'autel de ses ancêtres[8].

Ses habitants sont appelés les Amponvillois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Galetas au début du XXe siècle.
  • Après une période antique semblable à celle d'Amponville, l’histoire de Jacqueville se différencie à l’époque féodale. Après avoir été cédée par Jean de Jacleville en 1262 aux Templiers, la terre de Jacqueville devient celle des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La terre de Jacqueville passera de mains en mains, au gré des acquisitions et des unions. Deux de ses seigneurs laisseront une trace dans l’histoire : Hélyon de Jacqueville, chevalier au service du duc de Bourgogne dont les provocations, coups de force, duels et assassinats ont ponctué la vie. Il mourra lui-même assassiné en 1417. Jean de Jacqueville, dit le Boulanger, haut personnage du Parlement de Paris doit son pseudonyme au fait d’avoir fait entrer une grande quantité de blé dans le royaume pendant une famine, vers 1480[11].
  • Le village a été paroisse puis commune jusqu’à son rattachement en 1841.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1941
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1834 1839 Dumesny Jean-Louis    
1839 1843 Guignon Alexandre    
1843 1865 Cornichon Louis    
1869 1872 Dessienne Jean-Louis    
1872 1874 Charton François René    
1874 1876 Dessienne Jean-Louis    
1879 1885 Artois Eugène    
1885 1904 Hyais Emile    
1901 1919 Dupré Émile    
1919 1925 Lothier Léopold    
1935 1945 Chachignon Théodule    
1945 1971 Fortier Raymond    
1971 1983 Dessienne Lucien    
1983 1989 Dufour Claude    
1989 2008 Fortier Alain    
2008 En cours Dupérat François-Xavier    1er vice-président de la CC les Terres du Gâtinais

Jumelages[modifier | modifier le code]

Les communes d'Amponville, Burcy, Fromont, Guercheville et Rumont se sont associées pour réaliser un jumelage avec deux communes tchèques, Holubice et Tursko, situées près de Prague.

L'accord a été signé avec Tursko en octobre 2011 et le sera avec Holubice dans le courant de l'année 2012.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La grande mare d'Amponville.
Église d'Amponville.


  • À Jacqueville, le Galetas est le nom donné à l’ancien donjon situé dans ce qui fut la ferme seigneuriale au centre du village. C’est le seul témoin restant de l’architecture militaire médiévale du canton. Il aurait été construit vers 1130. Désarmé pendant la guerre de Cent ans, il a ensuite perdu une partie de sa hauteur en 1930. L’église Notre-Dame-de-la-Visitation est attestée en 1199, le chœur roman date de cette époque. Une chapelle gothique latérale a été ajoutée par les Templiers. Il n’en reste qu’une travée sous le clocher, reconstruit, lui, en 1883.

Les fonts baptismaux ont été creusés dans un chapiteau de cette chapelle. Dans la nef se situe une statue en chêne d’une Vierge à l’enfant avec saint Jean Baptiste et un agneau. La moitié inférieure semble ne pas avoir eu la même finition que la partie haute. Sa datation est inconnue (XVIIe voir XVIIIe siècle).

Alors qu’Amponville a vu ses puits comblés, Jacqueville a gardé le sien intact avec son mécanisme à manivelle. Profond de 53 m, il possède, entre - 40 et - 45 m, une cavité annulaire de 13 m de diamètre, creusée dans le sable sous une dalle de grès. Au plafond de cette « salle » sont inscrits les noms de ceux qui y sont descendus pour assurer le nettoyage du puits et les dates de ces interventions. Les noms écrits sont encore portés aujourd’hui et les dates vont de 1622 à 1860. Un texte gravé dans le sable rappelle le passage des Prussiens en 1815 et les pillages qui en ont découlé.

Les mares. Comme à Amponville, Jacqueville possède encore une mare qui a servi autrefois d’abreuvoir à bestiaux, de réserve d’incendie et de lavoir.


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Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2016, la commune comptait 351 habitants[Note 2], en diminution de 9,54 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218207259257268261404381390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
401401389358374358353382387
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
375375362317319315319314265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
263246219242271301355388351
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

La densité de population est de 31,5 habitants par km² en 2013.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Amponville dispose d’une école primaire publique comprenant une école élémentaire, située dans le bourg (3 rue de la Moque Souris).

Cet établissement public, inscrit sous le code 0770113E , comprend 20 élèves (chiffre du Éducation nationale)[17].

La commune dépend de l'Académie de Créteil ; pour le calendrier des vacances scolaires, Amponville est en zone C.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Comme tous les villages de la région, le territoire de la commune a été occupé à la Préhistoire par des populations néolithiques qui ont laissé des vestiges de leur activité agricole et pastorale sous la forme d’outils de silex taillés et polis, ainsi que des meules à grain et polissoirs en grès. Une sépulture de l’âge du bronze a été découverte au lieu-dit Dine Chien à la fin du XIXe siècle, les objets en bronze qui s’y trouvaient sont actuellement au musée de Préhistoire de Nemours. La période gallo-romaine a laissé des fragments de poteries antiques.

L’histoire écrite connue d’Amponville commence avec la donation en 1112 de l’église, cimetière, terre et dîme d’Amponville par le roi Louis VI le Gros, à l’abbaye de Puiseaux, elle-même propriété de l’abbaye Saint-Victor de Paris. Dès lors, et jusqu’à la Révolution, les prieurs de ladite abbaye seront seigneurs d’Amponville. Du prieuré, construit à côté de l’église, il ne reste que quelques pans de murs. Louis VI fera entourer le village de remparts qui n’ont laissé que de rares vestiges, mais qui lui ont donné sa forme. Hormis un épisode tragi-comique qui, le , opposa les habitants à une troupe de mousquetaires, faisant un mort et plusieurs blessés côté soldats, rien de notable ne vint troubler la vie paisible du village.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune d'Amponville, située sur le plateau Gâtinais a depuis toujours une économie basée sur l'agriculture, la presque totalité de son territoire est en terres cultivables. Autrefois, les exploitations agricoles nombreuses faisaient vivre quelques artisans et commerçants : maréchaux-ferrants, garagiste, boulangers, bouchers, épiceries-tabac. Et plus anciennement encore : tisserand, marchand de chevaux, etc.

Il ne reste actuellement que cinq exploitations agricoles et deux commerces traditionnels : une menuiserie et une maçonnerie. Mais de nouveaux commerces et artisans se sont installés : un ébéniste, un atelier de poterie, un atelier de mécanique de précision, un antiquaire, un jardinier-paysagiste, un commerce d'accessoires de loisirs, un métallier-ferronnier, etc.

La population a changé, de nombreux citadins ont acquis des maisons du village ou ont fait construire en lotissement ou sur des parcelles individuelles. Les résidences secondaires sont stables en nombre et en baisse en proportion. De nombreux habitants travaillent dans les villes voisines (Nemours, Puiseaux, Malesherbes, etc.) ou en région parisienne.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 144 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 23 771,70 €.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total d’emploi au lieu de travail était de 57. Entre 2008 et 2013, la variation de l'emploi total (taux annuel moyen ) a été de - 2,7 %. En 2013, le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 76,6 % contre un taux de chômage de 7 % [7].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de 34 dont 6 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 3 dans l'industrie, 7 dans la construction, 15 dans le commerce-transports-services divers et 3 étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, 2 entreprises ont été créées par des Auto-entrepreneurs[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les 69 communes du Parc du Gâtinais français
  2. « Village d'Amponville », sur Cartes France (consulté le 2 mars 2012)
  3. « Fiche signalétique de Amponville » (consulté le 2 mars 2012)
  4. « Plan séisme consulté le 2 juillet 2016 »
  5. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 16 avril 2019
  6. Annuaire des communes françaises
  7. a b et c Statistiques officielles de l’INSEE, (version novembre 2016).
  8. a et b « Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais »
  9. « Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés. Tome I, A-L / par Dom L.-H » : « Amponville, Amponvilla, N.-D., prieuré de Victorins »
  10. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 923 - (ISBN 2600001336)[réf. non conforme]
  11. Eugène Thoison (1846-1919), l'historien du Gâtinais, a laissé de nombreux écrits sur les communes du canton de la Chapelle-la-Reine
  12. Résultats de l’élection présidentielle 2017 sur le site du ministère de l’Intérieur
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Site du Ministère de l‘Éducation Nationale