Aufferville

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Aufferville
Image illustrative de l'article Aufferville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes Gâtinais-val de Loing
Maire
Mandat
Bruno Moulié
2014-2020
Code postal 77570
Code commune 77011
Démographie
Gentilé Auffervillois
Population
municipale
529 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 56″ nord, 2° 36′ 36″ est
Altitude Min. 101 m – Max. 116 m
Superficie 17,78 km2
Localisation

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Liens
Site web aufferville.fr

Aufferville est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Auffervillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 11 km au nord-Ouest de Château-Landon et à 9 km au sud-ouest de Nemours.

Communes limitrophes d’Aufferville
Garentreville
Obsonville
Chevrainvilliers Châtenoy
Ichy Aufferville Faÿ-lès-Nemours
Arville Maisoncelles-en-Gâtinais
Mondreville
Bougligny

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Busseau, Jarville, Maison-Rouge, Morville.

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucun réseau hydrographique de surface.

Toponymie, étymologie[modifier | modifier le code]

  • Parochia de Offarvilla – Auffreville – Offerville.
  • D’un radical germanique signifiant noble ou prospère, et du latin « villa », le domaine[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dès la préhistoire, l’Homme prend possession de la région. La population devait se concentrer du côté de Maison-Rouge car elle y trouvait les blocs de grès pour tailler ses outils sur des polissoirs, nombreux aux confins de Maison-Rouge et de Faÿ-les-Nemours, ou des fouilles furent effectuées dans la première moitié du XXe siècle. Sous l’époque romaine, les villas sont des maisons de campagne. Les rois francs donnèrent le nom de villa aux métairies qu’ils s’étaient réservés dans la Gaule[2].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Aufferville, anciennement Offervilla sur une charte de l'année 1192[3], faisait partie du Gâtinais français, élection et bailliage de Nemours. Dans cette charte, Guy de Noyers, archevêque de Sens, reconnaît qu'un certain Guy Morelli a résigné entre ses mains tout ce qu'il possédait de menue dîme à Bougligny et à Aufferville, et en même temps il déclare qu'il en fait l'abandon aux chanoines de sa cathédrale qui desservent l'autel de Saint-Jean-Baptiste.

La seigneurie de Fargeville qui fait partie de la paroisse d'Aufferville appartenait à la commanderie de l'Hôpital, autrefois du Temple, établie à Beauvais près Nemours (dite commanderie de Beauvais-en-Gâtinais)[4]. Pour l'administration ecclésiastique, c'était une paroisse du diocèse de Sens, doyenné de Milly et archidiaconé du Gâtinais[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1901, la commune est essentiellement à vocation agricole, cultures mais aussi élevage. Les artisans tournent autour de l'agriculture : charron, maréchal–ferrant, tous dans le bourg mais Busseau aura durant quelques années son propre épicier-café[6]. Durant la Seconde Guerre mondiale, le fonctionnement administratif de la commune continue quels que soient les dirigeants de l’État[6].

L’Après-Guerre démarre durement, avec la poursuite des restrictions. Par contre le plan Marshall américain pour la reconstruction de l’Europe permet de voir arriver les premiers tracteurs[6].

Les hameaux au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Grigny, ainsi que les hameaux suivants : Busseau , Jarville, Maison-Rouge et Morville.

D'après la tradition, Jarville dépendait de la paroisse d'Obsonville, mais pendant une épidémie le curé de cette dernière localité, ne voulant pas porter les derniers secours de la religion aux habitants de Jarville, celui d'Aufferville se dévoua pour la circonstance. En reconnaissance, les habitants de Jarville voulurent que leur village fît partie de la paroisse d'Aufferville[2].

Ce qui était appelé le fief de Lormoy, autrement dit de la Maison-Rouge fut sous la dépendance de la commanderie du Temple de Beauvais-en-Gâtinais (commune de Grez-sur-Loing) lors de la vente de la seigneurie de Fargeville aux chevaliers du Temple par Gauthier de Nemours. Le hameau de Grigny disparu était situé entre Maison-Rouge et l’actuelle maison dite de Grigny.

Le hameau de Morville fut acheté par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1258. Plus tard, les chanoines de la cathédrale de Sens reprirent cette terre jusqu'à la Révolution. Jean de Rogres, bailli de Nemours, achète en 1571 à Guillaume de Boulay la seigneurie de Morville qui restera dans la famille jusqu'à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1955 Georges Mercier    
1955 1958 Roger Morisseau    
1958 1963 Édouard Dupré    
1963 1995 Guy Morisseau    
1995 2008 Philippe Marié    
2008 2014 Thierry Tardy    
2014 en cours Bruno Moulié [7]   Chef d'entreprise

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 529 habitants, en diminution de -3,29 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515 576 574 589 594 615 658 686 639
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
636 655 591 620 616 613 623 638 613
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
612 606 579 503 463 456 469 440 404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
451 423 393 372 389 449 498 551 529
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

  • Vide-grenier et exposition artisanale le 8 mai.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
L'intérieur de l'église Saint-Martin.
Centre d'Aufferville, croix St Pierre

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Elle est caractéristique des églises du Gâtinais. À l'intérieur de l'église, on peut découvrir la nef, un chœur plus étroit et l'abside semi-circulaire. Le bas-côté sud fut rajouté à la construction primitive au XVe siècle après le rattachement de Jarville à Aufferville.
Le portail est du XIIIe siècle, les fonts baptismaux de pierre sont de 1653, et le retable d'autel du XVIIIe siècle. Comme la plupart des petites églises de campagne, elle n'est aujourd'hui ouverte qu'à certaines occasions, en raison de la présence intermittente d'un prêtre désormais responsable de nombreuses anciennes paroisses alors que chaque village avait encore un curé à demeure dans la première moitié du XXe siècle.
  • Croix Saint Pierre, place de l'Église, (3,5 m de haut, XIIIe – XIVe siècle) ;
  • Baromètre à cadran du XIXe siècle accroché sur le mur de la mairie, don d'un particulier.
  • Vestige d'une porte charretière au hameau de Morville (XVIIIe siècle) ;
  • Croix Saint Marc au hameau de Maison Rouge ;
  • Croix Saint Jean rénovée à la sortie du hameau de Morville ;
  • Croix dite à Martin Cornichon sur la petite place Saint Martin ;
  • Croix dite à Lesage aux limites des communes d'Aufferville, de Bougligny et Maisoncelles ;
  • 2 bornes milliaires à l'entrée et sortie du village sur la RD 403;
  • Polissoir dit d’Aufferville/Maison Rouge en limite de la commune de Faÿ-lès-Nemours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Aufferville », sur http://www.genea77-shage.info (consulté en octobre 2016)
  2. a et b « Avant le XXe siècle », sur http://auffervillevillage.wordpress.com/ (consulté le 4 mars 2012)
  3. Gallia Christiana nova, tom. XII. Instrum. col. 362
  4. Eugène Mannier, Ordre de Malte : Les commanderies du grand-prieuré de France d'après les documents inédits conservés aux Archives nationales à Paris, Aubry & Dumoulin, (lire en ligne), p. 97
  5. Almanach historique, topographique et statistique du département de Seine & Marne et du diocèse de Meaux. 1863, Editions Amatteis, p. 121.
  6. a, b et c « Histoire d’Aufferville au XXe siècle par Mr. Tardy », sur http://auffervillevillage.wordpress.com/ (consulté le 4 mars 2012)
  7. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en octobre 2016).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « L'église », notice no PA00086800, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Objets mobiliers de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture