Diant

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Diant
Diant
Le menhir de Diant.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montereau
Maire
Mandat
Isoline Millot
2014-2020
Code postal 77940
Code commune 77158
Démographie
Gentilé Daiginiots ou Diarniaux
Population
municipale
186 hab. (2015 en diminution de 9,27 % par rapport à 2010)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 57″ nord, 2° 59′ 37″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 155 m
Superficie 10,94 km2
Localisation

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Diant est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Daiginiots ou les Diarniaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 13 km au sud de Montereau-Fault-Yonne, et est proche du parc naturel régional du Gâtinais Français.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Diant
Montmachoux
La Brosse-Montceaux
Villeneuve-la-Guyard
(Yonne)
Saint-Agnan
(Yonne)
Voulx Diant
Chevry-en-Sereine Blennes Villethierry
(Yonne)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le village compte plusieurs hameaux et écarts, et notamment Les Bons Ménages - Cornoy - Diant - Epigny - La Haie-au-Roi - Les Joncheries - Les Noues - La Tasse[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Orvanne, longue de 38,9 km[2], affluent du Loing, qui vient de Blennes et va vers Voulx, traverse le village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle le domaine de Diant appartient au domaine des vicomtes de Sens dont le château principal est à Vallery. Lors du démembrement définitif de la vicomté, Diant rejoint le lot des seigneurs de Chaumont (Yonne) issus d'Héloïse (+1253), fille de la dernière vicomtesse Ermensent, et de son époux Eudes des Barres (+1233).

La seigneurie de Diant apparaît en 1264. Guillaume des Barres, petit-fils aîné d'Héloïse, tient la seigneurie. En 1269, il vend sa part des droits de la vicomté à l'archevêque de Sens. Son fils homonyme a ensuite la seigneurie, qui va ensuite à la sœur de ce dernier, Marguerite des Barres, mariée en 1293 à Hugues de Bouville, chambellan du roi et seigneur de La Chapelle-la-Reine.

Dès 1396, la seigneurie est achetée par François Chanteprime. Ce très grand bourgeois de Sens est trésorier général des Aides, impôt consacré au financement de la guerre sous Charles V. Les Chanterpime sont écartés (en tant que Marmousets) par les oncles de Charles VI désireux de perpétuer les prélèvements fiscaux massifs devenus injustifiés (la France avait pratiquement réglé le cas de l'intrusion anglaise) pour s'en adjuger une bonne part. Dès lors, la descendance Chanteprime détient des charges à la Cour écartées du pouvoir réel.

Circonscriptions d'Ancien Régime

Intendance : Paris - Election : Montereau - Subdélégation : Montereau - Grenier à sel : Montereau - Coutume : Melun - Parlement : Paris - Bailliage : Moret-sur-Loing - Gouvernement : Ile de France - Diocèse : Sens - Archidiaconé : Sens - Doyenné : Marolles[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans le département de la Seine-et-Marne.

Lors de sa création par la Révolution française, elle était rattachée à l'arrondissement de Fontainebleau, puis en 1926 à celui de Melun, et à nouveau, en 1988, à celui de Fontainebleau[3]. Afin de faire coïncider les limites d'arrondissement et celles des intercommunalités, elle intègre le l'arrondissement de Provins[4].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Lorrez-le-Bocage-Préaux[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Nemours.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré en 2012 à la petite communauté de communes du Bocage Gâtinais.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), cette intercommunalité éclate, et certaines de ses communes, dont Biennes, sont rattachées le à la communauté de communes des Deux Fleuves (CC2F)[5], qui prend, lors de cette extension, la dénomination de communauté de communes du Pays de Montereau, dont est membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1892 1904 Joseph Lamy   Cultivateur
1904 1912 Léon Dumas   Entrepreneur de battage
1912 1919 Paulin Alphonse Venet   Cultivateur
1919 1925 Abel Popelin   Cultivateur
1925 1929 Cyrille Josse   Cultivateur
1929 1983[6] Charles-Emmanuel Dijols de Mondot
(28/3/1900 - 18/6/1995)
  Baron de Monolot
Châtelain du village
1983 1989 Francis Dupuy   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 2001 Christine Plaut    
2001 2008 Francis Dupuy   Agriculteur retraité
mars 2008   Roland Garmond    
janvier 2010 avril 2014[6] Freddy Billard SE  
avril 2014[7],[8] en cours
(au 25 mai 2018)
Isoline Millot LR Cadre bancaire
Conseillère départementale de Nemours (2015 → )
Vice-présidente du conseil départemental de Seine-et-Marne (2015 → )

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2015, la commune comptait 186 habitants[Note 1], en diminution de 9,27 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
334173326294301364384370358
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
353370352363359355351352351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
329323305243271251225226234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
191198197188198189206208187
2015 - - - - - - - -
186--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés par un regroupement pédagogique intercommunal, qui regroupe Blennes, Chevry-en-Sereine et Diant. L'école maternelle est à Chevry-en-Sereine et l'école primaire à Blennes[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Pierre aux Couteaux : menhir classé en 1889[14] Proche du bourg, il s'agit d'un monolithe au sommet arrondi d'environ trois mètres de haut. La tradition locale l'a attribué, à tort[15], à une commémoration de la bataille de Dormelles (599)[16].
Parce que des silex en pierre taillée ou pierre polie furent retrouvés à proximité, une plaisanterie locale assurait aux enfants qu'en se frappant onze fois la tête contre la Pierre au Couteau, ils en feraient sortir de nouveaux silex taillés ou polis.
Cette pierre fut prise comme cible de tir par les soldats allemands en exercice pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Le Lavoir, du XIXe siècle : situé sur l'Orvanne, à la sortie sud de Diant, en contrebas du pont, au pied d'une vanne du barrage, il est en brique avec une couverture en tuile plate.
  • L'église Sainte-Geneviève, XIIe siècle, restaurée en 1548[17].
  • Croix de chemin St-Charles, 1783[1]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Diant », Société d’Histoire, d’Archéologie, de Généalogie et d’Echange - SHAGE 77 (consulté le 2 septembre 2018).
  2. Sandre, « L’Orvanne »
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Arrêté du 30 décembre 2016 du préfet de la région d'Île-de-France portant modification des limites territoriales des arrondissements du département de Seine-et-Marne », Recueil des actes administratifs de la préfecture d'Île-de-France, no spécial IDF-001-2017-01,‎ , p. 11-23 (lire en ligne [PDF]).
  5. « La CC2F s’agrandit : La communauté de communes du Bocage Gâtinais est vouée à disparaître. Sur les 8 communes qui la composent, 6 vont rejoindre la CC2F au prochain », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  6. a et b Didier Barry, « En Seine-et-Marne, Diant, la commune sans candidat pour les municipales : Pas de candidat inscrit, pas de 1er tour au village ce dimanche 23 mars. Des candidatures restent possibles lundi 24 et mardi 25 pour un 2e tour », La Républiqu,‎ (lire en ligne).
  7. Nicolas Fillon, « La commune a finalement une maire : Commune de 198 habitants dans le Bocage Gâtinais où il n'y avait pu avoir de 1er tour d'élections municipales faute de candidat (cas unique en Seine-et-Marne), Diant s'est enfin trouvée un maire au 2nd tour en la personne d'Isoline Millot », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  8. « compte-rendu de la réunion du conseil municipal du 04 avril 2014 », Le petit journal de Diant, no 26,‎ , p. 6-7 (cdn1_4.reseaudespetitescommunes.fr/cities/1034/documents/6b5dgxdxy65ya.pdf [PDF]).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « Les écoles (RPI) », sur http://www.diant.fr (consulté le 2 septembre 2018).
  13. « Château », notice no PA00086927, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Menhir dit la Pierre-aux-Couteaux », notice no PA00086928, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. QUESVERS, Paul. Lorrez-le-Bocage et ses environs. Paris : Res Universis, 1991. (réédition de « De Montereau à Château-Landon » paru en 1889)
  16. Jérôme Lemonnier, « Sud Seine-et-Marne. Des mégalithes aux légendes mythiques », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  17. « Objets mobiliers classés de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture