La Brosse-Montceaux

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La Brosse-Montceaux
La Brosse-Montceaux
La mairie.
Blason de La Brosse-Montceaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Montereau-Fault-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montereau
Maire
Mandat
Alain Demelun
2014-2020
Code postal 77940
Code commune 77054
Démographie
Gentilé Brossois
Population
municipale
800 hab. (2016 en augmentation de 10,04 % par rapport à 2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 35″ nord, 3° 01′ 15″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 137 m
Superficie 11,99 km2
Localisation

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La Brosse-Montceaux est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Brossois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 7,5 km au sud-est de Montereau-Fault-Yonne.

Communes limitrophes de La Brosse-Montceaux
Cannes-Ecluse Marolles-sur-Seine Barbey
Esmans La Brosse-Montceaux Villeneuve-la-Guyard
(Yonne)
Montmachoux Diant

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Malassise.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :

  • l’ Yonne, longue de 292,3 km[1], principal affluent gauche de la Seine, coule en limite nord de la commune ;
  • le canal 01 de la Commune de la Brosse-Montceaux, 12,8 km[2], qui conflue avec l’Yonne.

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l'aqueduc de la Vanne.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 4,8 km[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous la forme La Brosse lez Monstereau fault Yonne en 1523[4],[5].

Formation toponymique médiévale :

  • Brosse vient du bas latin broca ou brosa, broussaille, buisson ;
  • Montceaux vient du latin monticellus, petite montagne[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Par décret du 7 janvier 1678 de l'archevêque de Sens, La Brosse est détachée de Cannes-Écluse et rattachée à Montceaux. En 1666, la famille de Pâris rachète le domaine et prend le nom de Pâris de la Brosse. Le marquis de Pâris est maire de la commune en 1886.

Pendant la guerre de 1870, 11 habitants de la Brosse participeront au conflit.[7]

En 1934, la congrégation missionnaire des oblats de Marie-Immaculée, fondée en 1816 par saint Eugène de Mazenod, aménage au château un imposant séminaire pour les années de scolasticat. Le 24 juillet 1944, cinq oblats sont fusillés par la Gestapo et plus de 80 séminaristes et prêtres sont déportés par train en direction de l'Allemagne ; mais ils sont bloqués à Compiègne et sauvés quelques semaines plus tard par la Libération. Une stèle honore la mémoire des cinq oblats. Le séminaire ferme à la fin des années 1970 faute de vocations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1833 1841 Jean-Baptiste Mammes-Laureau    
1842 1863 Jacques Rousseau    
1864 1865 Gabriel Maréchal    
1866 1904 Anne-François Pâris de la Brosse    
1904 1919 Anatole Cocheme    
1919 1928 Eugène Cochet    
1928 1933 Camille Mauguin    
1933 1935 Charles Prot    
1935 1937 Jean-Baptiste Ciais    
1937 1944 Paul Paty    
1944 1945 Arthur Serdin    
1945 1976 Robert Venu    
1976 1977 Paul Robin    
1977 2001 Daniel Marzin    
mars 2001 mars 2014 Bernard Metay    
mars 2014 En cours Alain Demelun[8]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2016, la commune comptait 800 habitants[Note 1], en augmentation de 10,04 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515514529496490489477470435
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
442426435432400366384386358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
356354318322312296399447392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
363412375399623599705707787
2016 - - - - - - - -
800--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Tennis Club du Bresmont

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.

Construite à partir du XIIe siècle, elle ne possède alors que deux travées. Elle est consacrée par Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry. Une troisième travée et le clocher sont ajoutés au XIIIe siècle.

Le chœur est voûté au XVe siècle par les soins du seigneur de Montceaux, Aymard de Poisieux, dont les armoiries se trouvent dans la première travée. Le chemin de croix, du XIXe siècle, est dû au comte Georges de Paris. L'église renferme une cloche de bronze datée de 1478 portant le nom de sa marraine Marguerite de Montorcier, dame de La Brosse-Montceaux, femme d'Aymar de Poisieu.

Château[modifier | modifier le code]

Le château de La Brosse-Montceaux.

Vers 1466, la famille de Poisieux acquiert le château. Le dernier seigneur de la famille le vend à la duchesse d'Étampes, qui le cède en 1545 à Gallois de Bailleul. Sa veuve Jeanne de Sourches le revend à Étienne de Breuil, maître des Requêtes, seigneur de la Genevraye. Celui-ci fait construire le château à son emplacement actuel entre les anciens villages de La Brosse et de Montceaux.

Le bâtiment actuel, en pierres, briques et enduit, date du XVIIIe siècle. Il appartient à la famille de Pâris jusqu'au XIXe siècle, puis aux Oblats de Marie-Immaculée au XXe siècle qui en font un noviciat. C'est ici qu'étudièrent les futurs martyrs du Laos, Michel Coquelet, Louis Leroy et Vincent L'Hénoret, assassinés en 1961. Selon la volonté de Claude Pierre-Brossolette, alors directeur du Crédit lyonnais, d'acquérir cette maison qui avait abrité son père, le résistant Pierre Brossolette, pendant la Seconde Guerre mondiale, le château est acquis par le Crédit lyonnais (devenu LCL à la suite du rachat par le Crédit agricole) qui en fait une maison familiale de vacances. Mais du fait de difficultés financières, le comité central d'entreprise de LCL, qui avait la gestion de ce château, a décidé de s'en séparer en 2012.

Stèle des Oblats[modifier | modifier le code]

Le 24 juillet 1944, les Oblats de Marie-Immaculée (qui habitent le château depuis 1934), sont torturés par un commando de la Gestapo de Melun à la recherche d'armes de la Résistance. Les religieux gardent le silence. Cinq d'entre eux sont fusillés: le Père Albert Piat (35 ans), le Père Christian Gilbert (32 ans), le frère Joachim Nio (46 ans), le scolastique Jean Cuny (26 ans) et le scolastique Lucien Perrier (26 ans). Leurs corps sont jetés dans le puits du château. Une stèle de pierre honore leur mémoire. On peut y lire Nul ne peut avoir d'amour plus grand que de donner sa vie pour ses amis.

Les quatre-vingt-six autres religieux (prêtres, frères et novices) sont envoyés au camp de Compiègne. Ils sont destinés à la déportation en Allemagne, mais leur train est bloqué, grâce à la Libération. Ils reviennent à La Brosse-Montceaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Albert Piat, Christian Gilbert, Joachim Nio, Jean Cuny, Lucien Perrier : les cinq oblats exécutés par la Gestapo le 24 juillet 1944.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Yonne (F3--0200) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de la Commune de la Brosse-Montceaux (F3595302) »
  3. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 8 décembre 2018
  4. Archives de la Seine-et-Marne, E 297, fol. 251.
  5. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 68.
  6. a et b Base SHAGE
  7. Amédée Fauche, 1870-1871. Montereau-faut-Yonne. Journal de l'occupation prussienne (lire en ligne), p. 208
  8. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en février 2019).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.