Chaumes-en-Brie

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Chaumes-en-Brie
Chaumes-en-Brie
Mairie de Chaumes-en-Brie.
Blason de Chaumes-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux
Maire
Mandat
François Venanzuola
2018-2020
Code postal 77390
Code commune 77107
Démographie
Gentilé Calmétiens
Population
municipale
3 118 hab. (2015 en augmentation de 2,36 % par rapport à 2010)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 07″ nord, 2° 50′ 38″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 116 m
Superficie 20,07 km2
Localisation

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Chaumes-en-Brie
Liens
Site web http://www.ville-chaumes-en-brie.fr/

Chaumes-en-Brie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France, à 50 km à l'est de Paris.

Ses habitants sont appelés les Calmétiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune domine la vallée de l'Yerres et de celle d'un de ses affluents, le Bréon.

En venant de Paris on peut y accéder soit par la route nationale 4, soit par la route nationale 19. La route départementale D 402 traverse la commune qui est située à égale distance de ces deux nationales.

Elle est distante de 20 km de Melun, 15 km de Tournan-en-Brie, 10 km de Rozay-en-Brie, 5 km de Fontenay-Trésigny, 3 km de Beauvoir et de Verneuil-l'Étang.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Châtres Fontenay-Trésigny Bernay-Vilbert Rose des vents
Ozouer-le-Voulgis
Yèbles
N Courtomer
O    Chaumes-en-Brie    E
S
Guignes Verneuil-l'Étang, Beauvoir Argentières

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits et écarts incluent : Maurevert, Forest et Arcy. Les communes limitrophes incluent Courtomer, Argentières, Beauvoir, Verneuil-l'Etang, Guignes, Ozouer-le-Voulgis, Châtres, Fontenay-Trésigny et Bernay-Vilbert.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chaume : issu du bas latin calma « friche, lande »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette antique bourgade romaine s'appelait Calma ce qui signifie hauteur, la commune étant localisée sur un plateau. La ville était fortifiée au Moyen Âge et dotée d'une longue muraille dont il reste des vestiges[3]. Appelée à l'origine Chaumes, elle deviendra par arrêté du 7 septembre 1905, Chaumes-en-Brie[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Melun du département de Seine-et-Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la neuvième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Tournan-en-Brie[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Fontenay-Trésigny.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes de l'Yerres à l'Ancœur, créée fin 2005.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), le préfet de Seine-et-Marne a rendu public le 23 décembre 2016 un nouveau projet de schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prend en compte le redécoupage de la plupart des intercommunalités, prévoyant notamment le regroupement de la communauté de communes Vallées et Châteaux avec des communes voisines des communautés de communes de la Brie centrale, du Pays de Seine et des Gués de l’Yerres.

C'est ainsi que la commune intègre la nouvelle communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux, créée le , dont elle est désormais membre[5].

Politique locale[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission de plus d'un tiers du conseil municipal en janvier 2018, motivé, selon les protestataires, par une gestion autocratique du maire, des élections municipales sont organisées en mars 2018[6],[7].,[8], amenant l'élection de la liste d'opposition menée par François Venanzuola (SE), qui recueille 457 voix (51,81 % des suffrages exprimés) et 18 sièges au conseil municipal et trois à la communauté de communes Brie des rivières et châteaux (CCBRC) contre celle menée par l'ancien maire-adjoint Mathieu Arlandis (SE), avec 425 voix (48,19 %) et cinq au conseil municipal et 1 siège à l'intercommunalité[9]. Le nouveau conseil a élu le 23 mars 2018 son nouveau maire, François Venanzuola[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1947 André Decreps    
1947 1963 René Michel    
1963 1977 Jehan Michel    
1977 1989 André Carer    
1989 1995 Nicole Sellier    
1995 2001 José Chevreau    
2001 2004 Pierre Porchez    
2004 avril 2014 Jean-Claude Simon SE[12]  
avril 2014[13],[14] mars 2018 Jean-Paul Guyonnaud SE[7] Chef d'entreprise à la retraite
Mandat écourté par la démission de nombreux conseillers municipaux
mars 2018[10] en cours
(au 28 mars 2018)
François Venanzuola SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2015, la commune comptait 3 118 habitants[Note 1], en augmentation de 2,36 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6271 7551 7931 6111 7051 6581 6851 7301 730
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8331 8131 8381 7171 7931 8581 8962 2922 003
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9922 0211 9661 7551 8401 9561 9351 8031 803
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 6651 7921 8232 1392 5002 7432 9582 9823 007
2013 2015 - - - - - - -
2 9763 118-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

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  • Marché de Noël
  • Marché des fleurs
  • Fête champêtre
  • Bourses aux vêtements d'hiver et d'été
  • Bourses aux jouets
  • Concours de pêche
  • Fête de la pêche

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices situés dans la ville de Chaumes
Église Saint-Pierre et Saint-Paul de Chaumes-en-Brie.
  • L'église Saint-Pierre-Saint-Paul est la seule qui reste des trois églises de Chaumes[3]. Les parties les plus anciennes, le clocher, le chœur, l'abside, les chapelles Saint-Roch et de la Vierge datent du XIIIe siècle. De nombreuses restaurations se sont succédé. Le portail a été édifié en 1755. La flèche, détruite par la foudre en 1766 et reconstruite en 1866, est à nouveau foudroyée en 1942. Elle sera restaurée en 1964. À l'intérieur, on peut admirer une crucifixion due au peintre Philippe de Champaigne. Un reliquaire renferme des ossements de différents saints. L'orgue n'est pas celui sur lequel ont joué les membres de la famille Couperin. Il date de la seconde moitié du XIXe siècle.
Château de l'Abbaye, ancienne école maternelle.
  • Le château de Crenille.
  • L'abbaye Saint-Pierre de Chaumes-en-Brie, abbaye royale, sa fondation remonterait au VIe siècle, sous Childebert Ier et Clotaire Ier. Incendiée et pillée, l'abbaye est reconstruire en 1181[3]. En avril 1475, par ses lettres patentes, Louis XI confirma sa protection royale[18]. L'abbaye ferme ses portes quelques années, avant la Révolution, puis tombe en ruine[3]. En 1883, un pastiche de château médiéval est bâti sur ses vestiges. Il accueille jusqu'en 2011 l'école maternelle[3]. C'est devenu aujourd'hui l'Inspection de l’Éducation Nationale de Chaumes-en-Brie[19].
Ferme de Forest : vue d'ensemble.
Édifices situés à l'écart du bourg
  • Le château d'Arcy et sa tour. Il est composé d'éléments très divers. Le portail d'entrée est celui de la chapelle Saint-Firmin de Paris (1257) qui a été réédifié ici en 1896.
  • Le château de Maurevert date du XVIIIe siècle. Il est construit sur l'emplacement du château médiéval.
  • Le Château de Forest à Chaumes-en-Brie. C'est devenu la ferme de Forest qui fut construite sur l'emplacement d'un ancien manoir médiéval. Le principal corps de bâtiment est surmonté d'un pigeonnier.
  • La ferme de la Grange Saint-Père était à l'origine une ferme abbatiale.
Lieux de promenades

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Berceau des Couperin (Louis, François, Charles) (musiciens français de l'époque baroque)
  • Berceau de la dynastie des Forqueray (musiciens)
  • Famille Quinton, René Quinton, biologiste, Paul Quinton, médecin soignant gratuitement, Louis Quinton, chevalier de la Légion d'honneur, maire.
  • Antoine Parmentier, agronome, ( 1757 - 1813 )
  • Antoine Arnauld, abbé de Chaumes, janséniste et mémorialiste
  • François Cavanna (1923-2014), écrivain, journaliste et dessinateur humoristique. Ses cendres sont inhumées au cimetière de la commune où il a habité une quarantaine d'années.

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Chaumes-en-Brie Blason D’azur aux trois gerbes de blé d’or posées 2 et 1
Ornements extérieurs 
Timbre : couronne murale
Feuilles de chêne et de laurier
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Yerres (F4--0210) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Bréon (F4750600) »
  3. a, b, c, d et e Vidéo de présentation de Chaumes en Brie Chaumes en Brie, "un village où il fait bon vivre !"
  4. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. [PDF]« RAA n°261 du 15 décembre 2016 - Arrêté 2016/DRCL/BCCCL/103 », sur https://www.seine-et-marne.gouv.fr/ (consulté en février 2017)
  6. Marine Legrand, « Chaumes-en-Brie : des vœux sous tension après les démissions en série : Le maire doit présenter ses vœux ce 10 janvier alors que trois élus de sa majorité viennent de démissionner, dont sa première adjointe », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  7. a et b Sébastien Blondé et Marine Legrand, « Chaumes-en-Brie : l’opposition démissionne et provoque de nouvelles élections : Les élus d’opposition ont remis jeudi leurs démissions qui s’ajoutent aux trois départs récents du conseil municipal. Conséquence : les habitants devront retourner aux urnes », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  8. Marine Legrand, « Chaumes-en-Brie : François Venanzuola, premier candidat déclaré à la mairie : François Venanzuola, premier adjoint de l’ancien maire de 2004 à 2014 et élu d’opposition depuis quatre ans, prend la tête d’une liste pour les élections municipales des 18 et 25 mars », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  9. Sé.B., « Chaumes-en-Brie : la liste Venanzuola remporte les élections municipales », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  10. a et b Pierre Choisnet, « Chaumes-en-Brie : François Venanzuola élu maire jusqu’en 2020 : Vendredi soir, François Venanzuola a été élu maire de Chaumes-en-Brie par le conseil municipal. Sa liste avait remporté les élections municipales partielles du 18 mars », Le Pays Briard,‎ (lire en ligne) « Deux listes se sont affrontées : « Unis pour Chaumes », conduite par François Venanzuola (SE), et « Pour bien vivre à Chaumes », menée par Mathieu Arlandis (SE). C’est finalement l’équipe de François Venanzuola qui l’a emporté d’une courte tête avec 51,81 % des votes ».
  11. « Les maires de Chaumes-en-Brie », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 19 janvier 2018).
  12. « A Chaumes, Guyonnaud (SE) va présenter une liste », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  13. Marine Madelmond, « Jean-Paul Guyonnaud, « Alternative Calmétienne » candidat aux élections municipales présente sa liste : Jean-Paul Guyonnaud, candidat aux municipales présente sa liste pour la ville de Chaumes-en-Brie. Ses mots d’ordre : fiscalité et gestion des finances », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  14. « A Chaumes, une triangulaire Guyonnaud-Simon-Bolâtre », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. https://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA118 Lettres patentes de Louis XI, Paris, avril 1475
  19. Site de l'Inspection de l'Éducation nationale de Chaumes-en-Brie