Gurcy-le-Châtel

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Gurcy-le-Châtel
Gurcy-le-Châtel
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes Bassée-Montois
Maire
Mandat
Nadine Villiers
2014-2020
Code postal 77520
Code commune 77223
Démographie
Gentilé Gurcyssois
Population
municipale
576 hab. (2016 en diminution de 0,86 % par rapport à 2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 13″ nord, 3° 05′ 31″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 149 m
Superficie 12,59 km2
Localisation

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Gurcy-le-Châtel est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Gurcyssois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gurcy-le-Châtel se situe à la limite du plateau de la Brie aux confins du pays du Montois à 16 km au nord-est de Montereau-Fault-Yonne et à 12 km au sud-est de Nangis.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gurcy-le-Châtel
Villeneuve-les-Bordes
km
Meigneux 4,7 km [1] Donnemarie-Dontilly
2,7 km
Gurcy-le-Châtel
Montigny-Lencoup
2,8 km
Égligny
5,3 km

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Bocage vallonné, forêts.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :

  • le fossé 01 de Champabon ou ru du Moulin d'en haut, 5,9 km[2], et ;
  • le cours d'Eau 01 de Becherelles, 2,9 km[3] qui confluent avec l’Auxence ;

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Voulzie, alimentant en eau, Paris et sa région[Note 1].

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 6,5 km[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est la Gare de Nangis, située à 12,7 kilomètres, (19 minutes). Elle est desservie par les trains du réseau Transilien Paris-Est (ligne P) à partir de la gare de l'Est à Paris.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 88 lieux-dits administratifs répertoriés[5] dont Chalautre-la-Reposte (ancienne commune), la Boissière.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2018[6], le territoire de la commune se répartit[Note 2] en 58 % de forêts, 36 % de terres arables, 3,8 % de zones urbanisées et 2,2 % de zones agricoles hétérogènes[Note 3] - [4].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 253 dont 96,8 % de maisons et 2,8 % d’appartements.

Parmi ces logements, 85,4 % étaient des résidences principales, 10,7 % des résidences secondaires et 4 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 81,5 % contre 13,9 % de locataires et 4,6 % logés gratuitement [7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Gurci en 1227[8].

Du latin gurritiacum, « domaine de Gurritius, Gurrius ou curius (soigneux) » d'après Jean-Marie Ricolfis[Note 4],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gurcy-le-Châtel absorbe, en 1968, l'ancienne commune de Chalautre-la-Reposte[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Cellier    
mars 2008 En cours Nadine Villiers[11]   Enseignante

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2016, la commune comptait 576 habitants[Note 5], en diminution de 0,86 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
249254243259276276278280289
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
296274277234256219210205237
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
239228208161135135119306513
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
376328409393352384487581576
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle et élémentaire.

Centre de formation[modifier | modifier le code]

Cette commune bordée par les bois, à quelques kilomètres de Donnemarie-Dontilly a été marquée par la présence sur son territoire d'une école de métiers d'Électricité de France (EDF), dans laquelle étaient formés des ouvriers et des techniciens dans les domaines de la distribution et de la production d'énergie électrique. Certaines rues portent d'ailleurs les noms de personnes qui ont notamment marqué l'épopée électrique ou l'esprit des scientifiques (Branly, Ampère, Edison, Descartes, Curie).

Ce centre de formation Électricité de France est né de la nationalisation des industries électriques et gazières, au lendemain de la guerre. Le système éducatif traditionnel était loin de pouvoir fournir tous les besoins en compétences pour relever les infrastructures de l'énergie électrique nécessaires au redressement de l'économie nationale. Cette école faisait d'ailleurs l'objet d'une convention avec l'Éducation nationale.

Les jeunes gens de 16 ou 17 ans étaient recrutés au sortir de 3e ou d'une classe de Certificat d'aptitude professionnelle (CAP), par voie de concours et suivaient une formation technique intensive et accélérée sur 12 ou 18 mois.

Cette formation de base était accompagnée d'un style de fonctionnement assez révolutionnaire pour l'époque, l'autodiscipline. Il y avait un système de démocratie interne, avec élections des responsables choisis parmi les élèves ayant déjà passé leurs premiers six mois dans l'école.

L'école de métiers de Gurcy-le-Châtel a évolué au rythme de l'évolution d'EDF. Partant de la prépondérance de la formation dans les métiers de la distribution et de la production d'électricité hydraulique elle a évolué vers les métiers de la production thermique (charbon et fuel), puis de l'énergie nucléaire.

Cette évolution s'est traduite également dans un changement du profil de ceux qui venaient apprendre et se perfectionner. Ce furent d'abord des jeunes issus de l'enseignement technique de base, puis des jeunes ayant un plus grand potentiel d'évolution pour devenir rapidement des techniciens, ce fut aussi, un temps en parallèle pour devenir complètement, un centre de perfectionnement pour des agents EDF en poste.

Gurcy est aussi devenu un centre mondial d'activités de coopération technique et pédagogique avec des actions sur tous les continents, ce centre était dénommé Centre d'études et d'applications pédagogiques. On peut aussi citer les actions très spécifiques, formation et perfectionnement des enseignants, une sorte d'IUFM EDF en quelque sorte, et les formations aux travaux sous tension, techniques enviées par les professionnels du monde entier.

Fin des années 1990, l'activité a fortement décru pour cesser définitivement à l'automne 2004.

Racheté par le Service départemental d'incendie et de secours de Seine-et-Marne, il connait une deuxième vie comme centre de formation départemental des sapeurs-pompiers, qui nécessite la réalisation de travaux d'envergure.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Comme pour beaucoup de villages de Seine-et-Marne, l'économie locale est principalement orientée sur la culture céréalière et betteravière.

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Le nombre de ménages fiscaux en 2016 était de 207 représentant 560 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 22 721 €[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur.
Le château.
Lavoir de Chalautre-la-Reposte.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À Gurcy-le-Châtel[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges de l'ancienne église Saint-Jacques-le-Majeur (XIIIe siècle), IMH en 1931.
  • La nouvelle église Saint-Jacques-le-Majeur (XIXe siècle).
  • La fontaine de dévotion Saint-Jacques, qui sourd sous une voûte médiévale.
  • Le château du XIXe siècle rebâti par le comte d'Haussonville, à l'emplacement du château XVe siècle qu'il fit démolir en 1840-1841.

À Chalautre-la-Reposte[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pancrace.
  • Les ruines du château féodal de la Motte.
  • Le lavoir récemment restauré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dans le domaine du sport, Gurcy a notamment été une pépinière rugbystique tant pour le Racing que pour l'Équipe de France. De grands noms s'y sont croisés comme ceux de Michel Crauste et François Moncla.

Ses équipes sportives étaient aussi réputées dans les domaines de l'athlétisme, du football, du handball, du judo, de l'escrime…

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le réservoir de Montsouris reçoit les eaux de la Vanne, du Loing et du Lunain, puis celles de la Voulzie, du Durteint et du Dragon.
  2. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  3. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers
  4. Professeur agrégé des Universités. - Docteur d'état ès lettres. - Spécialiste de la langue et de la culture gauloises.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. distances en orthodromie
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de Champabon (F2412000) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Cours d'Eau 01 de Becherelles (F2411000) »
  4. a et b 77223 Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 7 mars 2019
  5. Site territoires-fr.fr consulté le 7 mars 2019 sous le code commune 77223.
  6. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  7. a et b Statistiques officielles de l‘INSEE.
  8. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 560.
  9. Jean-Marie RicolfisRicolfis, Celtes et gaulois, la langue, Éditions du CNDP.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en octobre 2015).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.