Tremblay-en-France

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Tremblay-en-France
Image illustrative de l'article Tremblay-en-France
Blason de Tremblay-en-France
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Tremblay-en-France (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine de France[Note 1]
Maire
Mandat
François Asensi
2014-2020
Code postal 93290
Code commune 93073
Démographie
Gentilé Tremblaysiens
Population
municipale
34 452 hab. (2011)
Densité 1 535 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 00″ N 2° 34′ 20″ E / 48.95, 2.572222 ()48° 57′ 00″ Nord 2° 34′ 20″ Est / 48.95, 2.572222 ()  
Altitude 84 m (min. : 58 m) (max. : 117 m)
Superficie 22,44 km2
Localisation

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Tremblay-en-France

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Tremblay-en-France
Liens
Site web tremblay-en-france.fr

Tremblay-en-France est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Tremblaysiens. Par le décret du 16 août 1989, Journal officiel du 19 août 1989 et effet au 20 août 1989, Tremblay-lès-Gonesse devient Tremblay-en-France. Le siège social d'Air France réside à Tremblay-en-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Tremblay-en-France est la commune la plus vaste du département de Seine-Saint-Denis avec ses 2 244 hectares. Située à 25 km de Paris, elle est limitée par le Val-d'Oise au nord-ouest, la Seine-et-Marne à l'est. Tremblay qui culmine à une altitude moyenne de 85 m au Vieux-Pays et à 60 m sur les rives de l'Ourcq, appartient géographiquement à la Plaine de France qui est découpée par les vallées de la Marne, de la Seine et de l'Oise.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est entourée de Villepinte (Seine-Saint-Denis) par l'ouest et par Villeparisis et Mitry-Mory (quartier Mitry-le Neuf) (Seine-et-Marne) par l'est.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Anciennement dénommée Tremblay-lès-Gonesse, la ville est constituée de trois pôles principaux :

  • la plate-forme aéroportuaire de Paris-Charles-de-Gaulle, située à cheval sur les communes de Roissy et Tremblay
  • le Vieux-Pays, ancien village situé au Nord entouré de terres agricoles qui séparent l'aéroport du reste de la ville
  • le centre ville, qui regroupe 4 cités :
    • Au nord Quartier de la Paix ( Chastillon, Prévert, Place de la Paix à avenue du Parc , 8 mai 1945)
    • A l'est Quartier Boulevard hotel de ville ( Mandela inclue )
    • A l'ouest Quartier Lenine ( Lenine, Langevin )
    • Au sud Quartier Farge-Cotton.

Le reste du territoire de la commune est principalement pavillonnaire avec les quartiers des Cottages, du Bois-Saint-Denis et du Vert-Galant.

Le Vieux-Pays

Tremblay-en-France est également réputée pour sa verdure et ses sites naturels qui ont été sauvegardés de l'urbanisme sauvage des années 1960 et 1970. Ainsi un massif boisé de 70 hectares, hérité des grandes forêts qui couvraient le Nord de l'Île-de-France, fait de Tremblay-en-France l'exception verte de la Seine-Saint-Denis. Une exception confirmée par la présence du canal de l'Ourcq et de ses berges verdoyantes au sud, ainsi que par les rives du Sausset au nord.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est principalement accessible par l'autoroute A104, par la RN 3, par la RD 115 (Route des Petits Ponts) et la station de RER du Vert-Galant, en liaison directe depuis la gare du nord.

L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a une partie de son territoire dans la commune de Tremblay-en-France.

La commune dispose de trois gares du RER B :

En 1998, la Ville de Tremblay a mis en place le service Filéo qui permet aux employés de la plate-forme aéroportuaire d'accéder à leur lieu de travail de jour comme de nuit. Un système de navette à la carte qui bénéficie aux propriétaires d'une carte Orange sans majoration.

Au mois de septembre 2006, Tremblay a lancé son propre réseau de bus, entièrement financé par le budget de la commune, afin de pallier l'insuffisance du maillage en seconde couronne. Appelé T'Bus, ce dispositif fonctionne avec neuf bus, décorés aux couleurs de la ville, qui en sillonnent le territoire. Ce service a trouvé son public, puisque 4 932 voyageurs l'utilisent journellement en 2007, soit une croissance de 37 % depuis le lancement du service. L'achat d'un dixième T'bus est envisagée pour améliorer la desserte du Vieux-Pays[1].

Fortement impliqué dans le développement de l'offre en transports collectifs[réf. nécessaire], le député-maire François Asensi organise en 2003 les Assises du RER B et créé dans la foulée l'Association des Maires de la ligne B du RER. L'élu tremblaysien, rejoint par la majorité de ses collègues, réclame la modernisation de cette ligne, surnommée « la ligne maudite ». Une modernisation qui a été votée par la Région Île-de-France en 2006 mais qui se heurte au refus de l'État de financer l'opération à 50 % comme il s'y était engagé.

La ligne de bus CIF 15 dessert la commune de Tremblay-En-France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Ferme Zaffani, ferme du XVIIIe siècle avec pigeonnier

862 - L'inventaire de l'Abbaye de Saint-Denis mentionne le lieu sous le nom de Trimlidum.

Sous l'ancien Régime, Le village s'appelle Tremblay-en-France ou Tremblay-Saint-Denis.[réf. nécessaire]

Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Tremblay-le-Vicomte[2], porte provisoirement le nom de Tremblay-sans-Culottes[3].

Au XIXe siècle, la commune s'appelle simplement Le Tremblay et se divise en Grand et Petit Tremblay[4] mais qui ne constituent pas des communes indépendantes.

En 1887, la commune ajoute lès-Gonesse à la terminologie de Tremblay utilisée après la période révolutionnaire[5].

À la fin des années 1980, un référendum local a été organisé pour que les habitants de Tremblay se prononcent sur le changement de dénomination de la commune. Située dans le pays de France comme d'autres villages par exemple sa célèbre voisine Roissy-en-France, le nouveau nom rappelle que la commune est située dans le pays de France, c'est-à-dire dans le cœur de l'Île-de-France.

La référence à la ville de Gonesse, justifiée à l’origine, en 1790, lors de la constitution de l'ancien département de la Seine-et-Oise — il existait une commune homonyme dans le département : Le Tremblay-sur-Mauldre, aujourd’hui dans les Yvelines — avait perdu toute pertinence, le nombre actuel des habitants de Tremblay dépassant celui de Gonesse.

En 1989, la commune de Tremblay-lès-Gonesse [re]devient Tremblay-en-France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tremblay-lès-Gonesse - Mairie et école de garçons
Tremblay-lès-Gonesse - La Sucrerie

Le village tire son nom du latin tremuletum, le bois de trembles ou peupliers blancs. La France évoquée est le Pays de France, plaine agricole du nord-est de Paris où se situe la ville.

Le territoire a connu une occupation humaine dès le paléolithique puis durant le néolithique comme l'attestent de nombreux objets trouvés par des cultivateurs ou durant le creusement du canal de l'Ourcq. Le village actuel s'établit autour de la source du Sausset, petite rivière de la plaine de France.

Il entre dans les possessions de la puissante abbaye de Saint-Denis en 834 à la suite d'un don de Louis le Pieux. L'abbé Suger y bâtit un château et affranchit les habitants.

Dès le Moyen Âge, le village se répartit entre Petit Tremblay et Grand Tremblay. À cette époque, les habitants vivent de la grande culture céréalière ou de la vente de laine de mouton, vendue en particulier lors de la foire du Lendit à Saint-Denis.

En 1566, Charles IX permit d'y établir deux foires.

Située à l'écart des grands axes, la plupart des évènements de l'histoire ne l'atteignent guère et ce jusqu'à la Révolution française. La première évolution importante est la construction du canal de l'Ourcq, décidée par Napoléon Ier, qui permet alors aux paysans de vendre plus facilement leurs productions à Paris. En 1870 et 1871, lors de la guerre franco-prussienne, les habitants du village se réfugient à Paris, les récoltes sont pillées. Au XXe siècle, la commune est de nouveau au centre des évènements de la Première Guerre mondiale : les taxis de la Marne partis de Gagny sont inspectés sur la place du village par le général Gallieni.

À partir des années 1920, la commune connaît, comme beaucoup de ses voisines, une transformation importante avec la construction de lotissements pavillonnaires le long de la voie ferrée Paris-Soissons, sur d'anciennes terres incultes au sud du territoire. Le nord reste alors agricole et mène une vie à part. Une municipalité communiste est élue en 1935. En 1974 est inauguré l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, à l'extrême nord de la commune.

Au début du XXIe siècle, Tremblay présente ainsi une configuration originale avec un sud urbanisé, un centre villageois entouré de terres agricoles et le nord occupé par les installations aéroportuaires et des zones d'activités économiques (Paris-Nord II). Le village, ou « Vieux Pays » est resté préservé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est membre du Syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye et de la Communauté d'agglomération Terres de France.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1939 Gilbert Berger PCF Conseiller général (1939-1940, 1944-1964), menuisier, charpentier
1939 1941 Honoré Héricourt (Délégation spéciale)   instituteur, secrétaire de mairie
1941 1944 Raymond Tétard (Maire nommé)   cultivateur
1944 1944 Maurice Anguerrand (Comité de libération)   mécanicien
1944 mars 1965 Gilbert Berger PCF Conseiller général (1939-1940, 1944-1964), menuisier, charpentier
mars 1965 avril 1991 Georges Prudhomme PCF Conseiller général (1964-2001), ajusteur
avril 1991 en cours François Asensi PCF, FASE puis FG (Ensemble) Député (depuis 1981), dessinateur industriel

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 34 452 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
824 907 927 867 862 838 822 807 753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732 743 767 735 735 720 764 720 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
763 798 837 842 2 095 4 385 6 181 5 810 9 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 788 18 482 26 846 29 644 31 385 33 885 35 340 34 452 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a 3 collèges (Collège Romain Rolland, Collège Ronsard et Collège Descartes), un lycée général (Lycée Léonard de Vinci), un lycée professionnel (Hélene Boucher) et un IUT (Paris 8).

Santé[modifier | modifier le code]

  • Trois groupes médicaux :
    • dans le quartier des Cottages
    • au centre-ville
    • au Vert Galant
  • Hôpital privé du Vert Galant

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Stade du Vert-Galant

Économie[modifier | modifier le code]

Le siège social d'Air France, dans le complexe de Roissypôle et sur les terrains de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle

Au cœur d’un nœud de communication de dimension mondiale, Tremblay-en-France dispose d'un fort potentiel économique. Actuellement plus de 1 600 entreprises et 55 000 emplois irriguent le tissu économique local.

L’emprise de la plate-forme aéroportuaire structure l'économie tremblaysienne. L'activité économique de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est composée par une zone de fret située à 90 % sur Tremblay et par la cité d'affaires Roissypôle. 557 des 719 entreprises existantes sont implantées sur le territoire de Tremblay.

Au nord de la ville toujours, le Parc d'activités international Paris Nord II regroupe au sein d'un environnement de plans d'eaux et d'espaces verts, un centre commercial, un parc des expositions et un parc d'activités de 200 hectares et 577 entreprises.

À l'entrée du Vieux-Pays, située à 10 minutes de l'aéroport et longée par l'A104, la Zone d'Activités de Tremblay CDG accueille sur 38 hectares 110 entreprises dans des domaines aussi variés que la mécanique, le bâtiment, la plasturgie, le commerce de gros.

Actuellement en cours d'étude, le projet d'aménagement de la zone sud de l'aéroport Charles-de-Gaulle confirme la vocation internationale de ce site situé à 25 minutes du centre de Paris tout en lui offrant des perspectives de développement considérables.

Le territoire sud aéroportuaire est une étendue vaste de 180 hectares reconnu comme un secteur stratégique : le Contrat de Plan État-Région 2007-2013 inscrit le site comme un « territoire de projet de dimension internationale » et le projet de Schéma directeur de la région Île-de-France le consacre « territoire de rayonnement économique international ».

Son aménagement représente une opportunité foncière exceptionnelle dont la vocation est de permettre le rééquilibrage au Nord-Est du développement de l’Île-de-France, de valoriser les capacités d’accueil en investissements internationaux et de diversifier le tissu économique local.

Le projet de territoire développé comporte la réalisation d’une zone d’activités internationale de près de 110 hectares accueillant des entreprises à haute valeur ajoutée répondant à des objectifs d’innovation, de formation et d’excellence, ainsi qu’une extension majeure du parc d’exposition de Paris Nord Villepinte dont l’ambition est d’en faire le grand parc français de dimension mondiale (environ 350 000 m² couverts à terme), associée à une Cité de l’exposition et de la communication et à un pôle hôtelier et de service. À cela, il faut ajouter la construction prochaine d'Aéroville, un pôle de commerces et de services ultra-moderne qui permettra la création de 3 000 emplois.

Au total, à l'horizon 2011, ce sont plus de 15 000 emplois qui sont attendus à Tremblay-en-France.

En 2007, le projet de construction d'un centre de commerces et de services au sud de la plate-forme aéroportuaire sur la zone de fret divise et provoque la polémique parmi les habitants et les élus locaux. Baptisé « Aéroville », le projet, dessiné par l'architecte Christian de Portzamparc, s'étend sur une surface de 5 hectares (49 986 m2) et doit sortir de terre en 2011 pour une ouverture en 2012. D'un coût estimé à 270 millions d'euros, il doit accueillir une grande surface Auchan « nouveau concept », des boutiques haut de gamme, mais également des services non marchands comme une antenne postale, une garderie et une salle de sport, ainsi qu'un parking de 4 700 places. L'ensemble sera dissimulé par une toiture « ondulant comme un manteau » selon l'architecte et encadré d'un jardin paysager et d'une coulée verte. Selon son concepteur, Unibail, il est conçu pour attirer les touristes dans des boutiques de luxe et les employés de la plate-forme, qui souffrent d'un déficit commercial et de services. Cependant, vu la saturation actuelle des voies d'accès routières à l'aéroport, l'accroissement exponentiel des problèmes de circulation est dénoncée, et les petits commerçants estiment que le projet « transformera les centre-villes des environs en ghettos », le commerce local ne pouvant, selon eux, survivre à cette nouvelle offre, qui s'additionne à une sur-représentation dans le secteur des grandes surfaces, en particulier au nord de la Seine-Saint-Denis (Parinor, Paris-Nord II au sud, centre commercial de Claye-Souilly à l'est)[8],[9]. Ces arguments n'ont toutefois pas été retenus par les commissions départementales puis nationale d'urbanisme commercial. Cette dernière a autorisé en juillet 2008 ce projet, qui devrait permettre la création de 2 500 emplois et permettre de mieux satisfaire les besoins des voyageurs ainsi que des nombreux salariés du pôle d'emploi de Roissy-CDG[10].

Le siège social d'Air France réside dans Roissypôle[11],[12],, Tremblay-en-France[13],[14],[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La borne de Mortières

L'église Saint-Médard fut édifiée à partir de 1543 mais restaurée plusieurs fois successives. En particulier, la façade et les premières travées ont été reconstruites en 1785 par Jean-Jacques Cellerier. Un Christ en majesté orne la façade principale depuis 1822. L'église vient de faire l'objet d'une restauration complète entre 1987 et 2007. Elle est classée monument historique depuis 1939[16]et une grande partie du village est protégée par les Bâtiments de France.

La grange dîmière (9, place de la Mairie, au Vieux-Pays) est accolée à l'église du village et fut fortifiée au Moyen Âge. Elle était le siège de la châtellenie du village. Elle fut édifiée au XIIIe siècle et fut restaurée successivement aux XVe siècle et XVIe siècle ; elle possède une belle charpente de chêne d'une hauteur de 18 mètres, ainsi que des contreforts et des meurtrières. La grange fut classée monument historique en 1939[17].

Le puits, à gauche de la grange aux dîmes, remonte au XVe siècle et succède à celle construite par l'Abbé Suger. L'abreuvoir à proximité date de la même époque mais fut restauré par la suite.

Des vestiges de fortifications du XIIe siècle sont encore visibles autour du Vieux-Pays. Elles auraient été décidées par l'Abbé Suger, puisque l'Abbaye de saint-Denis était propriétaire d'une ferme monastique à Tremblay.

La borne de Mortières est située sur la place de la Mairie (Vieux-Pays). Située sur la route de Roissy, au nord du village sur le fief de Mortières, elle fut déplacée lors de la construction de l'aéroport, au début des années 1970. La fleur de lys qui l'ornait a été remplacée, pendant la Révolution, par un bonnet phrygien. C'est, aujourd'hui, une des très rares bornes ainsi ornées qui subsiste, témoin de l'engagement des habitants pour les idéaux de la Révolution, également matérialisé par le nom que prit à l'époque le bourg, Tremblay-sans-Culotte.

Le Mémorial de la Déportation de Shelomo Selinger, bronze de 132 × 74 × 40 cm, inauguré en 2006 dans le nouveau cimetière intercommunal.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Ouvert en 1983 et complètement modernisé en 2005, le cinéma Jacques Tati, situé dans le quartier du Vert-Galant, propose une programmation variée alliant les films d'auteurs aux films "grand public". Le travail avec le jeune public tient une place importante. Des séances scolaires sont organisées tous les jours et le cinéma Jacques Tati participe aux dispositifs École et Cinéma, Collège au Cinéma et Lycées au Cinéma en partenariat avec l'Éducation nationale. Classé Art et Essai, le cinéma organise régulièrement des avant-premières et des rencontres avec des réalisateurs ou des acteurs. Chaque année au mois de mars, le cinéma organise Terra di cinema, festival du film italien qui, durant trois semaines, propose un panorama des meilleurs films transalpins en présence des réalisateurs et des acteurs. Environ 200 000 spectateurs se pressent tous les ans dans les salles de Jacques Tati, ce qui en fait le deuxième cinéma public le plus fréquenté de Seine-Saint-Denis, derrière le Méliès de Montreuil. Il est composé de 3 salles : la salle "Jour de fête", la salle "Play Time" et la salle "Parade".

Tremblay dispose également du Théâtre Louis Aragon repris en main depuis 2006 par Emmanuelle Jouan dont la mission est de redonner une cohérence artistique à la programmation. «Je suis venue à Tremblay par conviction, c’est une municipalité où la culture est encore considérée comme un rouage essentiel du projet pour la ville, et c’est dans ce sens que j’envisage ma fonction. La programmation sera axée sur des artistes pour qui la rencontre avec le public fait partie de l’œuvre. Mon objectif est avant tout de montrer aux Tremblaysiens que le théâtre n’est pas un lieu fermé, uniquement accessible à une certaine catégorie de personnes, mais un lieu pour créer du lien", explique la directrice de l'établissement.

Les soirs de spectacle, le Café des Artistes, attenant au théâtre, ouvre ses portes avant et après la programmation, pour permettre à la soirée de se prolonger autour d'un verre et d'une petite restauration. Les artistes sont souvent fidèles à ce rendez-vous convivial.

La Scène Jean-Roger-Caussimon, hébergée à l'Odéon, centre culturel inauguré en 2001 sur la place du Bicentennaire de la Révolution, est le lieu privilégié des rencontres musicales à Tremblay. La qualité de la programmation jazz et blues en font une salle de concert de réputation régionale. La scène est d'ailleurs un des fers de lance du festival de jazz Banlieue Bleue qui a lieu chaque année en Seine-Saint-Denis. Toutefois, la scène s'ouvre depuis plusieurs années à d'autres couleurs musicales : les artistes de la nouvelle scène française et les artistes Hip-Hop y ont fait une entrée remarquée.

D'autres structures comme le conservatoire de l'Odéon, le centre social Louise Michel, l'espace Mikado et la MJC Caussimon témoignent de l'engagement culturel de la ville et de la volonté de faire partager les savoirs et de construire le lien social à partir d'un échange culturel fort. En février 2008, un équipement destiné aux 18-30 ans ouvrira ses portes dans le centre-ville pour permettre à ses jeunes de concrétiser leurs propres projets artistiques. À noter la transformation en cours de la Bibliothèque Boris Vian en médiathèque dont l'ouverture est prévue au mois de décembre 2008.

Tremblay organise et participe à de nombreux événements culturels chaque année. L'un des plus marquants a lieu à la fin juin dans le Parc du Château Bleu : la fête du chapiteau bleu consacrée aux arts du cirque et créée en 2006.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Tremblay-en-France

Les armes de la commune de Tremblay-en-France se blasonnent ainsi :
De sinople chaussé d'azur, au tau d'or accosté de deux feuilles d'argent posées l'une en bande et l'autre en barre et brochant sur la partition, au chef d'or chargé d'un lion issant de gueules

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Quotidien Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis du 2 novembre 2007.
  2. Selon Noms révolutionnaires des communes de France, p. 80. Non avéré sur Ehess-Cassini.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  5. En ancien français le mot lès signifiait « près de », la graphie « Tremblay-les-Gonesses » parfois constatée est donc parfaitement erronée.
  6. Délibérations du conseil municipal, procès-verbaux des résultats des élections municipales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Le Parisien du 30 septembre 2007 - Un centre commercial géant au pied des pistes de Roissy
  9. [PDF] L'Écho régional du 3 octobre 2007 : Aéroville, le projet qui fait peur. [PDF]
  10. Gwénael Bourdon, « Tremblay-en-France - Roissy : Aéroville obtient un nouveau feu vert », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 9 juillet 2008
  11. [PDF] SIEGE D'AIR FRANCE - ROISSYPOLE. Groupement d'Etudes et de Méthodes d'Ordonnancement (GEMO)
  12. Roissy Charles-de-Gaulle. Tremblay-en-France.
  13. Siège social. Air France. Consulté le 9 février 2010.
  14. Plan interactif. Tremblay-en-France.
  15. "AIR FRANCE, agence à Paris - Roissy / Charles de Gaulle." Air France-KLM. Consulté le 18 juin 2010.
  16. L'église Saint-Médard à Tremblay-en-France : Etude archéologique 2004-2005
  17. « Notice no PA00079966 », base Mérimée, ministère français de la Culture