Montigny-sur-Loing

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Montigny-sur-Loing
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes Moret Seine et Loing
Maire
Mandat
Sylvie Monchecourt
2014-2020
Code postal 77690
Code commune 77312
Démographie
Gentilé Montignons
Population
municipale
2 716 hab. (2014)
Densité 295 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 01″ nord, 2° 44′ 42″ est
Altitude Min. 49 m – Max. 136 m
Superficie 9,20 km2
Localisation

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Montigny-sur-Loing

Montigny-sur-Loing est une petite commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France, au bord du Loing.

Les habitants sont appelés les Montignons.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montigny-sur-Loing se trouve au sud de la forêt de Fontainebleau.

Communes limitrophes de Montigny-sur-Loing
Fontainebleau (Forêt de Fontainebleau) Moret-Loing-et-Orvanne
Bourron-Marlotte Montigny-sur-Loing Moret-Loing-et-Orvanne
La Genevraye

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Sorques.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'espace urbain occupe 26 % des sols.

  • Habitat individuel : 55,8 % (135,42 ha)
  • Habitat continu bas : 8,4 % (20,46 ha)
  • Habitat collectif discontinu : 0,1 % (0,13 ha)
  • Activités : 2,4 % (5,79 ha)
  • Équipements : 4,4 % (10,61 ha)
  • Transports : 6,2 % (14,96 ha)
  • Chantiers et divers : 0 % (0,07 ha)
  • Parcs, jardins, sport et vacant : 22,7 % (55,06 ha)

L'espace rural occupe 74 % des sols.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Rivière le Loing en limite sud de la commune. La crue du Loing en 2016 fut particulièrement importante. L'inondation sinistre de nombreuses maisons jusqu'au cœur du village.
  • Étangs de la Plaine de Sorques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné au XIe siècle sous le nom de Monteniae. Au XIXe siècle, le village abrite le général polonais Tadeusz Kosciuszko. Il sauve la région des pillages des soldats cosaques de 1814 lors de la campagne de France.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, 17 Montignons s'illustrent dans la Résistance à travers le groupe VPO (Mouvement de Résistance Volontaire Paysans et Ouvriers), mouvement dirigé par Georges Saint André. Plusieurs meurent en martyr : Renée Montgermont (1893 - pendue dans sa cellule), Raymond Frot (1897 - déporté à Mauthausen), Raoul Jacobé (1891 - déporté à Neuengamme), ou encore Roger Genty (1922 - fusillé en plaine de Chanfroy avec 36 autres résistants).

Le village est libéré le par un détachement de la 5e division d'infanterie de la IIIe armée américaine du général Patton. Autre figure de la Résistance, Aimé Lepercq (1899-1944), arrêté en 1944 et libéré lors de la débâcle allemande, il fut nommé ministre des Finances par le général De Gaulle en septembre 1944 mais mourut deux mois plus tard dans un accident de voiture.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1804 1815 Drugeon    
1817 1819 Vicomte de La Roche-Poncié    
1819 1822 Drugeon    
1822 1823 Drugeon, Vicomte de La Roche-Poncié    
1824 octobre 1831 Vicomte de La Roche-Poncié    
octobre 1831 mai 1840 Paul Éléonore Paillard   meunier
mai 1840 janvier 1848 Charles Jean-Noël Vinet   propriétaire
janvier 1848 octobre 1870 Raymond de la Villorion   propriétaire
octobre 1870 1874 François Louis Lavaurs   ingénieur
octobre 1874 1876 Michel Joachim Aubry   cultivateur
octobre 1876 mai 1884 Charles Étienne Collignon   ingénieur, conseiller d'État
mai 1884 octobre 1886 Sébastien Antoine Alexis Orgiazzi   graveur
octobre 1886 mai 1896 Joseph Cloix   ingénieur
mai 1896 octobre 1919 Pierre Cloix   ingénieur
octobre 1919 1937 Georges Saint-André   épicier
1937 décembre 1947 Georges Carrillat    
décembre 1947 mai 1953 Georges Saint-André   épicier
mai 1953 mars 1959 Pierre Guilhendou    
mars 1959 septembre 1967 Léon Robert    
octobre 1967 mars 1983 Joseph Brunet    
mars 1983 1995 Georges Barrois   chef-surveillant de travaux
1995 mars 2001 Alain Estadieu    
mars 2001 mars 2008 Serge Renault UMP retraité
mars 2008 en cours Sylvie Monchecourt UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 716 habitants, en diminution de -2,27 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630 706 704 705 821 822 813 819 873
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780 885 869 886 865 872 852 834 896
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
994 1 032 1 040 1 023 1 138 1 190 1 285 1 323 1 459
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 881 1 889 2 152 2 042 2 553 2 796 2 751 2 779 2 716
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle, rue des Cormiers
  • École primaire, rue des Cormiers

Équipements ou services[modifier | modifier le code]

  • Bureau de poste
  • École de musique
  • 4 centres équestres
  • 2 stades de football
  • Tennis
  • 2 salles polyvalentes
  • École de théâtre
  • École de Pétanque

Festivités et évènements[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : le premier dimanche suivant la Saint-Pierre

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

  • Revenus annuels moyens par ménage : 24 654
  • Population active : 1 261 personnes
  • Taux d'activité : 81 %
  • Nombre de chômeurs : 106 personnes
  • Taux de chômage : 8,9 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Sablières, horticulture, objets d'art, agence immobilière, restaurant, salon de thé, salon de coiffure

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, du XIIe siècle inscrite au titre des monuments historiques[5].
  • Le monument à Tadeusz Kosciuszko inscrit au titre des monuments historiques[6].
  • La plaine de Sorques (entre Sorques et Moret-sur-Loing). Située sur le terrain d'une ancienne carrière, cette zone protégée abrite de nombreuses espèces d'oiseaux, batraciens et mammifères sauvages. Un chemin en fait le tour, il mène à deux observatoires (munis de lunettes d'observation !) permettant d'observer les oiseaux en toute discrétion. Si l'accès à la zone est interdit au public en temps normal, des sorties thématiques en groupe sont régulièrement organisées par le syndicat d'initiative de Montigny-sur-Loing.
  • La Table du Roi de Montigny[Quoi ?].
  • La carrière de sable (derrière le cimetière).
  • Les lavoirs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Tadeusz Kościuszko (1746–1817), général, héros national polonais, lituanien et biélorusse. Il dirigea le soulèvement de 1794 contre la Russie et participa également à la guerre d’indépendance américaine au côté de Washington. Réfugié politique à Montigny, Kościuszko s’y installe (sur le territoire de la commune de La Genevraye, au château de Berville, et participe activement à la vie de la commune et à celle de La Genevraye, il y crée entre autres une tuilerie. Lors de la campagne de France en 1814, il intervient pour arrêter les cosaques de Platov qui mettent les alentours à feu et à sang. Sa tombe est toujours à l’orée de la forêt de Fontainebleau où elle reçoit chaque année un hommage fleuri.
  • Au tournant des XIXe siècle et XXe siècles, le village de Montigny-sur-Loing est le lieu de séjour de nombreux peintres comme Eugène Thirion (1839-1910), Adrien Schulz (1851-1931), Numa Gillet (1868-1940) et Lucien Cahen-Michel (1888-1980), tous attirés par la qualité des paysages et de la lumière.
  • Victor Laloux (1850-1937), architecte français.
  • Guy de Maupassant (1850-1893), écrivain français, a résidé à Montigny-sur-Loing, ruelle de la Talbarderie, et y a écrit son dernier roman, Notre cœur.
  • Pierre Louÿs (1870-1925), poète et romancier français.
  • Aimé Lepercq (1899-1944), résistant et ministre des Finances en 1944. Sa fille Michelle épousa l'avocat Pierre Lemarchand (1926-2009), l'un des dirigeants du Mouvement pour la Coopération (les fameux « barbouzes ») qui lutta en Algérie contre l'OAS en 1961-62)
  • Charles Virion, médailleur, sculpteur animalier, peintre et céramiste français (1865-1946[7]).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Montigny-sur-Loing sur le site de la CC Moret Seine et Loing

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]