Rebais

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Rebais
Vue de la rue Principale de Rebais au niveau de l'école Docteur-Farny
Vue de la rue Principale de Rebais au niveau de l'école Docteur-Farny
Blason de Rebais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Coulommiers
Intercommunalité Communauté de communes de la Brie des Morin
Maire
Mandat
Germain Tanière
2016-2020
Code postal 77510
Code commune 77385
Démographie
Gentilé Resbacien, Resbacienne
Population
municipale
2 230 hab. (2014)
Densité 202 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 50″ nord, 3° 13′ 57″ est
Altitude Min. 119 m – Max. 187 m
Superficie 11,05 km2
Localisation

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Liens
Site web Rebais.com
Rebais disposa d'une gare sur la ligne de chemin de fer secondaire reliant Saint-Siméon à La Ferté-sous-Jouarre.
La Maison de l'Imprimerie installée dans l'ancienne gare.

Rebais est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Resbaciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rebais est situé dans l'Est du bassin parisien, dans la partie de la Brie historiquement connue sous le nom de Brie champenoise. La commune se situe environ à mi-distance entre Paris (75 km) et Reims (80 km). Le site de la commune est composé en partie de la plaine de Brie, notamment le hameau de La Boyère. La ville est traversée par la vallée du Resbac, un petit ru qui rejoint en aval le ru du Raboireau par le truchement du ru de Saint-Épur, avant de se jeter dans le Grand Morin à Chauffry.

Six communes sont limitrophes de Rebais[1],[2] .

Rose des vents Doue La Trétoire La Trétoire Rose des vents
Saint-Denis-lès-Rebais N Saint-Léger
O    Rebais    E
S
Saint-Siméon Saint-Rémy-la-Vanne Saint-Léger

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les années 630, Dadon (saint Ouen) fonde le monastère de Rebais, sur les terres de chasse du roi Dagobert 1er, près d'un torrent nommé Resbac . Il en confie la charge à Saint Aile (ou saint Agile), fils d'Arnoald, membre de la cour de Childebert II. La ville devient alors le siège de l'abbaye Saint-Pierre de Resbacum. Au XVIIe siècle, l'abbaye est reconstruite par les mauristes et accueille une école de cadets du Royaume.

Personnage marquant de l'histoire de Rebais, saint Aile (Agilus) naît en Franche-Comté entre 583 et 585 dans une famille de la haute aristocratie franque installée à Port-sur-Saône. Vers 594, son père Agnoald, conseiller du roi Childebert II, et sa mère Deutérie l'envoient au célèbre monastère de Luxeuil, près de Besançon. Fondée à la fin de l'année 593 par le moine irlandais saint Colomban, cette abbaye est alors un modèle de ferveur chrétienne organisé autour de la prière, de la mortification et de l'étude des Saintes Écritures[3]. Sa formation terminée, saint Aile commence à parcourir les routes de Gaule aux côtés d'Eustaise, disciple de Colomban et futur abbé de Luxeuil. Il participe alors à l'important travail d'évangélisation mené dans le Jura, en Bavière et en Brie. Il est ainsi présent lorsque Eustaise guérit miraculeusement la cécité de sainte Fare avant de fonder pour elle le monastère de Faremoutiers, vers 620.

Revenu à Luxeuil, saint Aile est appelé en 628 pour être évêque de Langres, charge qu'il refuse. En 635, il est invité à prendre la tête de l'abbaye de Jérusalem-en-Brie (Saint-Pierre de Rebais), que saint Ouen est en train d'édifier sur les bords d'une rivière appelée Resbac. Natif du Soissonais, saint Ouen et son frère Adon avaient été bénis dans leur enfance par saint Colomban alors qu'ils séjournaient à Ussy-sur-Marne. C'est donc naturellement que, après avoir occupé des postes importants à la cour de Dagobert, ils avaient choisi de se consacrer à la vie religieuse. Adon assiste ainsi saint Ouen dans la fondation de l'abbaye de Rebais avant d'installer l'abbaye Notre-Dame à Jouarre, vers 637. Quant à saint Ouen, il devient archevêque de Rouen en 640[3]. Saint Aile arrive à Rebais en 636, accompagné d'une douzaine de frères de Luxeuil. Il est officiellement reconnu abbé du monastère l'année suivante, à l'occasion d'un concile réunissant les évêques des Gaules à Clichy. Très actif dans l'organisation de la vie du jeune monastère, saint Aile aime aussi à s'isoler régulièrement à quelques distances de sa communauté. C'est au cours de l'une de ses retraites que, pris par la soif, il touche la terre de son bâton, faisant jaillir une source miraculeuse[3].

À la mort du saint, vers 650, ce lieu devient un centre de pèlerinage pour les moines de Rebais qui décident d'y édifier un prieuré et une chapelle qui resteront en activité jusqu'à la Révolution française. En 1792, les bâtiments de l'abbaye Saint-Pierre de Rebais et du prieuré dédié à saint Aile sont déclarés Bien National et vendus comme tel. Tombant en ruines le prieuré est racheté au XIXe siècle par un prêtre de Meaux qui le transforme en orphelinat. Faisant reconstruire les bâtiments et la chapelle, il met également en valeur la source miraculeuse autour de laquelle chaque année, le premier dimanche de septembre, une messe est célébrée en l'honneur de saint Aile dont la fête se plaçait le 30 août avant d'être décalée au 4 septembre[3]. Les bâtiments de l'orphelinat abritent désormais une maison de retraite départementale.

Il reste actuellement de nombreuses traces témoignant de l'attrait suscité par saint Aile. Ainsi, l'église Saint-Jean-Baptiste de Rebais, la seule des trois églises de l'abbaye à avoir survécu, conserve les reliques du saint, une bannière processionnelle (XIXe siècle) à son effigie et une belle statue de bois polychrome réalisée au XVIIe siècle. De même, ce sanctuaire abrite le « gisant de saint Aile » sculpture commémorative du XIIIe siècle représentant le saint avec sa crosse d'abbé et un livre[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rebais est attesté précocement sous les formes Resbacis en 635, Resbacus en 642[4].

Il appartient à toute une série de noms de lieux du nord de la France composés avec les éléments germaniques *baki, ruisseau (cf. allemand Bach, ruisseau) et raus, roseau, qui a donné l'ancien français ros, diminutif rosel (roseau).

Homonymie étymologique avec Rebais aux Bottereaux (Eure, sans forme ancienne), Rebaix (Belgique, Rosbais XIIe siècle), Rebets (Seine-Maritime, Rosbacium 854) ; Rebecq (Belgique, Rosbacem 877) ; Robecq (Pas-de-Calais, Rosbeccam 1104) ; Roubaix (Nord, de Rosbays 1122) ; Rohrbach (Moselle, Rorback 1150), etc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Rebais.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de Seine-et-Marne, mais a été rattaché successivement à trois arrondissements :

La commune était depuis la Révolution française le chef-lieu du canton de Rebais. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Coulommiers[5].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de la Brie des Morin créée au .

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1835  ? Honoré Christophe Tirriou   Notaire, conseiller d'arrondissement
  mars 1983 M. Philiatreau SE  
mars 1983 aout 2016[8],[9] Christian Lantenois SE Pharmacien
Vice-président de la CC de la Brie des Morin (2014 → 2016)
Décédé en fonction
octobre 2016 en cours Germain Tanière[10] SE Retraité de l'Education Nationale
Vice-président de la CC de la Brie des Morin

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec Drapeau de la Belgique Lierde (Belgique) depuis 1971 même si un lien amical existait depuis 1960 entre les deux communes, via la famille Dierickx[11]. Le jumelage des communes de Rebais et de Lierde a été officialisé le [12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 230 habitants, en augmentation de 3,91 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 322 1 243 1 216 1 022 1 076 1 114 1 080 1 124 1 115
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 077 1 186 1 224 1 081 1 219 1 196 1 247 1 288 1 320
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 277 1 366 1 433 1 183 1 177 1 142 1 205 1 117 1 147
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 223 1 324 1 448 1 707 1 751 2 020 2 067 2 146 2 230
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École maternelle.

La ville dispose d'une école maternelle, d'une école primaire (école primaire Docteur-Farny, construite entre 1884 et 1886) ainsi que d'un collège, l'établissement Jacques-Prévert, construit en 1977.

Sports[modifier | modifier le code]

École primaire Docteur-Farny.

La ville dispose d'équipement sportifs de bon niveau, notamment deux terrains de football en plein air (l'un en sable, l'autre en herbe), deux terrains de basket en plein air, un mini-golf, un gymnase construit en 1984, un dojo et un terrain de pétanque. Ces installations ont favorisé la présence de nombreux clubs sportifs :

  • C.S.R : Club Sportif Resbaciens
    • Section foot
    • Section gymnastique
    • Section pétanque
    • Section yoga
    • Section natation
  • A.S.R : Association Sportifs Resbaciens
    • Section boxe française
  • Autres association sportives
    • Musculation du canton de Rebais
    • Club de judo.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste de Rebais ;
  • Le Resbac (cours d'eau) ;
  • La maison de l'Imprimerie ;
  • les Jardins et les ruines de l'abbaye Saint-Pierre ;

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Rebais.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : « De gueules aux deux clefs d’or passées en sautoir, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys aussi d’or ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Rebais », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 7 novembre 2010)
  2. « Carte de la ville », sur Cartes France (consulté le 24 février 2011)
  3. a, b, c, d et e Vincent Majewski, « À l'origine de Rebais : saint Aile », sur Rebais (consulté le 15 mars 2012)
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes ..., Volume 2, Librairie Droz 1991. p. 728.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Rebais », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 9 août 2016)
  6. « Commune de Saint-Denis-lès-Rebais (77406) », Code officiel géographique, INSEE (consulté le 10 août 2016).
  7. « Les maires de Rebais », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 10 août 2016).
  8. « Rebais : Christian Lantenois, maire en exercice, est décédé à 74 ans », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  9. David Leduc, « Décès du maire Christian Lantenois : Le maire de Rebais Christian Lantenois est décédé. Il avait 73 ans. », Le Pays Briard,‎ (lire en ligne).
  10. http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/germain-taniere-est-le-nouveau-maire-22-10-2016-6238233.php
  11. (nl) « Verbroedering Lierde-Rebais (Fr) », sur home.scarlet.be (consulté le 7 novembre 2010)
  12. Claude Mantel, Président du comité de jumelage, « Comité de Jumelage - 35 ANS D'AMITIE FRANCO-BELGE », sur Rebais.com (consulté le 15 mars 2012)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .