Saint-Loup-de-Naud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Loup.

Saint-Loup-de-Naud
Saint-Loup-de-Naud
Village et priorale de Saint-Loup-de-Naud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Gilbert Dal Pan
2014-2020
Code postal 77650
Code commune 77418
Démographie
Gentilé Saint-Loupiots
Population
municipale
884 hab. (2016 en diminution de 0,34 % par rapport à 2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 10″ nord, 3° 12′ 39″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 151 m
Superficie 10,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Saint-Loup-de-Naud

Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne

Voir sur la carte topographique de Seine-et-Marne
City locator 14.svg
Saint-Loup-de-Naud

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Loup-de-Naud

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Loup-de-Naud
Liens
Site web saintloupdenaud.fr

Saint-Loup-de-Naud est une commune française située dans le sud-est du département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Saint-Loupiots.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 8,5 km au sud-ouest de Provins et à 4 km au nord-ouest de Longueville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Loup-de-Naud
La Chapelle-Saint-Sulpice Vulaines-lès-Provins
Maison-Rouge Saint-Loup-de-Naud Sainte-Colombe
Lizines Savins Longueville

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le paysage est essentiellement un plateau entaillé assez profondément par des vallées aux flancs plutôt abrupts (la pente atteignant couramment 55 m de dénivelé sur 180 m linéaires)[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de huit cours d'eau référencés :

  • le canal des Ormes ou conduite de réalimentation de la Seine à la Voulzie, long de 24,3 km[2], qui conflue avec la Voulzie ;
  • le ru du Dragon ou ru des Glatigny, long de 8,1 km[3], petit affluent en rive droite (à l'ouest) de la Voulzie, elle-même affluent direct en rive gauche (au nord) de la Seine qui n'est qu'à 10 km à vol d'oiseau, 12 km en suivant les vallées de ces cours d'eau.
    • le ru de Saint-Loup, long de 1,3 km[4], et ;
    • les ravins d'Ariot, 0,9 km[5], et ;
    • le ru des Vieux Moulins, long de 4,7 km[6], et ;
    • le bras des Gratigny, 0,2 km[7] et ;
    • le bras des Gratigny, 1,5 km[8] qui confluent avec le ru du Dragon ;
  • le bras de Saint-Loup, 1,9 km[9].

Par ailleurs, son territoire est également traversé par une branche de l'aqueduc de la Voulzie qui passe également sur la commune, suivant à peu près le cours du ru des Glatigny.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 11,28 km[10].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare de Longueville à 4 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 149 lieux-dits administratifs répertoriés[11]. Trois hameaux forment le village proprement dit : Courton-le-Haut, Courton-le-Bas et Saint-Loup-de-Naud. Hormis ceux-ci, il y a peu d'autres hameaux sur la commune : Sainte-Marie, Noyot et les Granges. La mairie se trouve à Courton-le-Bas.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 60,7 % de terres arables, 29,8 % de forêts, 8,8 % de zones urbanisées et 0,8 % de mines, décharges et chantiers[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Saint-Loup-de-Naud est occupé durant la Préhistoire. Un silex acheuléen remontant au Paléolithique inférieur et une hache polie en serpentine du Néolithique ont été retrouvés sur le territoire de la commune[14].

Le village se constitue au cours du VIe siècle, en haut d'un éperon rocher qui domine la vallée du ru du Dragon. Mais il connaît un véritable essor à partir de la fin du Xe siècle à la suite de la création du prieuré bénédictin de Saint-Loup, but d'un important pèlerinage en l'honneur des reliques de saint Loup, évêque de Sens. L'église priorale Saint-Loup, qui sert également d'église paroissiale au village, est achevée grâce aux donations d'Henri le Libéral, comte de Champagne.

Cependant, le village connaît une longue décadence à partir du XIIIe siècle. Le recul des foires de Champagne, en particulier de Provins, toute proche, porte un coup à l'économie villageoise. La population du village a déjà diminué de moitié au début du XVe siècle lorsque le prieuré est ruiné par les Anglais de Thomas Guérard en 1432, durant la guerre de Cent Ans. Le village connait à nouveau les malheurs de la guerre lorsque les protestants s'emparent du village en 1567 lors des guerres de religion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Françoise Gries   Secrétaire
mars 2014 En cours Gilbert Dal Pan[15]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2016, la commune comptait 884 habitants[Note 2], en diminution de 0,34 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
705782809830856840800833821
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
820835803773740671625621524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
523587623616785751736731768
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
778721670669806855883886889
2013 2016 - - - - - - -
887884-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, à l'instigation du secrétaire d'État à la Culture Thierry de Beaucé, alors propriétaire de la Tour, se tient tous les ans le festival de musique « Les après-midi de Saint-Loup » dans l'église romane du village. Les concerts réunissent des musiciens français et étrangers dans des programmes de musique baroque sur instruments d'époque.

Ce festival est régi par une association loi de 1901 dont le but est de :

  • promouvoir une action culturelle et artistique contribuant à l'essor de la musique en Seine-et-Marne.
  • encourager et soutenir par ces concerts la restauration de ce monument exceptionnel, visité par de nombreux touristes venus du monde entier.
  • contribuer au rayonnement de la culture musicale en milieu rural, en développant des actions d'animation dans les villages environnants.

Le directeur artistique du festival est depuis huit ans Philippe Foulon. Huit communes proches sont partenaires des Après-Midi de Saint-Loup : Chalautre-la-Petite, Chalmaison, Donnemarie-Dontilly, Les Marêts, Longueville-Lourps, Paroy, Provins, Soisy-Bouy.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune abrite sur son territoire une usine de composants électriques, filiale du groupe Mersen, fondée en 1907 par l'ingénieur et inventeur Emile Albert Fouilleret. L'usine est toujours appelée de nos jours l'usine Fouilleret, en mémoire de son fondateur de génie et de sa famille qui la dirigea après son décès en 1934 ; notamment son fils aîné Henri Charles Fouilleret, héros de la Résistance mort pour la France à Provins en 1944.

Il existait autrefois une fabrique de céramiques, nommée La Céramique de la Voulzie, également propriété de la famille Fouilleret, qui disparut dans un incendie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le GRP « Thibaut de Champagne »[1] qui forme une boucle d'environ 140 km en Seine-et-Marne. Ce GRP risque d'être abandonné au profit de sentiers plus courts et plus facilement entretenus[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Statues de saint Pierre et de Salomon (portail occidental de l'église priorale).
Porche de l'église priorale.

Église Saint-Loup[modifier | modifier le code]

Construit autour d'un prieuré bénédictin, le village conserve une église des XIe et XIIe siècles, considérée comme l'un des plus beaux édifices romans d'Île-de-France. Elle possède une nef en berceau et un portail en style gothique primitif avec un remarquable tympan sur lequel trône un christ en majesté entre les symboles des évangélistes. Nouveauté pour l'époque, des statues de saints et de prophètes ornent les côtés du portail. Ce tympan aurait inspiré à Proust la description du portail de l'église de Balbec, qu'il fait dans À la recherche du temps perdu.

Frappée le 17 août 2011 par un arrêté municipal de péril[20], l'église fut fermée avant de rouvrir au public en décembre 2013. A l'été 2017 elle a été fermée pour travaux de réfection du portail.

Tour de la « Haute Maison »[modifier | modifier le code]

Tour, dite « Haute Maison ».

La Tour de la « Haute Maison », construite au XIIIe siècle, est l'ancienne maison forte du prieuré de Saint-Loup. Au XVe siècle, du fait de la ruine du prieuré de Saint-Loup, elle devient propriété de seigneurs locaux. Elle passe entre les mains de la famille de Saint-Phalle, puis de la princesse de Polignac, qui la donne à son amante, Violet Trefusis. Celle-ci y reçoit ses amis, comme Marcel Proust, qui vient lui rendre visite et invente, pour son roman À la recherche du temps perdu, le personnage du marquis de Saint-Loup[21]. Violet Trefusis y tient un salon littéraire de 1945 à 1966. À sa mort, la propriété est vendue et le mobilier dispersé.

La Tour est classée au titre des monuments historiques[22] par arrêté du 16 février 1990.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte interactive de Saint-Loup-de-Naud sur geoportail.fr. Couches « Limites administratives » activée. Vous pouvez moduler la transparence des couches dans le menu « Ma sélection de données » et en ajouter d'autres depuis le menu « Catalogue de données ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal des Ormes (Conduite de Realimentation de la Seine à la Voulzie) (F2--3702) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru du Dragon (F2326000) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Saint-Loup (F2322501) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ravins d'Ariot (F2326200) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru des Vieux Moulins (F2326500) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras des Gratigny (F2322601) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras des Gratigny (F2322001) »
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de Saint-Loup (F2322801) »
  10. a et b 77418 Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 6 mars 2019
  11. Site territoires-fr.fr consulté le 6 mars 2019 sous le code commune 77418.
  12. « Saint-Loup-de-Naud », sur http://www.genea77-shage.info (consulté en septembre 2017)
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. « Saint-Loup-de-Naud » sur fr.topic-topos.com, consulté le 10 octobre 2013.
  15. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en septembre 2017).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Compte-rendu du tour du GRP Thibaud de Champagne, sur thibautdechampagne.wordpress.com.
  20. Arrêté municipal n°104/47, à la suite de l'avis défavorable à la poursuite des activités de l'église du 1er juin 2011 émis par la commission d'arrondissement de Provins pour la sécurité. Visité le 11 septembre 2012.
  21. « Maison de Violette Trefusis, Saint-Loup-de-Naud », Topic-Topos.com, consulté le 10 octobre 2013.
  22. Notice no PA00087271, base Mérimée, ministère français de la Culture.