Chevry-Cossigny

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Chevry-Cossigny
Mairie de Chevry-Cossigny.
Mairie de Chevry-Cossigny.
Blason de Chevry-Cossigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Ozoir-la-Ferrière
Intercommunalité Communauté de communes de l'Orée de la Brie
Maire
Mandat
Franck Ghirardello
2014-2020
Code postal 77173
Code commune 77114
Démographie
Gentilé Chevriards
Population
municipale
3 995 hab. (2014)
Densité 239 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 31″ nord, 2° 39′ 45″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 108 m
Superficie 16,75 km2
Localisation

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Chevry-Cossigny
Liens
Site web chevry-cossigny.com

Chevry-Cossigny (prononcé [ ʃə.ˌvʁi kɔ.si.ˈɲi]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chevriards. Au dernier recensement de 2014, la commune comptait 3 995 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

À vol d'oiseau, Chevry-Cossigny est située à 27 kilomètres de Paris, 21 kilomètres de Melun (préfecture), 35 kilomètres de Fontainebleau, 31 kilomètres de Meaux, 51 kilomètres de Provins et à 14 kilomètres de Torcy (toutes quatre sous-préfectures).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Dans le sens horaire, en partant de la plus au nord, les communes limitrophes incluent Ozoir-la-Ferrière (4 kilomètres), Gretz-Armainvilliers (6 kilomètres), Grisy-Suisnes (4 kilomètres), Brie-Comte-Robert (5 kilomètres) et Férolles-Attilly (2 kilomètres).

Rose des vents Férolles-Attilly Ozoir-la-Ferrière Gretz-Armainvilliers Rose des vents
Férolles-Attilly N Presles-en-Brie
O    Chevry-Cossigny    E
S
Brie-Comte-Robert Grisy-Suisnes Grisy-Suisnes

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 131 voies [Note 1] dont 57 lieux-dits administratifs répertoriés[1].

Le plus important est Cossigny.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La composition géologique locale est essentiellement sédimentaire. Le territoire de la commune appartient au plateau de la Brie, constituée en surface par l’entablement des Meulières, recouvertes par un manteau irrégulier d’argiles et de Lœss (limon de plateau), d’où émergent quelques buttes de sables de Fontainebleau. [2].

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La Barbançonne, long de 12,1 km[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Chevry-Cossigny, comme toute l’Île-de-France, est soumis à un climat océanique dégradé (Classification de Köppen). Ses données climatiques proviennent de la station météorologique de Melun Villaroche située à une vingtaine de kilomètres au sud de la commune[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Rame d'un TGV postal à hauteur de la bifurcation de Chevry (77).

Chevry-Cossigny est desservi par une ligne de bus du Réseau Arlequin  :

Ainsi que par une ligne du Réseau de bus Seine et Marne express :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 1507 (dont 76,8% de maisons et 23% d‘appartements).

Parmi ces logements, 95,9% étaient des résidences principales, 1,4% des résidences secondaires et 2,7% des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 76,2% contre 22,1% de locataires[5].

La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 8%[Note 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cette commune fut formée de deux anciennes paroisses qui appartenaient à l'élection et à la généralité de Paris, au diocèse de Paris, doyenné du Vieux-Corbeil, par décret du 23 mai 1810.

  • Formes anciennes de Chevry : Vicus Capriacus en 1140, Chevery en 1187, Chavriacum en 1204, Chivriacum en 1218, Capriacum en 1234, Chevriacum en 1241, Chevri en 1242, Chevry-en-Brie en la chastellerie de Corbueil en1380[6].
  • Formes anciennes de Cossigny : Quocigni en1178, Cocigniacum au XIIIe siècle, Cocigni en1208, Quocigni en 1210, Coscigniacum en 1240, Cociniacum en 1249, Coceigniacum en 1257, Cotegniacum et Coceigni en 1275, Cocegni en 1278, Concigni en 1319, Cossegny en la prevosté et chastellerie de Tournant en Brie en 1343, Cossigny en 1466, Ecclesia parrochialis de Conciciano vel de Ceneiriano vers 1525.

Ancienne paroisse Saint Waast du diocèse de Sens, Cossigny possédait une église qui fut démolie en 1809 dont l'évêque de Paris était le collateur. La commune, qui était de l'élection et de la généralité de Paris, fut supprimée par décret du 23 mai 1810 et forme avec Chevry une nouvelle commune depuis le 26 janvier 1811[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chevry-Cossigny (nommée pour la première fois Capriacum-Cossiniacum) est formée de deux anciennes paroisses, Chevry et Cossigny, sur lesquelles l’Abbaye d’Yères prélevait les dîmes. Les deux villages remontent au XIIe siècle. Chacun avait un manoir et une église[8]. Les premiers seigneurs de Chevry furent ceux qui prirent le nom de la localité. Evrat de Chevry vivait sous Philippe-Auguste. Ses descendants gardèrent la terre de Chevry jusqu’à la fin du XVe siècle. En 1500, cette terre passa aux Bescherel ; vers 1550, aux Villeblanche ; en 1594, à Jean de Fourcy, qui la céda, en 1630, au duc de Chevreuse, auquel succédèrent, dans l’espace de moins de 50 ans le Président de Mesmes et Claude de Bois-lève seigneur de Lésigny, dont la fille unique, Gabrielle, porta les biens paternels en dot à François-Pierre de la Forêt d’Armaillé. En 1704, elle était veuve : ses enfants vendirent la seigneurie de Chevry au duc de Penthièvre[8].

À Cossigny, on note comme seigneur et contemporain d’Evrat de Chevry, un sieur Gauthier de Cocimiaco, d’origine étrangère. Nul doute que cette famille, qui posséda la terre de Cossigny jusqu’au XVIe siècle, ne l’ait baptisé de son nom. En 1510, celle-ci passa à la famille de Pierre du Pré dont la fille unique épousa Robert de la Forest, seigneur de Vignolles. En 1723, le domaine de Cossigny était acquis par Claude de Lamarre, secrétaire du roi et en 1765, par Jean Baptiste Levasseur, écuyer, que ses descendants conservèrent jusqu’à la Révolution. Le domaine de Levasseur appartient aujourd’hui à M. Cottin-Angar, directeur général de la société d’assurance mutuelle de la rue Royale à Paris, fondée en 1819 par son aïeul maternel, M. Didier Angar[8]. Il fut acquis au commencement du XIXe siècle par son grand-père, M.Cottin, qui a réuni à cette propriété de 550 hectares, d’un seul tenant et sans enclave, la forêt de la Léchelle, les Bois de Passy et le petit domaine de la Plata situés sur la commune de Presles où se trouve une coquette construction moderne[8].

Cossigny est certainement un des plus beaux domaines et des plus giboyeux de Seine-et-Marne. Son parc clos, d’une contenance de plus de cents hectares, fort bien dessiné, renferme de beaux arbres et de belles eaux. Selon un plan de Mahaut de 1779 établi pour Mme veuve Levavasseur, le logement seigneurial dit de la petite ferme était à côté de la ferme de Cossigny actuelle[8]. Une église et un cimetière, actuellement disparus étaient à proximité. Il reste la ferme qui a groupé celle de la porte, de la chapelle Saint Martin et de Bagnedoux. Elle est bien aménagée comme une étendue en cour et en bâtiments légués par Levasseur. À cet égard, c’était encore une des fermes les mieux achalandées de l’ancien régime en Brie. Cependant seule la partie habitée a conservé son caractère antique avec son vieux portail cintré et son élévation de toiture. Sa tour en forme de donjon, avec ses encoignures de grès apparents, trahissent une construction XVIe siècle du temps d’Henri II ; mails tels qu’ils sont, ces bâtiments ne sont qu’une fraction de ceux du château seigneurial du temps passé. En effet, d’après le plan de Mahaut de 1779, le domaine de Cossigny comportait des ruines d’un vieux château seigneurial, composé d’un seul logement pour le garde ; ce domaine était entouré de fossés qui subsistent encore aujourd’hui. Une villa de style italien a été édifiée dans ce parc au XIXe siècle et existait encore en 1923 date à laquelle le domaine a été acheté par M. Maurice Frings ; la villa a été détruite et remplacée par un manoir en meulière achevé en 1927. Ce manoir existe toujours[8].

Le château du bourg de Chevry existait encore en 1629. On ne sait plus rien de lui à partir de ce moment ; il reste des vestiges de fossés et de substructions suffisants pour en déterminer l’emplacement. On a trouvé à Chevry-Cossigny des armes de guerre, des statues en bronze, des monnaies et des médailles. L’église de Cossigny a été démolie en 1809 et sa commune annexée à celle de Chevry depuis 1810. On y voyait une tombe de Catherine Allegrain, veuve de Jean du Pré et une autre de JR de la Forest, décédé en 1705, en son château de Vignolles. Il faut retenir trois fiefs principaux. Beauverger, Passy et la Marsaudière dont chacun avait son château et sa seigneurie.

Au XIXe siècle, Passy échut à la famille Selves. L’un d'eux, Henri Selves, avait installé en 1831, une belle imprimerie dans sa propriété. Henri Selves a été député de Seine-et-Marne. Le fief des seigneuries de Beauverger passa au XIXe siècle à un notaire de Paris du Nom de Petit. Celui de la Marsaudière, a été la propriété de Claude-Auguste Petit, ancien préfet créé, sous le Premier Empire, baron de Beauverger et de l'Empire. Son fils Edmond, a été député de Seine-et-Marne et sa descendance possède encore le château moderne et le domaine de la Marsaudière en la personne du baron Arthur de Beauverger.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2014 en cours Franck Ghirardello SE  
2005 2014 Pierre Bazier[10] PS  
1995 2005 (décès)[11] Patrice Conti SE  
1971 1995 André Enat    

Population et sociéte[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 3 995 habitants, en augmentation de 8,35 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 551 512 623 697 707 691 660 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
624 687 701 786 800 759 791 785 785
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
746 772 778 712 761 837 760 747 757
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
814 970 1 255 1 722 1 954 3 315 3 525 3 687 3 995
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival Rock'Ambolesk créé en 2007 se déroule entre fin juin et début juillet.

Économie[modifier | modifier le code]

En 2011, un réseau de fibre optique FTTH (jusqu'à l'habitant) est déployé sur la totalité de la commune dans le cadre d'un projet pilote national. Ce réseau permet à l'ensemble des Chevriards de profiter d'Internet en Très Haut Débit à travers les services de plusieurs opérateurs dont Orange, Wibox et Comcable[16].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2014 était de 1448 représentant 4091 personnes (dont 78,8% sont imposés) et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 25 617 €[5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-l'Assomption - cloche de l'église sonnant 18 h
  • L’église de Chevry n’a qu’une nef. Restaurée au XIVe siècle, ruinée par les guerres au XVe siècle, elle a été rebâtie au XVIe siècle. Elle montre un clocher à quatre pignons qui possède une cloche de l’an 1534. À noter dans l’église un bénitier portant la date de 1697.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Solide candidat au titre de plus célèbre enfant de Chevry-Cossigny, Charles Pathé y voit le jour le 26 décembre 1863. Il sera à l'origine d'un des premiers empires du cinéma, la maison Pathé.
  • Edmond Aman-Jean peintre français 1858-1936 élève de l'école des beaux arts, congénère du peintre Seurat avec lequel il partagera un atelier.
  • Auguste-Edmond Petit de Beauverger (1818-1873), député-maire de Chevry-Cossigny
  • Quelques personnalités médiatiques (humoristes, artistes, chanteurs, auteurs et compositeurs français) très en vue vivent au calme dans ce village discret.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Chevry-Cossigny.svg

De gueules au chevron d’argent chargé d’un chevron d’azur, accompagné de trois quintefeuilles d’or surmonté d’un lambel aussi d’argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. 1 annulation en 1999.
  2. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]