Maisons-Alfort

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Maisons-Alfort
L'église Sainte-Agnès, classée monument historique.
L'église Sainte-Agnès, classée monument historique.
Blason de Maisons-Alfort
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement arrondissement de Créteil
Canton Maisons-Alfort
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Paris-Est-Marne et Bois
Maire
Mandat
Michel Herbillon
2014-2020
Code postal 94700
Code commune 94046
Démographie
Gentilé Maisonnais
Population
municipale
54 470 hab. (2013)
Densité 10 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 21″ Nord 2° 26′ 16″ Est / 48.8058333333, 2.43777777778
Altitude Min. 24 m – Max. 47 m
Superficie 5,35 km2
Localisation

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Maisons-Alfort
Liens
Site web maisons-alfort.fr

Maisons-Alfort est une commune française du Val-de-Marne, en Île-de-France. Elle se situe dans la banlieue sud-est de Paris, à trois kilomètres de la capitale, sur la rive sud de la Marne. Son positionnement lui permet un accès rapide à plusieurs axes majeurs de communications franciliens que sont l'A4 au nord ou l'A86 au sud. Sa population actuelle en fait la cinquième ville la plus importante du département derrière Créteil, Vitry-sur-Seine, Champigny-sur-Marne et Saint-Maur-des-Fossés. Ses habitants sont appelés les Maisonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Autrefois plus étendue, elle perdit partie de son territoire quand la commune d'Alfortville fut créée en 1885. Maisons-Alfort est l'une des 47 communes du Val-de-Marne, dont le chef-lieu est Créteil.
Elle a la forme d'un triangle :



Maisons-Alfort est entourée des six communes suivantes en commençant au nord et en tournant dans le sens des aiguilles d'un montre : Charenton-le-Pont, Saint-Maurice, Joinville-le-Pont, Saint-Maur, Créteil et Alfortville.

Communes limitrophes de Maisons-Alfort[1]
Charenton-le-Pont Charenton-le-Pont, Saint-Maurice Joinville-le-Pont
Alfortville Maisons-Alfort[1] Saint-Maur-des-Fossés, Créteil
Alfortville Créteil Créteil

Structure de la ville[modifier | modifier le code]

De la renaissance au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Fief et Châteaux[modifier | modifier le code]

Château d'Alfort et ferme de Maisonville - École vétérinaire[modifier | modifier le code]

En 1312, il est fait mention d'un bâtiment que l'on nommait hôtel d'Harrefort ; il relevait de l’abbé de Saint-Maur. Sur un titre de l’an 1495, il est question de Jean de Harcourt, comte de Vaudémont - il semble bien que Harcourt et Harrefort ne devaient faire qu’un. Plus tard, en 1612, on trouve le château d'Hallefort. M. Mallet de la Cour des comptes, en était possesseur. Plus tard, on peut encore lire :

Louis de Falcony, seigneur d'Alfort, possédait plusieurs pièces de terre ; la moitié de la basse-cour d'Alfort, le tout jusqu’à la concurrence de 64 arpents 1/2, ayant compris 16 arpents que M. l’Archevêque venait de lui inféoder dans la censive de Maisons ; mais M. l’Archevêque érigea cette portion d'Alfort en fief, à la prière de Falcony, par acte, devant Dupuis et Nicolas Boucher, notaires à Paris, le 27 juillet 1641.

En 1765, Jean-Louis de L'Héraud ou Lhéreau, seigneur de la baronnie de Bormes, vendit cette propriété pour qu'y soit fondée l’École Vétérinaire par Claude Bourgelat. La ferme de Maisonville restée en dehors de l'opération, comprenait, outre les bâtiments d’exploitation, 500 arpents de terres et prés.

Château et domaine de Charentonneau[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'orangeraie de l'ancien château de Charentonneau.

Charentonneau semble être d'origine aussi ancienne que le village de Maisons. C'est parfois Charentonnellum, Carentoniolo, ou Charentonnet que l'on rencontre.

Il est vaguement question en 1240 et 1246 de Charentonnellum. En 1281, l'abbé de Saint-Maur était propriétaire du moulin de Charentonneau, auquel les hommes de Maisons étaient banniers[2]. Le 14 octobre 1377, le roi Charles V acheta à Nicolas Braque, son maître d’hôtel, « la maison qu'il avait à Charentonnel près du pont de Charenton, et ses dépendances » pour 3 200 livres d'or. Il la donna à Philippe de Mézières, chancelier de Chypre. Cette charte est datée de Beauté-sur-Marne, 1377. À cette époque, le pont de Charenton est parfois désigné sous le nom de pont de Charentonneau. En 1444, à Nicolas Duru, huissier au Parlement, achète le fief de Charentonneau avec mention d'un manoir près du pont. En 1641, M. de Falcony devient possesseur des domaines de Charentonneau, d'Alfort et de la ferme de Maison Ville. Par la suite, René Gaillard, propriétaire du château voisin, en fait l'acquisition en 1671. Le domaine est saisi et vendu comme bien national sous la Révolution et remanié à la fin du XVIIIe siècle. Il est acquis le 31 janvier 1808 par le baron Rodier Saliège et revendu à Charles-François Grimoult en 1832. Le domaine passe ensuite à ses descendants Delalain, Jouët et Jouët-Pastré puis partagé en lotissement à la fin du XIXe siècle. Le château est mentionné au XVIIe siècle sur une gravure d'Albert Flamen datée de 1646 et au XVIIIe siècle par Piganiol de la Force. Il fut détruit à la fin des années 1950 et il ne subsiste actuellement que deux murs de l'orangerie[3]. Le château, alors encore debout, et la cité de Château-Gaillard, alors en construction, furent en 1958, le cadre du tournage de quelques scènes au début du film Archimède le clochard, avec Jean Gabin. On aperçoit brièvement le château dans ce film.

Château de Reghat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Réghat.

Le château de Reghat a été construit au XVIIIe siècle, c'est l'une des demeures les plus anciennes de Maisons-Alfort[réf. nécessaire]. Il a été utilisé comme rendez-vous de chasse de Louis XV et a servi de lieu de séjour pour la Marquise de Pompadour. Ses façades sur jardin et ses toitures sont inscrites depuis 1979 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. À partir de 1872, il est devenu la propriété de la société de fabrique de levures fondée par le baron Max von Springer, devenue depuis Bio-Springer (groupe Lesaffre).

Dans le cadre d'un mécénat de Bio-Springer, le château abrite depuis 2003 le Musée de Maisons-Alfort[4].

Organisation actuelle[modifier | modifier le code]

(en faisant le tour de la ville, dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant du nord)

  • Charentonneau : Ce quartier se situe entre la Marne et le centre actuel. Dans l'histoire de la ville, le domaine de Charentonneau est aussi ancien que le bourg historique. Le hameau de Charentonneau est connu depuis 1170 par une charte des archives de Saint Maur. À l'origine, il était composé d'un château et de toute l'infrastructure nécessaire (ferme, terres, etc.). Celui-ci sera détruit en 1950, seuls subsisteront deux murs de l'orangerie[3]. Dès la fin du XIXe siècle, le parc est découpé en lotissement et constituera par la suite une partie de la zone résidentielle du quartier de Charentonneau.
  • Les Planètes : Ce quartier est situé dans la pointe nord-est de la commune, il est bordé au nord par la Marne et au sud par la ville de Créteil. Le nom de sept des rues de ce quartier évoque le système solaire (rues de Mercure, de Vénus, de la Lune, de Mars, du Soleil, d'Uranus et de Neptune).
  • Les Juilliottes : À l'origine, c'était un quartier de la ville principalement composé de champignonnières, de terrains vagues et de carrières qui furent comblés afin d'y aménager, au début des années 1970, un ensemble immobilier composé de logements, de bureaux ainsi qu'un petit centre commercial.
  • Hector Berlioz
  • Liberté-Vert-de-Maisons : Avant d'être urbanisé, c'était un quartier maraîcher, des lotissements commencèrent à y être construits après la première guerre mondiale. En 2005, la friche correspondant à l'ancienne imprimerie Cino del Duca a été transformée en un parc de 2,5 hectares.
  • Le centre ou le « Vieux Maison » : Quartier dans lequel se situe la mairie de style Louis XIII. Acquise par la commune en 1894, elle est inaugurée en 1896 et agrandie en 1965. Le vieux Maison est au centre du quartier industriel de la ville au début du XXe siècle.
  • « Alfort » : Ce quartier doit son nom au château maintenant détruit. Celui-ci est séparé du quartier de Maison par le Fort de Charenton. Dans ce quartier, sur 12 hectares, est implantée l'École Vétérinaire fondée en 1765. Sur la paroisse d'Alfort, l'église Sainte-Agnès a été construite en 1933. Son clocher hexagonal, rappelant la forme d'une bouteille de Suze, culminant à 53 mètres, est orné d'une statue de sainte Agnès.

Ce n'est qu'à partir de 1880 que l'on construisit les premières maisons que l'on peut assimiler à nos lotissements actuels. Au milieu du XXe siècle, seuls ces deux derniers quartiers étaient urbanisés. Le reste du territoire de la commune était occupé par des terrains maraîchers.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau de communication[modifier | modifier le code]

La Ville est traversée par l'ancienne route nationale 6, qui contourne le centre-ville, et l'ancienne route nationale 19, ainsi que par l'autoroute A86.

Elle est desservie au nord par l'autoroute A4 (qui passe de l'autre côté de la Marne, sur la commune de Charenton-le-Pont).

Les deux anciennes routes nationales partent du carrefour de la Résistance, situé à l'entrée nord-ouest de la ville en venant du pont de Charenton.

Durant sa traversée de Maisons-Alfort, la RD6 (ex-RN6), prend successivement les noms d'avenue du général de Gaulle, puis avenue du professeur Cadiot, puis avenue Léon Blum, puis rue Jean Jaurès. Elle est orientée vers le sud le long de la voie de chemin de fer sur la plus grande partie de son tracé, mais elle s'en écarte provisoirement pour contourner la partie du centre ville où se situe la mairie. Dans le passé, cependant, la route principale, correspondant globalement à l'actuelle nationale, pénétrait dans le centre ville (partie sud de l'avenue du général de Gaulle) et se dirigeait directement sur l'église Saint-Rémi, ce qui est un signe de l'ancienneté du tracé (sans doute une voie romaine).

La RD19 (ex-RN19), sous le nom d'avenue du général Leclerc, est orientée transversalement vers le sud-est en coupant la ville en deux parties. La partie au nord-est de la RN 19 est surtout résidentielle avec des quartiers pavillonaires et les bords de Marne, tandis que la partie au sud-ouest abrite la plus grande part des équipements urbains (École vétérinaire, Fort de Charenton, mairie, cimetière, terrains de sport, établissements d'enseignement supérieur, usines Bio-Springer et Aventis, grands ensembles d'habitation, voie ferrée).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le (RER)(D) et le (M)(8) enjambant la Marne à Maisons-Alfort.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la ville serait lié au fait que les premiers habitants se seraient installés à la confluence de la Marne et de la Seine et qu'au fil du temps, le bourg aurait pris l'appellation de « les Maisons ». Il est possible qu'il s'agissait à l'origine d'une mansio, c'est-à-dire un lieu de repos le long de la voie romaine. Le site des Mansiones est mentionné dès l'an mil ; il a alors déjà pris de l'importance et s'est doté d'une église paroissiale[6].
La deuxième partie du nom apparaît au XIVe siècle sous la forme de Hareford ou Harefort[6] ; elle vient d'un hameau de la commune qui à l'origine (au XIIe siècle) était un domaine de Pierre d'Aigueblanche, seigneur d’Herefort – francisation de Hereford (Angleterre), où le savoyard Pierre d'Aigueblanche a été intronisé en 1240 Bishop of Hereford, c'est-à-dire évêque d'Hereford. Le temps passant, le nom évolua en Hallefort (attesté en 1612) et enfin Alfort à partir du XVIIIe siècle[6].
Dès la fin du XVIIe siècle, Maisons et son hameau Alfort ont été assemblés sous la désignation Maisons-Alfort[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques réalisées à Maisons-Alfort en 1994 ont livré les vestiges d'une occupation préhistorique, néolithique et protohistorique, datée entre 200 000 et 160 000 ans. Sur les rives de la Marne on retrouve des restes d'une sépulture, un mégalithe, quelques vestiges plus à l'est et quelques outils. Dans les années 1990, lors de fouilles près du pont de Charenton, un important habitat néolithique, avec une sépulture, a été exhumé par le LDA (Laboratoire Départemental d'Archéologie 94) puis par l'AFAN (Association pour les fouilles archéologiques nationales)[7]. Ces vestiges archéologiques ont donné des indices importants et inédits sur le mode de vie de l’Homme de Néandertal dans le bassin parisien.

Lors de la construction du fort de Charenton au XIXe siècle, on fit la découverte d'une structure en bordure d'un ancien chemin, probablement identifiable à un tumulus, relief visible appelé « Butte de Grammont ». On y découvrit plusieurs sépultures dont certaines présentent un certain apparat. Elles sont datables de la Tène ou de l'époque romaine[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Donation par Hugues Capet en 988 du domaine de Maison-Alfort à l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés Archives nationales AE/II/84.

Dès 988, on trouve mention au sein d’une charte, de l’expression d’un village dénommé Mansiones ou encore Maisons. Cette charte énonce la donation des terres de Maisons-Alfort de Hugues Capet vers l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés. À la suite de quoi, quatre ans après ce don en 992, le pape Jean XV fonde la cure de Maisons appelée église « ecclesium Mansionibus ».

Par sept chartes successives des années 1262, 1269, 1287, 1291, 1301, 1324 et 1325, les abbés de Saint-Maur « affranchirent de toutes servitudes 143 chefs de ménage et leur postérité née et à naître (…) ». En comptant cinq personnes par ménages, la population est alors estimée à 715 habitants. Cette estimation ne prenant pas en compte les seigneurs, le curé et les serfs qui n'ont pas été affranchis, si toutefois il en reste. Cependant, s’agissant de ce recensement, on ignore s'il n’est question que des serfs de Maisons. En effet, il est plausible que ceux de Créteil, qui appartenaient également aux abbés de Saint-Maur, soient, eux aussi, compris au sein du comptage de la population. Ainsi au vu de ces données, on peut raisonnablement avancer un total approximatif d’environ 800 personnes, soit environ 400 pour Maisons, ce qui semble vraisemblable d’après les informations que l’on dispose et de par la comparaison que l’on puisse faire avec d’autres hameaux de taille comparable contemporains à cette période.

Par cet écrit : « (…) cependant, par une charte du samedi avant la Chandeleur, en 1295, l'abbé de Saint-Maur amortit à la confrairie lesdits deux quartiers de vigne (…) ». On apprend que du vin y est produit, ce qui constitue un témoignage des aspects économiques et sociaux de Maisons-Alfort durant le Moyen Âge.

En 1358, lors de la guerre de Cent Ans, les Anglais et Charles de Navarre prennent le pont de Charenton. Toutefois, on ignore tout du sort des habitants.

En 1465, l'armée de la Ligue du Bien public, formée par des seigneurs contre le roi de France Louis XI, campe dans le voisinage du pont. De nombreux combats y sont livrés. Maisons-Alfort est durant un temps un champ de bataille où s'expriment les belligérants de cette guerre seigneuriale[9].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de religion, en 1567, les calvinistes s'emparent du pont de Charenton. Point de passage stratégique, en 1590, une nouvelle bataille a lieu pour la possession de ce même pont ; Henri IV l'enlève aux soldats de la Ligue catholique pendant le siège de Paris.

En raison du coût de la guerre, le roi décida de faire payer à nouveau, en 1652, le droit d'amortissement[10]. Il y a lieu de remarquer que si, d’un côté ; les abbés de Saint-Maur contestaient aux habitants de Maisons la propriété complète des quelques champs dont ils jouissaient en commun, et leur réclamaient de ce fait un impôt sous forme de corvées, le roi reconnaissait leurs droits sur ces mêmes champs, afin de pouvoir à son tour exiger d'eux la taxe de mainmorte[11].

Maisons-Alfort sur la carte de Cassini.

En 1674, Maisons compte parmi les terres et seigneuries réunies en un duché de Saint-Cloud. En 1680, il est question depuis quelque temps de prés communs entre Maisons et Créteil. Ces prés faisaient partie de ceux concédés par les abbés aux habitants pour le pacage de leurs bestiaux. Ces terres avaient été surnommées Prés des pailles, parce que les habitants de Maisons qui fournissaient depuis longtemps les pailles et litières pour la grande écurie du roi, affectaient le revenu qu'elles produisaient à l'acquisition de cette paille quand elle n'avait pas pu y être récoltée ou qu'elle venait à manquer. C'est de l'une de ces livraisons qu'il s'agit, lorsqu'on parle de l'octroi de Paris. Cette paille était plus généralement livrée à Carrières-Charenton, dans les écuries royales au Séjour du roi. En échange de cette fourniture, depuis le roi Jean, en 1351, jusqu'à Louis XV, en 1717, il leur avait été octroyé dix-huit chartes comportant des privilèges dont on peut lire la dernière :

« Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir salut. Nos bien-aimés les habitants de Créteil, Maisons et villages qui en dépendant, nous ont fait remontrer qu'ils sont obligés de fournir à leurs dépens toutes les pailles et litières nécessaires pour les chevaux de notre grande écurie, et de les conduire en quelque lieu que notre dite écurie soit commandée… Pour les indemniser, il leur a été accordé l'exemption de tout port, péage, passage, barrage, travers pour eux leurs chevaux et voitures. »

On les exemptait également de fournir des chevaux ou voitures pour l’armée et l'artillerie, de loger des troupes, et de tout impôt et taxes diverses. Ce qui n'empêche pas qu'à diverses reprises il soit constaté des dépenses occasionnées par l'hébergement de troupes ou de leur passage.

Selon les dénombrements de l'élection de Paris de 1709, la commune abrite 95 feux[12], elle compte 450 habitants en 1726 et 92 feux en 1745[9].

En 1766, Claude Bourgelat créé une école vétérinaire

Le , l'école d'Alfort fut transformée en un camp militaire par les jeunes élèves vétérinaires, après avoir fortifié le château et crénelé les murs de l’école et du parc. Soutenus par quelques troupes régulières et des canons, ils défendirent vaillamment le passage du pont de Charenton contre les Alliés.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Par la Loi du 1er avril 1885, dont voici le texte intégral, la commune est amputée d'environ 40 % de son territoire avec la création de la commune d'Alfortville :

  • Art. 1er.- La section d'Alfortville est distraite de la commune de Maisons-Alfort, et formera à l'avenir une commune distincte, dont le chef-lieu est fixé au bourg d'Alfortville, qui en portera le nom. « La limite entre les deux communes est fixée dans toute son étendue, par l'axe actuel de la ligne du chemin de fer P.L.M. conformément au tracé en vert du plan annexé à la présente loi. « Les dispositions qui précédent recevront leur exécution sans préjudice des droits d'usage et autres, qui pourraient être respectivement acquis.
  • Art. 2. La commune d'Alfortville paiera pendant dix années, à celle de Maisons-Alfort, une annuité de 1 477 francs et 50 centimes représentant le contingent mis à sa charge pour le rachat du pont d'Ivry.
  • Art. 3. La bibliothèque de Maisons-Alfort restera la propriété de cette commune, qui paiera à celle d'Alfortville, à titre de compensation, une somme de 1 500 francs. « La commune d'Alfortville pourra faire inhumer ses morts dans le cimetière de Maisons-Alfort pendant une période de temps qui ne pourra excéder trois ans. « La part revenant aux indigents d'Alfortville, dans la rente sur l'État, de 955 francs, qui constitue l'actif du bureau de bienfaisance de Maisons-Alfort, est fixée à 426 francs de rentes.

La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.

À Paris, le 1er avril 1885. Le ministre de l'Intérieur : « Signé : Jules Grévy », « Signé : Waldeck-Rousseau».
La ligne de chemin de fer Paris-Lyon marquait la frontière entre les deux nouvelles communes.

La crue de la Seine en 1910 (mois de janvier, Février) a touché presque entièrement[13] inondé la commune d'Alfortville et une partie[14] de la commune de Maisons-Alfort dans une zone délimitée par la voie ferrée à l'ouest et l'avenue du Général de Gaulle, la rue Victor Hugo, le rue Georges Médéric à l'est (Le rapport Picard - analyse de la crue de 1910[15] - Carte d'inondation des environs de Paris[16])

Le 27 juin 1988 en début de soirée se produisait un accident dans la gare de banlieue souterraine de Paris-Lyon faisant 56 morts et 57 blessés. Le train de banlieue à l'arrêt qui avait été percuté était un omnibus pour Melun (actuel RER D) desservant Maisons-Alfort. De ce fait de nombreuses victimes habitaient la ville, parmi lesquelles le conducteur du train. Cette tragédie causa une très grande émotion parmi les habitants de Maisons-Alfort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[17], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais au Val-de-Marne à la suite d'un transfert administratif effectif le , et fait partie de l'arrondissement de Créteil.

Depuis la création du département du Val-de-Marne, la commune était divisée entre les cantons de Maisons-Alfort-Nord et de Maisons-Alfort-Nord. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune constitue désormais le canton de Maisons-Alfort.

Concernant les circonscriptions législatives, les maisonnais dépendent de la huitième circonscription du Val-de-Marne qui constitue l'une des 12 circonscriptions législatives françaises que compte le département du Val-de-Marne.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[18].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées

La commune fait donc également partie depuis le de l'établissement public territorial Paris-Est-Marne et Bois[19] créé par un décret du 11 décembre 2015[20].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Maisonnais ont majoritairement voté en faveur du texte proposé (51,48 % de Oui contre 48,52 % de Non avec un taux d’abstention de 29,65 % - France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition[21].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de la mairie.

Le conseil municipal de Maisons-Alfort est composé, compte tenu du nombre d'habitants de la commune, de 45 conseillers municipaux, qui élisent en leur sein le maire et ses 10 adjoints.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Michel Herbillon, maire de Maisons-Alfort depuis 1992
Liste des maires successifs[22],[23]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Antoine Roger    
1791 1793 François Bernard    
1793   M. Poret    
1793 1795 Edmé Christophe Roger   Fils d'Antoine Roger
1800 1813 Edmé Christophe Roger   Nommé à nouveau maire après la période des municipalités de canton
1813 1855 Claude Laurent Marie
Dodun de Kéroman[24],[25]
  Marquis
Ancien officier d’Etat major, ancien secrétaire d’ambassade
Décédé en fonction
1855 1870 Adolphe Véron   Auditeur au Conseil d’État
1871 1878 François Augustin Bourgignon    
1878 1878 Jean-Baptiste Faitot   Démissionnaire
1878 1881[26] Pierre Philippot   Maraîcher
Démissionnaire
1881 1884 Isidore Busteau    
1884 1896 Christian Edmond Durst[27]   Négociant
1896 1901 Amédée François Chenal[28],[29] Rad. Soc. Patron d'une menuiserie,
Député de la Seine (1909 → 1914).
Conseiller général de la Seine (canton de Charenton-le-Pont) (1900 → ? )
1901 1935 Léon (dit Eugène) Champion   Caissier à la Caisse d’épargne de Paris
1935 1939 Albert Vassard[30] PCF Métallurgiste.
Résistant durant la Seconde Guerre mondiale
Suspendu au début de la Seconde Guerre mondiale par décret du 4 octobre 1939 [31]
1939 1944 Francis Léon Mauge   Fonctionnaire de la préfecture de la Seine
Président de la délégation spéciale après la suspension de son prédécesseur[32].
1944 1947 André Léon Jules Saulnier PCF Métreur-vérificateur
Résistant durant la Seconde Guerre Mondiale
1947 1949 Jean Antoine Justin Maupas RPF Carrière dans l'Enregistrement et les Domaines
1949 1965 Arthur Hévette[33] UDT Représentant en vins
1965 23 mai 1992[34] René Edmond Nectoux UDF Contrôleur principal à la S.N.C.F[35]
Conseiller général de de Maisons-Alfort-Sud (1967 → 1989)
Conseiller régional[Quand ?]
Démissionnaire
23 mai 1992[34] en cours
(au 16 avril 2016)
Michel Herbillon DL
puis UMP[36]
puis LR
Député du Val-de-Marne (8e circ.) (1997 → )
Conseiller général de Maisons-Alfort-Sud (1989 → 1998)
Vice-président de la métropole du Grand Paris (2016 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[37],[38]

Depuis sa rénovation faite début 2013, sont affichés dans la salle de réunion du Conseil Municipal les noms et les photos (disponibles) de tous les élus municipaux et maires, ainsi que ceux des élus décédés en cours de mandat.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Maisons-Alfort est jumelée avec une seule ville étrangère : Drapeau de l'Allemagne Moers (Allemagne). Le serment de jumelage a été signé le 16 avril 1966 par René Nectoux, maire de Maisons-Alfort, et Albin Neuse, bourgmestre de Moers[39].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 54 470 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 077 807 900 615 1 257 1 515 1 892 1 590 1 812
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 317 3 748 4 049 5 890 7 619 9 174 7 034 7 853 9 479
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 547 13 409 16 466 20 997 25 108 31 012 34 384 36 485 40 358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
51 186 53 149 54 146 51 065 53 375 51 103 53 233 52 852 53 265
2013 - - - - - - - -
54 470 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2004[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles Maternelles
  • Écoles publiques Paul Bert, Saint-Exupéry, Raspail, Les Planètes (créée en 1959, elle a fêté son cinquantenaire en juin 2009), Parmentier, George Sand, Édouard Herriot, Georges Pompidou, Alphonse Daudet, Hector Berlioz, Charles Péguy
  • Groupes scolaires Jules Ferry et Condorcet
Écoles Primaires
  • Écoles publiques Georges Pompidou, Victor Hugo, Parmentier, Raspail, Saint-Exupery, Edouard Herriot, Charles Peguy, Les Planètes
  • École publique Louis Pasteur
  • École privée Notre Dame
  • École privée Ste-Thérèse
  • Groupes scolaires Jules Ferry et Condorcet
  • École privée St-François
  • Groupe scolaire Paul Bert
Collèges
Lycées
  • Lycée général public Eugène Delacroix
  • Lycée professionnel public Paul Bert
Établissement d'enseignement supérieur

Sports[modifier | modifier le code]

La JAMA

La JAMA (Jeanne d'Arc maisons-Alfort) est une association sportive et culturelle créée en 1913. Elle abrite actuellement les sections suivantes : pétanque, volley ball, billard, badminton, tennis. Au cours de son histoire elle a encadré d'autres activités : football, basket, colonies (puis « centres ») de vacances, gymnastique, troupe théâtrale, danses folkloriques, judo, rugby, boxe française. La section football a été fusionnée en 1992 avec celle de l'ASA (Association sportive amicale) pour former le FCMA (Football Club de Maisons-Alfort), tandis que la section judo a pris son autonomie en devenant le JCMA (Judo Club de Maisons-Alfort).

Le stade Auguste-Delaune

L'ASA

L'ASA (Association sportive amicale) abrite les sections suivantes : athlétisme, boules lyonnaises, cyclotourisme, gymnastique, handball, karaté, self défense, pétanque (« Les Joyeux Pétanqueurs »), plongée, volley-ball. Sa section d'escrime a fusionné avec La Française SA en 1977. La section d'athlétisme organise tous les ans depuis 2009, une course intitulée La Maisonnaise qui comprend un parcours en boucle de 5 km le long des berges de la Marne et à travers la commune. Selon leur catégorie, les participants font un ou deux tours (5 ou 10 km). L'arrivée se déroule au stade Delaune.

Judo

Le JCMA (Judo Club de Maisons-Alfort) est un des clubs de judo les plus réputés au niveau français et même européen. Quatre médaillés olympiques ont été licenciés au JCMA : David Douillet, Patrick Vial, Christine Cicot et Christophe Gagliano[42]. Le 16 octobre 1976, le JCMA remporte la Coupe d'Europe des Clubs Champions, c'est alors la première fois qu'un club français remporte une compétition européenne sénior de clubs champions, tous sports confondus.

Le JCMA abrite également une section qui permet la pratique du kendo, du naginatajutsu et du chambara.

Escrime

Le club d'escrime de Maisons-Alfort, l'ASALF résulte de la fusion en 1977 de deux entités : la section escrime de l'ASA (Association Sportive Amicale) et La Française AC du célèbre maître Augustin Parent[43]. Augustin Parent avait aménagé une piste d'escrime dans le grenier de son pavillon, rue de Mars à Maisons-Alfort (quartier des Planètes). Il a formé plusieurs grands champions d'escrime dont Jean-François Lamour et Hervé Granger-Veyron.

Natation

Le CNMA (Club de Natation de Maisons-Alfort)[44] a accueilli plusieurs champions en son sein, notamment Guylaine Berger, première nageuse française à descendre sous la minute sur le 100 mètres nage libre en compétition officielle et Vincent Rupp, Champion d'Europe Handisport 2006 sur 100 mètres brasse. L'actrice française Cyrielle Clair a également été licenciée au CNMA dans les années 1980.

Football

Le club de football du FCMA (l'un des deux club de cette ville) a été fondé en 1956 par Yves Genest.

Rugby

Le club de rugby local porte le nom de « RCMASM Rugby Charenton Maisons-Alfort Saint Maurice ».

Basket-Ball

Le club de basket-ball maisonais porte le nom d'ASLMA (Association Sportive Liberté Maisons-Alfort).

Equitation

Le club équestre de Maisons-Alfort qui se trouve dans l'école vétérinaire porte le nom de SHEVA (Société Hippique de l'Ecole Vétérinaire d'Alfort).

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Stades
  • Stade Auguste-Delaune
Centre Aquatique
  • Centre Aquatique ARTHUR HÉVETTE

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune dispose de structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Un Bureau Information Jeunesse (BIJ) y est présent ainsi qu'une mission locale. Cette dernière offre de nombreux services aux entreprises locales, guide les projets professionnels, organise des forums et des évènements autour de nombreuses thématiques comme l'emploi, des droits sociaux…
La mission locale comprend une Permanence de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM), une Permanence Juridique du CIFF (Centre Information Féminin et Familial) ainsi qu'une Permanence du centre d'accueil et d'écoute.

Industries et entreprises notables[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Principaux monuments et bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le Fort de Charenton, un temps occupé par différentes unités de l'armée était le siège du commandement des écoles de la Gendarmerie Nationale jusqu'au début des années 2000. Construit entre 1841 et 1845, il abrite depuis 2012 le siège de la région de gendarmerie d'Île de France après avoir accueilli plusieurs services de la direction de la gendarmerie nationale et de la Force de Gendarmerie Mobile et d'Intervention. Le Centre des hautes études du ministère de l'Intérieur (CHEMI) y est implanté depuis 2010.
  • L'École nationale vétérinaire d'Alfort : créée sous le règne de Louis XV. Sa renommée est internationale.
  • Le musée Fragonard[45] : Au sein de l'École vétérinaire, ce musée unique au monde est ouvert au grand public depuis 1994. Il présente des collections d'écorchés, de squelettes et d'anatomie animale et humaine. Attention certaines pièces peuvent impressionner les jeunes enfants.
  • Le Moulin brûlé, sur l'île de Charentonneau en bord de Marne, qui est aujourd'hui une salle où ont lieu diverses réceptions, concerts…
  • Les vestiges de l’Orangerie de Château Gaillard situés sur les bords de Marne, dans le quartier de Charentonneau, en face du Moulin Brûlé. L’ancien château s’élevait à cet endroit jusque dans les années 1950.
  • Les groupes scolaires Jules Ferry et Condorcet ont obtenu une inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1994 et 2002 pour l'originalité de leur architecture des années 1930 :
  • Jules ferry : façade en briques rouges, sculpture en bas-relief à l'entrée illustrant les contes de Perrault par Paulo, peintures d'Émile Beaume
  • Le square Dufourmantelle[46], conçu par les architectes André Dubreuil et Roger Hummel, qui ont également réalisé le groupe scolaire Jules Ferry ; façade en briques rouges, statue représentant le Petit Chaperon rouge au milieu.
    Il fut construit dans les années 1930 à l'initiative de l'Office départemental d'habitations à bon marché (HBM). À l'époque où les familles vivaient dans une pièce unique, les 560 logements du square bénéficiaient d'une salle d'eau et d'une cuisine séparées de la pièce de vie. Il a fait l'objet de l'ouvrage Maisons-Alfort : square Dufourmantelle et école Jules ferry (CAUE 94, éd. CDDP 94, juin 2007). Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 29 mars 2007[47].
  • Bains-douches, ce bâtiment, situé dans le quartier du centre et dessiné par l'architecte François Morice[48], a été construit vers le milieu du XXe siècle, il abrite aujourd'hui le centre socio-culturel de la Croix des Ouches.
  • Passerelle de l'écluse de Saint-Maurice au-dessus de la Marne, conçue par l'architecte Marc Mimram dont le gros-œuvre a été réalisé par Demathieu Bard et la structure métallique par l'entreprise D.M.I.[49]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des principaux monuments religieux de la ville :

  • L’église Saint-Rémi du XIIe siècle est le plus ancien édifice de la ville. C’est l’une des rares églises d’Ile-de-France à avoir conservé son clocher roman en pierre. En 1793, elle servit de « Temple de l'Être Suprême », culte institué par Robespierre. Elle abrite un orgue daté de 1779. Des travaux de rénovation ont été entrepris au début des années 2000.
  • Église Notre-Dame du Sacré-Cœur : Située dans le quartier de Charentonneau, elle fut construite de mai 1908 à juillet 1909 par l'architecte Jacquemin.
  • L’église Sainte-Agnès[50] fut construite entre 1931 et 1933 dans le quartier d’Alfort par l'architecte Marc Brillaud de Laujardière. Sa construction fut possible notamment grâce à un don de Fernand Moureaux créateur de l'apéritif « Suze » et chef d'entreprise. Elle fut consacrée le 11 juin 1933 par le cardinal Verdier. À l'extérieur la statue de sainte Agnès sculptée par Gabriel Rispal accueille les fidèles, à l'intérieur les vitraux et le chemin de croix sont de Max Ingrand, son épouse Paule a peint les peintures murales du plafond du chœur. L'autel en fer forgé est de Richard Georges Desvallières. Elle est classée monument historique depuis le 21 décembre 1984. Contrairement à la plupart des autres églises, celle-ci ne dispose pas d'un parvis. Elle est intégrée dans son environnement en étant enserrée d'autres immeubles.
  • Chapelle Saint-Léon : Construite par l'architecte Henri Vidal d'avril à octobre 1936 en raison de la construction d'habitations à bon marché au Vert de Maisons et du groupe scolaire Jules Ferry. L'une des cloches rapportée du diocèse d'Alger à la suite de la guerre d'Algérie fut fondue en 1860 par la maison Pierron d'Avignon.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc du Moulin Brûlé sur l'Ile de Charentonneau

La ville de Maisons-Alfort bénéficie d'environ 34 hectares d’espaces verts ouverts au public. Une promenade piétonnière est aménagée en bord de Marne sur une longueur de 4 km dont certaines parties sont constituées de passerelles au-dessus de la rivière. Ces espaces verts ont permis à la ville de bénéficier du label Ville fleurie : quatre fleurs Grand Prix attribué en 2006 par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris[51] de France au Concours des villes et villages fleuris.

Les bords de Marne constituent depuis longtemps un lieu de promenade renommé, c'était notamment le cas à la fin du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe, où les fameuses guinguettes, attractions incontournables à l'époque, attiraient de nombreux badauds. Les maisonnais aiment bien maintenir le souvenir de ces lieux de réjouissances[Note 4].

La rue Condorcet (situé entre la rue Marc Sangnier et le bord de Marne) est bordée de cerisiers dont la floraison à mi-avril offre un beau spectacle.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine industriel : l'usine de levure Springer[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le baron autrichien Max von Springer possédait une distillerie sur un terrain situé au centre de la ville. Il rapporta de Vienne l'idée d'extraire la levure des moûts de fermentation des grains. En 1872, le baron construit la première fabrique française de levure de grains. L'usine de quinze hectares existe toujours. La société Fould-Springer est devenue Bio-Springer, filiale du groupe Lesaffre depuis 1972[52].

Les odeurs caractéristiques dégagées par les fabrications de l'usine ont marqué pendant longtemps plusieurs quartiers comme Berlioz, Les Juillottes, le Centre et le Vert de Maison, en fonction de la direction des vents[53].

Vie Culturelle[modifier | modifier le code]

Théâtres[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Historiquement, il y avait 2 cinémas à Maisons-Alfort :

  • "Le Rio" situé au coin de la départemental D19 et de la rue Marc Sangnier qui a fermé début des années 1970
  • un autre cinéma situé au coin de l'Avenue de la République et de la rue Jean-Jaurès en face à la Mairie. Il a fermé fin des années 1980

Deux fois par an, le nouvel espace centre culturelle Charentonneau (NECC) propose un festival de films sur un thème donné.
Depuis mi-mars 2016, le théâtre Debussy offre des projections cinématographiques[54] sur un rythme de 2 films différents récemment sortis en quatre séances de projection hebdomadaire, redonnant ainsi à Maisons-Alfort un cinéma.

Plusieurs scènes de films ont été tourné à Maisons-Alfort :

Médiathèques[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Plusieurs chansons parlent de Maisons-Alfort :

  • La chanson Bouge De Là du chanteur MC Solaar (dans l'album Qui sème le vent récolte le tempo) évoque Maisons-Alfort dans son premier vers : Tout a commencé là-bas, dans la ville qu'on appelle Maisons-Alfort.
  • La chanson Bienvenue à Bord du groupe Soldat Louis fait également référence à la ville dans son refrain : Bienvenue à bord à tous les marmots / D'Maisons-Alfort à Puteaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Tariq Abdul-Wahad, ancien basketteur, né à Maisons-Alfort sous le nom d'Olivier Saint-Jean.
  • Marcel Balsa, pilote automobile, mort à Maisons-Alfort.
  • Buffalo Bill, figure mythique de la conquête de l'Ouest, a demeuré à Maisons-Alfort en 1905 pendant deux mois, durant la tournée à Paris de son fameux spectacle : le Buffalo Bill’s Wild West Show.
  • Jean-Louis Borg, entraîneur de basket, né à Maisons-Alfort.
  • Alice Dona, chanteuse et compositrice est née à Maisons-Alfort.
  • David Douillet, licencié au club de judo de la ville.
  • Thomas N'Gijol, humoriste, a vécu à Maisons-Alfort.
  • Fabrice Éboué, humoriste, né à Maisons-Alfort.
  • MC Solaar, rappeur français, a vécu à Maisons-Alfort et lui a d'ailleurs dédié la chanson "Bouge de là".
  • Edmond Nocard, médecin vétérinaire, chercheur.
  • Jul (de son vrai nom Julien Berjeaut), né à Maisons-Alfort, est un dessinateur de presse et auteur de bande dessinée français.
  • Big Ali, rappeur américain, possède un appartement à Maisons-Alfort.[réf. nécessaire]
  • Maxime Old, Architecte d'intérieur, Décorateur, Créateur de meubles est né en 1910 à Maisons-Alfort et y a vécu jusqu'en 1955.
  • René Gabriel Décorateur spécialisé dans le meuble de série né le 14 septembre 1899 à Maisons-Alfort décédé le 30 octobre 1950 Paris 6e
  • Yodelice, chanteur-auteur-compositeur, a vécu à Maisons-Alfort
  • Marine Vacth, actrice[56]
  • Gabriel Volland (1881-1947), poète et écrivain, né à Maisons-Alfort
  • Marthe Chenal (1881-1947), soprano à l'Opéra et l'Opéra-Comique, est inhumée dans cette commune.
  • Xavier Niel, homme d'affaires français est né à Maisons-Alfort.
  • Marc Raquil, athlète français a vécu à Maisons-Alfort.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Logotype de la ville de Maisons-Alfort
Blason Maison-Alfort 94.svg

Les armes de Maisons-Alfort se blasonnent ainsi :

D’azur à la champagne de gueules, à la ruche d’or ouverte du champ, les pieds brochant sur la champagne, accompagnée de neuf abeilles d’or volant vers la ruche[57].

La ruche et les abeilles l’entourant évoquent la laborieuse activité de la commune (Commission héraldique de 1962).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (fr) Maisons-Alfort, Mille ans d'histoire AMAH, 2 tomes 1984-1986 :
    • Tome I - Des origines au XIXe siècle
    • Tome II - le XXe siècle Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Amédée Chenal, Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville, 1898[9]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. L'ancien site est devenu le parc L'Alsacienne qui accueille un ensemble immobilier résidentiel. Des plaques apposées à l'entrée du parc rappellent l'existence passée de l'entreprise
  4. Dans la cadre de l'édition 2005 du festival vidéo de l'académie de Créteil, l'école primaire des Planètes a présenté un film entièrement joué par les jeunes élèves d'une classe de CE2 de l'école. Ce film sympathique, intitulé Un dimanche au bord de l'eau, reconstitue l'ambiance des guinguettes des bords de Marne, il est visible en ligne sur Internet

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Dictionnaire de l'Ancien Régime et des abus féodaux - 1830 - Anonyme Un sujet bannier était lié à la banalité
  3. a et b Le château de Charentonneau
  4. Histoire de la ville sur le site web officiel de Maisons-Alfort
  5. 5ème réunion publique pour la gare du Vert de Maisons le vendredi 20 mai 2016 au théâtre Claude Debussy de Maisons-Alfort.
  6. a, b, c et d Louis Deroy, Marianne Mulon (1992), Dictionnaire des noms de lieux, Le Robert, ISBN 2-85036-195-X
  7. Mémoire pour le futur - Archéologie et histoire du Val-de-Marne - p. 149
  8. Revue archéologique; ou, Recueil des documents et des mémoires relatifs à l'étude des monuments, à la numismatique et à la philologie (avril 1844-mars 1847, « relatifs à l'étude des monuments et à la philologie ») de l'Antiquité et du Moyen Âge, page 501.
  9. a, b et c Amédée Chenal - « Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville »
  10. - Précis de l'ancien droit coutumier français de Charles Giraud - p. 31 Définition du droit d'amortissement
  11. Jurisprudence générale. Répertoire méthodique et alphabétique de législation, de doctrine, de jurisprudence - 1857- p. 358 - signet 98 de Victor Alexis. Définition de la mainmorte
  12. Abbé Jean Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris, treizième partie, 1757
  13. La Grande Crue de la Seine de janvier 1910 à Alfortville
  14. La Grande Crue de la Seine de janvier 1910 à Maisons-Alfort
  15. Le rapport Picard - analyse de la crue de 1910 sur le site driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr
  16. Voir Carte d'inondation des environs de Paris
  17. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  18. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  19. C.N., « Oubliez le T10, nommez-le Paris-Est-Marne et Bois », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  20. Décret n° 2015-1663 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Champigny-sur-Marne sur Légifrance
  21. « Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Maisons-Alfort », ministère de l'intérieur (consulté le 8 février 2008)
  22. « Les maires de Maisons-Alfort », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 16 avril 2016).
  23. Archives départementales du Val-de-Marne
  24. « DODUN de Kéroman Claude Laurent Marie », Les maires de Maisons-Alfort, Cercle Généalogique de Maisons-Alfort,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  25. Dodun de Kéroman a vécu au domaine de Château-Gaillard de Maisons-Alfort
  26. Pierre Philippot est un libre penseur convaincu, il démissionne 6 mois après sa réélection
  27. Christian Edmond Durst est né de parents Suisses, il fut naturalisé après la Guerre franco-allemande de 1870
  28. « Amédée, François Chenal (1852 - 1919) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  29. Amédée François Chenal est l'auteur de : A. Chenal, Histoire de Maisons-Alfort et d'Alfortville depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Paris, Asselin et Houzeau (réimpr. 2014) (1re éd. 1898), 288 p. (ISBN 9782013503655, lire en ligne), il meurt en 1919
  30. « 24 mai 1898 – Albert Vassart », Les maires de Maisons-Alfort, Cercle Généalogique de Maisons-Alfort,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  31. Le 4 octobre 1939, le Président de la République, Albert Lebrun, suspend par décret les conseils municipaux de 27 communes de la banlieue parisienne à majorité communiste, dont celui de Maisons-Alfort. La « Loi » du 20 janvier 1940 entrainera la déchéance de 423 conseillers municipaux communistes
  32. G. Blanc-Cesan, « 10 mars 1875 – Francis Léon Mauge (Maire) », Les maires de Maisons-Alfort, Cercle Généalogique de Maisons-Alfort,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  33. Arthur Hévette légua à la municipalité sa propriété de Vaulxfins, pour en faire un centre de vacances communal.
  34. a et b « Deux nouveaux maires », Le Monde,‎ (lire en ligne) :

    « M. Herbillon (UDF-PR) à Maisons-Alfort :
    M. Michel Herbillon, UDF-PR, a été élu maire de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), samedi 23 mai, par 33 voix contre 5 à M. Raymond Riquier, PS, et 4 à M. Philippe Olivier, FN. Il y a eu deux bulletins blancs et un nul (le conseil municipal comprend 33 élus de droite, 5 PS, 1 PC, 3 FN et 3 divers).
    M. Herbillon succède à M. René Nectoux, UDF-PR, dont il était le premier adjoint. Maire depuis 1965, M. Nectoux, âgé de soixante-quatorze ans, s'est démis de son mandat à la suite de sa réélection au conseil régional d'Ile-de-France, et il a manifesté l'intention d'abandonner également celui de conseiller municipal. (Corresp.)
    [Agé de quarante et un ans, diplômé de sciences politiques, licencié en droit, M. Michel Herbillon, directeur du développement et de la communication d'une filiale du groupe Générale des eaux, est premier adjoint au maire de Maisons-Alfort et conseiller général depuis 1989. Il préside le groupe UDF du conseil général du Val-de-Marne. »

    .
  35. « Dans les cabinets ministériels », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  36. « Michel Herbillon élu président de l'UMP », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  37. Corinne Nèves, « Michel Herbillon grand favori à Maisons-Alfort », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  38. La rédaction du 94, « Municipales dans le Val-de-Marne : revivez les temps forts du premier tour », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  39. Page sur le jumelage avec Moers sur le site web officiel de Maisons-Alfort
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  42. Site web du JCMA (Judo Club de Maisons-Alfort)
  43. Site web de l'ASALF (club d'escrime de Maisons-Alfort)
  44. Site web officiel du Club de Natation de Maisons-Alfort
  45. http://musee.vet-alfort.fr/ Site officiel du musée Fragonard
  46. Coordonnées géographiques : 48°47'22,16" N ; 2°26'2,49" E
  47. Les logements sociaux du square Dufourmantelle protégés au titre des Monuments historiques, Maisons-Alfort magazine no 344, mai 2007
  48. Fiche sur le site topic-topos.com
  49. Marc Mimram, Passerelle de Saint-Maurice - Maisons-Alfort, p. 60-61, dans Formes et structures, no 127, 1998 (ISSN 1140-5597)
  50. L'église Sainte Agnès sur le site DOCOMOMO
  51. Conseil National des Villes et Villages Fleuris
  52. Histoire du groupe Lesaffre sur le site web officiel du groupe Lesaffre
  53. Vincent Moriniaux, Les odeurs de levure dans la ville de Maisons-Alfort repris par Robert Dulau, Jean-Robert Pitte dans Géographie des odeurs, L'Harmattan, 1998, ISBN 2-7384-6974-4, p. 159-165 partiellement consultable en ligne sur Google Books
  54. Article du journal Le Parisien du 7 janvier 2016 : "Maisons-Alfort : Le cinéma de retour après 24 ans d'écran noir"
  55. Article du journal Le Parisien du 23 février 2004 "Le feuilleton « Julie Lescaut » à Maisons-Alfort"
  56. Qui est Marine Vacth ?
  57. Banque du Blason