La Chapelle-la-Reine

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La Chapelle-la-Reine
Centre de la commune.
Centre de la commune.
Blason de La Chapelle-la-Reine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Fontainebleau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau
Maire
Mandat
Gérard Chanclud
2014-2020
Code postal 77760
Code commune 77088
Démographie
Gentilé Chapelains
Population
municipale
2 504 hab. (2014)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 09″ nord, 2° 34′ 21″ est
Altitude Min. 109 m – Max. 140 m
Superficie 15,91 km2
Localisation

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La Chapelle-la-Reine
Liens
Site web lachapellelareine.fr

La Chapelle-la-Reine[1] prononciation est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Cette commune est le chef-lieu du canton de la Chapelle-la-Reine, elle fait partie de la communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau.

Ses habitants sont appelés les Chapelains[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de La Chapelle-la-Reine est située dans la région Île-de-France, au sud-ouest du département de Seine-et-Marne et au sud-est de la région naturelle le Gâtinais. Elle appartient au parc naturel régional du Gâtinais français.

Le territoire de la commune est établi sur un plateau délimité au nord-est par la forêt de Fontainebleau et la vallée de la Seine, au sud-est par la vallée du Loing et au nord-ouest et à l'ouest par la vallée de l'Essonne.

La Chapelle-la-Reine est située à soixante-deux kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[3], à vingt-six kilomètres au sud-ouest de Melun[4], à onze kilomètres au nord-ouest de Nemours[5] et à soixante-sept kilomètres au nord-est d'Orléans[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Chapelle-la-Reine
Le Vaudoué Achères-la-Forêt Ury
Boissy-aux-Cailles La Chapelle-la-Reine Recloses,
Villiers-sous-Grez
Amponville Amponville, Larchant Larchant

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

L'altitude moyenne de la commune est de 120 à 125 m. Le sol arable n'a guère que 50 cm d'épaisseur posé sur 4 m de tuf argilo-calcaire. Lui succède un banc de 50 cm d'épaisseur de cailloux rouges posé sur une épaisse couche de grès de Fontainebleau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La nappe phréatique est très profonde et les puits pour l'atteindre aussi. En 1523, on donne 32 toises à celui de la place, soit environ 58 m. De ce fait, les puits autrefois étaient peu nombreux et l'eau était une denrée rare. On recueillait l'eau de pluie et les fermes étaient équipées de citernes souterraines pour la stocker ainsi que pour l'abreuvement des animaux.

Climat[modifier | modifier le code]

La Chapelle-la-Reine, située au sud-ouest du département de Seine-et-Marne, bénéficie d'un climat semi-océanique tempéré dit aussi « océanique dégradé » ou « de transition »[7], c'est-à-dire influencé tout à la fois par l'océan Atlantique et les masses d'air continentales venues d'Europe de l'Est. Les hivers sont en général relativement doux et humides et les étés modérément chauds. Les températures varient de 0,4 °C en hiver (moyenne du mois de janvier) à 24,3 °C en été (moyenne du mois de juillet). La pluviosité est assez faible, les précipitations, bien réparties tout au long de l'année, ne dépassant pas 700 mm par an[8].

Le tableau ci-dessous indique les valeurs normales de l'ensoleillement, des températures et des précipitations, observées par Météo-France à Melun, où se trouve la station météorologique de référence pour le département.

Données climatiques à La Chapelle-la-Reine.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8 11 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Température moyenne (°C) 3 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Ensoleillement (h) 56,3 81,7 134,4 172,2 200,7 219,8 241,3 216,5 175,9 125,8 74,5 49,6 1 748,8
Précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun de 1948 à 2002[8].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne ferroviaire et l'ancien bâtiment voyageurs de la gare.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Plusieurs routes départementales relient La Chapelle-la-Reine aux communes voisines :

La Chapelle-la-Reine est accessible par l'échangeur no 14 de l'autoroute A6 situé à 4 km au nord-est du bourg.

L'ancienne ligne ferroviaire de Bourron-Marlotte - Grez à Malesherbes traverse le territoire de la commune d'est en ouest. La ligne est en grande partie neutralisée, la section de La Chapelle-la-Reine à Malesherbes qui a été la dernière en exploitation ne l'est plus depuis quelques années.

Transports[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches sont celles de Bourron-Marlotte - Grez, de Nemours - Saint-Pierre et de Malesherbes, situées respectivement à 10 km à l'est, à 13 km au sud-est, et à 14 km à l'ouest de La Chapelle-la-Reine.

Les lignes de bus 184-001, 184-003, 184-004, 184-005, 184-006, 184-008 et 184-013 du réseau de bus Cars Bleus desservent la Chapelle-la-Reine et la relie aux villes voisines.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Bessonville en 1805.

Deux hameaux font partie de la commune de La Chapelle-la-Reine : Bessonville et Butteaux. Il s'agit d'anciens ensembles de fermes proches des cultures. Il y subsiste encore quelques fermes devenues pour la plupart des logements d'habitation et des résidences secondaires. Un ancien hameau a complètement disparu depuis quelques centaines d'années, il s'agit de Blomond qui se situait à la limite de la forêt en contre-bas de la route de La Chapelle à Larchant. Il reste encore quelques ruines.

Le hameau de Bessonville est situé sur une hauteur au nord-est du bourg. Sa raison d'être était sa situation au milieu des vignes comme le montrent les cartes anciennes. Aujourd'hui les vignes ont disparu, les terres sont devenues agricoles. À l'exception des fermes, les bâtiments sont des résidences. Il n'y a pas de commerces.

Le hameau de Butteaux, situé à l'est du bourg, a une vocation essentiellement agricole. Sur environ 500 m de longueur, il est situé de part et d'autre de l’ancienne route nationale qui reliait Fontainebleau à Orléans.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La plupart des bâtiments du centre-ville datent du XVIIIe siècle et du XIXe siècle. C'est le cas de la mairie et de l'ancienne école construites pendant la première moitié du XIXe siècle. Les façades des maisons du centre ont été modifiées au XIXe siècle car beaucoup n'étaient pas à l'alignement, or l'élargissement de la route royale a nécessité leurs destruction et reconstruction.

À l'exception de quelques maisons, l'architecture est assez homogène. Les constructions sont en grès et pierres calcaires et ne dépassent pas deux étages. Les toits sont droits et les tuiles sont plates. À l'origine, les pierres étaient recouvertes d'un enduit gris à la chaux. Au cours de la deuxième partie du XXe siècle, l'enduit des murs est généralement enlevé afin de laisser les pierres apparentes.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements était de 1 004 dont 728 maisons individuelles (72,5 %) et de 276 appartements (27,5 %). Ces logements étaient constitués de 944 résidences principales (94,1 %), 21 résidences secondaires (2,1 %) et 38 logements vacants (6 %)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de La Chapelle-la-Reine est religieuse. La Villa Capella ou Capella Gastinedi est mentionnée pour la première fois dans un texte de 1154 que l'on peut traduire « la Chapelle-en-Gâtinais ». Probablement, c'est le prieuré simple de l'ordre de Saint Benoît situé près de l'église actuelle qui lui donne le nom de « La Chapelle-la-Reine ». En 1792, le nom redevient « en-Gâtinais » puis « la Chapelle-Égalité », en 1793 « la Chapelle-Sainte-Geneviève » et en l'An II « La Chapelle » tout simplement et enfin de nouveau « La Chapelle-la-Reine »[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Différents endroits de la commune recèlent encore des outils de chasseurs préhistoriques tels que des coups de poing et des haches de pierre. Un petit établissement agricole gallo-romain était implanté au lieu-dit le Bas-d’Ury du Ier au IVe siècle.

Le village proprement dit existe depuis le haut Moyen Âge. La seigneurie appartient alors au comte du Gâtinais puis au roi de France du XIe au XIVe siècle. En 1186, Philippe-Auguste accorde à ses habitants une charte de franchise. Au Moyen Âge, le village est fortifié, entouré de fossés et de murs percés de quatre portes, et surveillé par un guetteur installé dans le clocher. Le village est néanmoins totalement dévasté et rendu presque désert pendant la guerre de Cent Ans avant d’être repeuplé par des paysans venus du Val-de-Loire. L’église est agrandie dans la seconde moitié du XVe siècle. Différentes familles de seigneurs se succèdent ensuite jusqu’à la Révolution.

À partir du XVIIe siècle le village est traversé par la route royale de Givet à Orléans, l’actuelle RN 152, et abrite pendant plus de deux cents ans un relais de la poste aux chevaux. En 1790, le village devient chef-lieu de canton et loge difficilement ses structures administratives, gendarmerie, justice de paix et perception. Entre 1793 et 1812, la commune porte le nom de La Chapelle-l’Égalité.

Au cours des deux derniers siècles, la commune est le lieu de plusieurs affrontements guerriers, entre les troupes de Napoléon et les Cosaques au cours de l’hiver 1814, pendant la guerre de 1870-1871 où le village a failli être brûlé par les Prussiens et le 22 août 1944, jour de la libération pour les Chapelains qui ont dû subir les tirs d’obus entre les chars allemands et les chars américains. Au début du XXe siècle, le village abrite 870 personnes dont encore beaucoup de vignerons et d'agriculteurs mais aussi des artisans liés aux travaux de la terre et des commerçants de première nécessité."[11]. À partir de 1970, la construction de HLM puis de zones pavillonnaires accroît subitement le chiffre de la population à 2 800 habitants, originaires en majorité de la grande couronne parisienne, où ils continuent à se rendre pour leur travail car l’emploi local est restreint. La bourgade devient pour partie, une cité dortoir du plateau du Gâtinais.

Charte[modifier | modifier le code]

Au début du XIIe siècle, ce lieu jouissait d'une grande importance, en effet Philippe 1er échangea avec son oncle Robert-le-Viel, duc de Bourgogne, le comté de Moret contre les moulins de Montereau, les îles de la Seine et la seigneurie de la Chapelle-la-Reine. Il rédigea une charte qui stipulait que « les habitants du lieu, pour quelque crime que ce fût, ne paieraient qu'un blanc d'amende et ne pourraient être soustraits au service du roi plus loin que d'y aller et revenir en un jour coucher en leur maison, et qu'ils seraient exempts de pionniers, pontonages, barrages et autres immunités »[12].
Cette charte sera confirmée par Louis VI, Louis VII et Philippe Auguste. C'est en fait une charte qui affranchit les manants de la Chapelle-la-Reine et des alentours. Elle confirme, par exemple, que les habitants « n'iront jamais à l'armée ou en expédition s'ils ne reviennent chez eux d'ici la nuit »[13]. En juillet 1470, Louis XI aussi confirma les lettres de ses prédécesseurs[14].
Cela ne veut pas dire que les habitants n'avait pas d'obligation, ainsi la charte de Louis le Jeune donne, à perpétuité au chapelain de l'église de saint Saturnin à Fontainebleau, trois muids de blé froment, à prendre sur sa grange de la Chapelle.

Blanche de Castille[modifier | modifier le code]

Actuellement, une rue et le collège de la commune portent le nom de cette reine. En effet, la légende veut que la mère de Louis IX, Blanche de Castille (1188-1252) fît construire un oratoire par vénération pour sainte Geneviève et que la commune en prît l'appellation de La Chapelle La Reine.

Si un oratoire a bien été construit, en revanche, en ce qui concerne le nom, d'après les historiens rien n'est plus faux. Ce nom se trouve dans un document authentique de 1173. Pas plus vraie la légende selon laquelle Louis IX partant pour la croisade fit ses adieux à sa mère sur le territoire de Bessonvile au lieu-dit la Fontaine-au-Roi. En effet, on ne trouve aucun séjour de Saint Louis à La Chapelle ni même à Fontainebleau au commencement de l'année 1248 où devraient se placer ces prétendus adieux. D'autres preuves historiques vont dans ce sens[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique locale[modifier | modifier le code]

La mairie.

Le maire actuel, Gérard Chanclud, préside le conseil municipal. Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt-trois[15].

La commune de La Chapelle-la-Reine est rattachée administrativement à l’arrondissement de Fontainebleau et politiquement au canton de la Chapelle-la-Reine représenté par le conseiller général Pierre Bacqué (LR) et à la deuxième circonscription de Seine-et-Marne représentée par le député Valérie Lacroute (LR).

La commune de La Chapelle-la-Reine est membre de la communauté de communes des Terres du Gâtinais qui regroupe seize communes et du parc naturel régional du Gâtinais français qui regroupe 69 communes[16]. En outre, La Chapelle-la-Reine fait partie de quatre syndicats intercommunaux (SI) : le SI de collecte et de traitement des résidus ménagers de la vallée du Loing, le SI des transports du canton de la Chapelle-la-Reine, le SI du collège de la Chapelle-la-Reine et le SI d'électrification du Sud-Ouest seine-et-marnais[17].

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune disposait d’un budget de 4 434 000 € dont 2 888 000 € de fonctionnement et 1 546 000 € d’investissement[18], financés à 53,02 % par les impôts locaux avec des taux d’imposition fixés à 23,70 % pour la taxe d'habitation et 19,81 % et 51,31 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[19]. Cette même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 465 000 €[20].

L’Insee attribue à la commune le code 77 4 03 088[1]. La commune de La Chapelle-la-Reine est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 217 700 889. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[21].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le premier véritable maire a été le général Marchand Villionne en 1790. La liste des maires qui ont suivi est très longue. Parmi ceux-ci citons, Le général Claude Testot-Ferry, Lucien Misier, à la fin du XIXe siècle et le docteur Antoine Battesti.

Liste des maires successifs.
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1837 1848[Note 1] Antoine Le Roux   Notaire et conseiller général de Seine-et-Marne
mars 1965 juin 1995 Léo Moulin   Garagiste
juin 1995 en cours Gérard Chanclud   Entrepreneur en maçonnerie puis retraité

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’un bureau de poste[22].

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie nationale de La Chapelle-la-Reine[23]. La commune dispose en outre d'un Centre d'incendie et de secours (CIS)[24].

La Chapelle-la-Reine relève du tribunal d'instance de Fontainebleau, du tribunal de grande instance de Fontainebleau, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Melun, du conseil de prud'hommes de Fontainebleau, du tribunal de commerce de Melun, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[25].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de la Chapelle-la-Reine n'est actuellement jumelée à aucune ville étrangère.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 504 habitants, en diminution de -4,61 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 802 829 980 976 923 867 851 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
840 844 844 757 836 859 870 883 862
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
868 836 828 781 815 821 801 771 716
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
803 797 1 100 1 509 2 125 2 781 2 659 2 567 2 504
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Si les chiffres fournis par Cassini, ne posent pas de problème aux XIXe et XXe siècles, en revanche le chiffre de l'année 1793 semble trop fort par rapport à d'autres sources[30]. La valeur est plutôt de l'ordre de 800. On voit d'autre part la très forte augmentation de la population à partir des années 1970.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Blanche-de-Castille.

La Chapelle-la-Reine est située dans l'académie de Créteil. La ville administre une école maternelle, l'école Léo-Moulin, et une école élémentaire, l'école Pierre-Prévost-Carnot[31]. Le département gère le collège Blanche-de-Castille situé à La Chapelle-la-Reine[31].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux de Nemours[32] et de Fontainebleau[33]. La commune dispose cependant d'un centre de santé regroupant, entre autres, des infirmières et des kinésithérapeutes. Trois médecins[34], deux cabinets dentaires et une pharmacie sont installés dans la commune. Il y a aussi une clinique vétérinaire.

Sports[modifier | modifier le code]

La Chapelle-la-Reine possède un terrain de football, un dojo, et un gymnase permettant la pratique du tennis en hiver et du basket.

L'Entente Sportive de la Forêt a son siège à La Chapelle-la-Reine, en revanche les sports sont pratiqués dans plusieurs communes du canton selon la disponibilité des stades ou des salles. Les principales sections sont : le football, le tennis, le judo, la danse et la gymnastique adulte, ainsi que le karaté, le VTT, le tai-chi-chuan et le yoga. Le Karaté Judo Club de la Chapelle-la-Reine, quant à elle, propose les activités suivantes : le karaté, le baby arts martiaux[Quoi ?], le judo, le body karaté[Quoi ?], le jujitsu.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Logo de l'association les « Amis du Patrimoine ».
salle polyvalente Villa Capella.

La ville dispose d'une salle polyvalente, la salle Villa Capella.

Une association cantonale, les « Amis du Patrimoine », qui a son siège et ses locaux à La Chapelle-la-Reine, a pour objectif de répertorier les objets, les écrits et les histoires orales locales. Elle diffuse le résultat de ses recherches sous différentes formes : un journal annuel (Le Passé Présent), des expositions et des conférences. La dernière exposition, qui a eu lieu en mai 2011 à Guercheville, faisait le point sur le « petit patrimoine rural » du canton.

Un livre "De Capella Regina à La Chapelle-la-Reine" regroupant 17 articles sur l'histoire du village a été édité en 2014. Il est disponible à la bibliothèque municipale.

Le marché hebdomadaire a lieu le mardi matin et un marché de Noël est organisé chaque année par la municipalité.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que l’hebdomadaire La République de Seine-et-Marne, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France et d'IDF1. L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : l’Abeille du Parc, magazine d’information du parc naturel régional du Gâtinais français[35] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[36] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[37].

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Geneviève.

La commune de La Chapelle-la-Reine fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Nemours » au sein du diocèse de Meaux. Elle dispose de l'église Sainte-Geneviève[38].

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active de La Chapelle-la-Reine est de 1 715 personnes pour une population totale de 2 625 habitants, soit 65,33 % de la population de la commune. La population active occupée (ayant un emploi) est de 1170 personnes et la population active inoccupée (au chômage) est de 112 personnes. Le taux de chômage étant de 6,5 % de la population active[9].

Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2009.
Nb. Personnes Pourcentage
Actifs 1282 74,80 %
Actifs ayant un emploi 1170 68,20 %
Chômeurs 112 6,50 %
Inactifs 433 25,20 %
Élèves, étudiants 194 11,30 %
Retraités ou préretraités 122 7,10 %
Autres inactifs 118 6,90 %

Parmi la population active de La Chapelle-la-Reine, la catégorie des employés est la catégorie socioprofessionnelle la plus représentée avec 39,0 % de la population. Puis, viennent les professions intermédiaires (20,54 %) et les ouvriers (19,5 %)[9].

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009.
  Nb. Personnes Pourcentage
Ensemble 805 100,0%
 Agriculteurs exploitants  12  1,5 %
 Artisans, commerçants, chefs d'entreprise  57  7,1 %
 Cadres et professions intellectuelles sup. 101 12,5 %
 Professions intermédiaires 164 20,4 %
 Employés 314 39,0 %
 Ouvriers 157 19,5 %

Les taux d’emplois des deux principales catégories socioprofessionnelles (employés et professions intermédiaires) se retrouvent dans la répartition des emplois par secteurs d’activité puisque les emplois dans le secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale (41,7 %) et ceux du secteur du commerce, des transports et services divers (31,0 %) représentent à eux deux 72,7 % des emplois[9].

Emplois selon le secteur d'activité en 2009.
  Nb. Personnes Pourcentage
Ensemble 805 100,0%
 Agriculture  12  1,5 %
 Industrie 167 20,8 %
 Construction  41  5,0 %
 Commerce, transports, services divers 249 31,0 %
 Administration publique, enseignement, santé, action sociale 336 41,7 %

En 2009, le nombre de foyers fiscaux était de 1 301. Le revenu net imposable moyen dans la commune s’élevait à 23 316 €, 58,6 % des foyers fiscaux étaient assujettis à l’impôt sur le revenu et l'impôt moyen était de 866 €[9].

Toujours en 2009, 66,3 % des ménages Chapelains étaient propriétaires de leur logement et 30,2 % étaient locataires[9].

Agriculture et élevage[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XXe siècle, l'activité économique de La Chapelle-la-Reine est essentiellement agricole et surtout viticole. En 1848, la commune compte 95 vignerons et 45 agriculteurs sur une population de 220 hommes adultes. Actuellement, l'activité économique est diversifiée. Elle dispose d'un pôle agricole lié à la qualité des terres proches de la Beauce et de la Brie, d'une coopérative agricole et des silos drainant les productions d'une partie du canton.

L'activité agricole consiste principalement en la production de céréales et de betteraves, et en quelques cultures fourragères. L'élevage bovin et ovin est pratiquement inexistant.

Commerces et industries[modifier | modifier le code]

Un petit centre commercial dessert les communes limitrophes. Deux zones d'activité industrielle regroupent une dizaine de petites et moyennes entreprises.

L'ancienne ligne de chemin de fer de Bourron-Marlotte à Malesherbes[39] existe toujours mais n'est plus utilisée que pour le transport de produits agricoles (céréales, betteraves) et du sable des carrières entre La Chapelle-la-Reine et Malesherbes.

Jusqu'en 2010, La Chapelle-la-Reine était la ville française qui abritait le seul fabricant de batteries la marque Capelle, dont l'origine du nom est celui de la ville. Cette activité a cessé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Il reste peu de trace des mares qui étaient importantes et nombreuses, avant le XXe siècle, pour faire boire les animaux et pour le lavage.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'église et l'ancien puits au début XXe siècle.

L'église Sainte-Geneviève est constituée par la juxtaposition d'une petite église romane datant du XIIe siècle, placée au sud, et d'une plus grande église gothique édifiée aux XVe et XVIe siècles. Dans la sacristie, se trouve le portail qui était la porte d'entrée de l'église romane. Cette église romane aurait pu être l'oratoire construit par Blanche de Castille. En raison de la présence de cette porte, l'église est classée à l'inventaire des monuments historiques depuis 1862[40]. Le clocher de cette église s'est écroulé en 1886, après de nombreuses hésitations, il a été reconstruit, presque à l'identique dans les années qui ont suivi.

Agneau Pascal dans un mur.

Il ne reste plus de trace du château de La Chapelle-la-Reine . Ce château dont on ne connaît pas bien l'importance était pratiquement en ruine en l'année 1670, comme s'en est plainte la famille d'Argouges auprès du roi Louis XIV[41].

On sait que le village était fortifié mais les remparts ont été détruits au début du XIXe siècle, et les pierres utilisées, en partie, pour construire le mur du cimetière. On trouve quelques petites sculptures incluses dans les façades de bâtiments du centre-ville, en particulier un agneau pascal, il s'agit probablement d'un centre de croix funéraire réutilisé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Parmi les personnages célèbres ayant marqué la commune figurent :

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de La Chapelle-la-Reine

Les armes de La Chapelle-la-Reine se blasonnent ainsi : Burelé d'argent et de gueules de quatorze pièces, à un lion de sable couronné d'or brochant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Une partie des textes de cette page, concernant l'histoire et les monuments, a été empruntée au chapitre concernant le canton de la Chapelle-la-Reine du Patrimoine des communes de Seine-et-Marne, Édition Flohic (ISBN 2-84234-100-7) (notice BnF no FRBNF37688378). Les textes et les illustrations de ce chapitre tome I, pages 130 à 179 ont été fournis par l'Association « Les Amis du Patrimoine du canton de la Chapelle-la-Reine ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Le Roux, maire, meurt en 1848, durant la mandature.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche communale », sur le site l'Insee (consulté le 27 avril 2013).
  2. David Malescourt, « Seine-et-Marne > La Chapelle-la-Reine (77123) », sur le site habitants.fr (consulté le 27 avril 2013).
  3. « Orthodromie entre La Chapelle-la-Reine et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 27 avril 2013).
  4. « Orthodromie entre La Chapelle-la-Reine et Melun », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 27 avril 2013).
  5. « Orthodromie entre La Chapelle-la-Reine et Nemours », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 27 avril 2013).
  6. « Orthodromie entre La Chapelle-la-Reine et Orléans », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 27 avril 2013).
  7. « Les types de climat en France, une construction spatiale », sur le site de la revue européenne de géographie (consulté le 22 novembre 2012).
  8. a et b « Climatologie mensuelle à Melun », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 18 août 2009).
  9. a, b, c, d, e et f [PDF] « Rapport statistique communal pour la ville de La Chapelle-la-Reine, », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2013).
  10. a et b Eugène Thoison (1846-1919), l'historien du Gâtinais, a laissé de nombreux écrits sur cette commune, en particulier un dernier article achevé par Maurice Lecomte, pour l'Almanach historique, topographique et statistique du département de Seine-et-Marne (1913-1918)
  11. Jean-Paul Pompon, « La commune de La Chapelle-la-Reine vue par les comptes rendu des conseils municipaux (1800-1850), (1850-1900) et (1900-1950) », dans Le Passé Présent, no 19, 20 et 21 (ISSN 1155-4258)
  12. Félix Pascal, Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine et Marne, 1836
  13. Christine Garmy, « La Charte de la Chapelle-la-Reine, un document méconnu du XIIe siècle », dans Le Passé Présent, no 9 (ISSN 1155-4258)
  14. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA321 Lettres patentes de Louis XI, Amboise, juillet 1470
  15. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  16. « Présentation du Parc naturel régional du Gâtinais français », sur le site du Parc naturel (consulté le 27 avril 2013).
  17. « Présentation de la commune de La Chapelle-la-Reine », sur le site internet de l'Union des Maires de Seine-et-Marne. (consulté le 27 avril 2013).
  18. Budget communal simplifié 2011 sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 28/04/2013.
  19. Compte communal détaillé 2011 sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté 28/04/2013.
  20. Endettement municipal 2011 sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 28/04/2013.
  21. « Fiche entreprise de la commune de La Chapelle-la-Reine », sur le site verif.com (consulté le 27 avril 2013).
  22. Coordonnées du bureau de poste de La Chapelle-la-Reine sur le site officiel de La Poste. Consulté le 28/04/2013.
  23. Brigade territoriale autonome de gendarmerie de la Chapelle-la-Reine sur le site service-public.fr. Consulté le 28/04/2013.
  24. Centre d'Incendie et de Secours de La Chapelle-la-Reine sur le site du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) de Seine-et-Marne. Consulté le 28/04/2013.
  25. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 28 avril 2013).
  26. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  30. Archives départementales de Seine-et-Marne, 16C16
  31. a et b « Annuaire de l'éducation nationale », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 28 avril 2013).
  32. « Centre Hospitalier de Nemours », sur son site internet (consulté le 28 avril 2013)
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  34. « Liste des médecins sur l’annuaire du conseil national de l’ordre des médecins », sur son site internet (consulté le 28 avril 2013)
  35. l'Abeille du Parc, le journal d’informations du parc naturel régional du Gâtinais français sur son site internet.
  36. Le Magazine de Seine-et-Marne sur le site du conseil général de Seine-et-Marne.
  37. Le Journal du Conseil régional sur le site du conseil régional de l’Île-de-France.
  38. « Annuaires des lieux de cultes », sur le site EgliseInfo de la conférence des évêques de France (consulté le 27 avril 2013).
  39. Jean-Luc FRANCE BARBOU, « Filay-Bourron histoire d'une ligne (très) secondaire », dans Le Passé Présent, no 10 et 11 (ISSN 1155-4258)
  40. Notice no PA00086864, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Roland Garnier, « Quand la Chapelle avait un château », dans Le Passé Présent, no 1 (ISSN 1155-4258)