Fontainebleau

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Fontainebleau
Fontainebleau
Le château de Fontainebleau et l'étang aux carpes vus du jardin anglais.
Blason de Fontainebleau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(sous-préfecture)
Arrondissement Fontainebleau
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau
(siège)
Maire
Mandat
Frédéric Valletoux (Agir)
2020-2026
Code postal 77300
Code commune 77186
Démographie
Gentilé Bellifontains, Fontainebleaudiens
Population
municipale
15 407 hab. (2018 en augmentation de 3,83 % par rapport à 2013)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 35″ nord, 2° 42′ 09″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 150 m
Superficie 172,05 km2
Unité urbaine Fontainebleau
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fontainebleau
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web fontainebleau.fr

Fontainebleau (prononcé [fɔ̃.tɛn.blo]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France, à 57 kilomètres[Note 1] au sud-est de Paris.

En 2018, elle compte 15 407 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune dans le département de Seine-et-Marne.

La commune de Fontainebleau est située au sud-ouest du département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France[1].

Elle se situe à 16,96 km par la route[Note 2] de Melun[2], préfecture du département. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie de Fontainebleau[1].

La commune s'étend sur 17 205 hectares. C'est la plus vaste commune de la région Île-de-France[3],[4], et elle est presque entièrement recouverte d'une forêt qui s'étend également sur quelques communes limitrophes (25 000 hectares au total). Cette forêt est pour les Parisiens un lieu de promenade mais son relief très accidenté et ses nombreux rochers en font aussi un lieu réputé pour la pratique sportive de l'escalade.

L'agglomération melunaise se situe à la limite nord de la forêt, et au nord-ouest se trouve Barbizon, village célèbre pour les nombreux peintres pré-impressionnistes qui y ont vécu. Divers endroits de la forêt sont recouverts de silice (quartz) à l'état brut. Les nombreuses plantations de résineux effectuées par l'Office national des forêts sont critiquées par certains qui estiment que cela a mis à mal la cohérence de son écosystème, à l'origine plutôt à base de feuillus.

La ville stricto sensu, c'est-à-dire hors forêt et hors domaine du château s'étend sur 232 hectares.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte des communes limitrophes de Fontainebleau.

Les communes les plus proches[Note 3] sont[5] : Avon (1,7 km), Samoreau (4,3 km), Vulaines-sur-Seine (5,4 km), Samois-sur-Seine (6,0 km), Héricy (6,2 km), Thomery (6,2 km), Bois-le-Roi (7,2 km), Champagne-sur-Seine (7,4 km).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte montrant en couleurs le zonage géologique simplifié d'une commune
Carte géologique vectorisée et harmonisée de Fontainebleau.

Le territoire de la commune se situe dans le sud du Bassin parisien, plus précisément au nord de la région naturelle du Gâtinais.

Géologiquement intégré au bassin parisien, qui est une région géologique sédimentaire, l'ensemble des terrains affleurants de la commune sont issus de l'ère géologique Cénozoïque (des périodes géologiques s'étageant du Paléogène au Quaternaire)[6],[7].

Géologie de la commune de Fontainebleau selon l'échelle des temps géologiques[6],[7].
Ères Périodes géologiques Époques géologiques Nature des sols
Cénozoïque Quaternaire Holocène
CF : Colluvions de versant et de fond de vallon.
GZ : Grèzes litées (cailloutis calcaire et sable), dépôt de pente.
LP : Limon des plateaux de composition argilo-marneuse.
Fz : Alluvions récentes : limons, argiles, sables, tourbes localement.
Fy : Alluvions anciennes (basse terrasse de 0-10 m) : sables et graviers colluvions alluvions et apports éoliens.
Fx : Alluvions anciennes (moyenne terrasse de 10-20 m) : sables et graviers .
Fw : Alluvions anciennes de haute terrasse (terrasse de 20-30 m) : sables et graviers.
Fv : Alluvions anciennes (terrasse de 45-55 m) : sables et graviers (= Cailloutis de Sénart).
Fu : Alluvions anciennes (terrasse de 65 m) : sables et graviers.
Pléistocène
Néogène Pliocène non présent.
Miocène non présent.
Paléogène Oligocène
g1CE : Calcaire d'Étampes, meulières, marnes, calcaires du Gâtinais.
g1GF : Grès de Fontainebleau en place ou remaniés (grésification quaternaire de sables stampiens dunaires).
g1SF : Sables de Fontainebleau, accessoirement grès en place ou peu remanié (versant).
g1CB : Calcaire de Brie stampien et meulières plio-quaternaire indifférenciées.
g1AR : Argile verte, Glaises à Cyrènes et/ou Marnes vertes et blanches (Argile verte de Romainville).
Éocène
e7MS : Marnes supragypseuses : Marnes blanches de Pantin Marnes bleues d'Argenteuil.
e7C : Calcaire de Champigny, Calcaire de Château-Landon, Marnes de Nemours.
e6-7CH-SO : Calcaire de Champigny et Calcaire de Saint-Ouen indifférenciés.
Paléocène non présent.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ru de la Mare aux Evées à Fontainebleau.

Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau :

Par ailleurs, son territoire est également traversé par les aqueducs de la Vanne et du Loing[12] et l’aqueduc de la Voulzie.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 43 km[13].

La Seine[Note 4], fleuve long de 774,76 km[14] ne traverse pas la commune.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[15],[16].

La réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais », créée en 1998 et d'une superficie totale de 150 544 ha, est un espace protégé présent sur la commune. Cette réserve de biosphère, d'une grande biodiversité, comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La structure de coordination est l'Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, qui comprend un conseil scientifique et un Conseil Education, unique parmi les Réserves de biosphère françaises[17],[18].

Seize autres espaces protégés sont présent sur la commune :

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[35].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune, tant au titre de la « directive Habitats » que de la « directive Oiseaux » :le « Massif de Fontainebleau »[36]. Cet espace constitue le plus ancien exemple français de protection de la nature. Les alignements de buttes gréseuses alternent avec les vallées sèches. Les conditions de sols, d'humidité et d'expositions sont très variées. La forêt de Fontainebleau est réputée pour sa remarquable biodiversité animale et végétale. Ainsi, elle abrite la faune d'arthropodes la plus riche d'Europe (3 300 espèces de coléoptères, 1 200 de lépidoptères) ainsi qu'une soixantaine d'espèces végétales protégées[37]

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Fontainebleau comprend une ZNIEFF de type 1[Note 5],[38],[Carte 1], le « Massif de Fontainebleau » (20 711,14 ha), couvrant 18 communes dont 17 en Seine-et-Marne et 1 dans l'Essonne[39] , et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[38], la « vallée de la Seine entre Melun et Champagne-sur-Seine » (1 062,65 ha), couvrant 15 communes du département[40].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Fontainebleau est une commune urbaine[Note 7]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Fontainebleau, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[41] et 36 406 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[42],[43].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire regroupe 1 929 communes[44],[45].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (95,79 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,08 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (94,07 %), zones urbanisées (1,92 %), milieux à végétation arbusive et/ou herbacée[Note 9] (1,72 %), espaces verts artificialisés non agricoles (1,72 %), zones industrielles commercialisées et réseaux de communication (0,55 %), zones agricoles hétérogènes[Note 10] (< 0,5 %), terres arables (< 0,5 %)[46].

Occupation des sols en 1990 et 2018[46].
Type d’occupation 1990 2018 Bilan
Territoires artificialisés
(zones urbanisées, zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication, mines, décharges et chantiers, espaces verts artificialisés ou non agricoles)
671,09 ha 3,89 % 721,40 ha 4,18 % 50,31 ha en augmentation
Territoires agricoles
(terres arables, cultures permanentes, cultures permanentes, zones agricoles hétérogènes)
4,04 ha 0,02 % 4,17 ha 0,02 % 0,14 ha en augmentation
Forêts et milieux semi-naturels
(forêts, milieux à végétation arbustive et/ou herbacée, cultures permanentes, zones agricoles hétérogènes, espaces ouverts sans ou avec peu de végétation)
16 562,62 ha 96,08 % 16 512,17 ha 95,79 % −50,45 ha en diminution

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[47],[48],[Carte 2]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 3].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Carte du cadastre de la commune de Fontainebleau.

La commune compte 199 lieux-dits administratifs[Note 11] répertoriés[49].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 9 081 dont 25,3 % de maisons et 74,5 % d’appartements.

Parmi ces logements, 82,9 % étaient des résidences principales, 4,5 % des résidences secondaires et 12,5 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 39,6 % contre 57,4 % de locataires[50], dont 17 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 12] et 3,1 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Fontainebleau.
Fontainebleau eut un réseau de tramway de 1896 à 1953. On en voit un ici dans la Grande Rue au début du XXe siècle.

La ligne de chemin de fer de Paris à Marseille traverse l'extrémité est du territoire de la commune, du nord au sud-est.

Deux anciennes routes nationnales historiques traversent le territoire de Fontainebleau et s'y croisent au centre de la commune (au rond-point de l'Obélisque) :

  • la route nationale 6 (actuelle D 606), en provenance de La Rochette, au nord, et en direction de Moret-Loing-et-Orvanne, au sud-est ;
  • la route nationale 7 (actuelle D 607), en provenance de Barbizon, au nord-ouest, et en direction de Bourron-Marlotte, au sud.

De nombreuses routes départementales relient Fontainebleau aux communes du département, dont, parmi les plus importantes :

Les rues de Fontainebleau sont larges et bien percées. La principale artère, dénommée rue Grande s'étire sur 2 600 m de long. L'artère transversale, qui passe devant l'église et la mairie, s'étend sur 1 200 m.

Quelques places aèrent la ville : la place du Général-de-Gaulle, la place Napoléon-Bonaparte anciennement place Denecourt, où s'ouvre la grille du jardin de Diane, la place d'Armes, la place de Franklin-Roosevelt, la place de l'Étape-aux-Vins et la place de la République.

Depuis , la vitesse a été limitée à 30 km/h dans toutes les rues de la ville, sauf sur certains grands axes, dans un souci de sécurité routière et de promotion des modes actifs de déplacement (marche, vélo)[51].

Le territoire de la commune est traversé par le sentier de grande randonnée GR 1, entre Bois-le-Roi au nord-est et vers Noisy-sur-École à l'ouest.

Transports[modifier | modifier le code]

De 1896 à 1953, Fontainebleau et son agglomération ont été desservies par le tramway de Fontainebleau.

La gare de Fontainebleau-Avon, située sur le territoire de la commune d'Avon à proximité de Fontainebleau, est desservie par les trains de la ligne R du Transilien effectuant les liaisons : Paris - Montereau et Paris - Montargis.

Deux arrêts ferroviaires, la halte de Fontainebleau - Forêt et la gare de Thomery, situés respectivement au nord et au sud de la commune, desservent la forêt de Fontainebleau.

Fontainebleau est desservie par plusieurs lignes de bus du réseau Transdev Île-de-France[52],[53] :

  • sept lignes du réseau de bus Transdev Vulaines[54] :
    • la ligne no 1, qui relie Avon à Fontainebleau
    • la ligne no 3, qui relie Fontainebleau à Avon
    • la ligne no 4, qui relie Avon à Fontainebleau
    • la ligne no 8, qui relie Fontainebleau à Avon
    • la ligne no 43, qui relie Sivry-Courtry à Fontainebleau
    • la ligne no 45, qui relie Chartrettes à Fontainebleau
    • la ligne no 112, qui relie à Héricy à Fontainebleau

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fontainebleau est attesté sous les formes latinisées Fons Bleaudi, Fons Bliaudi, Fons Blaadi du XIIe et XIIIe siècles, Fontem blahaud en 1137, Fontaine belle eau au XVIe (étymologie populaire)[58], Fontainebleau ou autrement Fontaine belle eau en 1630[58], puis sous la latinisation fantaisiste Fons Bellaqueus au XVIIe siècle, à l'origine du gentilé Bellifontain.

Il s'agit d'un composé médiéval en Fontaine- « source, ruisseau », terme issu du gallo-roman FONTANA, suivi du nom de personne germanique Blitwald[59].

Au cours de la Révolution française, la commune porte les noms de Fontaine-la-Montagne et de Fontaine-le-Vallon[60].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2012, un village gaulois qui daterait d'entre trente et deux-cent-cinquante ans avant notre ère est mis au jour lors de l'entretien d'une des places du château de Fontainebleau[61], l'occupation du site se poursuivant au moins jusqu'après l'époque carolingienne, mais la première mention du château lui-même date de 1137 : il s'agit alors d'un château fort utilisé comme rendez-vous de chasse en forêt de « Bieria »[62] (c'est ainsi qu'était nommée la Forêt de Fontainebleau, peut-être du IXe siècle jusqu'à une époque récente – Jean-Baptiste Colbert utilisa encore ce nom dans un document daté de 1664[63] – parce qu'une bande de guerriers danois menée par un certain « Bier » y séjourna, commettant des exactions dans la région, peut-être pendant ou après le quatrième siège de Paris par les vikings, en 885-887).

Une chapelle est intégrée au château-fort et consacrée en 1169 par Thomas Becket, archevêque de Canterbury, alors en exil en France.

Saint Louis, qui apprécie beaucoup le lieu, l'appelle « ses déserts », fait construire à côté du château-fort un couvent-hôpital, tenu par des moines.

Philippe le Bel naît au château en 1268 et y meurt en 1314.

Philippe VI y scelle un traité avec Jean Ier de Bohême : ce dernier, honorant le contrat, combat les Anglais à la bataille de Crécy, et y perd la vie.

Toutefois, le lieu ne fut guère qu'un hameau jusqu'en 1528, date à laquelle François Ier, de retour en France après avoir passé une année en captivité en Espagne (après sa défaite à Pavie en 1525), décide d'y construire un palais inspiré de ceux qu'il a vu en Italie, et fait appel à des artistes italiens de renom : le château-fort disparaît – il en reste le donjon, remanié, massive construction de forme carrée, qui borde la « Cour ovale ».

La ville – ainsi qu'Avon – tira bien vite parti des visites répétées de la Cour et des rois, accueillant rapidement restaurants et auberges dont les chambres sont louées à prix d'or.

Lorsque la Cour n'est pas à Fontainebleau, la ville continue de vivre grâce à des travaux constants d'embellissement, du château et de la cité : ouvriers et artistes y vivent toute l'année.

Après François Ier, un autre de ses grands bienfaiteurs fut Henri IV : à partir de 1594 il y séjourna chaque année, faisant embellir et agrandir le château, creuser le grand canal, tracer des routes et des sentiers dans la forêt pour faciliter les déplacements, surtout lors des journées de chasses...

Le futur François II naît à Fontainebleau en 1544, le futur Henri III en 1551, le futur Louis XIII en 1601, ainsi que plusieurs princesses et hauts personnages, dont Louis Victoire Lux de Montmorin-Saint-Hérem, qui finira assassiné à Paris lors des massacres de septembre en 1792.

La ville fit les délices d'Élisabeth-Charlotte de Bavière – la Princesse Palatine –, et comptait près de 7 000 habitants au XVIIe siècle. Elle abrite alors une trentaine d'hôtels particuliers bâtis pour de grands seigneurs, à l'exemple de celui du « Grand Ferrare » – dont il ne reste aujourd'hui que le portail d'entrée –, résidence d'Hippolyte d'Este.

En 1661, un cheval emballé renversa et traîna sur plusieurs dizaines de mètres et à vive allure son cavalier, un de ses pieds pris dans un étrier. Le sieur Dauberon invoqua Notre-Dame, son cheval s'arrêta net. En 1690 une première chapelle est bâtie sur le lieu du miracle – nommée « Notre-Dame de Bon Secours », un pèlerinage annuel y est instauré –, rasée en 1793 par des révolutionnaires, rebâtie en 1821 à l'initiative de Marie-Thérèse de France. Le pèlerinage existe toujours[64],[65].

Le , Louis XIV signe l'édit de Fontainebleau, plus connu sous la désignation de « révocation de l'édit de Nantes », qui poussa à l'exil de nombreux protestants, mais mis fin à de constantes tensions dans le royaume entre catholiques et réformés.

Il fit aussi réaliser un ensemble exceptionnel de bassins et jets d'eau, dont il ne reste que de vagues traces, dans la « grande prairie » qui longe en partie le « grand canal »[66].

Le 5 septembre 1725, Louis XV et Marie Leszczynska se marient au château.

Les habitants ayant toujours bénéficié de la royauté, qui les fit s'enrichir, la Révolution n'a pas laissée ici de souvenirs notables, exceptée la destruction de la chapelle.

L'Empire va réveiller cette ville assoupie : Napoléon Ier s'installe au château et le fait rénover. De vieux hôtels particuliers sont restaurés aussi, et certains sont transformés en hôtels de tourisme, comme « l'Aigle Noir ». Des casernes sont bâties pour abriter les régiments de hussards de la Garde impériale, et est également créée une école militaire, qui sera ensuite délocalisée à Saint-Cyr-l'École puis à Coëtquidant (Guer).

Le , Manuel Godoy, chancelier du roi d'Espagne Charles IV, et Napoléon signent le traité de Fontainebleau, qui autorise le passage des troupes françaises par le territoire espagnol afin d'envahir le Portugal.

Le , le pape Pie VII arrive au château : il excommunia l'empereur le 10 juin 1809, fut arrêté dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809 et placé sous surveillance à Savone, avant d'être conduit à Fontainebleau. Il est accompagné du médecin- chirurgien Balthazard Claraz, et resta volontairement enfermé les dix-neuf mois que dura sa captivité : du au le pape n'est jamais sorti de son appartement.

Reconstitution lors du bicentenaire des Adieux de Napoléon à Fontainebleau, le . Napoléon descend l'escalier en fer-à-cheval du château de Fontainebleau.

Le , Napoléon, peu après sa première abdication, fait ses adieux à sa garde, — les célèbres grognards —, dans la cour du Cheval blanc – devenue depuis « Cour des Adieux » – : le moment fut, selon les témoins, très émouvant. Deux enfants de la ville le suivront lors de ses deux exils : Les frères Archambault.

Après la chute du Premier Empire, le château fut encore habité en pointillés par Napoléon III, de 1856 à 1869 : les 15 et 16 décembre 1856 il y accueil le prince royal de Prusse, futur Guillaume Ier.

En 1845 est bâtie en ville une prison, qui fermera en janvier 1990.

Au total, 34 souverains, de Louis VI le Gros à Napoléon III, ont séjourné à Fontainebleau au cours de sept siècles. Du XVIe au XVIIIe siècle, tous les rois, de François Ier à Louis XV, y ont effectué des travaux importants (démolition – reconstruction – agrandissement – embellissement) d'où le caractère un peu « hétérogène », mais néanmoins harmonieux, de l'architecture du château.

Aujourd'hui, la ville et son château sont visités toute l'année par des touristes venus du monde entier…

La ville est desservie par le chemin de fer depuis 1849 (ligne Paris - Lyon), avec la mise en service de la gare de Fontainebleau - Avon.

Du 29 juin au fut organisé à Fontainebleau un grand concours national de manœuvres de pompes à incendie avec manœuvres d'ambulances et de secours aux blessés. Ce concours a attiré 140 compagnies. À cette occasion avait lieu l'assemblée générale de l'Union départementale des Sapeurs-Pompiers de Seine-et-Marne[67].

Le , le roi Alphonse XIII d'Espagne est en visite officielle à Paris. Il est reçu à Fontainebleau par le président de la République, Raymond Poincaré qui lui fait notamment visiter le château. Le roi, sans abdiquer, s’exile en France et arrive dans la commune voisine d'Avon avec sa famille et s’installe à l’Hôtel « Le Savoy »[68],[69],[70].

Troupes américaines et char près de Fontainebleau lors de la Libération.

En juillet et , la ville accueille la conférence franco-vietnamienne de Fontainebleau pour trouver une solution au conflit indochinois : ce sera un échec.

Fontainebleau, fidèle à sa tradition militaire, resta longtemps une ville de garnison : elle fut le siège de l'état-major des forces alliées en Centre-Europe (Allied Force Centre, AFCENT), des forces terrestres (LANDCENT) et forces aériennes (AIRCENT) de l'OTAN de 1949 à 1967.

La ville accueille actuellement une grande école d’affaires qui lui donne une renommée internationale : l’INSEAD, ainsi qu'une annexe de l'École des mines de Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est une sous-préfecture depuis 1879 et un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Melun.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville est très largement ancrée à droite, cette orientation se manifestant tant au niveau national et européen qu'au niveau local et régional. Par ailleurs, l'abstention y est régulièrement inférieure à la moyenne nationale.

À l’élection présidentielle de 2002, les Bellifontains ont placé Jacques Chirac en tête au premier tour avec 27,82 % des suffrages exprimés suivi de Jean-Marie Le Pen qui obtient un score de 15,39 %, Lionel Jospin arrivant en troisième position avec 12,07 % des voix. Au second tour, les électeurs se sont portés à 83,51 % pour Jacques Chirac contre 16,49 % pour Jean-Marie Le Pen[71]. Lors de l'élection présidentielle de 2012, les électeurs ont voté au second tour à 61,41 % pour Nicolas Sarkozy contre 38,59 % pour François Hollande, soit plus de dix points de plus pour le candidat de l'UMP que la moyenne nationale qui lui donnait 48,36 % des suffrages[72].

Les scrutins européens voient également la droite arriver en tête à Fontainebleau. Aux élections européennes de 2014, c'est la liste UMP conduite par Alain Lamassoure qui est arrivée à en tête avec 27,48 % des suffrages suivie par la liste Front national d'Aymeric Chauprade avec 18,26 % des voix. La liste UDI-MoDem de Marielle de Sarnez se place en troisième position à Fontainebleau tandis que la première liste de gauche arrive en quatrième position seulement avec moins de 10 % des suffrages (liste PS conduite par Pervenche Berès)[73].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1945, cinq maires se sont succédé à la tête de la ville :

Liste des maires successifs[74]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1959 Hubert Pajot RI Commissaire-priseur
Sénateur de Seine-et-Marne (1946 → 1958)
Conseiller général de Fontainebleau (1945 → 1958)
mars 1959 février 1992 Paul Séramy[75] RGR
puis CD
puis UDF (CDS)
Professeur d'allemand
Député de Seine-et-Marne (5e circ.) (1962 → 1967)
Sénateur de Seine-et-Marne (1977 → 1992)
Conseiller général de Fontainebleau (1958 → 1992)
Président du conseil général de Seine-et-Marne (1982 → 1992)
Décédé en cours de mandat
février 1992 mars 2001 Paul Dubrule RPR Administrateur de sociétés
Sénateur de Seine-et-Marne (1999 → 2004)
mars 2001 octobre 2005 Jacques Nizard DVD Diplomate retraité
Démissionnaire
octobre 2005[76] En cours
(au 24 juillet 2020)
Frédéric Valletoux[77] UMP
puis LR
puis Agir[78]
Journaliste économique
Conseiller régional d'Île-de-France (2010 → )
Président de la CC du Pays de Fontainebleau (2010 → 2016)
1er vice-président de la CA du Pays de Fontainebleau (2017 → )
Président de la Fédération hospitalière de France(2011 → )
Vice-président du Parc naturel régional du Gâtinais français
Réélu en 2008, 2014[79] et 2020

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le musée a définitivement fermé en 2010, le bâtiment vendu pour être réhabilité en appartements et ses collections sont parties à l’École nationale d'administration pénitentiaire à Agen[82].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Villes jumelées avec FontainebleauVoir et modifier les données sur Wikidata
Villes jumelées avec FontainebleauVoir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Borough londonien de Richmond upon Thames[83]Flag of the United Kingdom.svgRoyaume-Unidepuis
Flag of Konstanz.svgConstance[83],[84]Flag of Germany.svgAllemagnedepuis le
Flag of Lodi.svgLodi[83]Flag of Italy.svgItaliedepuis
Siem Reap[83]Flag of Cambodia.svgCambodgedepuis le
Pt-snt1.pngSintra[83]Flag of Portugal.svgPortugaldepuis le

Fontainebleau, Constance et Richmond constituent un cas de jumelage triangulaire.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Bellifontains[85] (par étymologie incorrecte, c'est-à-dire étymologie populaire), bien que le gentilé historique des habitants de Fontainebleau soit Fontainebleaudiens[86].

Population : de 15 000 habitants (2016), 34 000 pour l'agglomération qui comprend principalement Avon, ville « jumelle » où se trouve en particulier la gare. La population de Fontainebleau est stable depuis la fin de XIXe siècle même si celle de l'agglomération, et notamment d'Avon, a considérablement augmenté.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[87],[Note 13]

En 2018, la commune comptait 15 407 habitants[Note 14], en augmentation de 3,83 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 4007 4219 0406 4398 1228 0218 4399 70710 365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 66911 93910 78710 94111 65312 48313 34014 22214 078
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 16014 19014 67916 07015 56017 07517 72415 00819 915
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
20 58318 09416 77815 67915 71415 94215 68814 70814 907
2018 - - - - - - - -
15 407--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[88].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

  • école primaire internationale Léonard-de-Vinci ;
  • école primaire Paul-Jozon ;
  • école primaire Saint-Merry ;
  • école primaire Lagorsse ;
  • école du Bréau ;
  • école Sainte-Marie (école privée) ;
  • école Saint-Louis, anciennement Cours Branger (école privée) ;
  • centre actif bilingue (école privée).

Collèges[modifier | modifier le code]

  • collège International ;
  • collège Lucien-Cézard ;
  • collège Jeanne-d’Arc-Saint-Aspais (collège privé).

Lycées[modifier | modifier le code]

  • lycée François-Couperin ;
  • lycée international François-Ier ;
  • lycée Jeanne-d’Arc-Saint-Aspais (lycée privé) ;
  • lycée technique professionnel privé Blanche-de-Castille.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

le ministère de la Culture et de la Communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le château de Fontainebleau se sont associés avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, pour organiser le Festival de l'histoire de l'art qui a lieu chaque année début juin à Fontainebleau depuis 2011.

Le festival permet de profiter librement de conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau.

  • Les Naturiales dédiées a fêter le printemps et a découvrir la biodiversité.
  • Le Festival Séries Series organisé depuis 2012 qui réunit des créateurs de séries européennes.
  • Le Festival Django Reinhardt depuis 2017.
  • Le feu d'artifice de la Saint-Louis.

Santé[modifier | modifier le code]

Fontainebleau est le siège du centre hospitalier Sud Seine et Marne et dispose également d'une clinique, la polyclinique de la Forêt. La ville possède en outre un centre d'imagerie médicale. Plusieurs maisons de retraites médicalisées se trouvent également à Fontainebleau comme de nombreux médecins et professions paramédicales.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

On note, outre la présence de l'église paroissiale catholique (l'église Saint-Louis dans le centre-ville), celle d'un temple réformé et celle d'une synagogue.

Économie[modifier | modifier le code]

Fontainebleau est une ville relativement touristique — en 2011, 450 000 personnes ont visité le château et environ 13 millions la forêt — mais ne parvient pas à retenir ses visiteurs pour des séjours de courte durée. La ville abrite aussi le musée national des Prisons (fermé depuis 2010) et un musée municipal principalement consacré aux uniformes et armes des soldats du Premier et Second Empire.

Elle attire également une population universitaire, largement étrangère, qui vient étudier, enseigner et travailler à l'INSEAD, la meilleure école de management de France et l'une des meilleures business school du monde[89]. L'ESIGETEL (École supérieure d'ingénieurs en informatique et génie des télécommunications) créée en 1986 y était également installée, près du Port de Valvins, jusqu'à l'été 2012, où elle se déplace pour Villejuif. C'est une école de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne. L'UPEC est également présente à Fontainebleau, dans le cadre de l'IUT Sénart Fontainebleau, lequel compte trois départements d'enseignement supérieur (Gestion des Entreprises ; Informatique ; Techniques de commercialisation), comme l'Université de Paris avec sa station de biologie végétale et d'écologie forestière (station expérimentale, fondée à la fin du XIXe siècle par le célèbre botaniste Gaston Bonnier).

Hormis les commerces de proximité et de loisirs et les professions libérales, l'activité économique de Fontainebleau est assez restreinte. Celle-ci pourrait connaître un nouveau développement en fonction de la réussite des reconversions des importantes casernes désaffectées que compte la ville et qui offrent une possibilité d'agrandissement de l'espace urbain inespérée pour une ville entourée de forêts.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Fontainebleau :
Fontainebleau abrite un très célèbre château royal, le second plus grand château de France derrière celui de Versailles. Forteresse mentionnée pour la première fois en 1137, il est agrandi par Saint Louis, qui aime y prendre le « déduit de chasse » et qui y ajoute aussi un couvent-hôpital. Louis XIV y révoqua l'édit de Nantes par l'édit de Fontainebleau le . C'est dans la cour (appelée depuis Cour des Adieux), devant le château, que l'empereur Napoléon Ier abdiqua devant sa Garde impériale en 1814 ;
  • Forêt de Fontainebleau :
la forêt est réputée pour la diversité de ses espèces et de son relief ainsi que par sa taille (15 000 ha pour la forêt dite domaniale et 25 000 ha pour l'ensemble du massif) ;
Débris de tombe dans le cimetière de Fontainebleau.
le cimetière de Fontainebleau est également un lieu fréquenté par les touristes intéressés par son aspect historique et stylistique. Les plus vieilles tombes datent du début du XIXe siècle. Certaines personnalités ayant contribué au développement de la ville y sont enterrées, telles que les deux célèbres « sylvains » Charles Collinet et Claude François Denecourt. L'architecte renommé Henri Labrouste y gît dans le tombeau familial.
Un grand nombre de soldats morts durant les deux guerres mondiales, dont des membres des forces militaires du Commonwealth, reposent dans une division réservée en aval.
Le cimetière s'étale sur une côte à la lisière de la forêt. Aussi offre-t-il une vue panoramique sur la ville.
  • l'église Saint-Louis est un édifice du XVIIe siècle qui fut totalement restauré et agrandi en 1868[90] et qui fut ravagée en janvier 2016 par un incendie criminel[91] ;
  • hôtel de Bellune situé au no 4 de la rue Saint-Honoré ;
  • hôtel de Polignac situé au no 23 de la rue Saint-Honoré ;
  • Nouvelles Galeries de Fontainebleau situées rue Grande ;
  • hôtel de Conti situé au no 27 de la rue Saint-Honoré ;
  • hôtel d'Aligre situé au no 29 de la rue Saint-Honoré ;
  • hôtel du Tambour situé au no 27 boulevard Magenta ;
  • hôtel de Pompadour est situé rue de l'Arbre-Sec. Ce pavillon fut construit par Gabriel pour la maîtresse du roi Louis XV. Elle avait fait aménager aussi un jardin botanique et une ménagerie pour distraire le roi de sa mélancolie ;
  • hôtel de l'Aigle Noir situé au 27 Place Napoléon Bonaparte ;
  • le musée napoléonien d'Art et d'Histoire militaire : il présente dans huit salles des collections d'armes et d'uniformes remontant au XVIe siècle. Certaines pièces furent données au musée par l'Impératrice Eugénie. C'est le troisième musée de France par l'importance et la qualité de ses collections ;
  • le musée des Arts Figuratifs rassemble des œuvres de peintres contemporains ;
  • l'obélisque situé au carrefour de l'Obélisque. Il fut élevé en 1786 par M. de Cheyssac, grand maître des Eaux et Forêts, en l'honneur de Marie-Antoinette et de ses enfants ;
  • jadis, place Denecourt, le monument de Rosa Bonheur, était « un taureau en bronze œuvre de la grande artiste même, sur un socle avec quatre bas-reliefs représentant son portrait et trois de ses tableaux »[92], ce monument, inauguré en 1901, n'existe plus, il a été fondu durant la Seconde Guerre mondiale ;
  • prieuré Notre-Dame de Franchard ;
  • chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours

Cavalerie[modifier | modifier le code]

Fontainebleau, capitale du cheval et ville équestre, est dotée d'installations équestres prestigieuses comme :

  • le Centre sportif d'équitation militaire (CSEM) : installé dans les anciennes écuries du château, ce centre forme les cavaliers et les chevaux militaires pour l'instruction et la compétition ;
  • le Grand Parquet et le terrain de la Salamandre (propriété militaire) : cet espace accueille notamment la Grande Semaine de l'élevage ou le Concours complet international de Fontainebleau ;
  • l'hippodrome de Fontainebleau de la Solle ;
  • d'autres centres équestres.

C'est à Bois-le-Roi, commune proche de Fontainebleau, qu'eut lieu en 1776, la première course de chevaux sur le mode anglais, au lieu-dit de Sermaise. Le premier essai remporta un grand succès mondain, inauguré par le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette d'Autriche. Le comte d'Artois y fit courir un magnifique pur sang.

Le choix de la vallée de la Solle fut déterminé en 1852 par les chasseurs de la Garde. En effet, ceux-ci en garnison à Fontainebleau avaient déboisé cet espace pour l'utiliser comme terrain de manœuvre.

Après leur départ, des jeunes y organisaient des courses dans une ambiance familiale. Le site étant idéal pour les courses de chevaux, il fut décidé d'y construire un hippodrome. Ce fut fait en 1862. Il fut inauguré par le couple impérial. Il est toujours l'un des plus beaux hippodromes de France.[réf. nécessaire]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Il existe un fromage de la ville nommé le fontainebleau[93].

Fontainebleau et le cinéma[modifier | modifier le code]

De nombreux films ont été tournés à Fontainebleau[94] : au château (voir château de Fontainebleau), dans la forêt (voir forêt de Fontainebleau), dans la prison-musée :

et en ville :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Souverains, souveraines et présidents français[modifier | modifier le code]

  • Saint Louis (1214-1270) qui fit agrandir le château fort d'origine.
  • Philippe IV, dit Philippe le Bel (1268-1314), né et mort à Fontainebleau, roi de 1285 à 1314.
  • François II (1544-1560), né à Fontainebleau, roi de 1559 à 1560.
  • Henri III (1551-1589), né à Fontainebleau, frère du précédent, roi de 1574 à 1589.
  • Louis XIII, dit Louis le Juste (1601-1643), né à Fontainebleau, roi de 1610 à 1643.
  • Napoléon Ier (1769-1821), empereur des français de 1804 à 1814, séjourna souvent à Fontainebleau et y abdiqua.
  • Napoléon III (président de la République française sous le nom de Louis-Napoléon Bonaparte) y passait l'été avec la cour.

Artistes[modifier | modifier le code]

Autres personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Fontainebleau Blason
Tiercé en fasce : au premier, d’or, à l'aigle d'Empire de sable ; au deuxième, d'azur à la fasce ondée d'argent ; au troisième, d'argent à la salamandre enflammée de gueules ; au canton des villes de seconde classe brochant[97]
Ornements extérieurs
Ornement des villes de seconde classe, à savoir : Timbré d'une couronne murale à sept créneaux d'argent portant sur son bandeau un double F d'or, soutenue d'un caducée de même auquel sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l'un à dextre de chêne, l'autre à senestre d'olivier aussi d'or, noués et rattachés par des bandelettes d'azur.
Détails
Octroyé par Napoléon III par décret du [97].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Hébert et Thierry Sarmant, Fontainebleau : mille ans d'histoire de France, Paris, Tallandier, , 448 p. + 16 p. d'illustrations hors texte p. (ISBN 979-10-210-0099-5).
  • Maurice Toesca, Les grandes heures de Fontainebleau, Paris (SFELT), 1950, 280 pages (ill.) ; réédité ultérieurement.
  • Guides Joanne, Fontainebleau et la forêt, Paris, Hachette, , 72 p. (lire en ligne).
  • Robert Louis Stevenson, La forêt au trésor : Fontainebleau, Barbizon, Éd. Pôles d'images, , 96 p. (ISBN 295161005X), texte original en ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Distance de Paris à Fontainebleau, à vol d'oiseau
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  3. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  4. La « traversée » de la commune donnée par Sandre est contestable (et non reconnu par la SIGES), le fleuve longeant la limite communale sur sa pointe nord-est.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Pelouses, pâturages naturels, landes et broussailles, végétation sclérophylle, forêt et végétation arbustive en mutation.
  10. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  11. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois,...
  12. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  13. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  14. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Zones ZNIEFF de Fontainebleau » sur Géoportail (consulté le 14 janvier 2021)..
  2. « Fontainebleau - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021)
  3. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021)

Références[modifier | modifier le code]

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  3. « Paris n’est pas la plus grande commune d’Île-de-France (loin de là) », sur Paris ZigZag | Insolite & Secret (consulté le 10 octobre 2020)
  4. Thomas Martin, « Fontainebleau plus grande commune d'Ile-de-France loin devant Paris », sur actu.fr, La République de Seine-et-Marne, (consulté le 10 octobre 2020)
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  6. a et b « InfoTerre », sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (consulté le 14 janvier 2021).
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  8. Sandre, « Le Ru de la Mare aux Evées »
  9. Sandre, « Canal 01 du Bois de l'Epine »
  10. Sandre, « Fossé 04 des Essarts »
  11. Sandre, « fossé 01 du bois de faÿ »
  12. Sandre, « Aqueduc du Loing »
  13. Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 9 juillet 2018
  14. Sandre, « La Seine »
  15. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le 14 janvier 2021)
  16. « Liste des espace protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  17. « Réserve de biosphère de « Fontainebleau et Gâtinais » », sur mab-france.org (consulté le 9 janvier 2021)
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  20. a et b « « Cuvier Châtillon » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
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  22. « le « Mont de Fays » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  23. « le « Mont Merle » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  24. « le « Petit Mont Chauvet » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  25. « les « Platières de Franchard (Mare aux Pigeons) » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  26. « Gorge Aux Loups - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  27. « La Tillaie - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  28. « Chêne Brûlé - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  29. « Béorlots - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  30. « Gros Fouteau - Hauteurs De La Solle - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
  31. « Rocher De La Combe - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 janvier 2021)
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  53. « Plans & horaires - Fontainebleau », sur transdev-idf.com (consulté le 27 janvier 2021).
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