Bagneaux-sur-Loing

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bagneaux et Loing (homonymie).

Bagneaux-sur-Loing
Bagneaux-sur-Loing
Mairie de Bagneaux-sur-Loing.
Blason de Bagneaux-sur-Loing
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nemours
Maire
Mandat
Claude Jamet
2014-2020
Code postal 77167
Code commune 77016
Démographie
Gentilé Balnéolitains
Population
municipale
1 686 hab. (2016 en diminution de 0,53 % par rapport à 2011)
Densité 321 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 49″ nord, 2° 42′ 23″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 126 m
Superficie 5,26 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-bagneauxsurloing.fr

Bagneaux-sur-Loing Écouter est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Balnéolitains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve au sud-est du département de Seine-et-Marne entre Nemours au nord et Montargis au sud dans la vallée du Loing à 4,5 km au sud de Nemours.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bagneaux-sur-Loing
Saint-Pierre-lès-Nemours Nemours
Faÿ-lès-Nemours Bagneaux-sur-Loing Poligny
Bougligny La Madeleine-sur-Loing, Souppes-sur-Loing

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de huit[Note 1]. cours d'eau référencés :

  • la rivière le Loing, longue de 142,73 km[1], affluent en rive gauche de la Seine, ainsi que :
    • un bras de 0,06 km[2] ;
    • un bras de 0,13 km[3] ;
    • un bras de 0,29 km[4] ;
    • un bras de 0,29 km[5] ;
    • le canal 01 du Manoir de Beau Moulin, 1,40 km[6], qui conflue avec le Loing .
  • le canal du Loing, long de 45,90 km[7] ;
    • le canal 01 de Chaintreauville, 2,38 km[8], qui conflue avec le canal du Loing.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 6,54 km[9].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 39 lieux-dits administratifs répertoriés[10] dont Portonville, la Folie, Glandelles (partagés avec Poligny), le Petit Bagneaux-sur-Loing.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se réparti[Note 2] en 43,1 % de terres arables, 28 % de forêts, 18,1 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication et 10,9 % de zones agricoles hétérogènes[Note 3] - [9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionnée dans les textes pour la 1re fois en 872 sous la forme Baniolum in pago Senonico en 872[11],[12].

Du latin balneum qui signifie « lieux de baignade », « lieux fréquemment inondés »[13](par le Loing).

Bagneaux prend le nom de Bagneaux-sur-Loing par décret du 11 novembre 1911.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire verrière[modifier | modifier le code]

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Les sables de la forêt de Fontainebleau servirent, dès le XVIIIe siècle, en particulier sur plusieurs sites à la fabrication de verre ordinaire[14]. En 1751, une verrerie royale de Bagnaux est autorisée[15]. Elle s'implante dans les années qui suivent. Une importante verrerie, essentiellement gobeleterie et bouteillerie, mais aussi productrice de verre plat, installée à Bagneaux, regroupe rapidement une fraction de ces anciennes activités au XIXe siècle. L'État favorise son rachat par le conglomérat verrier et chimique Saint-Gobain, partenaire du complexe militaro-industriel naissant, en 1915. Cet acteur industriel majeur réoriente la production et développe une activité de verrerie spécialisée pour lunettes, plus lucrative, pendant la Grande Guerre.

Dès 1922, l'usine principale de Bagneaux produit sous licence américaine du pyrex que plusieurs générations de verriers vont mettre en forme, bien souvent au chalumeau, pour l'industrie chimique, puis radioélectrique, sans oublier les laboratoires. La science apprécie follement ce matériau à faible dilatation thermique (trois fois inférieur au verre ordinaire), à bonne résistance thermique et susceptible de trempe dans certains conditions. À partir de la matière vitreuse technique extraite des fours, les nombreux ouvriers verriers y fabriquent des plaques, tiges et tubes de toutes tailles, livrés tels quels et mis en forme par les laborantins ou les verriers d'entreprise, mais aussi de la verrerie de laboratoire, de simples récipients aux dosimètres calibrés, des petits réacteurs ou calorimètres au gros réacteurs-cuves en verre des laboratoire pilote du génie chimique[16]. Au cours des années 1920, la demande des tubes et ampoules de radiodiffusion amène une mécanisation importante des procédés qui s'étend après 1930 aux menues fabrications verrières, qui concernent aussi les arts culinaires, des vases de décoration aux plats, casseroles ou terrines de cuisson en verre. Cette mécanisation entraîne déjà une réduction importante des effectifs. La croissance du chômage local, joint à une natalité moribonde typique de l'entre-deux-guerres, explique la stagnation démographique, puis la lente décroissante de la modeste bourgade industrielle. Les cités ouvrières n'accueillent bien qu'une population, maintenue dans la précarité et autant itinérantes qu'étrangères au lieu.

Mais un peu avant et au cours des années 1950, la demande de produits verriers en pyrex croît au point que les unités de production et de transformation verrière sont obligées de recruter les artisans verriers de la grande région parisienne, en leur offrant de bons salaires et des possibilités d'accessibilité à des logements individuels confortables, en dehors des cités ouvrières surpeuplées. La population communale double en une décennie, grâce à l'installation des familles de ces ouvriers spécialisés, qui renforcent la reprise de la natalité locale dès 1943. L'essor de la télévision appelle la fabrication verrière de tube cathodique[17]. Les années 1960 marquent l'apogée des productions à usage scientifique et technologiques et le début du déclin. Les trois principaux sites industriels de Bagneaux, monopole de la Sovirel ou Société industriel des verreries réunies du Loing, commencent à subir la concurrence des multiples produits de plasturgie et de la chimie des polymères, d'autres matériaux concurrents du verre industriel, comme les métaux comme l'acier inox, l'aluminium, ou les céramiques techniques. Au cours des années 1970, la demande des sciences s'étiole[18]. En 1975, profitant de la faiblesse de cette branche verrière en décroissance rapide, la filiale française de la multinationale américaine Corning rachète les trois sites en 1975, avant de mettre fin à nombres d'activités en déclin en 1979 en dépeçant, puis revendant deux des sites.

Le groupe Thomson, arrivant sur Bagneaux après son rachat l'ancienne usine C ou Sovirel 3, perfectionne une remarquable activité verrière de production de tubes cathodiques, qu'il doit néanmoins arrêter à la fin des années 1990. Une ultime tentative d'installation sur le site abandonné, d'une unité de montage de pare-brise et de verres latéraux de sécurité pour l'industrie automobile échoue en 2005[19]. Alors que les grandes sablières de Fontainebleau et de Nemours exportaient encore dans les années 1980 leurs sables renommés vers des sites de production aussi éloignés que la Pologne, il ne reste plus de production verrière locale de haute technicité, si on met à part à part l'unité de production de verre plat SNC Keraglass[20].

La chute de la population de Bagneaux-sur-Loing, en relation avec la déprise industrielle, dépasse le tiers, de la seconde partie des années 1960 au début des années 1980. Mais, sans l'apport des hommes du verre, bien souvent devenus de paisibles retraités bien souvent après une reconversion professionnelle, et de leurs descendances, elle n'aurait assurément jamais accédé au statut de petite ville, de plus de 1 500 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 En cours Claude Jamet[21] DVG Agent de maîtrise
Ancien Conseiller général du canton de Nemours

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2016, la commune comptait 1 686 habitants[Note 4], en diminution de 0,53 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
129137110252217256319413509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
550470440505482475475491458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4334674806048809529639351 155
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 1782 0581 6591 4391 5161 5951 5701 6861 688
2016 - - - - - - - -
1 686--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le site industriel de Bagneaux-sur-Loing.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léonard de Bagneaux-sur-Loing.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léonard (XVIIe siècle).
  • La Maison des Verriers (ex-église Notre-Dame-des-Verreries construite en 1969 et désacralisée en 2010).
  • Les restes de la chapelle Saint-Thibault à Glandelles.
  • Les rives du canal du Loing.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

C'est dans cette petite ville que Joseph Samson est né le . Il deviendra un des plus grands maître de chapelle du XXe siècle en France, particulièrement à Dijon où il dirige la Maîtrise pendant 27 ans. Il était aussi compositeur et écrivain.

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Bagneaux-sur-Loing

Les armes de Bagneaux-sur-Loing se blasonnent ainsi :

D’or à la couronne dentée de sable enflammée en chef de gueules, chargée d’une cornue d’argent, accostée de deux abeilles ouvrières volant de gueules, soutenues chacune par une quintefeuille de sinople, le tout accompagné en pointe de jumelles ondées du même, à la demi-roue de moulin de sable issant de la jumelle de pointe de la jumelle et brochant sur l'autre, les jumelles accompagnées en chef et pointe de deux divises de sable.

Témoignage du labeur ouvrier aux verreries de Bagneaux-sur-Loing[modifier | modifier le code]

Le film documentaire Le dernier souffle, réalisé en 2014 par Florian Debu, raconte l'histoire des verreries de Bagneaux-sur-Loing par le biais de témoignages de deux générations de verriers, souffleurs à la canne et au chalumeau, maître-verrier et chauffeur de four verrier. Le documentaire brièvement les fondements de l'activité verrière : ressources des sables de l'étage géologique de Nemours dans l'ancienne et vaste forêt de Fontainebleau, rôle crucial du canal du Loing, joint à diverses voies ferrées locales et régionales, et des routes. La verrerie d'art de Soisy-sur-École et le musée des métiers verriers de Dordives, mais aussi les sites abandonnées, permettent aux anciens ouvriers d'évoquer l'ancienne activité industrielle, à l'origine de la petite ville, ainsi que leurs souvenirs[26].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

La jeunesse pendant l'Occupation, d'un enfant de Bagneaux-sur-Loing issu d'une famille ouvrière de verriers, est évoquée dans l'ouvrage largement autobiographique Histoires de Jef ou les Marrons d'Inde du Maréchal, par Jacques Nougier (Ed. Libres d'Ecrire, 210 p. 2016, (ISBN 978-2-37692-000-7) )

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les bras du Loing (F4375601 et F4376001) donnés par SIGES sont contestables car origines et points de confluence sont situés sur la commune de La Madeleine-sur-Loing.
  2. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  3. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Loing (F4--0200) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras du Loing (F4376601) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras du Loing (F4375701) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras du Loing (F4376101) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras du Loing (F4376501) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 du Manoir de Beau Moulin (F4375202) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le canal du Loing (F4--3692) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de Chaintreauville (F4377202) »
  9. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 24 avril 2019
  10. [ https://territoires-fr.fr/lieux-list1.php Site territoires-fr.fr] consulté le 24 avril 2019 sous le code commune 77016.
  11. Poupardin, Saint-Germain-des-Prés, I, p. 60.
  12. Stein (Henri), Hubert (Jean), Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, 1954, p. 13 [1].
  13. Paul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne, (ISBN 2402033592).
  14. L'histoire verrière de la commune, détaillée dans ce chapitre, est racontée dans le documentaire de 52 minutes "Le dernier souffle" film documentaire sur l'histoire locale, réalisé par Florian Debu, DVD produit par Synaps Collectif Audiovisuel en 2014. On peut consulter ce résumé historique
  15. La verrerie royale vue par la mutuelle locale, héritière de celle des verriers
  16. Même les gros réacteurs ou du moins leurs premières parois sont en ce verre technique. Sur les techniques usitées par l'industrie verrière locale, une visite du musée des métiers verriers à Dordives permet de les découvrir par des animations historiques. [2]
  17. Site D, créé en 1962 par Sovirel, née en 1955.
  18. Ce qu'un souffleur au chalumeau résume dans une proposition minimaliste : "Ce que la science a apporté (dans les années 1920), elle l'a repris (un demi-siècle plus tard)".
  19. L'entreprise, né d'un montage de capitaux franco-italien se nommait Prevent Glass, mais n'utilisait plus de production verrière locale.
  20. Une vision de l'histoire verrière locale par Corning/Saint-Gobain/Keraglass La verrerie d'art de Soisy-sur-École, l'unité en activité la plus proche de Bagneaux aux confins du Gâtinais en 2014, ne travaille qu'avec de la pâte de verre importée, qu'elle travaille après fusion.
  21. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en février 2019).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  26. « Le dernier souffle », sur le site de Synaps Collectif Audiovisuel.