Mortcerf

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Mortcerf
L'église Saint-Pierre-Saint-Nicolas.
L'église Saint-Pierre-Saint-Nicolas.
Blason de Mortcerf
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes du Val Bréon
Maire
Mandat
Grégory Caillau
2014-2020
Code postal 77163
Code commune 77318
Démographie
Gentilé Moressartois
Population
municipale
1 457 hab. (2014 en diminution de 0,07 % par rapport à 2009)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 25″ nord, 2° 55′ 03″ est
Altitude Min. 74 m
Max. 140 m
Superficie 17,84 km2
Localisation

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Liens
Site web mortcerf.fr

Mortcerf est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Moressartois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Mortcerf est situé à 15 km à l'ouest de Coulommiers.

Communes limitrophes de Mortcerf
Villeneuve-le-Comte Dammartin-sur-Tigeaux Guérard
Neufmoutiers-en-Brie Mortcerf
La Houssaye-en-Brie Crèvecœur-en-Brie Lumigny-Nesles-Ormeaux
Hautefeuille

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare de Mortcerf de la ligne Paris - Coulommiers.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme [capelle] morissarti vers 1080, [villa que vocatur] Mauressart vers 1093, Mortcerf en 1382[1].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en [-es]sart, généralement réduit à -sart dans le nord de la France et en Belgique, mais rare ailleurs. Ce type de formation toponymique gallo-romane calque des toponymes germaniques par antéposition d'un autre élément généralement un nom de personne. Il peut s'agit du nom de personne germanique Maur ou Moro[1]. Le mot français essart « lieu défriché » est issu du bas latin *exsartum (attesté sous la forme exartum). Il s'agit là vraisemblablement d'un des nombreux défrichement entrepris au Moyen Âge. La forme actuelle Mortcerf, déjà connue à la fin du Moyen Âge, s'explique par l'étymologie populaire « mort cerf », favorisée par la confusion fréquente entre ar et er[1].

Le Grand et le Petit Morin doivent leur nom au fait qu’ils prennent leur source dans les marais de Saint-Gond.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Devenue province romaine, la Gaule a été organisée par Auguste en régions comprenant plusieurs cités ayant à leur tête un chef-lieu. La zone délimitée par la Seine, la Saône, la Loire et les côtes de l'océan Atlantique et de la Manche, constitue la Gaule lyonnaise et comporte la civitas Melduorum (« Cité des Meldes »), dont le chef-lieu est Meldoi (Strabon, Ier siècle av. J.-C.) qui deviendra Meaux, dérivé du nom de la tribu. Les environs de Melun dépendent de la civitas Senonenis (« cité des Senones »), dont le chef-lieu est Agedincum, qui deviendra Sens. Les anciens bourgs (oppida) de Meaux et Melun sont structurés en îlots autour de deux axes perpendiculaires et de nouvelles bourgades (vici) se développent autour de sanctuaires ou de carrefours d’itinéraires. On leur doit l’appellation que nous donnons aujourd’hui aux chemins vicinaux qui desservent nos villages. Un marché et des échoppes d’artisans font de ces vici des lieux d’activité et d’échange commercial importants au niveau local.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , se déroulèrent de brefs combats qui aboutirent à la libération de Mortcerf par les Alliés[2]. Un odonyme (rue du Vingt-Sept-Août) rappelle cet évènement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1984 2008 Daniel Blomme   Agriculteur
mars 2008 mars 2014 Alain Berthomieu    
mars 2014 en cours
(au 5 mars 2015)
Grégory Caillau [3]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2014, la commune comptait 1 457 habitants[Note 1], en diminution de 0,07 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : +4,91 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
539 581 571 643 718 768 737 729 767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
810 1 415 961 800 816 775 1 359 915 990
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
984 980 877 789 816 760 759 798 767
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
738 793 758 822 1 072 1 307 1 414 1 467 1 457
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Police - Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Mortcerf dépend de la brigade territoriale autonome de la gendarmerie nationale de Mortcerf.

Sapeurs-Pompiers[modifier | modifier le code]

Mortcerf dépend du centre d'intervention et de secours de Faremoutiers.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-Saint-Nicolas
Construite en partie avec les matériaux d'une chapelle romane démolie, cette église possède de larges fenêtres éclairant le chœur et décorées de boiseries du XVIIIe siècle. À l'origine, ces boiseries ne sont certainement pas destinées à une église, car elles sont peintes en couleur d'or légèrement éteinte sur fond gris. Les arcades qui séparent la nef des bas-côtés sont en plein cintre, de même que les portes d'entrée et les larges fenêtres qui éclairent le chœur. Le patron de l'église est saint Nicolas, puis saint Pierre pour les besoins des fêtes estivales de la commune.
  • L'Obélisque (dit L'Obélisque de Villeneuve-le-Comte)
Article détaillé : Obélisque de Villeneuve-le-Comte.
L'obélisque dit de Villeneuve-le-Comte est également situé sur les communes de Dammartin-sur-Tigeaux et de Mortcerf. Il a été construit au XVIIIe siècle. Il est classé monument historique depuis le premier octobre 1921. Aujourd'hui, il est surtout célèbre chez les ésotéristes, et ceci grâce à l'alchimiste Fulcanelli qui en parle dans Les Demeures philosophales, parues en 1930. L'auteur voit dans ce monument " la figuration saisissante de l'incendie et de l'inondation immenses" qui se produiront lors du Jugement Dernier.
Cet obélisque est situé à côté d'un rendez-vous de chasse où Louis XV rencontre le duc de Brandebourg. Pour commémorer l'événement, il décide de construire un monument remplaçant le calvaire de François Ier appelé Belle Croix. Un bas-relief court sur chacune de ses quatre faces. L'une représente un sceptre symbolisant la royauté, la deuxième une main de justice, la troisième un carquois et sur la dernière face, celle orientée vers le sud, un chêne. Au-dessous de ce bas-relief quelques phrases en latin évoquent la déesse Diane. Au sommet se trouve une boule avec des flèches symbolisant la foudre qui tombe sur le globe terrestre livré aux forces de l'eau et du feu.
  • Château de Becoiseau
Jean-Georges Wille, Ruines du château de Becoiseau, dessin, Metropolitan Museum of Art, New York
Au XIe siècle, Robert Burdin et Hugues de Courcelles firent don des terres qu’ils possédaient à Mortcerf à saint Gaultier, alors abbé de l’église de Saint-Germain de Pontoise. C’est vers cette époque que des moines bâtissent une chapelle : Saint-Nicolas de Moressart qui, par la suite, fut reconstruite à plusieurs reprises jusqu’en 1648. C’est en 1217 que Guillaume, évêque de Meaux, éleva cette chapelle au rang de paroisse.
De donations en successions, le domaine de Mauressart tomba dans le patrimoine des comtes de Crécy. Entretemps, un peu avant 1219, Gaucher III de Chatillon, comte de Crécy et de Saint-Pol, avait fait construire le château de Becoiseau. Ensuite, ce château devint château royal et reçut la visite d’hôtes célèbres. En effet, Guy III, Gaucher IV et Hugues V furent alternativement les alliés et les ennemis de leur suzerain, Thibaud IV, et de la reine Blanche de Castille. Selon certaines sources, paraissant vraisemblables, des entrevues auraient eu lieu au château de Becoiseau, et selon le chroniqueur de l’époque, Mathieu Pâris, une idylle exista entre Thibaud IV et Blanche de Castille à l’occasion de leurs séjours à Mortcerf.
Toujours par le jeu des mariages et des successions, Becoiseau devint propriété de Philippe IV le Bel qui ne vint que rarement à Mortcerf, mais ses descendants y habitèrent périodiquement. Les premiers Valois y signèrent des ordonnances dont la plus célèbre devait être en 1350 celle de Jean II le Bon (1319-1364) où, pour la première fois, il est question d’une nouvelle monnaie : Le franc.
Demeurant château royal, Becoiseau appartint donc à Henri IV et Mortcerf reste un des rares villages de France à posséder un registre d’état-civil réservé aux partisans de l’Église réformée.
Ceux-ci se réunissaient au sud du village, dans le ‘hameau des Presches’ où existait un temple du culte protestant. En effet, déjà bien avant la signature de l’Édit de Nantes en 1598, la région de Meaux présentait une forte concentration de familles ralliées à la nouvelle religion réformée, et, vers 1600, Mortcerf réunissait les Réformés de Lumigny, Touquin et Rosoy. Ce temple fut détruit en 1685, après la révocation de l’Édit de Nantes.
Aujourd’hui, il ne reste que quelques ruines du château, situé désormais sur un terrain privé.
  • Ancienne gare
Construit comme les autres gares de la région, cet édifice est flanqué de chaque côté d'un bâtiment contenant d'une part le bureau, le guichet et la salle d'attente, et d'autre part le quai pour les marchandises. Cette petite ligne d'intérêt local est destinée au transport des produits des carrières de la région entre Villeneuve-le-Comte, Neufmoutiers et Lagny. Elle s'étend sur 19 kilomètres.
  • Four à chaux
La forme et les dimensions de cette vaste excavation blanche rappellent les cirques romains. Au fond, une porte basse donne sur des sortes de grottes ou logettes creusées dans la masse. Les ouvriers sont chargés d'agrandir l'excavation à coups de pioche pour récupérer le calcaire qui est ensuite traitée dans les fours. À l'origine, il y a plusieurs fours ainsi que deux immenses cheminées en brique. Le gypse, ou terre de plâtre, semble faire son apparition à l'époque gallo-romaine. Louis XIV préconise le plâtre dans les constructions pour protéger les maisons à pans de bois et éviter les incendies.
  • Ferme de la Malmaison
Ce bâtiment est un ancien monastère transformé en ferme. Pendant la Première Guerre mondiale, le monastère servit d'infirmerie. C'est aujourd'hui une demeure privée.
  • Le Viaduc
Construit pour la ligne SNCF Paris - La Ferté-Gaucher-Coulommiers-Sézanne, ce pont est constitué de trois arcades passant au-dessus de la route de Mortcerf. Il est construit sur place avec la terre de Mortcerf, par 1 000 ouvriers.
Viaduc de Mortcerf.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Fort (1872-1960), poète et dramaturge français vécut à Mortcerf. Il y écrivit une ballade en 1909, qui porte le nom du village. À l'entrée du groupe scolaire qui porte son nom, une plaque de pierre rappelle ce séjour.
  • Jean-Noël Gurgand (1936-1988), Journaliste et écrivain français, vécut à Mortcerf. Une rue y porte son nom.
  • Max Néraud, tué par les Allemands le 12 août 1944, sur la route de Crèvecœur-en-Brie (une rue à Mortcerf porte son nom.
Stèle de Max Néraud.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Une scène du film Fedora du réalisateur Billy Wilder a été tournée à la gare de Mortcerf. Fedora, star déchue du cinéma voulant garder le visage de sa jeunesse est hospitalisée dans une clinique à Mortcerf. Elle s'en échappe, rejoint la gare, tombe sur la voie et est écrasée par un train (film sorti en 1978).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mortcerf Blason De gueules à deux flèches mises en sautoir et renversées d’or, cantonnées en 1, 3 et 4 d’un besant enfermé dans un anneau et en 2 d’une croissant pointé vers le chef, le tout d’argent.

Composé par Moligner Jean-Claude et adopté par la municipalité en septembre 1991.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 481b
  2. www.mortcerf.fr Commémoration de la libération de Mortcerf, 27 août 1944.
  3. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.