Bernay-Vilbert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Bernay-Vilbert
Bernay-Vilbert
Mairie de Bernay-Vilbert.
Blason de Bernay-Vilbert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes Val Briard
Maire
Mandat
Patrick Stourme
2014-2020
Code postal 77540
Code commune 77031
Démographie
Gentilé Bernéens-Vilbertiens
Population
municipale
828 hab. (2016 en diminution de 1,78 % par rapport à 2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 37″ nord, 2° 56′ 18″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 114 m
Superficie 16,90 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Bernay-Vilbert

Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne

Voir sur la carte topographique de Seine-et-Marne
City locator 14.svg
Bernay-Vilbert

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bernay-Vilbert

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bernay-Vilbert
Liens
Site web bernay-vilbert.fr

Bernay-Vilbert est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bernéens-Vilbertiens. Au dernier recensement de 2016, la commune comptait 828 habitants.

La commune de Bernay-Vilbert est née de la fusion des anciennes communes de Bernay-en-Brie et de Vilbert le 31 décembre 1971.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bernay-Vilbert se situe en plein cœur de la Brie, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Paris.

Les lieux-dits de la commune incluent Cointreau, la Petite Fortelle, la Maison Blanche, les Noues, Pompierre, la Sablière, Segrès, Vaux et Villeneuvotte[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes proches de Bernay-Vilbert incluent Rozay-en-Brie à 1,71 km, Courpalay à 3,60 km, Courtomer à 3,62 km, La Chapelle-Iger à 4,62 km et Voinsles à 5,17 km[2].

Rose des vents Fontenay-Trésigny Lumigny-Nesles-Ormeaux Rozay-en-Brie Rose des vents
Chaumes-en-Brie N Voinsles
O    Bernay-Vilbert    E
S
Courtomer Courpalay, Aubepierre-Ozouer-le-Repos La Chapelle-Iger

L'Yerres et son affluent le ru des Fontaines Blanches séparent Bernay-Vilbert de Rozay-en-Brie au nord-est.

L'ancienne limite entre Bernay et Vilbert partait de la limite avec Nesles-la-Gilberde à l'est de Vilbert, directement vers le sud pour atteindre l'Yerres au niveau de la pente de Bernay en amont de l'écart de Cointreau, puis suivait le cours de la rivière vers le sud jusqu'au niveau du lieu-dit appelé la Fin du Monde pour bifurquer vers l'est jusqu'à la limite avec Courtomer dans le bois de Vilbert.

Voies et transports[modifier | modifier le code]

L'Yerres à Bernay-Vilbert.

La commune est desservie par la route nationale 4, accessible par la sortie Rozay-en-Brie. La RN 4 fut déviée de Rozay-en-Brie en 1955 ; elle fut doublée en 1988 pour la section de Bernay-Vilbert à Rozay-en-Brie et en 1997 pour la section de Fontenay-Trésigny à Bernay-Vilbert[3].

La route départementale 49b traverse le village de Bernay tandis que la route départementale 48/48b traverse le village de Vilbert. La route départementale 211, ancien Chemin Paré de Melun à Rozay, borde le territoire communal au sud.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 690 hectares ; l'altitude varie entre 77 et 114 mètres[4]. Le point bas est dans la vallée de l'Yerres en aval du hameau de Pompierre ; le point haut se situe au nord du bois de Bernay, au tri-point avec les communes de Fontenay-Trésigny et Lumigny-Nesles-Ormeaux.

La plateforme structurale supérieure de la Brie est constituée par une couche de pierre de meulières datant du Sannoisien. L’exploitation de ces pierres de meulières a fourni un matériau de construction très utilisé dans la commune. La couche de meulières est surmontée par un manteau plus ou moins régulier de limons des plateaux qui sont constitués par des dépôts argilo-sableux fins et compacts d’une fertilité importante.

Le territoire communal est modelé par la présence de la vallée de l'Yerres qui serpente du nord-est vers le sud-ouest avec plusieurs coudes marqués. Il est partiellement ouvert, en partie dédié aux grandes cultures (blé, maïs...), mais avec la présence de nombreux espaces forestiers dont les plus vastes - bois de Vilbert et bois de Bernay - couvrent la bordure occidentale.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est intégralement situé sur le bassin versant de l'Yerres[5] et ses affluents, ainsi que :

  • un bras de 1,02 km[6] ;
  • Le ruisseau l'Yvron, long de 30,1 km[7], affluent de l'Yerres en rive gauche ;
  • le ru de Vulaine, 5,5 km[8], affluent de l’Yerres ;
  • le fossé 01 de Bernay-en-Brie, 2,08 km[9], affluent de l’Yerres ;
  • le ru des Fontaines Blanches, 4,9 km[10], affluent de l’Yerres.

Climat[modifier | modifier le code]

Bernay-Vilbert connaît un régime climatique tempéré de type atlantique. Les précipitations restent modérées autour de 700 mm et réparties sur toute l'année. La pluviosité dans l'est de la Brie française est légèrement plus marquée que la moyenne départementale (650 mm), légèrement supérieure au reste de la région Île-de-France (600 mm). L'enneigement reste exceptionnel. Les températures moyennes oscillent de +3° à +18°.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24,0 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8,0 11,0 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Températures moyennes (°C) 3,0 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 55,6 87,5 129,4 172,8 201,4 218,8 239,1 221,1 172,3 125,8 75,2 50,6 1749,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 364, alors qu'il était de 353 en 2006[a 1].

Parmi ces logements, 84,5 % étaient des résidences principales, 10,5 % des résidences secondaires et 5,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,0 % des appartements[a 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 86,9 %, en retrait par rapport à 2006 (88,4 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était nulle[a 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionnée sous la forme de Berniaco en 1088[12] ; Barnay en Brye en 1569[13]; Bernay-en-Brie en 1913[14].

Le , Bernay-en-Brie a fusionné avec la commune de Vilbert pour former la nouvelle commune de Bernay-Vilbert.

* Hameau de Pompierre : du latin Pons Petri ou pons petrum,  le « pont de pierre ».
  • Hameau de Segrès : du latin Secretum qui signifie « écart, endroit isolé ».
  • Hameau de Vaux : du latin vallis ou valles, le « vallon ».
  • Hameau de Villeneuvotte : du latin Villa nova, la « nouvelle propriété rurale »[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé sur le territoire des traces d’occupation préhistorique (silex, bifaces, pointes de flèche).

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il subsiste des vestiges d'une importante agglomération gallo-romaine au sud du territoire de Bernay. Cette agglomération (vicus) a très vraisemblablement été fondée peu après la conquête des Gaules par Jules César.

Auparavant, la région était une zone instable située à la frontière des territoires de deux tribus gauloises en lutte perpétuelle : les Meldes au nord (qui donnèrent leur nom à la ville de Meaux) et les Sénons au sud (qui donnèrent leur nom à la ville de Sens).

Le Chemin Paré était une voie gallo-romaine reliant Melodunum (Melun) à Lantinum (Meaux) par l'actuelle Rozay-en-Brie, qui a subsisté jusqu'à nos jours.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Bernay et Vilbert, au haut Moyen Âge, étaient situés sur la frontière occidentale du comté de Champagne, à la limite des terres du comte de Champagne et de Brie, roi de Navarre, et de celles du roi de France ; d’où l’édification au XIIe siècle de châteaux fortifiés pour assurer la défense de cette frontière : celui de Vilbert fut détruit au XVIe siècle et celui de Bernay dans le courant du XIXe siècle.

Au XIIIe siècle, Jean de Bernay, seigneur des lieux, épouse Mathilde, fille de son suzerain, Thibaut III de Champagne, comte palatin de Champagne et de Brie, et de Blanche de Navarre.

Bernay et Vilbert sont rattachées à la couronne de France en 1361.

Vers le milieu du XIVe siècle, la seigneurie de Vilbert est achetée par le seigneur de Fontenay qui n’est autre que Jean Le Mercier, Grand Trésorier de France et ministre du roi Charles VI. En 1395, Jean le Mercier vend la seigneurie de Vilbert à Gillequin de La Motte seigneur de Bernay.

Au début du XVe siècle, la seigneurie de Bernay est achetée par la famille de Culant qui, pour ce faire, vend au roi de France un très vaste terrain situé au faubourg Saint-Antoine à Paris, afin de permettre la construction du château de la Bastille.

Bernay et Vilbert sont occupés par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans, apportant pillages, incendies, destructions, viols et meurtres.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Bernay et Vilbert sont à nouveau occupées par les armées huguenotes durant les guerres de religion et par les armées du prince de Condé au moment de la Fronde.

Au XVIe siècle, l’un des membres de la famille du seigneur de Bernay, Charles Jacques Huault de Montmagny, est envoyé par le cardinal de Richelieu en Nouvelle-France pour aider les colons à s’installer dans ce pays et Charles Huault participe à la fondation de Ville-Marie qui plus tard deviendra Montréal. Pour honorer la mémoire de ce personnage, le gouvernement canadien donna en 1945 le nom de ‘BERNAY’ à l’un des lacs situés à proximité de la rivière Saguenay, l’un des affluents du fleuve Saint-Laurent.

Au XVIIIe siècle, alors que la seigneurie de Bernay entre par mariage dans l’illustre famille des ducs de Crillon, la seigneurie de Vilbert est achetée par le chancelier d’Aguesseau, ministre du roi Louis XV, qui la transmet à son gendre le duc d’Ayen, beau-père du marquis de La Fayette. À la fin du XVIIIe siècle cette seigneurie, par héritage, échoit à la comtesse de Mérode Westerloo qui vers 1810 fonde à Vilbert une école pour jeunes filles.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1815, lors de l'occupation de la France à la fin du Premier Empire, Bernay et Vilbert sont occupés et dévastés en partie par l’armée russe du général Markov qui a établi son état-major à Rozay-en-Brie.

Le 14 juillet 1831, le marquis de La Fayette plante, à Bernay, sur le parvis de l’église Saint-Pierre, un arbre de la Liberté qui est devenu de nos jours un grand peuplier.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, le territoire fut occupé par les Prussiens qui commettent de nombreuses exactions et ruinent une grande partie de sa population.

Durant la Première Guerre mondiale, le front des belligérants arriva aux portes mêmes de Bernay et de Vilbert où s’était repliée l’arrière-garde du corps expéditionnaire britannique placé sous les ordres du maréchal sir John French ; les communes furent épargnées grâce à la victoire de la Marne qui repoussa les armées allemandes vers l'Aisne.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune subit l'occupation allemande avant d'être libérée le 26 août 1944 par un détachement de la troisième armée américaine commandée par le général George Patton[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Fontenay-Trésigny est devenu le chef-lieu du canton de Fontenay-Trésigny[16] qui regroupe 33 communes et 49 804 habitants[17]. Le canton de Fontenay-Trésigny comprend les communes suivantes : Bernay-Vilbert, La Chapelle-Iger, Les Chapelles-Bourbon, Châtres, Chaumes-en-Brie, Coubert, Courpalay, Courquetaine, Crèvecœur-en-Brie, Dammartin-sur-Tigeaux, Évry-Grégy-sur-Yerre, Faremoutiers, Fontenay-Trésigny, Grisy-Suisnes, Guérard, La Houssaye-en-Brie, Limoges-Fourches, Lissy, Liverdy-en-Brie, Lumigny-Nesles-Ormeaux, Marles-en-Brie, Mortcerf, Neufmoutiers-en-Brie, Ozouer-le-Voulgis, Pécy, Le Plessis-Feu-Aussoux, Pommeuse, Presles-en-Brie, Rozay-en-Brie, Soignolles-en-Brie, Solers, Vaudoy-en-Brie, Voinsles. Le redécoupage a pris effet en mars 2015, lors du renouvellement général des assemblées départementales.

Le canton de Fontenay-Trésigny se situe dans le département de Seine-et-Marne qui a pour commune chef-lieu la ville de Melun. Le canton de Fontenay-Trésigny est composé de communes appartenant aux arrondissements de Provins (17 communes), Melun (13 communes) et Meaux (3 communes). Bernay-Vilbert appartient à l'arrondissement de Provins, le plus étendu mais le second moins peuplé et le moins dense du département. Cet arrondissement de 9 ancien cantons et 165 communes comptait 161 849 habitants en 2012[18].

Bernay-Vilbert appartenait jusqu'alors au canton de Rozay-en-Brie, qui comprenait 22 communes et comptait 25 985 habitants en 2012[19]. Fontenay-Trésigny était la commune la plus peuplée du canton, loin devant Rozay-en-Brie qui compte près de la moitié de sa population. Le canton de Rozay-en-Brie faisait partie de l’arrondissement de Provins. De la Révolution à 1926, Bernay-Vilbert et le canton de Rozay-en-Brie appartenaient à l'arrondissement de Coulommiers, puis de 1926 à 2005 à l'arrondissement de Melun avant de passer à l'arrondissement de Provins en 2006[20].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Longtemps marquée par les rapports sociaux découlant de la propriété foncière, la Seine-et-Marne est, de manière générale, un département de tradition plutôt conservatrice, même si elle a été rapidement, sous la Troisième République, gagnée aux idées républicaines. Cette tradition conservatrice se manifeste notamment dans les arrondissements ruraux de Seine-et-Marne, où sont régulièrement élus des candidats issus des partis de droite.

Lors des élections départementales de 2015, Jean-Jacques Barbaux (maire de Neufmoutiers-en-Brie et conseiller général sortant du canton de Rozay-en-Brie) et Daisy Luczak (maire de Courquetaine), binôme UMP, ont été élus conseillers départementaux au second tour pour le canton de Fontenay-Trésigny[21]. Jean-Jacques Barbaux a été ensuite élu président du conseil départemental de Seine-et-Marne[22].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Par arrêté préfectoral du 31 décembre 1971, il a été décidé la fusion des communes de Bernay-en-Brie et de Vilbert, et la création de la commune associée de Bernay-Vilbert.

Depuis la création de la commune de Bernay-Vilbert, six maires se sont succédé[23] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1972 1981 Raymond Roosen   Maire de Bernay-en-Brie
1981 1983 Robert Roger    
1983 1989 Édouard Maître    
1989 mars 2001 Hubert Heilbronn    
mars 2001 2008 Patrick Stourme    
mars 2008 mars 2014 Albert Berthelot    
mars 2014 En cours Patrick Stourme DVD Employé

La mairie était anciennement installée dans un bâtiment du XIXe siècle, puis dans l’ancien relais de poste du XVIIIe siècle. La mairie est désormais installée dans un immeuble du XIXe siècle.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bernay-Vilbert fait partie de la communauté de communes les Sources de l'Yerres qui regroupe neuf communes adhérentes au 1er janvier 2015.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Bernay-Vilbert n'est jumelée avec aucune autre commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2016, la commune comptait 828 habitants[Note 1], en diminution de 1,78 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
410543500588648616609569548
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
525516464439403428423413394
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416353331280283264251245266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
234231416509629755821837832
2016 - - - - - - - -
828--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Après une longue période de déclin quasi continu entre les années 1830 et les années 1960 dans un contexte d'exode rural, la population du territoire a fortement progressé, profitant du renouveau démographique en périphérie de l'agglomération parisienne depuis les années 1970.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bernay-Vilbert est située dans l'académie de Créteil.

La commune fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) : le Syndicat intercommunal des écoles de Bernay-Vilbert et Courtomer. Ce syndicat dispose de l'école maternelle « Le Pont de la Planche » à Bernay-Vilbert et de l'école primaire « Pierre Couvée » à Courtomer.

L'accueil périscolaire et la cantine sont contigus à l'école de Courtomer.

L'enseignement secondaire, collège et lycée, est dispensé sur la commune de Rozay-en-Brie[28].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les manifestations communales annuelles sont rythmées par les vœux du maire en janvier, les commémorations de la victoire du 8 mai 1945 et de l'armistice de 1918, le repas des anciens en décembre[29].

La commune compte quatre associations : Amis de l'église de Bernay-en-Brie, La maison de Ludo, Comité des Fêtes de Bernay-Vilbert, Les Marcheurs de l'Yerres[30].

Santé[modifier | modifier le code]

Les hôpitaux les plus proches sont le centre hospitalier de Coulommiers et la clinique privée de Tournan-en-Brie.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Police - Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie dispose d'une brigade territoriale autonome de la gendarmerie nationale située à l'extrémité du chemin des Étangs.

Sapeurs-pompiers[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie dispose d'un centre d'intervention et de secours situé sur le contournement est de la ville.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que le bi-hebdomadaire Le Pays Briard relatent les informations locales.

La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre et d'IDF1.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : le Journal de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres[31] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[32] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[33].

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre de Bernay.

La commune de Bernay-Vilbert fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Mormant » au sein du diocèse de Meaux. Elle dispose de l'église Saint-Pierre de Bernay et de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Vilbert[34].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture céréalière occupe une part importante du territoire communal qui appartient au terroir de la Brie.

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

La commune compte six commerces actifs : fleurs, horticulture, paysagisme, garage automobile, lavage automobile, distribution de produits d'hygiène et d'entretien[35].

Église Notre-Dame de Vilbert.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre de Bernay. Elle fut construite au XIIIe siècle, classée monument historique[36]. La nef unique est voûtée de cinq travées, dont trois datent du XIIIe siècle et une du XIVe siècle. Le clocher en bâtière, au nord, date du XVIe siècle[37].
  • Parvis de l'église avec l'arbre de la Liberté, un peuplier d'Italie plantée par le marquis de La Fayette en 1831[38], classés monuments historiques en 2010.
  • Église Notre-Dame-de -'Assomption de Vilbert. Elle fut construite dans le courant du XVe siècle et bénéficia de plusieurs aménagements aux XVIIIe siècle et XIXe siècle. L'édifice détient plusieurs objets inscrits à l'inventaire supplémentaire le 7 février 1977, dont une croix de procession en bois et cuivre doré du XIVe siècle[39].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle des fêtes (capacité 88 places)[40] et d'une bibliothèque à la mairie (samedis de 16 à 18 heures)[41].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Gouby (29 octobre 1919 à Vernois-sur-Mance - 14 août 1944 à Vilbert), aviateur français. Compagnon de la Libération et titulaire de nombreuses décorations françaises et anglaises. Il s'écrase sur le territoire de la commune alors qu'il attaque en rase-motte un convoi allemand aux commandes d'un Spitfire du 611 Squadron de la RAF. Tué sur le coup, le lieutenant Gouby est identifié par des habitants accourus sur les lieux qui recueillent ses papiers[42].
  • L'écrivain Sébastien Japrisot a habité dans cette commune. Dans son roman Un long dimanche de fiançailles c'est dans cette localité que Mathilde, qui veut savoir comment son fiancé le "bleuet" (surnom des jeunes recrues) Manech serait mort à la guerre. Elle y trouvera un homme, ancien compagnon d'armes de Manech qui lui racontera les circonstances de sa mort. La description est donnée dans le chapitre Les tournesols du bout du monde . L'homme habite une ferme appelée le Bout du Monde. Il existe bien sur le territoire de la commune une pièce de terrain appelée la Fin du Monde. L'auteur n'a pas noté que, à 1 500 mètres environ, il y a une parcelle qui porte le nom de la Queue Nivelle. Nivelle est un général responsable de nombreux morts en 1917 dans les combats du Chemin des Dames. Il existe aussi une parcelle près de l'Yerres nommée le Sauvageon à quelques centaines de mètres du lieu-dit la Fin du Monde.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Bernay-Vilbert Blason D'azur à un pairle d'argent accompagné en chef d'une fleur de lys, à dextre d'une clé et à senestre d'une plume, tous d'or.
Ornements extérieurs 
Sicut arbor libertas
Détails
A supplanté une composition de Jean-Claude Molinier[43].
Figure sur le site du Pays du Centre-Brie[44] et le site de la commune[45].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire
  • Christian de Bartillat, Au Village de Brie, Presses du Village, 1984, 352 p.
  • Frédéric-Auguste Denis, Lectures sur l'histoire de l'agriculture en Seine-et-Marne, Presses du Village, 1982, 376 p.
  • André Laurent, La Seine-et-Marne autrefois, Éditions Horvath, 1982, 192 p. (ISBN 2-7171-0238-8)
  • René-Charles Plancke, La vie rurale en Seine-et-Marne 1853-1953, Éditions Amatteis, 1982, 256 p.
  • René-Charles Plancke, Histoire de Seine-et-Marne vie paysanne, Éditions Amatteis, 1986, 432 p.
Patrimoine architectural
  • Collectif d’historiens, Le patrimoine des communes de Seine-et-Marne, deux tomes, Flohic Éditions, 2001, 1 508 p. (ISBN 2-84234-100-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. a et b LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Bernay-Vilbert sur la carte interactive de geoportail.fr. Couche « Limites administratives » activée. Vous pouvez moduler la transparence des couches dans le menu « Ma sélection de données » et en ajouter d'autres depuis le menu « Catalogue de données ».
  2. « Village de Bernay-Vilbert », sur Cartes France (consulté le 21 octobre 2014)
  3. Wiki Sara.
  4. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Yerres (F4--0210) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l’yerres (F4722001) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Yvron (F4730600) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Vulaine (F4722000) »}
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de Bernay-en-Brie (F4724000) »
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru des Fontaines Blanches (F4723000) »}
  11. Climatologie mensuelle - Melun, France.
  12. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 30, citant les archives nationales, K 20, n° 66.
  13. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 30, citant les archives nationales, X2a 138.
  14. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 30, citant le décret du 1er août 1913.
  15. a et b Présentation de la Commune de Bernay-Vilbert sur le site de la mairie.
  16. « Décret no 2014-186 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de Seine-et-Marne », sur http://www.legifrance.gouv.fr, (consulté le 31 décembre 2014).
  17. « Les populations légales 2012 des nouveaux cantons en vigueur à compter du 1er janvier 2015 », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  18. « Populations légales 2012 des arrondissements du département », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  19. « Populations légales 2012 des cantons du département », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  20. « Arrêté no 05 – 2408 portant modification des limites d’arrondissement dans le département de Seine et Marne », sur http://www.idf.territorial.gouv.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  21. « Elections départementales 2015 SEINE ET MARNE (77) - canton de Fontenay-Trésigny (08) », sur http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/077/07708.html, (consulté le 4 avril 2015).
  22. « SEINE-ET-MARNE • Jean-Jacques Barbaux, président du Conseil départemental », sur http://www.lepaysbriard.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  23. Commune de Bernay-Vilbert sur le site de la Société d’Histoire, d’Art, de Généalogie et d’Echange.
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  28. Liste des établissements scolaires sur le site de la mairie.
  29. Fêtes et manifestations sur le site de la mairie.
  30. Associations sur le site de la mairie.
  31. Le Journal de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres sur le site de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres.
  32. Le Magazine de Seine-et-Marne sur le site du conseil général de Seine-et-Marne.
  33. Le Journal du Conseil régional sur le site du conseil régional de l’Île-de-France.
  34. « Annuaires des lieux de cultes », sur le site EgliseInfo de la conférence des évêques de France (consulté le 18 octobre 2014).
  35. Commerces sur le site de la mairie.
  36. Notice no PA00086815, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Église Saint-Pierre sur le site Topic-Topos, le patrimoine des communes de France.
  38. Un arbre classé monument historique sur le site du Parisien
  39. Chapelle Notre Dame de l'Assomption sur le site Topic-Topos, le patrimoine des communes de France.
  40. Salle des fêtes sur le site de la mairie.
  41. Bibliothèque sur le site de la mairie.
  42. Ordre de la Libération
  43. Conseil municipal de Bernay-Vilbert du 2 mars 2011
  44. Bernay-Vilbert sur le site du Pays du Centre-Brie (consulté le )
  45. Site officiel de Bernay-Vilbert (consulté le )